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Pierrot Rajaonarivelo, ses valeurs, son projet : Retour sur une interview Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
(22 votes)
Écrit par La Rédaction   
28-03-2010
Interview de Pierrot Rajaonarivelo publiée dans Madagascar Magazine en septembre 2009
Pierrot Rajaonarivelo
Pierrot Rajaonarivelo
Président National
du
MDM

Madagascar Magazine : Dans une sorte de message à la nation, vous avez récemment lancé un appel au redressement du pays avec la participation des uns et des autres notamment « pour la réalisation des objectifs ambitieux ». Cela sonne comme le début de votre entrée dans la course à la prochaine élection présidentielle ?
 
Mon message à la Nation avait d’abord pour dessein de réveiller les consciences, d’attirer l’attention des uns et des autres sur la nécessité de réagir vigoureusement face à l’enlisement du Pays dans la situation de crise que nous connaissions depuis le début de cette année 2009.

Par ailleurs, j’estime que nous devons aller de l’avant et que nous n’avons plus de temps à perdre si l’on veut véritablement redresser le Pays. De plus, il n’est un secret pour personne que la population est lasse des atermoiements de nos dirigeants ; qu’elle est en attente urgente de propositions et de solutions viables s’agissant de son avenir, qui dans certaines catégories sociales, n’est plus qu’une épreuve de survie quotidienne.

Vous aurez donc compris que je place dorénavant les « intérêts » et les « besoins » de mes « concitoyens » au centre de mes préoccupations.

M.M. : Le tableau que vous avez dressé lors de votre interview dans le journal Les Nouvelles est bien noir. Vous y parlez de « chaos » et « d’évolution catastrophique ».  Pouvez-vous nous en dire davantage ?
 
Comment décrire autrement ce qui se déroule dans notre pays, à moins de vouloir sciemment réfuter la réalité.

Il n’est pas un secteur qui ne soit pas touché par les conséquences de la crise. D’une situation de monopole total sur plusieurs pans de notre économie, nous sommes passés directement à un ralentissement drastique des activités, à cause d’une crise politique dont on a cherché à minimiser les impacts sur l’économie et la vie sociale de nos concitoyens.

Oui, je confirme que le constat est grave. Cependant, comme je l’ai dit auparavant, nous devons nous remettre au travail, et le plutôt serait le mieux.

En parallèle, nous devons également nous assurer de rétablir tous les cadres institutionnels nécessaires au bon fonctionnement de l’État. Nous devons pareillement nous conformer aux standards internationaux en terme de « Démocratie » et de respect des « Droits de l’Homme », car bon nombre des aides que nous recevons de l’extérieur, pour le moment indispensables à la relance de notre économie, au fonctionnement de nos institutions et de notre administration, sont conditionnées par ce type de valeurs universelles. Certes, nous cultivons et appliquons nos propres spécificités et nos propres valeurs. Mais faisons alors en sorte de démontrer que nous savons nous en servir à bon escient ; que le « Fihavanana » et le « Fahamarinana » constituent véritablement le socle de notre société et, essayons à notre tour d’en promouvoir les vertus vis-à-vis des nos partenaires et pays amis.

Cependant, comment rétablir la confiance, d’abord de nos concitoyens et ensuite de nos divers partenaires, si nous continuons d’user d’artifices pour essayer de donner le change ? Sur quelle base réelle et sérieuse pensons-nous discuter et négocier avec les investisseurs, si nous ne sommes pas capables de garantir que leurs investissements seront protégés ? Ce sont-là des questions essentielles auxquelles nous devons répondre et auxquelles nous devons apporter des solutions viables et acceptables par tous.

Par conséquent, il est indispensable que nous assurions d’abord une « stabilité politique » à l’épreuve des aléas que nous avons connus jusqu’ici et qui ont gravement altéré le développement économique et social de notre pays.

Nous devons également faire un saut qualitatif et ne pas nous contenter des acquis, alors que le reste du monde avance à grand pas, en s’adaptant à la conjoncture parfois pénible, comme la crise financière récente, dont les conséquences économiques et sociales ont durement entamé le dynamisme des pays même les plus puissants.

