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Transition Démocratique : Stratégie globale de combat contre la dictature Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par La Rédaction   
20-04-2008
Free Madagascar
Free Madagascar
Quelques semaines après l’appel lancé par l’ancien président Albert ZAFY, dirigeant du CRN, pour la mise en place d’un processus de transition démocratique ; tout porte à croire que ce concept est entrain de faire son chemin et recueille l’adhésion de plus en plus large de l’opinion publique. Les déclarations de ralliement et de soutien, surtout au niveau des provinces, confirment cet engouement.

Ce n’est pourtant pas une mince affaire, ni un processus évident à mettre en place, du fait même de l’environnement dans lequel évolue l’opinion publique malgache. Il faut en effet essayer de se mettre à la place de la population, qui malgré l’échec évident des dirigeants actuels à améliorer ses conditions de vie, ne peut s’exprimer librement et ouvertement de peur de subir les représailles, toujours disproportionnées du pouvoir et des différents bras armés à son service. À ce propos, l’avènement d’un nouveau régime en 2002 n’a rien changé aux vieilles habitudes liées à la répression, à l’exclusion et à l’infantilisation. Les Institutions, colonne vertébrale de la République, se trouvent également dans un état avancé de décomposition, atteintes par une forme de « consanguinité politique », symbolisée par la domination outrageante d’un parti unique constitué et imposé par le pouvoir en place.

Rien que pour cela, la mise en place d’un processus de Transition démocratique « intelligent et innovant » devient de plus en plus urgent et salutaire pour l’avenir du pays.

Pourtant, l’innovation, même cimentée par la Démocratie, se heurte parfois à la résistance de quelques esprits clairement rétrogrades qui appliquent une doctrine, certes, simpliste, mais qui s’avère d’une redoutable efficacité quand elle est entretenue et alimentée par ceux qui se sont fait une spécialité de soutenir et d’accompagner la pire des dictatures.

À Madagascar, comme d’autres pays vivant une situation identique, ces esprits rétrogrades se regroupent et forment une sorte d’oligarchie qui vit au crochet des différentes nomenklaturas qui se succèdent au pouvoir. Leur vision égoïste du monde se résume à la satisfaction bassement matérielle de leur existence. Ils n’ont pour ainsi dire aucun esprit de fraternité et d’égalité, si ce n’est vis-à-vis de ceux qui leur ressemblent et entretiennent le même état d’esprit qu’eux. Ils sont des prédateurs pour le reste de la population, qu’ils nourrissent, empoisonnent et affaiblissent de leur venin, se servant d’elle pour se hisser tout en haut de la société tout en s’accaparant de tout ce qui pourrait entretenir et renforcer leur pouvoir.

Pour le cas de Madagascar, il est un fait historique que cette oligarchie a toujours été installée dans la capitale, au plus près du pouvoir. Elle dispose d’importants moyen, notamment financier et médiatique. Les deux réunis, forment la pierre angulaire de leur stratégie de défense et d’attaque. D’un point de vue numérique, ils sont minoritaires, mais à cause de la configuration de la société malgache qui se caractérise par plusieurs fossés abyssals entre les plus privilégiés et les plus pauvres, notamment s’agissant de la diffusion de l’information, de la culture et de l’éducation, ils peuvent assurer une domination quasi illimitée.

Cependant, si l’on donne à la population la possibilité de se constituer en une force unie, consciente de sa propre valeur, de son propre pouvoir, elle s’apercevra qu’elle est non seulement capable de s’autodéterminer, mais qu’en plus, elle peut renverser une situation qui jusque-là semblait immuable.

Albert Zafy et Emmanuel Rakotovahiny, membres dirigeants du CRN
Albert Zafy et Emmanuel Rakotovahiny
membres dirigeants du CRN
C’est le rôle échu à ceux qui aujourd’hui s’efforcent de mettre en place le nécessaire et salutaire processus de Transition démocratique. Comme toute entreprise d’envergure, il est impératif d’adopter quelques stratégies pour en assurer la réussite, surtout quand l’on a face de soi des entités rompues aux faux prétextes, aux mensonges, et au cynisme sous toutes ses formes.

Nous évoquerons aujourd’hui quelques pistes de réflexion pour mener à bien cet objectif, et pour cela, nous allons en partie nous appuyer sur l’analyse de l’homme politique Camerounais, Djeukam Tchameni, au sujet des stratégies que doit adopter un peuple confronté à un système dictatorial et qui aspire à la libération.

I. De la nécessité d’une planification Stratégique

Par le passé, Madagascar a connu plusieurs mouvements de contestation plus ou moins spontanés. Ce fut le cas en 1972, en 1991 et dernièrement en 2002. Leur point commun est qu’ils ont toujours été la résultante d’une situation bloquée qui opposait d’un côté le pouvoir et ses partisans - dont l’oligarchie que nous citions plus haut - et de l’autre, la grande majorité, formée essentiellement de la population qui subit le joug de la nomenklatura au pouvoir dont le discours était et reste invariablement le même d’un régime dictatorial à l’autre : Quoique nous fassions, nous le faisons toujours pour l’intérêt général. Les résultats ne sont pas encore perceptibles ou visibles, laissez-nous encore du temps ; d’ici 10, voire 20 ans, vous nous serez reconnaissant. En attendant, laissez-nous gouverner en paix, nous savons ce qui est bon pour vous et ce qui ne l’est pas !

La résurgence quasi cyclique de ces situations de « crise » fait que petit à petit s’est installée une forme de fatalisme qui annihile tout esprit de résistance et tout désir de changement profond. La première victime étant la population que l’on rend seule responsable de tous les maux.

Ce phénomène s’est amplifié depuis la dernière crise en date, c’est-à-dire celle de 2002. Car même si le désir a été grand de se débarrasser de la dictature entretenue par l’Amiral Didier Ratsiraka, il se trouve que la déception n’en n’est que plus grande encore, au regard de la gouvernance de Marc Ravalomanana.

Le style est, certes, différent, plus moderne, plus direct, plus pragmatique, mais tout cela n’a finalement d’autres objectifs que d’entretenir une dictature plus sophistiquée encore que la précédente ; Parfois difficile à cerner, qui en subjugue plus d’un, anesthésiant les esprits les plus faibles, et de la même veine que celle que l’on rencontre dans d’autres pays dirigés par le même type de ploutocrate, convertit à un néo-conservatisme débridé, pratiquant une politique brutale, faite d’exclusion et de prédation diverse et variée.

Au vu de ces différents freins, il est donc bon de savoir qu’avant de vouloir entreprendre un soulèvement contre un régime dictatorial, il devient impératif d’évaluer, d’abord, et avec attention toutes les options disponibles ; de déterminer lucidement la réceptivité du peuple et l’opportunité de chaque action à mener.

