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mai 31
2008

Elysé Razaka, un ministre miné par ses mensonges

Posted by Tale in Story

Lorsqu’un pays est dirigé par une « buse », il ne faut pas s’étonner qu’elle recrute autour d’elle des « simplets » pour la seconder. C’est une astuce pour paraître moins « stupide » que ses propres lieutenants.

Cependant cette stratégie n’est pas sans conséquence, la preuve en est la déclaration affligeante de nullité du ministre des mines, Elysé Razaka, à propos des manœuvres tortueuses de Sherritt international et de son mode de recrutement.

En effet, pris dans la tourmente provoquée par la levée de boucliers à laquelle on assiste, à l’intérieur comme à l’extérieur de Madagascar, de la part de l’opinion publique, contre les méthodes de cette multinationale de mort d’origine canadienne ; le ministre des mines s’est fendu d’une explication « abracadantesque » pour justifier et atténuer l’impact de l’invasion prochaine de plusieurs milliers de Philippins recrutés pour construire la « machine de destruction sociale et écologique » de Sherritt International.

La technique utilisée par Elysé Razaka, vieille comme le monde et propre aux « margoulins » qui essayent de vous vendre un tapis dont vous ne voulez pas, consiste à balancer des chiffres dans tous les sens, à mentir sans scrupule, à revenir sur ce qui a été déjà dit, à inventer ce qui n’existe pas, à faire des projections sur des événements dont personne n’a le contrôle.

Sûr de son affaire et sûr d’être plus malin que ses concitoyens ainsi que tous les observateurs qui s’intéressent aux méthodes brutales des multinationales à travers le monde et notamment en Afrique, Elysé Razaka déclare ce qui suit dans le quotidien « La Tribune » du samedi 31 mai 2008 : « La société exploitante, Sherrit International, emploie actuellement 8.000 personnes et 95 % de ces employés sont des Malgaches. L’exploitation proprement dite débutera en 2010. Pour cela, Sherrit International fera appel à 2500 philippins. Mais avant cette exploitation proprement dite, d’après toujours le ministre Razaka Elysé, 2500 autres philippins débarqueront à Ambatovy pour la construction des usines ».

De deux choses l’une, soit Elysé Razaka est un ministre qui ne connaît pas ses dossiers, soit c’est un menteur impénitent doublé d’un esprit soumis qui obéit à des ordres à lui dictés par les gros bras qui ont décidés de dépouiller Madagascar de ses richesses minières.

Si l’on reprend ses chiffres, il n’est donc plus question d’un débarquement de 12.000 Philippins, avec une première vague de 5.000 unités dès cette année. Mieux, 8.000 personnes sont déjà à l’œuvre pour préparer l’implantation de Sherritt International et 95 % de ces 8.000 personnes sont des Malgaches, soit 7.600 employés malgaches et donc 400 étrangers.

Que ne faut-il pas faire quand il s’agit de désamorcer une « bombe sociale et écologique » prêt à vous exploser à la figure ? En sa qualité de ministre des mines, Elysé Razaka n’a même pas l’intelligence d’apporter des preuves de ses déclarations, qu’attend-il pour donner la liste de ces 7.600 employés malgaches ? Évidemment qu’il ne le peut pas, puisque ces employés ne sont que le fruit de son imagination qui pour le coup est très fertile.

Est-il également prêt à démentir les chiffres de son ministère qui annonçaient, en tout et pour tout, la seule création de 1.000 emplois directs et de 2.500 emplois indirects pour la partie malgache sur toute la totalité de la période d’exploitation prévue de 27 ans ?

La stratégie de Sherritt international aurait-elle changé du jour au lendemain, ne tablant plus que sur le recrutement de 2.500 Philippins pour construire les usines de cette multinationale avant le début effectif de l’exploitation prévue en 2010, et le recrutement de 2.500 autres pour en assurer le fonctionnement ?

Bref, ce qui est sûr, c’est que ni Sherritt International, ni les traîtres et les collabos qui dirigent actuellement Madagascar n’avaient prévu ce début de résistance de la part de l’opinion publique malgache. Cette résistance n’ira qu’en s’amplifiant et se greffera à tous les autres nombreux abus des dictateurs qui sont entrain de mener tout droit Madagascar à la destruction, en échange de quelques rétributions touchées à titre personnel pour satisfaire l’avidité morbide de ces multinationales, qui partout sur la planète, provoquent des désastres sociaux et écologiques.