Et si nous devions prendre un exemple emblématique nous concernant, le fait que Madagascar risque d’être exclu de l’AGOA, avec à la clé, la perte de plusieurs centaines de millier d’emplois directs et indirects, devrait nous faire comprendre que nous devons absolument changer de cap et de transformer les mentalités en mettant, d’abord et avant tout, l’ « intérêt commun » au-dessus de toute autre forme de considération. L’avenir de nos concitoyens et de notre Pays en dépend.

M.M. : Vous êtes le premier (et le seul pour l’instant) homme politique présidentiable à tracer les grandes lignes d’un projet de société digne de ce nom, et cela bien avant la date de l’élection. Quelles sont alors vos principales priorités ?
 
Avant tout, je pense qu’il n’est pas encore opportun d’évoquer les « élections présidentielles » qui constitueront la dernière étape de ce qui me parait être la « priorité », c’est-à-dire le bon déroulement du « processus de Transition ».

Cependant, en tant que citoyen et homme politique soucieux des intérêts de mon pays, il me semble normal de partager mon point de vue et pourquoi pas d’avancer des propositions qui peuvent contribuer à enrichir le débat sur la façon dont nous allons édifier la 4ème République.

J’estime donc primordial de reconquérir la confiance de la population et de nos partenaires. Il s’agit également de s’assurer que la communication et les échanges entre administrés et dirigeants soient tout à fait claires et limpides, pour éviter les ambigüités et les incompréhensions. Car comment entamer le redressement de notre pays si nous ne sommes pas capables de nous entendre et de nous comprendre.

Par voie de conséquence, je pense donc que nous devons commencer par ériger les fondations de l’Unité nationale. Notre Peuple doit être uni et solidaire, au travers d’un respect mutuel sans faille, si nous voulons véritablement espérer réédifier notre Nation. Les barrières artificielles qu’elles soient d’ordre culturelles, ethniques ou politiques, doivent être abattues et l’intérêt commun placé au-dessus de tout.

Pour garantir la pérennité de l’Unité nationale, nous pourrions avoir l’utilité d’une 3ème Chambre destinée à accueillir les dépositaires de nos « us et coutumes ». Ils seront chargés de préserver les valeurs identitaires et culturelles malgaches. Y seront par exemple représentés les « Tangalamena » et tous ceux qui ont autorités dans la société malgache et qui ont prise avec la population de base. Cette Chambre aura un rôle purement consultatif, mais l’État pourra prendre en charge l’émolument de ses membres, au moins au niveau de celui d’un enseignant, comme les frais de déplacement depuis les villages les plus lointains et les plus enclavés.

Face aux « urgences économiques et sociales », nous pourrions également entamer des actions d’envergure en faveur des couches de la population les plus vulnérables. Concrètement et par exemple, nous devrions faire en sorte que les « produits de première nécessité » soient accessibles à tous.

Pour y parvenir, nous devrons répondre aux attentes des nombreux entrepreneurs, opérateurs, entreprises, sociétés, industries, producteurs, bref toutes les entités qui assurent la vivacité des activités économiques et le dynamisme du pays et qui sont pour la plupart dans la tourmente, ne sachant pas toujours comment assurer la pérennité de leurs activités et de leurs investissements.

Concrètement, il me semble utile de définir et d’introduire des protocoles d’accord avec tous les secteurs d’activité. Cela consiste à établir des partenariats à la carte avec les différents investisseurs avec des points communs comme des « allègements fiscaux pour les premières années d’activités » par exemple.

Pour prévenir tous risques de défaillance, il serait également nécessaire de mettre en place un système d’assurance pour parer aux crises politiques cycliques qui, à chaque fois qu’elles surviennent, occasionnent des pertes considérables pour les investisseurs et les opérateurs économiques. Ce type d’assurance existe dans de nombreux pays et peut être appliqué à Madagascar, qui introduirait ainsi un nouveau standard en termes de protection des investissements.

Sur le plan politique, je pense que toutes les entités animées de bonnes volontés devraient s’unir pour établir et garantir un climat assaini, où le dialogue, la négociation et les échanges de vues, même opposées, devraient se substituer aux conflits larvés.

