Seize mois après le début de ce que, par dépit, l'on a fini par qualifier de "transition politique", la mobilisation autour de la recherche d'une solution de sortie de "crise" - terme plus approprié pour définir les longs mois d'errance, pour une très grande majorité, et d'abondance, pour une toute petite minorité - constitue aujourd'hui la priorité.
S'il est une chose chère à l'homme, c'est la liberté. Les valeurs républicaines, les normes démocratiques et le respect des droits de l'Homme sont le fruit de la lutte menée par les nationalistes.
Enthousiasme et engouement populaire lors de la visite de Pierrot Rajaonarivelo dans la région nord de Madagascar.
A chaque étape de son déplacement ayant pour but de s’enquérir des réalités vécues par la population, l’accueil est chaleureux et les échanges à la hauteur des nombreuses attentes et on peut l’affirmer, des nombreuses inquiétudes suscitées par la situation politique actuelle.
Parallèlement, le MDM (Mouvement pour la Démocratie à Madagascar) développe son implantation dans toutes les régions de Madagascar. Des antennes locales sont crées et auprès desquelles la population peut s’enquérir de l’évolution de cette plate-forme d’échange, de conception et de réalisation.
Pierrot Rajaonarivelo à Nosy Be : Echange et dialogue avec la population.
Face à la déstructuration profonde et avancée de l’ensemble de la société malgache, de ses structures de base jusqu’à ses institutions politiques ; passées à la moulinette des ambitions personnelles de quelques « aventuriers » irresponsables, trop vite mis en orbite et depuis enfermés dans un monde virtuel hermétiquement clos, empêchant toutes connexions avec la réalité ; uniquement mus par une soif insatiable du pouvoir et des privilèges qui vont avec ; Madagascar, abandonné et défiguré par ses dirigeants actuels, ressemble de plus en plus à un navire à la dérive, sans repères et qui menace à tout moment de s’échouer définitivement.
Mahanoro : Pierrot Rajaonarivelo un homme politique au service de ses concitoyens.
Interview de Pierrot Rajaonarivelo publiée dans Madagascar Magazine en septembre 2009
Pierrot Rajaonarivelo Président National du MDM
Madagascar Magazine : Dans une sorte de message à la nation, vous avez récemment lancé un appel au redressement du pays avec la participation des uns et des autres notamment « pour la réalisation des objectifs ambitieux ». Cela sonne comme le début de votre entrée dans la course à la prochaine élection présidentielle ?
Mon message à la Nation avait d’abord pour dessein de réveiller les consciences, d’attirer l’attention des uns et des autres sur la nécessité de réagir vigoureusement face à l’enlisement du Pays dans la situation de crise que nous connaissions depuis le début de cette année 2009.
Par ailleurs, j’estime que nous devons aller de l’avant et que nous n’avons plus de temps à perdre si l’on veut véritablement redresser le Pays. De plus, il n’est un secret pour personne que la population est lasse des atermoiements de nos dirigeants ; qu’elle est en attente urgente de propositions et de solutions viables s’agissant de son avenir, qui dans certaines catégories sociales, n’est plus qu’une épreuve de survie quotidienne.
Vous aurez donc compris que je place dorénavant les « intérêts » et les « besoins » de mes « concitoyens » au centre de mes préoccupations.
Le 19 mars dernier s’est déroulée à Tuléar l’inauguration de la station du premier câble international de Madagascar.
Le projet Cable Eassy (Eastern Africa Submarin System) a pour objectif de relier une vingtaine de pays côtiers - dont Madagascar - et d’États sans littoral de l’Est de l’Afrique au reste du monde, à travers un réseau de câbles à fibre optique sous-marin à large bande et de relais terrestres.
CABLE EASSY et MDM, des innovations au profit des Malgaches
Le mercredi 17 mars 2010, l'Union Africaine a voté des sanctions à l'encontre des autorités de fait qui dirigent actuellement Madagascar.
Sont concernés les membres des institutions et les membres de la mouvance Rajoelina, ainsi que des entités dont l'action fait obstacle aux efforts de l'UA et de la SADC, visant à restaurer l'ordre constitutionnel à Madagascar.
Vous trouverez dans le document suivant la liste complète des personnes concernées, ainsi que leur fonction au sein de la HAT (Haute Autorité de la Transition), ainsi qu'au sein des institutions comme l'Armée et la HCC (Haute Cour Constitutionnelle).
Document complet relatif aux sanctions votées par l'Union Africaine à l'encontre de la HAT
Pour ouvrir le document dans une nouvelle fenêtre, veuillez cliquer sur l'icône située après celle représentant une imprimante.
Un an déjà, un an d’une crise qui a ruinée tout espoir de changement pour une population plongée dans une détresse morale, physique et matérielle, que certains qualifient de « sans précédent ».
A la tête du pays, un « pantin » entouré d’une équipe dirigeante « hétéroclite » rompue à toutes les formes d’indélicatesses, entièrement absorbée à pérenniser sa mainmise sur le pouvoir, sous couvert d’une « démocratie » fictive, qu’à se préoccuper du sort de la population, dont ils ne cessent pourtant pas de se réclamer pour se dédouaner de ses multiples frasques éhontées.
Pierrot Rajaonarivelo, Père Pedro Opeka : Visite au centre d'accueil de l'association AKAMASOA
Invité par le nonce apostolique de Madagascar, Pierrot Rajaonarivelo s'est rendu à Antsirabe à l'occasion de l'intronisation de Mgr Philippe Ranaivomanana, nouvel évêque du diosèse catholique d'Antsirabe.
Intronisation de Mgr Philippe Ranaivomanana, évêque d'Antsirabe. Pierrot Rajaonarivelo invité du nonce apostolique de Madagascar
La politique exige parfois de ceux qui la pratiquent qu’ils fassent des sacrifices, qu’ils renoncent parfois à leurs intérêts personnels, au moins pour un temps, pour porter haut et fort ceux du pays qu’ils disent chérir et vouloir défendre contre tous les dangers qui le menace.
L’heure est venue de proposer une base de réflexion commune à l’attention de l’ensemble des partis de l’opposition malgache. Nous livrons à l’opinion publique un Projet de société permettant enfin d’avancer vers une société plus juste, plus solidaire et plus soucieuse du développement économique et social de Madagascar.
ZAFY Albert, Président d’honneur du CRN (Comité de Réconciliation Nationale) interpelle vigoureusement Marc Ravalomanana dans une déclaration qui lui est personnellement adressé.
« Une transition… c’est le meilleur moment pour mettre la main sur les ressources de l’État et du Pays en toute impunité ».
Cette affirmation au demeurant choquante, reflète toute l’étendue des vices qui peuvent animer l’esprit de son auteur et nous permet également de soulever un coin du voile sur les véritables motivations des membres du groupe formé d’entités hétéroclites et qui président provisoirement à la destinée de Madagascar à travers la transition actuelle.