Rappel : Le mot stratégie relève du jargon militaire. Pendant des siècles, des officiers de haut rang ont fait usage de la planification stratégique avant de conduire des campagnes militaires, et des penseurs tels que Sun Tzu ou encore Clausewitz ont analysé et perfectionné la stratégie militaire. « Elaborer une stratégie » signifie évaluer la situation d’ensemble d’un conflit en vue de déterminer le meilleur usage de toutes les ressources disponibles afin d’obtenir la victoire.
 
1.1. La résistance à la planification

Certains « combattants de la liberté » n’accordent aucune importance à la stratégie. Ils adoptent plutôt des attitudes négatives vis-à-vis de la planification. Cette résistance à la planification stratégique se manifeste sous plusieurs formes dont les plus importantes sont :
 
Les rêveurs, cette catégorie de combattants pensent naïvement qu’il suffit d’affirmer et de visualiser ses objectifs fermement pour que les choses changent.
 
Les  patients estiment qu‘il suffit de rester durablement fidèle à ses principes et idéaux pour que tôt ou tard ceux-ci se réalisent. Affirmer ses objectifs et rester fidèle à  ses idéaux sont d’admirables qualités, mais elles sont insuffisantes pour briser le statut quo. C’est ici que se trouvent souvent, ceux qui s’entêtent à ne rien entreprendre pour chasser la dictature que par la voie des urnes. En oubliant naïvement qu’un dictateur n’a de « dictature en lui » que, justement, parce qu’il empêche, par tous les moyens, une alternance d’émerger.

Les distraits sont une troisième catégorie. Ils reconnaissent qu’il faut planifier une action, mais ils le font à court terme et de façon purement tactique. Ils n’essaient pas d’élaborer un plan d’action ou une stratégie à long terme. Ils se laissent aisément détourner de leurs objectifs principaux, se laissant distraire par toutes les initiatives de leurs adversaires. Beaucoup d’ « élites intellectuelles » malgaches font partie de cette catégorie, car « l’absurdité » de la méthode et des actions du dirigeant autoritaire leur fait croire que la dictature ne pourra pas s’éterniser. Or, elles oublient que cette forme de gouvernance, les empêche d’avoir une « opinion rationnelle » de la situation puisque les facéties du dictateur finies par atteindre et phagocyter le cœur même de la « raison » en substituant celle-ci par « l’émotion », ce qui la rend plus perméable à la « distraction ».

Les défaitistes ne se gênent pas pour planifier parce qu’au fond d’eux-mêmes, ils ne croient pas en la victoire. Ils sont convaincus de la justesse de la cause, mais estiment que l’adversaire est trop puissant. Ceux qui font partie de cette catégorie, sont ceux-là mêmes que le parti présidentiel « recrute » comme candidats aux élections, pour justifier aux yeux de l’opinion internationale, la parodie de démocratie à Madagascar. Beaucoup de membres de l’ancien régime, font également partie de cette catégorie car ils ont entamé diverses démarches d’allégeance auprès de l’actuel régime, préférant donc la soumission à la dictature, plutôt que de lutter contre elle.
 
Naturellement, les combattants de la liberté qui ne réalisent pas l’importance capitale d’une stratégie soigneusement élaborée ne pourront jamais atteindre leurs objectifs. Ils sont constamment sur la défensive, réagissant aux initiatives du régime dictatorial plutôt que de planifier une stratégie ; gagnant quelques batailles, mais perdant en fin de compte la guerre contre l’oppression.

1.2. Les niveaux de planification et d’Action

Une guerre est faites de plusieurs campagnes. Chaque campagne est composée de multiples batailles et chaque bataille comprend plusieurs actions qui utilisent des techniques et des méthodes diverses. Il existe donc différents niveaux de planification et d’action.

La stratégie générale concerne la situation d’ensemble de la guerre. Elle prend en compte toutes les ressources du terrain des opérations pendant toute la durée du conflit. La Stratégie générale est du ressort de la plus haute autorité politique. À ce niveau, la tâche s’achève par la sélection de l’option la mieux adaptée à la situation du conflit (par exemple la lutte non-violente, les joutes politiques conventionnelles, la guérilla ou la guerre conventionnelle).
 
Une campagne est une série de batailles avec pour objectif le renversement de situation stratégique. Une stratégie de campagne opère dans le cadre de la stratégie globale, mais englobe une partie seulement de la situation. Parce que la victoire d’une campagne signifie généralement un grand tournant dans la guerre, les stratégies de campagnes doivent être, par conséquent, élaborées avec beaucoup de soin.
 
Le tactique relève du combat. Une tactique est un plan d’action restreint basée sur le meilleur moyen d’utiliser des ressources disponibles pour atteindre un objectif spécifique dans le cadre d’une bataille donnée. Contrairement à la stratégie, la tactique intervient à court terme dans un théâtre d’opération limité et est exécutée par un nombre limité de personnes. Les Techniques et méthodes constituent les moyens spécifiques employés afin de réaliser des objectifs tactiques.

1.3. La planification stratégique

Afin d’augmenter les chances de succès, les leaders de la résistance doivent formuler une stratégie globale capable de renforcer les capacités du peuple opprimé, d’affaiblir et de détruire le régime dictatorial, et d’instaurer une démocratie durable. Pour élaborer une telle stratégie, il faut d’abord soigneusement étudier la situation d’ensemble et les options.
 
Les stratèges doivent en  particulier répondre aux questions suivantes :
 
  • Quelles sont les forces et faiblesses du régime dictatorial ?
  • Quelles sont les forces et faiblesses des forces démocratiques et de la population ?
  • Quelles sont les opportunités et les menaces nationales et internationales tant pour la dictature que pour le mouvement démocratique ?
  • Quel est le statut des tiers, ceux qui n’étant pas impliqués directement dans le conflit, peuvent aider le régime dictatorial ou le mouvement pour la démocratie ? Par quels moyens ?

II. Analyse des options stratégiques

Plusieurs « options » s’offrent aux « combattants de la liberté », dont le CRN, pour lutter contre le système dictatorial : Il y a la « négociation directe avec le dictateur » afin de lui signifier le malaise que le peuple vit quotidiennement et de déterminer ensemble les solutions les plus appropriées pour y remédier ; il y a également « le droit à la non indifférence de la communauté internationale » face à un peuple en danger, qu’incarne souvent les « pays étrangers » par le biais des « interpellations » unanimes ou non de la « communauté » dite internationale vis-à-vis des dirigeants dictateurs ;  Il y a « l’élection » considérée comme l’unique voie « acceptable » pour une alternance démocratique ; Il y a le « coup d’État », comme solution ultime pour chasser la dictature. Et il y a enfin le « soulèvement populaire non violent », comme ultime devoir à réaliser par le peuple afin de s’extraire d’un régime oppressif.