La vulgarisation des « valeurs républicaines » et des « principes démocratiques » devraient apporter à nos institutions la sérénité et la stabilité. Ceux qui auront la charge de les faire fonctionner, mériteraient que leurs capacités soient améliorées et enrichies, pour qu’ils puissent donner le meilleur d’eux-mêmes dans leurs tâches qui consistent à servir la société malgache.

Enfin, je pense que tous les projets de développement devraient être stimulés, que le cas échéant, ils soient redéfinis en vue de les consolider et de les rendre en adéquation parfaite avec les nombreux besoins de notre pays. Tout comme il me parait indispensable d’assurer également les engagements que nous avons pris auprès de nos partenaires financiers, qu’ils soient publics ou privés, bilatéraux ou multilatéraux.

Tout ceci, nous devrions le réaliser en nous entourant de personnes de bonnes volontés, déterminées et engagées, prêtes à se servir et à appliquer des méthodes innovantes, dans l’administration et la gestion de notre Pays.

M.M. : Si vous êtes élu à la magistrature suprême, serez-vous un homme d’ouverture et dans quel sens ?
 
L’ouverture en politique est un principe fondamental. Cependant, il ne s’agit pas de répéter les erreurs du passé en se laissant prendre au piège de l’ « homme providentiel ». C’est pourquoi, j’estime qu’il faut d’abord faire primer la valeur des « idées », celles présentées sur la qualité intrinsèque et indispensable de la personne qui en partage la teneur.

C’est donc sur cette base et sur les valeurs et les principes que je proposerai et défendrai le moment venu, que je pratiquerai l’ouverture. Ceux qui partageront mes idées et ma vision seront alors les bienvenus. Ensembles et unis, nous engagerons ainsi les réformes indispensables au développement et à la réussite de notre Pays.

Toutefois, je bannirai de mes principes, et cela de façon ferme, toutes formes d’attitude arrogante, d’exclusion politique et autres. Au contraire, je veillerai à la mise en place des « statuts des partis politiques », en particulier en ce qui concerne l’ « opposition ». Cela fait partie de mes priorités et s’inscrit dans les démarches visant à promouvoir l’épanouissement des institutions et l’effectivité de l’Unité et de la Réconciliation nationale. Je pense qu’il faut que nous soyons conscients, une bonne fois pour toute, que c’est de l’édification de notre Nation dont il s’agit. Par conséquent, il n’y aura plus de place pour l’ethnocentrisme, l’égoïsme, le népotisme et le clientélisme. Toute ouverture doit être conforme aux principes qui favorisent les « mérites » et « l’éthique politique ».

M.M. : Votre participation à la prochaine élection présidentielle est toutefois conditionnée par la promulgation d’une loi d’amnistie. Pour cela, vous avez émis le souhait que soit établi rapidement un cadre institutionnel démocratique, assurant l'égalité de tous devant la loi. Comment voyez-vous exactement les choses ?
 
Après de longs moments d’atermoiements, il semblerait que ce que nous, c’est-à-dire - tous ceux qui ont été condamnés de façon inique pour des raisons purement politique par le régime précédent - avions réclamé et défendu, soit sur le point de se réaliser.

En effet, les négociations de Maputo sous l’égide du « Groupe International de Contact » ont été primordiales, tout comme le travail de sensibilisation entamé depuis des mois maintenant à Madagascar, par les différentes entités soucieuses d’atténuer un climat politique devenu véritablement délétère.

Si j’ai évoqué le besoin d’un cadre institutionnel démocratique, c’était dans le but de mettre en exergue la cacophonie née de l’unilatéralisme des autorités en charge de la Transition, ce qui par ailleurs, a constitué la raison principale de sa mise au banc par la Communauté internationale.

Quant à l’aspect juridique, le bon sens voudrait que « tous » nous soyons égaux devant la loi. Or il est évident que cela n’a jamais été le cas, car les condamnations iniques n’ont visé qu’une partie des protagonistes des événements de 2002, alors même que tous les torts étaient évidemment partagés.

