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Société civile malgache : Rôle et utilité dans un contexte de crise Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par La Rédaction   
26-02-2008
À l’heure où le pouvoir s’emballe et intensifie les dérives autocratiques ; à l’heure où les partis traditionnels d’opposition désertent un à un le terrain de la lutte politique et se murent dans un mutisme dont on ne sait s’il est volontaire ou s’il est la conséquence d’une inadaptation à la situation, l’on est en droit de se demander si la société civile ne devrait pas s’investir plus encore dans la vie politique et sociale de la nation.

Avant de répondre à cette question, il est utile de définir ce qu’est la société civile, son rôle et son utilité dans la vie de la cité et ce que l’on est en droit d’attendre d’elle.

Définition

C’est dans la définition même de la société civile que naît la controverse au sujet de cet acteur majeur de la vie politique et économique, car chacun y va de son explication et de son interprétation et s’en sert suivant les circonstances et les stratégies du moment.

C’est ainsi que l’on dit de la société civile qu’elle peut-être entendue comme : L’ensemble des entités sociales, des acteurs sociaux et des institutions (églises, ONG, syndicats, organisations populaires, groupement de paysans, etc.) qui ne sont pas impliqués directement dans la gouvernance et dans la gestion des affaires publiques, et dont l’action concourt à l’émergence ou à l’affirmation d’une identité sociale collective, à la défense des droits de la personne humaine et au mieux être des populations.

L’Union Européenne, dans le livre Blanc de la gouvernance de l’Union Européenne, définit également la société civile comme un regroupement des organisations syndicales et patronales, des organisations non gouvernementales, des associations professionnelles, des organisations caritatives, des organisations de base, des organisations qui impliquent les citoyens dans la vie locale, municipale, avec une contribution spécifique des Églises et des communautés religieuses.

Mais encore et selon un autre point de vue, on dit que la société civile est : L’ensemble des citoyens d’un État qui, pétris de patriotisme, conscients de leur identité propre s’unissent, s’organisent sur la base des lois définies, et s’emploient à édifier une nation développée, libre et prospère où chacun s’épanouit et se réalise sans barbarie militaire, sans chauvinisme partisan ni dogmatisme religieux.

Si comme nous venons de le voir, la définition de la société civile peut être sujette à diverses interprétations et points de vue, son rôle est néanmoins plus explicite, ce qui n’empêche malheureusement pas les amalgames. Non seulement de la part des entités internes à la société civile, mais également des entités externes qui essayent de se servir de cette vaste organisation - originellement et idéalement indépendante - à diverses fins.
Généralement, ce sont les partis politiques qui cherchent à obtenir l’appui d’une ou de plusieurs de ces entités publiques, dans le dessein de conquérir le pouvoir ou de le conserver, cela en capitalisant sur le vaste réseau social que constitue la société civile.

Rôle et utilité

Une fois ces distinctions faites et l’éclairage nécessaire apporter sur l’engagement plus ou moins ambigu que peuvent prendre, volontairement ou involontairement, certaines entités de la société civile, on peut maintenant définir le rôle et l’utilité d’une société civile que nous allons qualifier d’ « idéale » et que l’on voudrait réellement dépourvue d’arrière pensées.

La société civile est un ensemble de citoyens, qui regroupés, ont l’ambition de défendre la démocratie et les droits de l’homme, d’asseoir un développement plus équitable et un environnement plus sûr ou tout simplement pour aider ceux qui se trouvent dans le besoin ou améliorer la qualité de vie quotidienne. Elle est également une sentinelle de la gestion politique, économique et sociale qui avec son indépendance, sa diversité, son dynamisme doit veiller à tout dérapage au sein de la société.

Il faut également rappeler, si cela est nécessaire, que la société civile a pour vocation d’être indépendante, largement autosuffisante et autonome de l’Etat.

Cependant, la société civile peut également jouer un rôle politique, même si on dit d’elle qu’elle est par essence « apolitique ». Toutefois, la distinction entre la société civile et les partis politiques se concrétise par le fait qu’elle n’a pas, comme les partis politiques, pour vocation, encore moins pour ambition ni de conquérir, ni d’exercer le pouvoir.

Cela n’empêche pas que la société civile stimule à la participation politique, en accroissant l’efficacité des citoyens, en recrutant et en formant de futurs responsables politiques et en renforçant l’attachement au système démocratique.

