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Droit de réponse aux déclarations du ministre des Affaires étrangères |
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Écrit par La R?daction
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12-04-2008 |
Suite aux déclarations de celui, qui depuis maintenant quinze (15) ans, siège sans interruption en tant que ministre, sous trois (3) mandats présidentiels différents, d’abord sous celui du Président Albert ZAFY, ensuite sous celui de Didier RATSIRAKA et actuellement sous celui de Marc RAVALOMANANA ; Nous souhaitons lui rappeler quelques vérités élémentaires qui semblent lui avoir échappé :
- Au vu de son parcours politique, caractérisé par plusieurs volte-face, par plusieurs trahisons, et par un caractère particulièrement opportuniste en épousant, tour à tour, des valeurs et des principes diamétralement opposées, ce monsieur n’a aucune légitimité à donner des leçons de réalisme politique à quiconque. Son cynisme débridé en dit long sur ses convictions et ses idéaux. Il n’a définitivement pas l’étoffe d’un grand homme, malgré son grade militaire et son niveau de responsabilité en tant que serviteur de l’État ; De même qu’il n’incarne aucunement l’esprit démocratique, d’où son empressement à rejeter tout idée d’un processus de Transition clairement préjudiciable à son avenir politique et à celui de ses actuels amis.
- Le régime qu’il sert, s’est définitivement mué en une autocratie violente, au sein de laquelle les discours et les actes sont constamment empreints de brutalité. Il est dès lors pas étonnant qu’un retour à des principes démocratiques dans l’organisation, la gestion et la conduite des affaires de l’État, soit interprété comme une agression par ceux qui cultivent l’exclusion, les brimades et qui s’en prennent aux libertés fondamentales ainsi qu'aux pouvoirs légitimes des citoyens.
- Même si un « processus électoral » reste le moyen le plus approprié pour garantir une véritable « alternance démocratique », dans le contexte actuel et selon le système appliqué par les détenteurs du pouvoir, il ne sera d’aucune efficacité et n’aura aucune valeur. En cause le refus systématique de modifier le Code électoral, le refus systématique d’adopter le bulletin unique, la propension inquiétante à utiliser toutes les formes de fraudes, à brimer et à menacer les électeurs et les fonctionnaires de l’État en charge de l’organisation des élections.
À cela on peut également ajouter la partialité effective des juges électoraux qui agissent de concert avec les détenteurs du pouvoir pour anéantir tout espoir de pluralité au niveau des élus, privilégiant systématiquement les candidats issus du parti au pouvoir. Le système actuellement usité à Madagascar est l’équivalent de ceux qui sont utilisés par la Russie, le Kenya et aujourd’hui le Zimbabwe avec toutes les conséquences déplorables qui en découlent. Il n’est donc pas d’autres solutions pour rétablir les bases qui fondent la République, que le recours à un processus de Transition démocratique, seule à même de réorganiser les Institutions et de leur rendre toute leur efficacité.
- L’attitude intransigeante du régime actuel entraînera inexorablement sa chute. Ceux qui s’accrochent au pouvoir par la force s’en iront également par la force, à défaut d’avoir su saisir l’opportunité d’une sortie honorable. La propagande et les mensonges d’État ne réussiront pas indéfiniment à étouffer les ressentiments du Peuple. Le pillage systématique des richesses naturelles communes, sans redistribution égale et continue des dividendes, alimente la rancœur et l’animosité des administrés envers leurs bourreaux qui se croient investis d’un pouvoir éternel. Les citoyens demanderont réparation des préjudices subis au cours de ces six (6) dernières années et ceux qui en subiront les conséquences, n’auront certainement pas la même chance que ceux dont ils ont pris la place six (6) ans plutôt.
- Il en est de même pour tous ceux qui après avoir soutenu envers et contre tout le régime actuel, s’agitent et se conduisent aujourd’hui comme des opposants accomplis. La sincérité de leurs déclarations peut être mis en doute et ils n’obtiendront la rédemption et le pardon du Peuple que s’ils apportent des preuves formelles de ce qu’ils avancent. Tant que cela n’aura pas lieu, ils seront considérés comme des épouvantails au service du pouvoir en place, qui n’en est d’ailleurs pas à sa première manipulation de l’opinion publique quand il s'agit de discréditer l'opposition.
La Rédaction
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Il est, pour moi, contre la Transition, car sinon, son frère et lui même se retrouveront là où est Voninahitsy Jean eugène actuellement pour, respectivement, détournement de fond et hautre trahison.