Peu importe donc les termes juridiques utilisés pour valider l’amnistie, l’objectif étant d’accorder le « pardon », ce qui par voie de conséquence, ne peut que susciter l’apaisement et la sérénité politique dont le pays à grandement besoin pour avancer. De plus et comme je l’ai mentionné auparavant, nous avons besoin de la contribution de tous dans le processus de résolution de la crise qui secoue notre Pays. Mais plus encore, nous devons être unis pour réédifier la Nation et la lancer sur la voie du développement véritable.

Reste que l’effectivité de ce pardon n’est pas encore réelle, et nous restons donc au fait des futurs développements de la « loi » qui amnistiera, selon les conditions négociées et acceptées par les différentes mouvances, les « condamnés politiques » dont je suis.

Toutefois, je fais confiance au sens du « Fihavanana » et du « Fahamarinana » dont le Peuple malgache se nourrit et dont ses dirigeants se réclament. Il me parait inconcevable que l’on revienne sur des accords validés et signés par tous. Si c’était le cas, nous connaitrions de nouveau le même scénario que précédemment, et le cycle de l’instabilité reprendrait de plus belle et notre Pays condamné à végéter dans un éternel recommencement improductif et dangereux.

M.M. : On parle beaucoup de « réconciliation nationale », « d’amnistie »… Selon vous, les hommes politiques malgaches sont-ils pour autant prêts à changer de pratiques (et de mentalité) politiques et accepter l’alternance démocratique comme mode de gouvernance ?
 
Je pense que nous en avons fait la preuve, en tout cas en partie, avec le début du dénouement inespéré de la crise. Nous devons maintenant confirmer cet état d’esprit, que l’on peut qualifier, par certains aspects, de novateur, à travers d’abord la gestion de la Transition qui, comme il a été maintes fois réclamé, doit être inclusive et consensuelle.

Viendra ensuite l’issue qui consistera en l’organisation d’élections libres et démocratiques. Nous verrons alors si les bonnes résolutions auront résisté au temps, aux contraintes et aux « usages » politiques parfois détestables des uns et des autres. Le Peuple malgache sera le témoin de tout cela et il jugera des avancées ou du recul de ses dirigeants et saura, j’en suis certain, sanctionner ceux qui auront trahi la parole donnée.

Mais plus généralement, il s’agit surtout de l’expression d’une volonté politique, et je pense que tous futurs candidats à la présidentielle devraient se soumettre aux résultats des urnes par respect pour les concitoyens et électeurs. Par la suite, s’il m’en est donné l’occasion, je m’engage à privilégier la « Démocratie participative », à consolider les différentes institutions de la République, qu’elles soient politiques, publiques ou issues de la société civile.

Ces différentes actions transfèreront implicitement des « pouvoirs » au Peuple et lui permettra de contrôler, et par ricochet de juger ses dirigeants. Ce n’est que de cette façon que nous arriverons à transformer la culture (ou la mentalité) politique « négative » qui anime actuellement notre société, en une « culture de progrès ».

M.M. : Le pays attend beaucoup de la réunion de Maputo qui déterminera les grandes lignes de la phase de transition que devrait traverser le pays jusqu’à la prochaine élection présidentielle. Qu’en attendez-vous et est-ce que cela modifierait votre stratégie ? Pourquoi souhaitez-vous que la signature d’une charte soit effectuée à Madagascar et non à Maputo ?
 
Les négociations ayant eu lieu à Maputo constituent une étape décisive dans la résolution de la crise qui secoue notre pays. Toutefois, cela reste une étape et le processus de reconstruction de notre Nation ne fait que commencer.

Certes, il faut se réjouir de l’esprit d’initiative des uns et des autres, mais cela n’aura pas été sans peines au vue des positions parfois inconciliables des différentes mouvances. Toutefois des terrains d’entente ont été trouvés au bout des diverses tractations, revirements et autres stratégies de négociation.