Par ailleurs, son rôle consiste également à éduquer la population sur le civisme, sur la notion de politique, sur la démocratie, sur l’État de droit, bref sur tous les principes et fondamentaux de la politique et qui font de la République, de la Nation des notions nobles et sérieuses. Toutes ces actions contribuent finalement à faire reculer l’autoritaire et l’arbitraire et se traduisent par des pressions efficaces en faveur de la démocratie et de la bonne gouvernance.

Le cas Madagascar

Face à l’hégémonie d’un pouvoir de plus en plus autocratique et donc à la nécessité de réagir et d’agir pour sauver ce qui peut encore l’être tout en réfléchissant aux moyens d’empêcher que ne se reproduisent les événements actuels, on a vu s’esquiver certaines organisations qui se réclament pourtant de la société civile.

Elles s’expriment le plus souvent en ces termes : « Nous sommes apolitiques. Dénoncer la pratique du pouvoir s’est s’arroger la fonction des partis politiques, ce qui ne relève pas de notre compétence. Nous, société civile, nous nous cantonnons à œuvrer dans le cadre de notre propre association pour venir en aide - concrètement - à la société à travers des donations de fournitures de bases… Nous laissons le « politique » aux politiciens.

Les entités qui s’expriment de cette façon n’ont évidemment rien compris ni à leur rôle ni à l’importance et à l’utilité de leur engagement en tant qu’acteur de la société civile. Elles contribuent par la futilité de leur déclaration à brouiller la perception que l’opinion a de la société civile, qui du même coup, devient un « four tout » où se créent des associations, qui vivotent quelque temps, profitent des avantages divers et variés, et disparaissent aussi vite qu’elles étaient apparues sans véritablement avoir apporté leur pierre à l’édifice.

On peut également différencier les entités qui forment la société civile malgache par la qualité de leur enseignement, de leur réflexion, de leur prise de position, de leur promptitude à agir et à réagir suivant le contexte du moment et en prévision des événements à venir.

Pour illustrer cette affirmation, on peut prendre pour exemple le travail édifiant des organisations comme le SEFAFI, JUSTICE ET PAIX ou encore de l’Église Catholique qui malgré les pressions, les menaces mises à exécution (cas du Père Sylvain URFER, membre du SEFAFI, expulsé sans motifs valables par les autorités) ou pas, continuent d’éclairer l’opinion sur les dangers qu’encourt la Nation Malgache.

A contrario, on peut citer l’exemple du PNOSCM (Plate forme nationale des organisations de la société civile de Madagascar), dirigée par Lalao Randriamampionona, qui pour information est l’épouse du ministre des travaux publics et de la météorologie, et qui reprend comme une longue litanie apprise par cœur, dans une interview accordée à un quotidien de la place, tous les principes qui devraient régir l’existence et l’action des organisations civiles, mais qui à aucun moment n’a prouvé l’utilité des 2000 associations qu’elle prétend représenter.

Au contraire, dans des termes à peine voilés, elle appuie et fait l’apologie du régime en affirmant qu’elle a travaillé à l’élaboration du MAP (Madagascar Action Plan). Or tous ceux qui s’intéressent un tant soit peu à l’actualité de Madagascar, savent dans quelle situation déplorable se trouve ce pays.

Le MAP, prétexte à toutes les dérives

Le MAP justement, qui sert et justifie toutes les dérives d’un régime qui a largement atteint la maturité en termes d’autocratie.

Les diverses élections passées ou à venir, entachées de graves irrégularités ; la modification de la Constitution validée par un référendum largement boycotté par la population ; les nominations unilatérales et illégales en violation des lois et de la Constitution même modifiée ; la dissolution de l’Assemblée nationale pour des motifs invraisemblables, tout cela se fait au nom du MAP et de la prétendue nécessité pour le parti TIM et pour Marc Ravalomanana de monopoliser tous les pouvoirs et de phagocyter toutes les institutions, pour voir se réaliser le développement de Madagascar.

Bref, si avec tous ces exemples vérifiables, illustrant les dérives du régime, le PNOSCM n’a rien à redire, c’est qu’elle n’a plus vocation à être une organisation de la société civile, garante des principes énoncés plus haut. À nos yeux, elle devient un vulgaire « lobby » au service exclusif du pouvoir, qui a pour unique mission d’infiltrer la société civile et de répandre mensonges et propagande au sein des autres entités afin de les affaiblir et de les détourner de leur mission d’éducation et d’information de l’opinion.