L’analyse de ces différentes options nous dévoilera que le processus de Transition démocratique prôné par le CRN est la meilleure des options.
   
2.1. Les négociations
 
Les négociations sont un instrument très utile dans la résolution de certains types de conflit, et doivent être utilisées chaque fois qu’elles sont appropriées. Cependant lorsque le conflit présente des enjeux cruciaux comme les libertés fondamentales, les négociations ne peuvent pas être par elles-mêmes un moyen d’arriver à une situation mutuellement satisfaisante pour le dictateur et pour le Peuple opprimé.

Il faut avoir une bonne connaissance du processus de négociation. Dans une négociation, la justesse des différentes opinions ne détermine pas le contenu de l’accord négocié. Un accord ne tient pas nécessairement compte des torts des uns et des autres, ni des points sur lesquels ils ont raison.  Bien que ces points figurent à l’ordre du jour, l’on ne parvient à un accord qu’après une évaluation des forces en présence. En d’autres termes, l’accord est toujours le fruit de l’évaluation du rapport de force entre les parties en présence et de l’issue probable d’un combat ouvert.
 
Ceci étant, dans l’état actuel des choses, il n’est pas étonnant qu’avec une opposition « divisée », le régime ne fasse pas grand cas d’un dialogue possible, afin de remédier aux problèmes cruciaux qui pèsent sur la population malgache.
 
Il est donc nécessaire de privilégier la résistance avant tout, et de l’entretenir avant de penser à des négociations. Cela est essentiel pour parvenir à un changement dans les conflits avec des enjeux fondamentaux. La résistance change le rapport de forces entre l’oppresseur et les opprimés, rendant les négociations utiles et productives. Lorsque les enjeux sont grands, la règle doit être « lutter d’abord pour changer le rapport de forces, puis négocier afin de consolider ses positions. »

2.2. Le Sauveur Étranger

De nombreuses  personnes vivant sous une dictature brutale finissent par croire que les opprimés ne peuvent pas se libérer par leurs propres efforts. Ils fondent leurs espoirs sur des forces extérieures qui pourraient être « l’opinion publique internationale », du type des Nations-Unies, ou encore un quelconque pays.

Ce type de scénario pourrait sembler réconfortant, mais l’attente d’un sauveur étranger pose de graves problèmes :

Très souvent, aucun sauveur étranger ne se manifeste. Les pays étrangers ont une incroyable tolérance pour les dictateurs qui savent ménager leurs intérêts politiques ou économiques. De plus, si un pays étranger intervient, il faut toujours s’en méfier car s’il le fait, son action visera avant tout à exercer un contrôle économique, politique, ou militaire sur le pays. Enfin, les pays étrangers ne prennent généralement part activement à la résolution d’une crise que si le mouvement de résistance à l’intérieur du pays a déjà commencé le combat contre la dictature.

La dictature existe à cause de la répartition du pouvoir dans le pays. Bien qu’elle puisse bénéficier de soutiens extérieurs, sa survie dépend en premier lieu de facteurs internes. De même, les pressions internationales peuvent s’avérer utiles aux combattants de la liberté seulement lorsqu’elles soutiennent un mouvement de résistance interne puissant.

La triste réalité est donc la suivante : La chute d’une dictature dépend de la force de la population opprimée, de sa détermination, de sa confiance en elle, et des méthodes de résistance. Un combat de libération est un combat dans lequel on doit d’abord compter sur ses propres forces.

2.3. Les élections

Les élections sous une dictature ne sont pas un instrument de changement politique significatif. Certains régimes dictatoriaux organisent des simulacres d’élections pour se donner une façade démocratique.
Ces élections sont simplement des plébiscites rigoureusement contrôlés pour assurer une certaine légitimité aux candidats désignés par le dictateur.

Dans le cas où les candidats de l’opposition seraient effectivement élus, les résultats sont tout simplement ignorés et les « vainqueurs » intimidés, arrêtés, ou pire encore exécutés. On l’a vu au Kenya, en Russie et actuellement au Zimbabwe. Pour le cas de Madagascar, cet état de fait est une constante depuis 2002.

Il n’est pas de la nature des dictateurs d’organiser des élections libres et transparentes susceptibles de les évincer du pouvoir.
 
Il y a une formule tristement célèbre inventée par l’ancien président du Congo, Pascal Lissouba, pour illustrer cette mentalité : « On n’organise pas une élection pour la perdre ! ». Tout le monde sait que, tant que les élections seront organisées par le pouvoir dictatorial, il n’y aura jamais d’alternance démocratique possible. Jamais dans l’histoire une élection, à elle seule, a suffi pour faire tomber un régime dictatorial. Dans les cas où les élections ont réussi, elles étaient fortement soutenues par un conflit armé, une insurrection populaire ou  un coup d’Etat.
 
Ceux qui aujourd’hui disent rejeter le régime, mais, excluent toute autre option que la voie des urnes pour le défaire, s’acheminent tout droit vers des désillusions fatales. La victoire d’un des leurs aux municipales, ne signifie pas que sur le plan national, ils aient une chance de rééditer l’exploit. Car Antananarivo n’est pas Madagascar, et les élections municipales n’ont pas les mêmes enjeux que des élections présidentielles.

2.4. Le coup d’Etat

Face à l’impossibilité d’obtenir le changement par les urnes, certains combattants considèrent le « coup d’état » comme l’un des moyens les plus rapides et les plus faciles pour se débarrasser de la dictature.

Cependant, cette méthode comporte de sérieux inconvénients. Sous un régime dictatorial, l’opposition et la société civile sont très affaiblies par rapport à un gouvernement qui concentre en son sein trop de pouvoirs. Si ce rapport de forces n’est pas inversé dans le cadre de la lutte pour le renversement du dictateur, les nouveaux dirigeants peuvent, eux aussi, s’ils le souhaitent, instaurer une nouvelle dictature.

Et c’est ce qui s’est passé en 2002, lorsqu’en réussissant le coup d’État du 22 février 2002, avalisé par une seconde reconnaissance le 19 avril 2002, le camp de Marc Ravalomanana ne s’est pas gêné pour massacrer la population malgache en tuant et emprisonnant à tour de bras les membres de l’ancien régime. Une situation qui se répétera à coup sûr, à Madagascar, et contre l’actuel régime, s’il advenait qu’un Coup d’État réussisse à évincer l’actuel dictateur du pouvoir.
 
C’est pour cela que l’action du CRN trouve toute sa pertinence, car elle empêche qu’un avènement brutal vienne à chasser l’actuelle dictature. Donc, pour parvenir à un changement social durable, le Peuple doit s’engager et participer au combat qui aboutira à sa libération. Conscient de sa force, il aura son mot à dire sur le choix des nouveaux dirigeants. Cela est d’autant plus important, que dans plusieurs cas, les coups d’états organisés par des soldats fidèles à l’ancien régime ont pour but de détourner le combat du peuple en faisant partir le dictateur tout en maintenant le système dictatorial. Une « révolution de palais » ou un coup d’État ne sont donc pas les bienvenues. La non-participation des masses rend le processus antidémocratique et illégitime. L’issue du coup d’état est rarement la démocratie.