Effectivement, le pays attend beaucoup de ces négociations et c’est une raison de plus pour ne pas décevoir nos concitoyens qui sont pour le moment pris par le doute et l’inquiétude. Il s’agissait avant tout, pour les anciens et les actuels responsables du pays, de faire montre de leur capacité à hisser l’intérêt supérieur de la Nation au-dessus de toute autre considération, qu’elle soit personnelle ou partisane, et l’on peut dire qu’ils ont en partie réussit, en tout cas à cette étape-ci du processus de transition.

Cependant, la vigilance est de mise, c’est pourquoi j’ai préconisé que la signature de la Charte soit effectuée à Madagascar, car l’ensemble du Peuple malgache doit être le témoin des divers engagements pris par ses responsables politiques en vue du retour à la « normalité politique ». Je préconise également que le contenu de cette Charte fasse l’objet d’une explication approfondie, afin que chacune et chacun sache exactement de quoi il s’agit et ce que cela aura comme répercussions et conséquences sur l’avenir immédiat du pays.

Quant à ma stratégie, elle a consisté et consiste toujours à chercher le « Meilleur » pour mes Concitoyens et pour mon Pays. Il n’y a donc pas lieu de supputer un changement quelconque et le « Vivre Ensemble » reste mon crédo et mon objectif principal.

M.M. : Pour terminer, comment allez-vous faire à court et moyen termes pour rétablir la confiance des partenaires de Madagascar et quel message voulez-vous transmettre au peuple malgache ?

 
A nos partenaires je dirais d’abord que Madagascar est un pays d’avenir. Certes, il reste beaucoup à faire à tous les niveaux, mais c’est justement parce que les chantiers et les projets sont vastes que le pays aura besoin de l’aide, de l’expertise et de la collaboration de tous.

Dans un contexte où la mondialisation des partenariats et des échanges est devenue la règle, il n’y avait pas lieu de susciter l’inquiétude à travers des déclarations à l’emporte pièce comme ce fut le cas récemment. C’est pourquoi je tiens à rassurer nos partenaires que notre Pays fait partie et continue d’appartenir à la communauté des Nations et que par conséquent, les relations que nous entretenons avec le reste du monde se doivent de se développer et de s’intensifier.

L’étape décisive des négociations de Maputo est la preuve tangible, que sans la contribution des pays amis et de nos partenaires, nous n’aurions pas toujours les capacités et les moyens d’en venir à bout de nos problèmes, aussi convaincus soyons nous de notre patriotisme.

Au Peuple malgache, je dirais avant tout, que la « confiance » est la première des vertus que nous devons cultiver. Ensuite, j’aimerais que chacune et chacun de nos concitoyens prennent conscience que c’est dans l’unité et dans la solidarité que nous puiserons les forces et le courage de construire notre Pays. Nous aurons plusieurs étapes à franchir et ce seront notre « Engagement et notre Détermination commune », qui formeront le ciment de chacune des marches qui nous mènerons vers le développement véritable de notre Pays.

Nous devrons faire en sorte de ne laisser personne sur le bord de la route. Nous aurons besoin de la collaboration et de l’enthousiasme de tous dans l’accomplissement de notre destin commun, et ce que nous édifierons aujourd’hui, devra servir de support solide à l’accomplissement des générations futures.
   

Propos recueillis par Eric Andriamanantsara
La Rédaction


Pierrot Rajaonarivelo, Niels Marquardt, Wolgang Moser, Klaus Oschlies

Pierrot Rajaonarivelo, Niels Marquardt, Wolgang Moser, Klaus Oschlies




Pierrot Rajaonarivelo, Niels Marquardt, Wolgang Moser, Marcus Corandie

Pierrot Rajaonarivelo, Niels Marquardt, Wolgang Moser, Marcus Corandie




Pierrot Rajaonarivelo, Niels Marquardt, Wolgang Moser, Ray Ferguson

Pierrot Rajaonarivelo, Niels Marquardt, Wolgang Moser, Ray Ferguson




Pierrot Rajaonarivelo, Wolgang Moser

Pierrot Rajaonarivelo, Wolgang Moser


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Commentaires (1)add
amnistie ou impunité ?
Ecrit par Joseph , 29 mars, 2010
Comment Mr Pierrot Rajaonarivelo peut-il développer des principes de bonne gouvernance et de réforme profonde de la Société Malgache et en même temps admettre une amnisitie GENERALE qui s'apparenterait davantage à de l'impunité plutôt que de l'ordre du pardon ?

