| Communiqués du SEFAFI |
|
|
|
| Écrit par La Rédaction | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 24-02-2008 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Nous mettons à votre disposition l’intégralité des deux communiqués diffusés par le SEFAFI le 5 février 2008 et le 15 février 2008. L’Observatoire de la vie publique y dénonce l’organisation des élections à Madagascar et les dérives d’un pouvoir qui s’enferme dans un autisme inquiétant et qui ne veut plus entendre les revendications d’une population lasse du déni de démocratie dont elle est victime.
Communiqué du 5 février 2008 SEHATRA FANARAHA-MASO NY FIAINAM-PIRENENA QUELLE CRÉDIBILITÉ POUR NOS ÉLECTIONS ET POUR NOS ÉLUS ?
TABLEAU : ELECTIONS DU 12 DECEMBRE 2007, COMMUNE D’ANTSIRABE I
(Résultats publiés sur le site du MIRA, le 17 décembre 2007 à 18 h)
Antananarivo, 5 février 2008 Communiqué du 15 février 2008 SEHATRA FANARAHA-MASO NY FIAINAM-PIRENENA ELECTIONS REGIONALES, ENTRE FLOU ET INCERTITUDE Les élections régionales auront lieu le 16 mars prochain. Ce scrutin est censé parachever la mise en place des collectivités décentralisées prévues par la révision constitutionnelle du 4 avril 2007. Force est de constater qu’il risque de se dérouler dans l’indifférence générale. Le nombre de candidatures ou de listes uniques dans plusieurs circonscriptions électorales ne fait que conforter notre précédent communiqué. Contrairement à une fausse idée véhiculée par certains responsables étatiques, une élection démocratique est par essence pluraliste. Voter signifie choisir. La candidature unique, même faute de combattants, est au mieux un signe de déficit démocratique et au pire une dérive sournoise vers l’autoritarisme. Bon nombre d’observateurs craignent un nouveau record d’abstention comme ce fut le cas pour les dernières élections législatives. Une nouvelle victoire de l’ « Association des pêcheurs à la ligne » poserait un nouveau problème de légitimité. La mise en place des régions, en tant que collectivité décentralisée, a pourtant besoin de dirigeants à la légitimité incontestable pour que le processus puisse être conduit dans les meilleures conditions de réussite. Malheureusement, compte tenu de l’insuffisance de candidatures, la régionalisation est mal partie. Absence d’explication et d’information des citoyens Si un taux d’abstention important paraît inévitable, les raisons des réticences de l’électorat méritent d’ores et déjà d’être analysées. Les scrutins à répétition sont la première explication avancée. S’il est vrai qu’il aurait fallu combiner certains scrutins (législatives et communales, ou communales et régionales), les dernières élections communales ont montré que lorsqu’il comprenait les enjeux, l’électeur revenait au bureau de vote. L’une des failles des prochaines élections régionales est l’absence d’explication et d’information des citoyens. Que vont faire les régions ? A quoi sert le conseil régional ? Ces questions méritent des réponses claires. Le délai imparti à la campagne électorale sera insuffisant pour sensibiliser les citoyens sur l’enjeu des régions. Une nouvelle version de la législation relative aux régions, en application de la Constitution révisée, aurait dû être adoptée avant les élections régionales, mais curieusement cela n’a pas été fait. Paradoxe du prochain scrutin, les futurs conseillers ne sauront pas quelles seront leurs futures attributions et responsabilités. Faute d’indications claires sur ce point, comment mener une campagne électorale sérieuse qui permettrait aux électeurs de voter en toute connaissance de cause ? La composition du Conseil régional suscite également des interrogations. Le Conseil des ministres a fixé le nombre des conseillers dans une fourchette se situant entre 5 et 14 membres. Ce nombre ressemble beaucoup plus à celui d’une table de poker pour