C’est pour toutes ces raisons que l’action du CRN reste la plus à même de garantir un moindre mal au pays, puisque le spectre d’un Coup d’État persiste tant que sa cause, c’est-à-dire, les conditions « sociopolitiques » qui l’alimentent ne seront pas résolues, du moins traitées convenablement. Elles expliquent également les raisons de l’échec de tous les processus de Transition menés jusqu’alors à Madagascar, car ils ont été l’œuvre de quelques « élites » politiques. Pourtant, la « participation des masses » est indispensable pour légitimer et réussir toute action de Transition.
 
2.5. Les soulèvements populaires non-violents

Une option stratégique existe pour ceux qui veulent à la fois la paix et la liberté. Un soulèvement populaire non-violent est une révolution politique contre un régime oppressif par l’utilisation de la non-coopération civile et de la défiance politique. Et c’est « l’option » choisie par le CRN d’Albert ZAFY et pour laquelle il fait appel à la population malgache.
 
Cette stratégie politique est donc basée sur la mobilisation populaire ; Elle se fonde sur l’idée que le détenteur de la légitimité du pouvoir est le Peuple souverain. « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple ou pour toute partie du peuple, le plus élémentaire des droits et le plus sacré des devoirs ».

La non-coopération civile consiste pour le Peuple à exercer son pouvoir légitime de refus contre des dirigeants qui ne se conforment pas à ses aspirations. La défiance politique prône une attitude de défi et de confrontation vis-à-vis de la dictature. Autant la non-coopération est une forme de résistance passive, autant la défiance politique requiert une résistance active. La combinaison intelligente des deux formes de résistance retire toute légitimité au régime en place et assure la victoire du Peuple.
 
La « non-coopération » a été déjà entamée par le refus du peuple à cautionner les « simulacres d’élections » que le régime a organisés depuis 2002, avec un taux de participation moyen de 10 % sur tout le territoire national.
 
Face à un adversaire doté de puissants moyens financiers et militaires, et jouissant de solides complicités sur le plan international, le Peuple malgache doit utiliser une nouvelle tactique politique. Une tactique qui permet de transformer la force du dictateur en un désavantage pour ce dernier. Dans cette tactique, une action de défiance politique du Peuple accule le pouvoir dictatorial à faire un usage excessif de sa force, ce qui se retourne politiquement contre le régime, l’affaiblissant et fortifiant le mouvement démocratique.

Bien appliqué, cette tactique obligerait le dictateur à se démasquer et à laisser tomber la façade démocratique de son pouvoir.  Il en résulte une condamnation généralisée du régime sur le plan international, l’aggravation des scissions dans son propre camp, et surtout une mobilisation accrue et une résistance grandissante de la population.

Si le CRN a choisi cette option de « résistance démocratique » légale et légitime, à travers une « conscientisation générale de la population », c’est justement pour permettre à Madagascar de réussir la phase de la Transition de façon la plus intelligente possible. Et même si le régime œuvre, par tous les moyens, de l’empêcher à concrétiser ce noble « devoir citoyen », le CRN en maîtrisant son propre « agenda » d’action, sans se laisser distraire par l’oligarchie et sa structure médiatique qu’elle fait marcher à plein régime, arrivera facilement à mettre en œuvre la réinstauration des conditions démocratiques au pays.
 
Toutefois, il devient, également, essentiel, de soulever ici tous les « préjugés » fortement exploités par cette oligarchie dominante pour saper le courage du peuple à combattre la dictature :

Les préjugés sur la non-violence

Une série de fausses opinions et de préjugés ont empêché la compréhension du combat non-violent. Voici quelques mises au point :

  • D’aucuns pensent que la violence agit rapidement, et la non-violence prend plus de temps. Ces deux idées sont fausses. Une guerre peut durer et une insurrection populaire non armée peut renverser un pouvoir en quelques heures.
  • Le combattant non-violent est souvent perçu comme faible, peu viril. La non-violence n’est pas l’apanage du faible. Elle demande une grande force de caractère, de courage et de sagesse contre un adversaire violent. La non-violence est la seule chance pour la Paix ; elle rend légitime la lutte armée si le dictateur ne cède pas aux démocrates non-violents. Le fantassin n’est pas plus viril que le marin.
  • Le combat non-violent ne s’appuie pas sur des croyances religieuses ou des principes éthiques. Le citoyen responsable arrive à la stratégie non-violente « après » et non « avant » l’analyse de toutes les options disponibles. Elle n’est choisie que parce que l’on est convaincu que c’est la meilleur des options à un moment donné pour un conflit donné. Cette stratégie ne sera pas choisie ou sera abandonnée si elle ne correspond pas ou plus à la situation globale du conflit.
  • Bien que beaucoup pensent que cette technique ne peut réussir que contre ceux qui se battent pour des causes humanitaires et démocratiques, elle a parfois connu du succès contre des régimes brutaux.

Les trois étapes d’un soulèvement populaire non-violent

Ceci étant, le processus de Transition démocratique doit normalement suivre les 3 étapes suivantes pour que son succès soit garanti au profit de l’intérêt général :

  1. Le renforcement des capacités : Armer le peuple de connaissances et de technique de lutte. C’est ce que le CRN et tous ceux qui aspirent à la démocratie font actuellement : Informer le peuple de la situation, de la nécessité d’une autre mode de gouvernance que celle imposée par le régime actuellement. Informer le peuple du danger que représente pour lui « la vente des terres de ses ancêtres » aux étrangers, aux multinationales qui ne s’intéressent qu’aux richesses de Madagascar et nullement au devenir de sa population. Interpeller l’opinion tant nationale qu’internationale sur les mensonges propagés par le régime pour mieux camoufler sa dictature …
  2. La prise du pouvoir : Prendre le pouvoir (Mettre en place la période transitoire) et le donner au peuple (Organiser une élection anticipée de manière démocratique, transparente et libre). La prise du pouvoir permettra aux combattants de la liberté d’assainir « l’environnement socio-économique » ainsi que le climat politique qui pèsent sur la société malgache. C’est la mise en place de la période transitoire afin de pouvoir organiser une « élection libre et transparente » grâce à une Commission Electorale Nationale Indépendante, et des conditions saines des pratiques politiques …
  3. La consolidation démocratique : Le Peuple peut se servir du pouvoir pour assurer son bien-être, à travers une gouvernance démocratique conduite par des élus issus d’une élection libre et transparente ; Une gouvernance balisée par les principes fondamentaux de la République comme la liberté, l’État de droit, le Fihavanana préalablement fixés par la période Transitoire etc.