Avant d'amnistier les actes iniques de Ravalomanana commis sur une longue période de 7 ans, il faudrait d'abord qu'il soit capable de faire amende honorable et qu'il soit aussi capable d'un certain repentir.

Ses manipulations permanentes des media (franco et anglophones), ses mensonges flagrants sur les circonstances de sa démission et de sa fuite en mars 2009, ses financements de troubles ici et là et surtout sa non reconnaissance de culpabilité dans les violations de la Constitution à toute occasion, spoliations de terrains, massacre devant Ambohitsorohitra etc ... montrent qu'il est très loin, vraiment très loin de mériter pardon et compassion.

Son lobbying très puissant et bien financé auprès de la SADC et de l'UA et de toutes les Organisations Internationales de Genève à Washington, New York, Bruxelles, Canada et Norvège, Amnesty International, RSF, réseaux écologiques etc ... montre clairement qu'il démultiplie les actions afin d' accentuer l'isolement de la HAT sur des bases la plupart du temps mensongères et abusives, niant sa propre responsabilité par exemple dans le pillage des bois de rose ou dans la gabegie financière de braderie des minerais Ilménite, Cobalt Nickel, ou braderies de terres à Varun I et Daewoo ...

Cet homme est une des principales causes de la pauvreté structurelle de Madagascar. Le discours de Mr Rajaonarivelo n' aborde plus cette responsabilité de Ravalomanana dans l'augmentation de 7% du PIB pour une toute petite minorité de gens, enfançant le peuple dans la plus grande pauvreté.

Est-ce vraiment bienvenu de demander l'application des accords de Maputo alors qu'on sait que ces "accords" extorqués dans une ambiance de chantage auprès de mouvances qui ne correspondent pas du tout aux rapports de force réels dans ce pays, sont des accords téléguidés par Ravalomanana (Chissano-Guebuza, Jean Ping, Louis Michel, Prega Ramsamy, Niels Marquardt, certains ambassadeurs sont-ils des gens vraiment neutres ? tout le monde de bonne foi sait que non) dans le seul but d'aobtenir l'Impunité, travestie dans le terme d'amnistie.

Mr Pierrot Rajaonarivelo, s'il veut avoir une chance de convaincre du monde, devrait faire des efforts pour se démarquer de Ratsiraka et de Ravalomanana et pour revenir à l'esprit du CNR et des mots mêmes de Zafy qui démontait le système Ravalo de façon courageuse et sans compromission dans ce même site en 2008. Il est d'une tristesse sans fond de voir ce même Zafy embrasser désormais la cause de Ravalo et de Ratsiraka.

Demandez une amnistie sélective, ok, face aux abus de Ravalomanana, mais par pitié ne perdrez pas votre âme en la demandant aussi pour lui.

On dirait que la seule chose qui compte dans les accords de Maputo, c'était d'amnistier une côterie de deux délinquants de haut vol, Ratsiraka et Ravalomanana : c'est leur article premier, tout de même ! Zafy n'avait été rajouté là par le lobby GIC des Ultra-libéraux FMI/OMC pro-Ravalo que pour une caricature de dimension "morale" avec son CNR.

Madagascar ne changera JAMAIS profondément si une Loi d'amnistie générale permettait à Ravalomanana de rentrer au pays sans avoir de comptes à rendre sur ses vols, exactions, envoi en exil, spoliations de terrins, actes de népotisme, assassintas de Ambohitsorohitra etc ...

Que l'amnistie vienne après des procès corrects où la VERITE sera mise au grand jour, et non pas décidée à priori par une poignée de personnages qui s'auto amnistient.

Si Pierrot Rajaonativelo joue lui aussi cette carte de l'impunité générale, sans la demander pour lui et pour les autres condamnés au cas par cas, il ne réussira jamais à obtenir la confiance de tous ceux qui veulent un changement PROFOND et DURABLE à Madagascar.


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