le minimum et à celui d’un club très sélect pour le maximum. En tout état de cause, il ne reflète pas le souci de représentativité d’une collectivité décentralisée supérieure. A titre de comparaison, la loi N° 4-006 relative aux élections territoriales du 26 avril 1995, donc durant la première parie de la Troisième République avait prévu un minimum de 22 Conseillers régionaux dans les régions et de 38 Conseillers régionaux dans les régions dont la population est égale ou supérieure à 900.000 habitants. Dans un climat de méfiance Les prochaines élections régionales se déroulent également dans un climat de méfiance. Curieusement, il ne s’agira que d’élire les conseillers régionaux. Mais quid du futur président ou chef de région ? L’article 143 de la Constitution se contente de dire que ce sera « une personnalité élue selon les conditions et modalités fixées par la loi ». Les électeurs vont-ils une nouvelle fois être appelés aux urnes pour élire le président de région ? Ou, plus vraisemblablement, ce dernier sera-t-il élu par le Conseil régional ? Un minimum de respect des citoyens et d’honnêteté intellectuelle aurait dû amener à plus de clarté sur cet aspect de la régionalisation. La loi relative aux élections territoriales précitées avait expressément prévu que le président de région, comme le Maire, était élu au suffrage universel direct au scrutin uninominal à un tour. Le législateur de l’époque avait rédigé le texte en respectant les principes fondamentaux de la décentralisation et sans arrière-pensées bassement politiciennes. De manière générale, il convient de restaurer la confiance des citoyens envers les élections. Les régionales du 16 mars constituent une opportunité pour ce faire. Malheureusement, les conditions de préparation de ces dernières ne permettent pas de lever les doutes. Une élection, dont le déroulement ne serait pas acceptable pour la population, fragiliserait le processus de décentralisation et de régionalisation pourtant à la base du futur développement du pays. Antananarivo, 15 février 2008 Approfondir : Consulter le blog de Stéphane Bolle consacré à la Constitution en Afrique, avec un article intéressant et d'actualité sur les élections à Madagascar. Bookmark
Email This
Hits: 667 Commentaires
(9)
Jalousie ou pas, ces gens méritent que l'on s'occupe d'eux un jour.
Votes: +0
rapporter un abus
voter contre
voter pour
Ecrit par jarifa de mahajanga , 04 mars, 2008
Je décèle chez les fanatiques TIM plus de jalousie et de haine qu'autre chose à l'égard de sefafi. Et c'est vrai, ces gens là sont complètement malade.
Votes: +0
rapporter un abus
voter contre
voter pour
Avez-vous remarquez la campagne de calomnies initiée par les fanatiques du TIM au sujet du SEFAFI ?
Votes: +0
Tout comme ils avaient tenté de démolir les catholiques, ils font de même avec le SEFAFI quand ils sentent que leurs intérêts sont en danger. Une initiative intéressante serait de les isoler complètement tout en enregistrant et en archivant tous les propos qu'ils peuvent émettre sur tel ou tel sujet sensible. Nous nous en servirons en temps voulu pour remettre les compteurs à zéro avec ces ennemis et ces prédateurs de la démocratie. rapporter un abus
voter contre
voter pour
Aujourd'hui l'existence d'un site comme Mada Soa permet de sortir de la pensée unique et d'un journalisme instrumentalisé par les pouvoirs dictatoriaux.
Votes: +0
Bien sûr en plus des techniques, il y a des individus c'est à dire des militants qui s'engagent... Il est heureux qu'un organe de réflexion comme le SEFAFI existe car l'opposition malgache montre une défaillance énorme... rapporter un abus
voter contre
voter pour
Pour palier la faiblesse des médias malgaches et leur manque certain de déontologie et de courage, il faut justement que d'autres prennent le relais et diffusent largement les communiqués de ce genre.