La question de la confidentialité  dans la planification stratégique

Il faut savoir que la confidentialité et les opérations clandestines posent de sérieux défis à un mouvement qui emploie la stratégie de non-violence. Il est souvent impossible d’empêcher la police politique et les agents secrets de connaître les intentions et les plans d’un mouvement politique légal. Généralement, le secret induit la peur, refroidit l’ardeur des militants et par conséquent, limite le nombre de participants à une action donnée. Il engendre aussi des suspicions et accusations, souvent injustifiées, au sein du mouvement - chacun se demandant qui est la taupe. Par contre, la clarté quant aux intentions et la transparence par rapport aux mécanismes de prise de décision, rend possible l’implication d’un grand nombre de personnes dans l’ensemble du territoire et même à l’étranger.
 
Souvent on a du mal à faire la différence entre ce qui doit être secret et ce qui ne doit pas l’être. Une stratégie globale et les stratégies de campagnes doivent être largement diffusées. La population doit en avoir connaissance afin de participer intelligemment aux actions et mots d’ordre du mouvement pour une Transition démocratique.
 
Dans le domaine tactique, cependant, un degré de discrétion est nécessaire. Surprendre l’ennemi accroît grandement les chances de succès dans les manœuvres tactiques. Les méthodes peuvent aussi être secrètes mais il est important que le public sache clairement quelles méthodes sont inacceptables par le mouvement : Par exemple les assassinats, les vols, les viols, les dégradations etc. Cela permet au mouvement démocratique de se protéger contre l’infiltration des agents provocateurs.
 
Enfin, l’édition, l’impression et la distribution de publications clandestines, l’utilisation des ondes radio à l’intérieur du pays, et la collecte des renseignements sur les opérations du régime dictatorial sont parmi les types d’actions qui doivent absolument rester confidentielles.
 
En résumé, la stratégie globale doit être dévoilée, mais les tactiques et les méthodes doivent être secrètes. L’ennemi peut bien savoir ce qui va être fait mais il doit ignorer quand, où, et comment.

Pour conclure, nous constatons que l’action du CRN est celle qu’il faut suivre. Dans ce sens, il est de notre devoir de sensibiliser l’ensemble de la population malgache pour qu’elle adhère au noble combat de la libération nationale. La participation de masse est indispensable à la réussite et une très grande vigilance sur les pratiques médiatiques déployées par l’oligarchie dominante afin de faire maintenir la dictature est de mise. Informons l’opinion, dans toutes les régions, dans le monde, pour que la dictature actuelle cesse et qu’elle ne puisse plus engendrer d’autre dictature dans l’avenir.

La Rédaction
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Commentaires (34)add
Manandafy...
Ecrit par jarifa de mahajanga , 29 avril, 2008
Pauvre homme, ce Manandafy!
rat8 ne l'a même pas calculé! d'ailleurs, pour un "rouge vif" qui s'est transformé en "ultra-libéral", il faut être mandanfy pour le faire.
Le Sénat lui a échappé! donc, il ne fait que se courber devant rat8 pour préserver le business d'un ultraliberal qu'il entreprend actuellement.
Pau'v type!


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Meilleur analyste gasy plus mauvais politicien?
Ecrit par Fanja , 29 avril, 2008
MANANDAFY passe son temps à se vendre. Mêmes ses meilleurs compagnons de route ne croient plus à cet homme.

Donc c'est un mauvais pion.


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Il ressort Manandafy!
Ecrit par Gore , 29 avril, 2008
Pathétique! La gazette de la grande ile sort Manandafy (après Ramakavelo) pour fustiger la mise en place de la Transition.
Comme si Manandafy, voire Ramakavelo sont politiquement crédibles à moins qu'on n'a pas la même notion de "crédibilité" que ledit journal.
Lamentable!
Heureusement que le CRN persiste et se moque de ce que pense ces adeptes du "statu-quo", donc de la démocrature. Business oblige! et tant pis pour l'éthique!


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A Ferenczi S
Ecrit par Fanja , 29 avril, 2008
IL FAUT MESURER VOTRE VOCABULAIRE.
MERCI!


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Lutter contre le dictateur...
Ecrit par Fanja , 29 avril, 2008
Quand un dictateur se veut bouffon, homme d'Eglise, industriel et stratège, et "Jean pasteur" beaucoup de jeunes malgaches se posent des questions sur leur avenir dans le pays.

Pendant la période DR l'avenir était sombre pour beaucoup d'entre eux, aujourd'hui tout le monde parle de trou noir.

Ce pessimisme généralisé est dangereux pour le pays car les anticipations sont négatives. Seule la mafia voit la vie en rose. "le laitier Pdt de La République ne fait plus rêver que la racaille".

Il est urgent de chasser Bouffon et d'assainir la situation.


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Fuyez cette vermine
Ecrit par Ferenczi S. , 28 avril, 2008
Point commun des fanatiques décérébrés : Tous des vieilles bourriques frappées par le retour d'age.

Petite définition pour s'en convaincre :

Les gens âgés redeviennent - comme les enfants - narcissiques, perdent beaucoup de leurs intérêts familiaux et sociaux, une grande partie de leur capacité de sublimation leur fait défaut, surtout en ce qui concerne la honte et le dégoût; ils deviennent cyniques, méchants et avares ; autrement dit leur libido régresse à des « étapes prégénitales du développement » et prend souvent la forme franche de l’érotisme anal et urétral, de l’homosexualité, du voyeurisme, de l’exhibitionnisme et de l’onanisme.

Conseil :

Si vous ne voulez pas être contaminé par ces déchets, fuyez leur forum et laissez se lécher leur morve entre-eux.


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BR!!!! mort de rire!
Ecrit par Gore , 28 avril, 2008
le phénomène BR (Le biscuit qui rigole) est vraiment pathétique. MR a bien touché son point sensibile: son charlantanisme: Une taupe de DR et pion de rat8, on ne sait plus, en tout cas le "vieux" BR commence vraiment à débiter des conneries partout.
Mort de rire!


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Le monde est petit
Ecrit par Death Note , 28 avril, 2008
Le monde est petit, mais le tableau noir des futurs tondus est suffisamment grand pour y inscrire le nom des raclures de bidet qui parsèment le web malgache.

On dit de lui qu'il se mange froid ...


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Je suis majeure Mr BR...
Ecrit par Martine RAMAHATRA , 28 avril, 2008
Au lieu d'aller à gauche et à droite pour semer le désordre dans ma famille, venez Mr BR devant ma porte pour que je vous dise la vérité en face.
Vous avez du mal à supporter votre égo qui est trop fort? Changez de caractère et redevenez humain.