Les Canadiens ont déjà été à plusieurs reprises épinglés pour leurs méthodes agressives et brutales, soit en Afrique, soit même en Europe, avec par exemple l’affaire du gisement aurifère de la région de « Rosia Montana » en Roumanie.

La partie malgache, comme la partie canadienne devraient se dire, que de nos jours le monde est ainsi fait, que toutes les informations sont maintenant disponibles et qu’il n’est plus possible de procéder en tout impunité. Les techniques de communication, les mensonges, le marketing sont à la portée de n’importe quel quidam, toutes ces choses n’ont plus de secret pour personne, sauf pour les décérébrés et les fanatiques qui continuent de vivre dans leur bulle à l’écart de la réalité.

De même que chacun à sa petite idée de ce qu’est le développement, si pour les uns cela se fait au détriment des pauvres et des faibles, pour d’autres, il s’agit d’atteindre au minimum l’égalité, mais de cela, nous en reparlerons très bientôt. Marc Ravalomanana et sa clique de dégénérés n’ont qu’à bien se tenir et à préparer leur reconversion dans ce monde qui peut-être tout aussi impitoyable pour ceux qui se prennent pour des Princes indéboulonnables.

À suivre …
mai 20
2008

Le malheur des uns, fait le bonheur des autres

Posted by Tale in Story

Ravalomanana n’est pas de ceux qui rateraient une occasion pour se faire remarquer, même quand il s’agit de se rendre plus ridicule qu’il ne l’est déjà.

Saisissant l’occasion de la grande messe consacrée à la formation des maires - encore une forme de condescendance parfaitement calculée, destinée à montrer qui est le maître et à qui l’on doit le respect si on ne veut pas se retrouver en prison, suite à quelques dossiers bien ficelés, montés de toutes pièces par les experts du « dézingage » par justice interposée - le tartuffe, expert en déclaration fracassante, s’est fendu d’une niaiserie dont il a la spécialité.

Surfant sur le sujet à la mode du moment, démontrant du même coup qu’il est au fait de l’actualité, notre potentat local a abordé le problème de la « crise alimentaire mondiale », en affirmant que Madagascar n’était pas encore touché par le phénomène, mais que le pays devait s’y préparer pour éviter les ennuis que connaissent actuellement les autres.

Emporté par son élan, le roi du yaourt, détenteur du monopole de la distribution et de la vente de l’huile alimentaire, a fait savoir que son entreprise TIKO n’augmenterait pas le prix de cette denrée essentielle, quitte, certainement, à se serrer la ceinture et à perdre quelques milliards au passage.

Cette attention, somme toute remarquable, pour celui qui ne connaîtrait pas les pratiques de notre larron, aurait pu faire pleurer de joie dans les chaumières, si ce n’était que la fameuse crise, que l’on fait mine d’anticiper au niveau national, était déjà une dure réalité que subit quotidiennement au moins 99,99 % des Malgaches.

Ne s’arrêtant pas en aussi bon chemin, et comme à son habitude, celui que l’on surnomme le « fayot de la classe », se tourne aussitôt vers ses « chaperons » pour leur quémander encore quelques aides, histoire de faire passer la pilule et de se faire rappeler à leur bon souvenir, lui qui fait des pieds et des mains pour rester dans le club des « assistés à vie ».

Trop heureux d’autant de sollicitudes, nos experts, ceux qui aujourd’hui sont montrés du doigt par une kyrielle de spécialistes, comme étant les principaux responsables de la catastrophe actuelle avec leur multiple politique d’ajustement, ayant servit à assommer des décennies durant les pauvres bougres du Sud, ont répondu à l’appel en se rendant en rang serré et au garde à vous auprès du gouvernement, leurs mallettes pleines de projets et autres attrapes nigauds.

Bref, tant que cette comédie macabre continuera de perdurer, il est certain que Madagascar ne s’en sortira jamais. Ce qui nous amène à nous demander : Qu’entre l’apprenti dictateur et ceux qui continuent de lui faire croire qu’il est ce qui se fait de mieux en matière de « miséreux » docile, qui est le plus pervers ?

À suivre …
avr 02
2008

Marc Ravalomanana donne des leçons de morale

Posted by Tale in Story

« C’est l’hôpital qui se moque de la charité » !

