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La politique exige parfois de ceux qui la pratiquent qu’ils fassent des sacrifices, qu’ils renoncent parfois à leurs intérêts personnels, au moins pour un temps, pour porter haut et fort ceux du pays qu’ils disent chérir et vouloir défendre contre tous les dangers qui le menace.
Les moments graves que traverse actuellement Madagascar sont l’occasion de démontrer que chacun est capable de taire ses différences, de ravaler sa fierté et d’apaiser les conflits qui caractérisent parfois les relations qu’entretiennent les uns et les autres.
Le Peuple malgache vit dans la tourmente, ne sachant pas de quoi demain sera fait, et redoutant plus que tout la politique répressive d’un régime à bout de souffle, pour qui la liberté d’expression et l’émancipation du Peuple sont des crimes qu’il faut punir coûte que coûte, cela, au mépris des principes démocratiques et des droits fondamentaux de l’homme.
Le Peuple malgache a non seulement besoin de soutien, mais également et surtout, il a besoin d’encouragement dans son combat contre l’autoritarisme d’un régime devenu aveugle et sourd à ses revendications. Il attend de ses aînés, de ses leaders de toutes tendances confondues, mais réunis autour de l’objectif commun de l’opposition, que ceux-ci fassent la preuve de leur unité véritable.
Cette démarche qui exige, certes, beaucoup d’abnégation n’est pas insurmontable ; La preuve en est que la coalition de l’opposition, qui mène actuellement le combat auprès du Peuple à Madagascar, a finalement réussi à taire ses dissensions internes pour enfin unir ses forces, afin de défendre dans un même élan les intérêts du pays.
Aujourd’hui, tous les regards se tournent vers ceux, qui loin de leur terre natale, n’ont pas encore tout à fait saisi l’importance et la nécessité de parler d’une même voix et d’agir d’un commun accord.
Par leurs comportements parfois incompréhensibles, ils contribuent à dérouter non seulement leurs partisans mais également la grande majorité des citoyens, qui même s’ils sont décidés à en finir avec le pouvoir qui les réprime, sont pris par des doutes quant à l’engagement véritable de leurs aînés autrefois responsables du pays.
Il est pourtant aisé de comprendre que le pardon des fautes passées peut, en partie, être obtenu par un comportement sans reproche quand la situation l’exige. Or ce moment critique pour tous est arrivé.
C’est aujourd’hui et maintenant que l’unité doit se faire. Une très grande majorité de Malgaches attend ce signe, cet engagement commun qui manque tellement à cette fraction de l’opposition, qui, certes, ne peut agir à sa guise, par respect pour les lois et les règles du pays qui les accueille. Toutefois, ce qui leur est demandé et ce que l’on attend d’eux est un acte relevant du symbole, un acte fort politiquement et qui peut se réaliser sans que la responsabilité du pays dans lequel ils ont trouvé refuge ne soit engagée.
Le régime actuel a choisi comme méthode de gouvernance la division et l’exclusion. La réponse à ce système ne peut être que l’unité, et c’est véritablement ce que tous attendent de l’opposition, qu’elle se trouve à Madagascar ou bien à l’extérieur. Ne pas la réaliser, c’est trahir une fois de plus le Peuple malgache et laisser perdurer un régime qui a largement démontré son incompétence et sa brutalité. Ceux qui tentent de survivre à ce système d’un autre age n’auront que peu de chance de sortir du pays pour fuir les pratiques d’un pouvoir proche de l’aliénation, et ceux qui sont contrains à l’exil, auront tout aussi peu de chance de rentrer un jour dans le pays qui les a vus naître et prendre part à la destinée de celui-ci du temps où ils en étaient eux-mêmes les responsables.
À chacun donc de tirer les conséquences de leurs agissements, les Malgaches ne sont ni aveugles ni amnésiques. S’ils en viennent à bout du pouvoir actuel, ils seront tout aussi intraitables avec ceux qui n’ont rien fait pour que la situation change. La Rédaction
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Finalement, Ra8 devrait recycler ce gouvernement déchet ou se recycler lui-même car ilest incapable de gérer une nation.