Re: Quels témoignages pour le Général Charles Sylvain RABOTOARISON,nouveau sénateur de MADAGASCAR.
Envoyé par: Basile RAMAHEFARISOA (Adresse IP journalisée)
Date: lun 28 avril 2008 20:18:13


Martine RAMAHATRA dit:BR...s'agit-il de Basile RAMAHEFARISOA.Je réglerai cette affaire avec Olivier RAMAHATRA.Pour moi l'incident est clos....Ta kaitra.....





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Auteur retrouvé
Ecrit par Fanja , 28 avril, 2008
Mme Charlotte RAFENOMANJATO.

Son livre sur Bouffon Premier: de Président de la rue à Président du palais est téléchargeable sur le net.

Elle excelle dans la description du laitier sur sa bicyclette. Comme quoi bouffon peut inspirer les spécialistes de romans de gare!


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AVI
Ecrit par Fanja , 28 avril, 2008
Texte écrit par une femme malgahe dont j'ai oublié le nom??

En ce qui concerne Monsieur Ratsirahonana, l’ancien chef de gouvernement, chef d’Etat qui avait accordé au groupe Tiko les conséquentes exonérations sus citées, Président national du parti politique AVI, il s’était désisté sans raison apparente de la course à la Présidence pour laquelle il s’était porté candidat afin soutenir le candidat Ravalomanana. Refusant par la suite un poste d’ambassadeur, il a accepté bien plus tard le poste d’Ambassadeur itinérant. Mais depuis, ses fâcheries intermittentes avec le Président de la République ressemblent fort à des bouderies ou à un très mauvais cinéma quand il devient invisible puis visible lors des manifestations officielles, ou quand par médias interposés, il somme le Président de la République de lui déclarer publiquement sa confiance ! En somme une belle histoire d’alliance apparemment sans partenariat puisque son parti AVI n’a qu’un seul Ministre dans le régime Ravalomanana!



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AVI be sabaka
Ecrit par Gore , 28 avril, 2008
Voilà que l'AVI de Norbert Lala s'exerce au grand écart: Une Sénatrice avec rat8 et un ancien ministre chez le CRN. Zafy et le CRN doivent botter dehors ces énergumènes de l'AVI car ce ne sont que les taupes de rat8.
Il faut être ferme pour ceux qui cherchent à manger dans tous les rateliers.


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Rat8 prend les malgaches pour des kons!!!
Ecrit par Jarifa de Mahajanga , 28 avril, 2008
Marc Ravalomanana aime prendre les malgaches pour des cons. Pire, y en a qui aime çà comme les fanatiques TIM (ce qui n'est pas étonnant) et aussi certaines "pseudo-élites" malgaches.

Pour un individu normal, et sérieux, les actes de Rat8 ne peuvent qu'engendrer des condamnations sans appel. Comme par exemple le fait de dire hier encore que "enfin, Le régime va travailler pour le développement" puisque toutes les élections sont terminées. Pourtant, il ne faut pas beaucoup en intelligence pour comprendre qu'un tel propos ne relève que chez les pires des cons.

On dirait qu'une frange, bien identifiée des malgaches aussi bien au sein de la diaspora que dans la capitale malgache (les ruraux n'ont pas une mentalité si déplorable), est devenu complètement cinglée, fondamentalement "dérangée" intellectuellement pour que devant une telle niaiserie présidentielle, elle ne fait qu'acquiescer, s'agenouiller et la prendre comme de l'argent comptant.
C'est quand même pathétique à ce que des gens qui se disent (sic) et qui prétendent avoir fait des écoles, lu des livres, surfé sur le net et fait le tour du monde (re-sic) puissent avoir une mentalité qui frise celle des hommes de cavernes.
C'est fou que rat8 ait pu les réduire à un niveau si bas.....

Ah oui, sans aucun doute, le changement doit être absolument radical!!!!!


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L'assiette du diable...
Ecrit par Fanja , 28 avril, 2008
...attire les mouches.

C'est un banquet d'opportunistes de tous les bords.


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Opposante auto proclamée
Ecrit par Saru , 27 avril, 2008
En voilà une qui ne manque pas d'air en s'auto proclamant opposante... modérée. Je veux bien sûr parler de ruffine tsiranana.

Elle rajoute : Je veux faire le lien entre l'opposition et le régime... On croit rêver !

C'est dingue comme les collabos se sentent pousser des ailes et se découvrent un esprit vertueux sous prétexte qu'ils se voient offrir une place auprès du potentat en exercice.

Souhaitons-lui simplement de bien en profiter durant le temps qui lui reste à servir son maître, et ce n'est pas parce qu'elle est la fille d'un tel ou d'un tel, qu'elle pourra se prévaloir d'échapper à la vindicte populaire.

Une de plus à ajouter au tableau des futurs tondus.


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Dernier tour de piste ...
Ecrit par GAS , 27 avril, 2008
RABOTOARISOA et consorts agissent en âme et conscience. Ils ont certainement pesé le pour et le contre de leur engagement à continuer de soutenir une dictature et un dictateur.

Il est inutile de revenir sur les conditions dans lesquelles les sénateur ont été élus, Madagascar Tribune l'a très bien fait à plusieurs reprises, décrivant un déni de démocratie dans le style le plus crasseux, celui qui caractérise toute la gouvernance de ravalomanana.

A partir de là, les sénateurs désignés ne peuvent être que la quintessence même de toute cette pourriture ambiante, de ce tas d'immondices sur lequel repose l'idéologie dégénérescente du régime en place.

Qu'ils ne s'étonnent donc pas de ce qui pourrait advenir d'eux, quand celui qui aura été à l'origine de leur désignation, s'en ira de là.

Ils ont leur scénario, nous avons le nôtre et il n'y aura pas de place pour ce genre de vermines corrompus jusqu'à l'os.

Qu'ils continuent donc à fanfaronner, à nous dire qu'ils sont des démocrates, qu'ils agissent pour l'intérêt du pays et des citoyens.

Mais qu'ils sachent que cela est leur vérité et qu'elle est diamétralement opposée à la nôtre et à celle de tous ceux qui pour le moment observent en silence tout ce manège indécent.


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Appel renouvelé
Ecrit par Satry , 26 avril, 2008
APPEL A LA NATION

Chers Compatriotes, Réveillons-nous !

L’état de dénuement extrême dans lequel le pays est plongé nous interpelle tous et nous incite à une prise de conscience collective.

L’heure n’est plus aux tergiversations de quelque nature que ce soit, ni aux lamentations stériles.

L’état de misère intolérable de l’ensemble de la population nécessite l’implication de chaque citoyen et la mise en place d’un Rassemblement des Forces Nationales, responsable, ayant le devoir de se mettre en œuvre très rapidement pour rechercher en toute sérénité, les raisons profondes ayant conduit à cette situation lamentable.

L’esprit de concorde nationale doit nous animer tout au long de cette démarche.