Voilà un Président, anciennement Maire d’Antananarivo, qui s’est arrangé pour garder la Capitale de Madagascar sous son emprise en y plaçant tour à tour ses hommes de main, des « TIKO BOYS » issus de son entreprise, et qui se permet de donner des leçons de gestion et d’administration aux responsables du district de Nosy-be.

Que peut bien valoir la parole d’un homme qui a cautionné le pillage systématique des ressources financières de la capitale par ses lieutenants, jusqu’à laisser une ardoise de 10 milliards d’ariary, découvert et dénoncer publiquement par le nouveau Maire élu ?

Que peut bien valoir la parole d’un homme et de ses lieutenants qui ont remporté les lauriers peu glorieux de la « 3e ville la plus crasseuse de la planète » alors qu’ils en étaient les gestionnaires tout puissants ?

La réponse est que sa parole n’a aucune valeur ! Tout comme ses gesticulations sur le plan national ne suffisent pas à camoufler ses insuffisances chroniques en matière de gouvernance.

Le classement de FORBES

À suivre …
mar 03
2008

Faites ce que je dis ...

Posted by Tale in Story

« Faites ce que je dis, pas ce que je fais », c’est par cette maxime que l’on pourrait résumer les déclarations de Marc Ravalomanana lors de son désormais traditionnel message dominical.

En effet, celui qui a tout misé sur les bailleurs de fonds et les multinationales, la pérennité de son pouvoir comme la survie économique du pays dont il a la charge, appelle les investisseurs nationaux à « unir leurs forces, à s’entraider pour que les étrangers ne fassent pas la loi dans la grande île ».

Vous comprendrez que l’on soit estomaqué par tant de désinvolture. Marc Ravalomanana se moque-t-il délibérément de l’opinion ou bien se rend-il compte que sa stratégie de brader le pays aux étrangers les plus offrants (QMM/RIO TINTO, Madagascar OIL, UNION FENOSA) est entrain de lui échapper ?

Dans tous les cas, on peut simplement dire que l’on a à faire à une vraie « girouette » qui n’assume pas sa politique, qui change d’avis selon que ses intérêts soient menacés ou pas.

En tout cas, à l’adresse des investisseurs nationaux, qu’ils ne se trompent pas. Les véritables prédateurs à Madagascar, ne sont autre que Marc Ravalomanana et son entreprise TIKO, qui en six (6) années, ont outrageusement phagocyté tous les secteurs lucratifs de l’économie malgache.
Les investisseurs en savent certainement quelque chose, mais répression oblige, personne n'ose le dénoncer ouvertement.

À suivre …
fév 22
2008

Ivan le Terrible

Posted by Tale in Story

Peut-être pour conjurer le sort ou pour montrer qu'il est plus fort que les éléments naturels, Ravalomanana a poussé le ridicule jusqu'à s'accoutrer d'une tenue militaire pour aller affronter " Ivan ", dernier cyclone à avoir frappé Madagascar.

Nous passons sur les nombreux commentaires qu'a suscité cette sortie en tenue de goguette, pour nous poser la question de savoir ce qu'il en était le reste de l'année, s'agissant des nombreuses victimes de la politique prédatrice du régime.

En effet, Ravalomanana est plutôt aux abonnés absents, alors que la population, dans certaines régions de l'île, meurt littéralement de faim, alors même que la météo est généralement au beau fixe.

Question : Sans les ONG, les associations diverses et variées qui crapahutent à longueur d'année dans la misère organisée et portée en modèle de gouvernance pour obtenir toujours plus d'aides financières des bailleurs de fonds, qu'en serait-il du peuple malgache ?

A quoi servent tous ces chefs de région TIM, ces chefs de district TIM, ces chefs de fokontany TIM, ces maires TIM, ces  députés TIM, ces sénateurs TIM, ces PDS TIM, ces ministres TIM et ainsi de suite ...

La réponse est très certainement : Que ce soit en période cyclonique ou le reste de l'année, le TIM est Toujours Invariablement Mauvais.

A suivre. 

fév 12
2008

Il faut sauver le soldat Ravalomanana !