Pour que Madagascar et la Démocratie survivent, il nous faut donc nous interroger sur les déclarations comme celles de L’ALEP (Association pour la Liberté Économique et le progrès social) qui affirme, à juste titre, que : « Le vrai drame des démocraties actuelles, c’est la passivité des citoyens, leur désintérêt pour la communauté, leur indifférence allant jusqu’à l’ignorance des réalités politiques, sociales et économiques. Ne pas agir, c’est subir. Ne nous étonnons pas des déviations de la démocratie si nous sommes de simples spectateurs. Nous finissons par nous en remettre à la société politique, nous plaignant ensuite de son omniprésence et de son incompétence. C’est donc l’engagement personnel, la responsabilité associée à la liberté qui guident l’avenir de la démocratie. Dans cet esprit, la dignité de la personne humaine est aussi de respecter et de défendre la liberté et, pour ce faire, de se vouer au service de la communauté dans le cadre de la société civile ».

À cela et pour finir, on peut ajouter le point de vue de Ralf Dahrendorf qui dit : « Il faut six mois pour organiser des élections, dix ans pour installer une économie de marché, mais une génération pour créer une société civile. Or, sans la société civile, il n’y a pas de démocratie ».

Qu’en sera-t-il de Madagascar et des Malgaches, si nous continuons à garder obstinément la tête enfoncée dans le sable ? Refusant de regarder la réalité en face, espérant une évolution positive, alors même que la démocratie et les libertés individuelles sont sacrifiées sur l’autel d’un projet gouvernemental que l’on sait affligeant de légèreté. Dicté non pas par des impératifs issus de la connaissance et de l’étude des besoins réels de la population, mais des théories vouées à l’échec des bailleurs de fonds et de leur politique de domination et de contrôle des pays qu’ils veulent garder le plus longtemps possible sous leur coupe. Cela, avec la complicité des dirigeants locaux, rompus à la corruption et au sacrifice de la nation, en échange de quelques subsides pourtant toujours plus difficiles à obtenir.

La Rédaction 

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Commentaires (13)add
Où est-elle?
Ecrit par jarifa de mahajanga , 01 mars, 2008
Tout le monde s'accorde à dire actuellement que rat8 a fait mille fois pire que le régime de Ratsiraka en 40ans. Alors j'aimerais savoir où elle est la société civile, qui était si prompt à critiquer le régime de Ratsiraka mais qui, actuellement, se montre introuvable?
Il est où le père Pedro qui fustigeait violement le régime de Ratsiraka sur TF1 en 2002? Où sont les associations (qui se réclamment toutes de la société civile) qui se sont mobilisées en 91, 2002 face au régime Ratsiraka? Si leur combat était vraiment la lutte contre la dictature, j'aimerais bien vérifier si cela a été réellement le cas, car lorsqu'elles sont en face d'un dictateur 10fois plus prédateur et destructeur que Ratsuiraka, je ne les entend pas. c'est le silence total! la société civile a-t-elle été "silencié" par le régime? Donc, ce n'est pas normal tout çà! il y a de la malhonneteté quelque part ou de l'impuissance?


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Société civile...
Ecrit par BETRO , 01 mars, 2008
C'est tant mieux si la société civile travaille déjà beaucoup pour la lutte contre la pauvreté à Madagascar. Et on sait que leur rôle n'est pas du tout facile et surtout que sans elle, la situation aurait pu être encore plus desastreuse que maintenant. Mais si une telle critique a été émise c'est justement parce que le pays (à cause de la mauvaise gouvernance) s'enfonce gravement dans la misère et dans sa propre destruction(qui pourrait lui être irreversible) et que des ONGs comme ceux dirigés par cette dame (femme de ministre) faussent tout et, de ce fait, favoriseront l'echec (plutôt que des réussites) de ce qu'on entend vraiment par la société civile en matière de lutte contre la pauvreté.
Cet article, ne met, bien sur, aucun doute sur la sincerité de beaucoup d'autres ONGs qui oeuvrent pour des "causes vraiment "louables" pour le pays. Simplement,hélas, le mutisme sinon la complicité de beaucoup d'autres organismes prétendant être de la société civile avec ceux qui causent le malheur de la population, fait qu'elle aggrave plutôt qu'attenue cette destruction de la Nation.
Par exemple, le simple fait qu'on reconnaisse l'existence de la dictature à Madagascar devrait nous inciter encore plus à mobiliser tout le monde à lutter contre cette dictature. Car nous savons bien que dans la dictature, le développement (bien être, culturel, social etc.) sera impossible.Et tout oeuvre pour le développement sera vaine, du moins n'aura que peu d'effet positif.
Et puisque les jeunes malgaches, malgré la dictature, cherchent quand même à adhérer dans des associations des quartiers, cela nous donnera encore plus le courage de les aider dans leurs ambitions. Et ceux qui habitent à l'extérieur du pays ont des moyens encore plus conséquents pour ce faire. Paradoxalement, c'est à l'étranger que la société civile qui prétend travailler pour Madagascar est la plus conciliante avec la dictature et la plus muette devant les effets néfastes provoqués par cette même dictature.
C'est une question de courage, de conviction et surtout de sincerité!