En effet il convient de retisser rapidement les liens qui maintiennent unie cette société malgache dont le tissu est parti en lambeaux à l’issue des différentes crises que le pays a vécues tout au long de sa jeune histoire.

Madagascar doit retrouver sa cohésion dans laquelle il puisera la force nécessaire devant lui permettre d’exploiter les ressources immenses qu’il recèle dans tous les domaines.


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Assainir la situation!
Ecrit par Fanja , 26 avril, 2008
La présence pesante de ce général démontre donc encore une fois la nécessité d'assainir la situation.

La mafia dirige le pays et ne se cache plus. C'est "l'horreur économique, politique et sociale".L'éradication de toute cette vermine est notre seul salut.




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Trafic de bois de rose
Ecrit par Gore , 26 avril, 2008
Relisons l'article sur le bois de rose, et vous verrez que ce général RABOTOARISOA était ministre de l'envrionnement à l'époque de presque la moitié de trafic. Je connais personnellement ce ministre et il se reconnaitra lorsque je lui dit que j'étais présent quand il demandait 1 milliards à un opérateur économique de la SAVA dans le cadre du bois de rose.
Evoque lui le nom d'un certain Bematana Martin et il sait de quoi je parle.


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Modèle d'opportunisme...
Ecrit par Martine Ramahatra , 26 avril, 2008
Comme faux jeton Mr BR n'a pas son équivalent. Il broute à tous les foins.

Les gens du TIM le considèrent comme le meilleur espion de DR. L'opposition le soupçonne de servir Rat8 pour satisfaire son égo.


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Mr BR en question...
Ecrit par Fanja , 26 avril, 2008
...plus haut que son...


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De deux choses l'une...
Ecrit par Parany , 26 avril, 2008
Soit Mr BR compte euthanasier ce général car si c'est RAT8 qu'il accompagne, il ne ferait pas long feu.

Soit Mr BR pense que la dictature est la seule perspective à Madagascar.




à Général Charles Sylvain RABOTOARISON
Envoyé par: Basile RAMAHEFARISOA (Adresse IP journalisée)
Date: sam 26 avril 2008 13:20:26


Félicitation,mon général.Vous etes choisi pour servir la NATION à vie.Que DIEU vous aide et vous protège.Amitié et fraternité sincères.



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Lèche Q de RATSIRAHONANA et de Rabetsitonta
Ecrit par Gore , 26 avril, 2008
Voilà qu'avec une sénatrice AVI (désignée et non élue) au Sénat, Ratsirahonana (un nul en politique) vient de critiquer l'opposition car sinon, l'AVI perdra leur seul "bifteack". On voit bien que l'AVI est nul de chez nul. Comme RABETSITONTA et son grad ilo afo qui ne représente plus que lui et sa famille. A plaindre!


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La transition s'impose...
Ecrit par Fanja , 26 avril, 2008
...et de façon urgente.
La dictature doit être anéantie.


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Toutes les options ont été étudiées
Ecrit par Rivo , 24 avril, 2008
Vu que toutes les options ont été étudiées, il s'avère que la "Transition" demeure être la meilleure d'entre elles.


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Transition!
Ecrit par jarifa de Mahajanga , 23 avril, 2008
De toute façon, je trouve que la Transition sera incontournable, et ce ne sera pas la "transition" telle que les fanatiques TIM la perçoivent, ce sera une "période" dans laquelle Madagascar quitte la dictature (sanctionne les auteurs, et dictateurs, les fanatiques) pour rentrer dans la "démocratie".

Et c'est là que je salue "madagasikara soa" pour ses oeuvres: celles-ci ne s'arrêtent point sur des "critiques" somme toute légitime contre une dictature flagrante, MAIS "énoncent" de façon claire et nette une "perspective", une "alternative" vers une société démocratique.
Bonne continuation, et bon courage!


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velogno
Ecrit par k.nahoa , 22 avril, 2008
si on veut que le fanjakana reste fanjakana Malagasy,et non une qualification éthnique cachée,la solution est unique.LA TRANSITION démocratique .


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Contrôler tout le pouvoir!
Ecrit par Goré , 22 avril, 2008
Ravalo contrôle effectivement tout le pouvoir. Ce qui signifie déjà une "dictature".
soutenons l'action de ZAFY, il n'y a pas d'autres solutions, autrement, la dictature risque de remplacer la dictature.


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regime dictatorial
Ecrit par leroa , 22 avril, 2008
RA8 controle pratiquement toutes les institutions aujourd'hui, election sans surprise, par contre le danger est présent maintenant, il faudrait que nous empechons que RA8 etale a son bon vouloir son pouvoir de plus il est bien dommage que madagascar tombe dans cette configuration car j'estime que nous sommes mature et nous avons traversé tant d'obstacles et que nous devrons pas offrir a la generation future un tableau aussi triste, combatons Mme et Mrs ce régime et un double salut aux remarquable courage et effort du Président ZAFY ALBERT qui oeuvre pour l'interet de notre cher et beau pays


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Organiser la Résistance
Ecrit par Karl , 21 avril, 2008
C'est important que beaucoup de personnes soient conscientes des multiples dangers qui se profilent, mais il est plus important encore de réagir.

Or face à des multinationales de ce taille, à qui les dirigeants donnent quasiment carte blanche, et dont on connait la brutalité des méthodes, il faut une union des forces comme cela n'a encore jamais existé.

En préambule, je pense qu'il faut avant tout abandonner tout esprit partisan et concentrer toutes les énergies dans le seul objectif de sauver la nation, car si on laisse faire, nous allons nous retrouver très vite dans la même situation que le Gabon et les pays de même nature, dirigé par les mêmes potentats.

Il n'est plus question ici d'avantages pour telle ou telle ethnie, c'est vraiment l'opposition entre la majorité et une nomenklatura au pouvoir, qui a décidé de mettre en coupe réglée toutes les richesses naturelles du pays au seul profit de quelques privilégiés.

Que chacun prenne ses responsabilités, que des ponts soient mis en place entre les différentes entités, que la résistance s'organise. Nous n'avons plus de temps à perdre face au cataclysme qui s'annonce !


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Rat8 est dangereux pour lui même
Ecrit par jarifa de mahajanga , 21 avril, 2008
La triste réalité est donc la suivante : La chute d’une dictature dépend de la force de la population opprimée, de sa détermination, de sa confiance en elle, et des méthodes de résistance. Un combat de libération est un combat dans lequel on doit d’abord compter sur ses propres forces.

Cela suffit à rendre le CRN de ZAFY crédible. Soutenons cet effort.