Votes: +0
Comme le dit BETRO, le silence est le meilleur allié de la dictature et de l'oppression. A cela, j'ajoute qu'il faut également briser les chaines de la pensée unique. A priori, ce n'est pas une mince affaire, mais nous disposons aujourd'hui de nombreux outils pour y parvenir assez aisément. Reste l'aspect humain, dont le courage de s'engager pour une cause juste et libératrice. Pour finir, je salue la persévérance du SEFAFI, qui malgré les coups portés à son organisation, réussi à tenir la dragée haute à la propagande nauséabonde diffusée par un régime à la tête duquel trône un véritable psychopathe et je pèse mes mots. rapporter un abus
voter contre
voter pour
Pourquoi le SEFAFI arrive à produire une reflexion de qualité et non les journalistes? Pourquoi les journalistes avancent le pretexte de la "peur de la repression" pour justifier le manque flagrant d'article dénonçant la dérive du pouvoir alors que le SEFAFI arrive à le faire?
Votes: +0
Ce n'est pas que je cherche à opposer le SEFAFI des journalistes malgaches mais je pense qu'il est quand même grand temps que "la prise de conscience" sur le danger réel et très grave qui mine le pays à cause de la mauvaise gouvernance de rat8, touche enfin les journalistes. rapporter un abus
voter contre
voter pour
C'est vrai qu'il y a comme gros un malaise, mais l'explication est peut-être dû au fait que les autres organismes ont quelqu'intérêts à ce que la situation ne change pas.
Votes: +0
Pour en être sûr, il faudrait leur poser la question directement, mais c'est là une idée qui n'a visiblement pas l'air d'effleurer l'esprit de ceux dont le travail est d'informer l'opinion, je veux parler des médias malgaches. En tout cas, le SEFAFI montre l'exemple, malgré les turpides et les menaces du régime. rapporter un abus
voter contre
voter pour
Il faut encourager les actions comme celles entreprises par le SEFAFI. On attend la réaction des syndicats des travailleurs, de CNOE, des syndicats des journalistes etc.
Votes: +0
Le silence est le meilleur allié de la dictature et de l'oppression. Alors, dénonçons! rapporter un abus
voter contre
voter pour
Ecrit par jarifa de mahajanga , 24 février, 2008
Où sont les autres organismes qui prétendent être issus de la société civile pour qu'on entende que le SEFAFI pour animer le débat?
Votes: +0
On demande juste que le SEFAFI fasse une très large diffusion de leur reflexion pour la dictature recule dans notre pays. rapporter un abus
voter contre
voter pour
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| < Précédent | Suivant > |
|---|
Un Projet de société pour et avec les Malgaches.
[Consulter et télécharger]
| FORUM |


ZAFY Albert, Président d’honneur du CRN (Comité de Réconciliation Nationale) interpelle vigoureusement Marc Ravalomanana dans une déclaration qui lui est personnellement adressé.
Tous les thèmes de la gouvernance piteuse de celui qui se prétendait être le « messie incarné » y sont abordés, et plus encore ….
[Ecouter et consulter la transcription]
| Affaire Daewoo : Société civile et revue de presse Posté par : malagasy sendra nitsidika |
| Marc Ravalomanana : Mis à nu d'un mythe et d'un système Posté par : ramandinka |
| Année 2009 : Marc Ravalomanana doit partir et vite ! Posté par : Fanja |
| Année 2009 : Marc Ravalomanana doit partir et vite ! Posté par : Rado |
| Année 2009 : Marc Ravalomanana doit partir et vite ! Posté par : jarifa de mahajanga |
| Année 2009 : Marc Ravalomanana doit partir et vite ! Posté par : Rabenja |
| Année 2009 : Marc Ravalomanana doit partir et vite ! Posté par : Messenger |
| Pris la main dans le sac, Daewoo et la ploutocratie rég... Posté par : serge ranaivo |
| Année 2009 : Marc Ravalomanana doit partir et vite ! Posté par : Rabenja |
| Année 2009 : Marc Ravalomanana doit partir et vite ! Posté par : Marion |