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Les ONG locales font de leur mieux
Ecrit par Ramahatra Martine , 29 février, 2008
Beaucoup d'entre vous qui discutent sur ce site vivent en France. vous avez un intérêt réel pour le pays, c'est pour cela qu'il faut éviter de trop assombrir le tableau.

Les ONG locales (gasy) sont très dynamiques et font de leur mieux: campagne d'alphabétisation, cellules de réflexion au niveau des quartiers et des villages, lutte contre l'insécurité...

N'oubliez pas que l'insertion professionnelle des jeunes est très difficile dans les pays pauvres, il en est de même des conditions de travail pour réussir ses études. Or malgré tous ces obstacles les jeunes malgaches s'engagent dans les associations et dans les comités de quartier.

Un autre élément à prendre en compte, c'est le contexte économique et politique global: la dictature. Et, le ou les dictateurs font peur et empêchent tout engagement, une peur qui conduit parfois à la compromission surtout des intellectuels malgaches y compris en France. Allez voir sur certains forums comme HD pourquoi le débat n'a plus lieu.


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Four tout
Ecrit par Daniel , 28 février, 2008
C'est bien là le problème, la société civile est un four tout où trainent les requins, les crèves la faim, les opportunistes de tous poils. Mais on peut également y trouver des gens ou des organisations parfaitement sérieuses, qui font leur travail d'éducation, de formation avec cœur et abnégation.

Comme d'habitude et comme partout, ce sont souvent ceux qui parlent le plus qui en font le moins. Ils vont vous faire des présentations dernier cri, des apparitions dans les médias, fournir des dossiers de plusieurs kilos avec un devis à n'en plus finir, mais au bout du compte, sur le terrain, il n'y a aucune action concrète, c'est le vide, le néant.

Combien de ces associations ou organisations ont ne serait-ce qu'un site internet pour voir l'évolution de leur travail ou de leurs actions, pas beaucoup, et encore quand on en trouve, ce n'est pas à jour.

Je me rappelle d'une personne qui avant même de prouver ce qu'elle valait, ne serait-ce que par la présentation d'un travail similaire auquel elle aurait déjà participé, a commencé sa diatribe par l'énumération de ses honoraires, de ses frais etc. Aujourd'hui cet opportuniste patenté organise des concours de danse, encore un créneau où l'on peut faire son mariole à moindre frais et récupérer des sous sur le dos des autres en inventant un concept qui dans l'absolu et sur le moment présent ne fait pas du tout avancer le schmilblick.

Autant dire que ce genre là n'inspire absolument pas confiance et parfois, on se dit qu'il vaut mieux faire le travail soi-même au lieu de s'en remettre aux autres, surtout quand ils n'ont comme idée fixe que de se faire de la maille en ne laissant rien de durable après leur passage.


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Ankoatry ny syndicat mais encore
Ecrit par Fanja , 27 février, 2008
On peut créer des syndicats bidons pro-gouvernement, cette notion de société civile ne m'inspire pas trop confiance.

La destruction de l'environnement à Mada alors que de nombreuses ONG y compris internationales sont présentes au pays et ne se nourissent que de cela me fait douter des SC.

Faisons confiance au fokonolona (de base).


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Par ici la monnaie
Ecrit par Miss Dollar , 27 février, 2008
Qualifier le PNOSCM de lobby, c'est encore faire trop d'honneur à ces gens, et leur donner une importance qu'ils ne méritent pas.