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LA TRAHISON NATIONALE
Ecrit par lu dans madagate , 21 avril, 2008
Nous connaissons tous la suite, avec les évènements de 2002. C’est vers 2004 que les compagnies pétrolières ont recommencé à revenir. Finie la discrétion : en cette ère du pouvoir Ravalomanana, il semble que tous se sont précipités à la recherche de l’or noir, conjoncture mondiale aidant. Pas les mêmes, mais ils sont de plus en plus nombreux, attirés par le système alléchant mis en place par l’EDBM ou Economic Development Board of Madagascar dont les chiffres pour faire croire au monde d’une intense intensité des IDE (Investissements extérieurs) qui, en fait, ne reposent uniquement que sur ces grands travaux d’exploration en plus de ceux de l’ilménite et du cobalt. Un EDBM directement rattaché à la Présidence de la république, cela va de soi. Comme l’invraisemblable mais authentique carte ci-dessus vous le montre, c’est bien les 2/3 de Madagascar qui sont en train de devenir un véritable gruyère ! L’actuel Directeur général de l’OMNIS, Elysée Alitara Razaka avait déclaré, en 2007 : « Des réunions vont se tenir pour prendre des grandes décisions en matière d'exploration pétrolière. Plusieurs sociétés pétrolières sont opérantes, et actuellement 20 blocs on shore et 7 blocs off shore sont exploités à Madagascar ». A voir la carte, il y a eu, comme qui dirait, prolifération sauvage de ces blocks… Ces compagnies se nomment, du Nord-Ouest au Sud-Est : EAX/CANDAX, STERLING Group, MADAGASCAR NORTHERN Petroleum, EXXON MOBIL Group, WILTON Petroleum Ltd, MAJUNGA OIL Sarl, MADAGASCAR PETROLEUM INTERNATIONAL Ltd, VARUN PETROLEUM Sarl, ESSAR ENERGY, MADAGASCAR OIL Sarl, MAREX/ROC OI, AMICON, TULLOW, MADAGASCAR SOUTHERN PETROLEUM, PETROMAD.

Cela signifie que le gisement de Tsimiroro est exploitable et lucratif économiquement. MAIS POUR QUI EXACTEMENT ?

Les petits secrets que l’Etat malgache ne vous révéleront pas


A la suite de l'appel d'offre lancé par l’OMNIS et portant sur 96 blocs onshore et offshore dans le bassin de Morondova, une première série de dix périmètres onshore a été attribuée. Une nouvelle junior américaine, PETROMAD a remporté à cette occasion son premier bloc à Madagascar. PETROMAD a été créée à Houston par Emma Rasolovoahangy, une géophysicienne d'origine malgache formée à Stanford. Outre PETROMAD, l'indien ESSAR OIL, représenté à Antananarivo par Jean-Louis Rabeharisoa, Directeur général d'ADAM MINING Co., a remporté trois blocs. ESSAR a déjà tenté de s'implanter au Nigeria, sans succès. Le trader suisse MASEFIEL, qui a soumissionné pour deux permis, s'est vu attribuer le bloc 2102. La société compte par ailleurs participer à l'appel d'offres de novembre dans l'offshore, mais probablement dans le cadre d'une joint-venture, n'ayant ni la surface financière requise ni l'expertise technique pour opérer dans l'offshore très profond. TULLOW, l'un des premiers entrants dans l'on shore malgache, où il possède le bloc 3109 depuis mars 2006, s'est également vu accorder un nouveau permis. Le groupe britannique reste intéressé par l'acquisition de nouveaux blocs, mais uniquement dans l'onshore. SINO UNION PETROLEUM & CHEMICAL INTERNATIONAL Ltd (Sunpec) du milliardaire Hongkongais Hui Chi Ming a obtenu un nouveau périmètre, après les blocs 3113 et 2104. Les autres blocs sont allés au groupe privé malais PEXCO, filiale du conglomérat USAHA TEGAS d'Ananda Krishnan, qui a réussi à s'implanter l'an passé en Ethiopie après avoir échoué au Gabon et en Guinée équatoriale, et à une junior basée à Dubaï, East Africa Exploration (EAX). Cette dernière est une filiale de la société de géophysique Upstream Petroleum Services Limited (UPS) dirigée par le géologue britannique Jeff Hume et spécialisée sur l'Afrique de l'Est. Selon une tactique déjà éprouvée par le britannique Jebco, UPS a obtenu, en échange de travaux sismiques, une participation sur des permis d'exploration pour sa filiale EAX. Ayant son siège social à Houston mais domicilié aux îles Bermudes, MADAGASCAR OIL Limited est une compagnie d’exploration et de production de pétrole et de gaz se concentrant sur le développement des ressources en huiles lourdes terrestres et l'exploration des perspectives terrestres de pétrole et de gaz conventionnels à Madagascar

sociétés pétrolières japonaises dont IDEMITSU OIL and GAS Co, TEIKOKU OIL, JAPAN PETROLEUM EXPLORATION, MITSUI OIL EXPLORATION Co, JAPAN OIL GAS and METAL NATIONAL CORPORATION (JOGMEC), JAPAN BANK of INTERNATIONAL COOPERATION (JBIC). Rappelons que la première mission d'information japonaise en matière d'exploration pétrolière a eu lieu le 18 juillet 2007. Quelle rapidité, n’est-ce pas ?


Avec toute cette armada de société pétrolière tous azimuts, Madagascar est en passe de vivre des moments de tous les dangers. Pourquoi ce « pessimisme » de


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La Transition Démocratique sera une naissance ou une affirmation de la Nation Malgache (???)
Ecrit par MAHAFOAKA , 21 avril, 2008
Si la stratégie du CNR conduit à une transition démocratique, ce sera à mon avis une véritable naissance d'une Nation Malgache...


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Déjà vu !
Ecrit par Alexis , 21 avril, 2008
La boucle est bouclée pour rat8, toutes les institutions sont sous la coupe de son parti le tim.

Lui et ses partisans peuvent s'enorgueillir, mais est-ce pour autant une bonne nouvelle pour eux ?

Oui si leur objectif était de faire autant, sinon mieux que l'arema et sa politique de domination sans partage, avec la constitution d'un parti unique dans les mêmes conditions et pour les mêmes intérêts.

Cependant, l'opinion publique se soumettra-t-elle à ce scénario antidémocratique qui a déjà fait son malheur des décennies entières ? On peut sérieusement en douter, et puisque l'opposition n'a pas droit de citer au sein des institutions, elle le fera inévitablement par la voie de la rue.

L'entêtement de rat8 est donc à double tranchant, d'un côté il peut fanfaronner et démontrer qu'il est un dirigeant tout puissant, mais de l'autre, il n'aura pas su s'imposer autrement que part la manipulation des urnes, ce qui fait de lui un dirigeant bancal, dont la légitimité est clairement remise en cause.

Ses partisans auront beau dénoncer l'arema, ils viennent de faire les leur le même système, les mêmes pratiques, la même idéologie. Ils n'auront donc pas su tirer les erreurs du passé et s'enfoncent tout droit vers la confrontation.

Par conséquent, la guerre ne fait que commencer !


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