Posted by Tale in Story

Qui de mieux pour se rendre au chevet de Marc Ravalomanana et lui remonter le moral que les représentants de la Banque Mondiale, eux-mêmes représentants des actionnaires de la Banque et qui n’ont pour unique et véritable mission que celui de s’enquérir des millions de dollar investis dans ce trou à rat qu’incarne à leurs yeux Madagascar.

Pas un mot sur la misère qui frappe la population, sur les dérives dictatoriales du régime. La seule chose qui les intéresse, c’est l’avancement de la construction du port de Tolagnaro (Fort-Dauphin), voie de communication stratégique pour QMM/RIO TINTO, l’autre bras armée de la colonisation moderne et du pillage systématique des richesses naturelles des pays pauvres qu’emploient la Banque Mondiale et leur semblable.

En guise de cache misère, le projet PIC (Pôle intégré de Croissance), une vaste fumisterie qui sert de fumigène, d’écran de fumée à l’entreprise funeste qui consiste à exclure la population locale du processus d’exploitation de la future mine d’ilménite.

À suivre.
fév 05
2008

Propagande et manipulation de l'information.

Posted by Tale in Story

La propagande est une activité complexe, surtout quand il s’agit de redorer l’image d’un régime voyou. Raison de plus pour faire attention à ce que l’on écrit et à ce que l’on raconte quand on est un journal corrompu, ou quand l’on gère un média quand on est un fanatique invétéré et écervelé.

S’agissant du sujet du jour, on peut commencer par attribuer la palme du média le plus « exécrable » à ce quotidien qui déjà par deux fois s’était distingué par des parutions d’une affligeante médiocrité.

Aujourd’hui donc, il est question d’un classement publié par un organisme (AON Risk Management. Reinsurance. Human Capital Consulting) spécialisé dans l’identification des risques rencontrés par les entreprises internationales à travers l’étude et l’évaluation des pays du monde.

Le quotidien malgache à qui nous attribuons la palme du média le plus « exécrable », disponible également sur internet, affirme sans sourciller que Madagascar serait classé parmi les 11 premiers mondiaux à offrir aux entreprises, de meilleures conditions économiques.

Nous aimerions bien savoir d’où est-ce qu’il tire cette information ? À quel moment il est dit que Madagascar est classé dans les 11 premiers mondiaux ?

Nous nous sommes procuré les mêmes sources d’information, et voici ce qu’il est dit à propos de Madagascar : Entre 2007 et 2008, onze pays ont été « reclassés », offrant aux entreprises de meilleures conditions économiques : Cinq se situent en Afrique (Gabon, Ghana, Madagascar, Mauritanie, Namibie), trois au Moyen-Orient (Israël, Jordanie et Arabie Saoudite), deux en Amériques (Mexique, Pérou) et un en Europe (Albanie).

Il y a donc une grosse différence entre dire : « Parmi les 11 premiers mondiaux » et « 11 pays ont été reclassés ».

Comme nous ne voulons pas être soupçonnés d’impartialité, nous vous livrons en téléchargement les différents documents :

Doc 1 : AON2007 1

Doc 2 : AON2007 2

Doc 3 : AON2008 1

Doc 4 : AON2008 2

Doc 5 : Commentaires COFACE et AON


Bonne lecture.


A suivre.

fév 02
2008

Baratin présidentiel

Posted by Tale in Story

La propension de Marc Ravalomanana à raconter des histoires dépasse bien souvent l’entendement. C’est à se demander s’il ne le fait pas dans le but de se moquer du monde.

Emporter par son délire et en présence du Président de la Banque Mondiale, Robert Zoellick, lors du dernier sommet de l’Union Africaine, il s’est cru obligé de raconter un baratin proportionnellement aussi gros que le vide qui occupe l’espace situé entre ses deux oreilles.

Selon lui, grâce à son projet de Révolution verte, Madagascar deviendrait d’ici 2012, un producteur agricole, capable de se transformer en grenier à riz pour les îles de l’Océan Indien.

On aimerait juste qu’il descende de son nuage et qu’il se préoccupe en priorité de ce qui se passe aujourd’hui. Madagascar est loin de devenir un grenier à riz, et avant de pérorer sur ce qui se passera à la fin de son mandat, son régime et lui devraient s’occuper de tous ces gens qui meurent de faim chaque année à Madagascar.


Témoignages :

RFI, juillet 2006

RFI, juillet 2006

TF1, janvier 2007

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