Leurs activités s'apparentent plus à celle d'une association de malfaiteurs, qu'à autre chose. D'ailleurs leur mode de fonctionnement, procède exactement comme celui rat8.

Ils se servent de la misère du peuple comme d'un prétexte pour obtenir toujours plus de financements internationales.

Malheureusement, l'argent ne va jamais là où on en aurait besoin, mais dilapidé en amont par les multiples dirigeants, sous-dirigeants, responsables, sous-responsables, chefs, sous-chefs, secrétaires, sous-secrétaires etc.

Les miséreux eux, peuvent toujours aller se faire voir, ils n'auront que les miettes, et encore.


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Indépendance...
Ecrit par jarifa de Mahajanga , 27 février, 2008
Tout ce qu'on demande à la société civile malgache c'est de garder son indépendance et son autnomie vis-à-vis de l'Etat. c'est tout! Nous voulons "une société civile" et non "un lobby" au service de qui que ce soit.
C'est bien que ce sujet a été soulevé.


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Voici un texte de RAW qui tombe à pic pour alimenter notre débat.
Ecrit par Fanja , 27 février, 2008

ONG, qui es-tu ?
mercredi 27 février 2008, par RAW


Au moment où la mondialisation bat son plein, les Etats, en particulier du Sud, se désengagent de nombreuses activités. La vague de privatisation qui fait suite au mouvement de libéralisation a laissé certains secteurs ou domaines d’activités dans l’expectative. Parallèlement les ONG se sont multipliées pour « occuper le vide ». Cette offensive ou cette présence de plus en plus marquée des ONG porte-t-elle atteinte à l’image de l’Etat ?

Dans le cas de Madagascar, il fut un temps où la reconnaissance, ou la légalisation, des ONG a été suspendue. La raison est simple : l’Etat cherche à les comprendre et à leur donner plus de légitimité et de légalité. Il faut dire que leur statut n’est pas bien défini. Car beaucoup de leur dirigeant en ont fait des sources de revenus au lieu d’activités de redistribution philanthropiques. Une restructuration s’est avérée nécessaire.

Aujourd’hui, avec l’afflux des aides, programmes et projets de développement et la multiplicité des ONG de tous les horizons, le débat sur les ONG initié par le CEDS (voir article par ailleurs) est plus que d’actualité. Le cas du programme Sida qui, l’an dernier a fait monter le président Ravalomanana au créneau parce que la Banque mondiale a demandé plus d’informations quant à l’usage des fonds, laisse croire qu’il y a eu « mauvaise gouvernance » de l’aide. Apparemment, des ONG se seraient fait leur blé sur le programme de lutte contre le Sida. La restructuration des ONG est depuis quelque temps en cours.

Mais il y a aussi ONG et ONG. Les plus connues sont les ONG internationales ou qui ont des racines extérieures et qui souvent sont perçues comme des partenaires de l’Etat. Elles sont équipées des moyens d’action et bénéficient de l’appui de cet Etat. Elles ont des moyens logistiques et ressources énormes. Mais il y a les autres ; les petites qui évoluent pourtant dans les zones les plus reculées du pays, inaccessibles aux 4X4 et que seuls les piétons et l’hélicoptère peuvent atteindre. Celles-là sont trop souvent en conflit avec les autorités locales pour leur légitimité acquise auprès des populations bénéficiaires de leurs activités.

Quoi qu’il en soit, les ONG ne sont-elles pas en train de réduire les bénéficiaires de leurs activités en l’état d’assistés et de dépendants ? L’Etat doit-il céder une partie de ses fonctions régaliennes (santé, secours d’urgence) à ces ONG qui, parallèlement, construisent routes et lieux d’aisance publics ?




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Bravo !
Ecrit par Serge , 26 février, 2008
Badaboum ! Que dire ! sinon qu'une fois de plus ça claque comme un coup de fouet, ça tranche comme une lame de rasoir.

Multipliez ne serait-ce que par 2 ou par 3 l'initiative de ce site, et vous verrez que le régime de rat8 explosera en plein vol.

Tous les pourris qui se réfugient et agissent soi dans les médias, soi dans la société civile comme expliqué à la fin de l'article, ne sauront plus où se cacher si ce genre d'écrit est distribué et partagé au plus grand nombre.

Aujourd'hui, ils font la pluie et le beau temps en surfant allègrement sur l'ignorance de l'opinion, mais si on donne les clés de la compréhension au peuple, il saura se défendre et réagir face à l'oppression dont il est victime quotidiennement.

Quand je pense qu'il y en a qui en sont encore à essayer de nous endormir avec leur défilé de mode, leur tunning à 2 balles où les jacky de toutes sortes prennent la pause avec leurs airs d'ahuri, ou encore avec ces fêtes à n'en plus finir où les caves côtoient les maquerelles de passage, tout cela dans une ambiance qu'ils veulent nous faire croire festive.

Franchement je me dis que certains Malgaches ont vraiment du temps à perdre et se foutent pas mal de ce qui arrive à leur semblable.


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Répentance...et engagement
Ecrit par riana , 26 février, 2008
Peut-être que les kTO nous témoignent là un geste de répentance: Ils réparent leur erreur. Tant mieux! Encourageons les pour lutter contre la dictature de Ravalomanana. Même si c'est votre bébé, s'il est devenu un monstre et menace l'existence de la famille, la meilleure solution serait de s'en débarrasser


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Normal
Ecrit par BETRO , 26 février, 2008
Le cardinal RAZAFINDRATANDRA est de la famille proche de Ravalomanana. Ceci explique cela.
le cardinal est un raciste notoire. Lorsque le Vatican a voulu nommer Monseigneur RAZANAKOLONA ODON àla tête de la diocèse d'Antananarivo, le cardinal a tenu ce propos raciste en public: "Le vatican n'est pas assez FOU pour désigner un BETSILEO (Odon Razanakolona) à la tête de la diocèse d'Antananarivo.


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C'est vrai!
Ecrit par jarifa de mahajanga , 26 février, 2008
C'est exact! Et c'est même le cardinal (en plus raciste) Gaetan razafindratandra, accessoirement chef de file du FFKM, qui était le plus incoditionnel de rat8 jusqu'en ce moment. Un document confidentiel (remis en public depuis) a même prouvé que rat8 a donné aux 4chefs des églises de l'époque des milliards de FMG chacun, dont 5 milliards pour le cardinale Razafindratandra. Ce qui lui a permis de construire son villa où il passe sa retraite tranquille en ce moment.

Je pense que le revirement des KTO s'explique en grande partie par l'accession du monseigneur ODON à la tête de l'eglise catholique et qui a mis fin à la relation incestueuse avec l'Etat mené par le cardinal Gaetan. Et ce avec les conséquences que l'on connait: Expulsion de Urfer, violence contre les pretres à Fianarantsoa; interdiction de l'émission Karajia de Don bosco....

Toutefois, j'encourage cette prise de conscience car beaucoup d'autres personnes ou d'associations, notamment réligieuses, qui ont pris fait et cause avec Rat8, préfèrent la lâcheté du silence actuellement bien qu'ils reconnaissent parfaitement que le "messie qu'il croyait ête s'est finalement révélé plus corrompu que le diable qu'il est censé exorciser".
LA PREUVE: Cette dame (femme de ministre) qui justifie sa complicité dans la destruction de la Nation avec Rat8 sous le nom de la "société civile".

Il faut se réveiller maintenant et avoir l'audace de chasser ce démon qui détruit le pays


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On ne peut pas...
Ecrit par Fanja , 26 février, 2008
Oui, on ne peut pas oublier le fait que RAT8 est arrivé au pouvoir grâce aux Kto.

Comme on disait dans le temps "la troisième force". Aujourd'hui les Kto semblent renier Rat8, et pourtant ce dictateur c'est leur bébé!

Des religieuses se sont mises en 2002 à lancer des cailloux sur certaines personnes en criant "demony, demony". Si vous le voulez je vais pouvoir donner des détails. Les citoyens participent à l'écriture de l'histoire collective,et, l'attitude des Kto en 2002 ne peut pas être facilement oubliée. Je pense que seul le père Rémi Ralibert a toujours garder une ligne de conduite digne!


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Juste pour vous informer que le remblayage des riz...
Année 2009 : Marc Ravalomanana doit partir et vite !
Posté par : Rabenja
Sans discussion! Ravalomanana, dehors! ouste, deho...
Année 2009 : Marc Ravalomanana doit partir et vite !
Posté par : Marion
Les Andriana n'ont de l'importance que si on leur ...
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