CHRONIQUES
Ravalomanana, Mugabe, même combat ! | Ravalomanana, Mugabe, même combat ! |
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| Écrit par La Rédaction | |
| 04-07-2008 | |
Les événements se suivent et malheureusement, se ressemblent sur le continent africain. Quelques esprits particulièrement optimistes ou sournois, c’est selon, tentent pourtant de faire croire que, çà et là, il est encore possible de déceler les signes d’un possible changement. Cependant, il faut parfois savoir arrêter de se mentir à soi-même et se rendre à l’évidence ; Car, tant que trônera à la tête des États africains, le « club » qui rassemble en son sein ces potentats, qui, par leurs actions, leurs participations volontaires aux actes de violence, de dénis de démocratie, de brutalités envers les peuples dont ils ont la charge, le changement tant attendu demeurera au stade de fantasme.
![]() Robert Mugabe En Afrique, lorsqu’ils accèdent au pouvoir et s’y maintiennent parfois indéfiniment, ceux que l’on appelle habituellement « dictateurs » bénéficient le plus souvent de soutiens extérieurs, car par définition, ils n’ont pas la légitimité de leurs concitoyens. Ces soutiens, ils les obtiennent d’organisations internationales qui paraissent au premier abord bien sous tous rapports, mais qui en réalité, cultivent l’art de paraître pour dissimuler leur véritable objet, qui est celui de servir les intérêts stratégiques et financiers des grandes puissances et des multinationales qui les financent. Au milieu de tout cela, pris entre plusieurs feux, les populations que l’on abreuve de promesses de développement, de démocratie, de liberté, de mieux vivre, d’avenir radieux, d’illusions sur une mondialisation paraît-il bénéfique, bref, toute la panoplie « marketing » bien connue de ceux dont l’objectif est de perdurer au pouvoir et qui ne sont jamais en reste quand il s’agit de tromper, de voler, de tricher, de frauder, d’intimider pour parvenir à leur fin. Hier le Kenya, aujourd’hui le Zimbabwe, voilà donc le visage qu’offre cette pauvre Afrique. Un continent où rien ne peut se faire sans une bonne dose de violence, d’exactions, de meurtres, de tortures. Chaque fois qu’il s’agit de procéder à des élections, l’on se retrouve à jouer le même scénario où le jeu consiste, pour celui qui détient le pouvoir, de s’y maintenir par tous les moyens. Bien peu sont ceux qui reconnaissent leur défaite et se retirent avec honneur. Parfois aussi, certains challengeurs, qui se croient investis d’une mission divine se mettent tout simplement à dérailler et à devenir plus violents encore que celui qu’ils ont décidé de défier. Ce scénario-là, Madagascar l’a connu en 2002, avec l’accession au pouvoir d’un certain Marc Ravalomanana. À l’époque, et comme dans le cas du Zimbabwe aujourd’hui, est intervenue cette institution que l’on appelle Union Africaine. Composée de 53 pays, elle serait l’organe qui régulerait les déviances des uns et des autres, or il se trouve qu’à l’intérieur de cette organisation, les représentants les plus puissants, sont justement ceux qui cultivent par-dessus tout l’art de s’éterniser au pouvoir. Pas étonnant dès lors que leurs décisions soient le plus souvent sujettes à caution. Invariablement, il s’agit pour les barons de cette institution de préconiser l’unité et le partage du pouvoir entre les belligérants. Cela est évidemment plus facile à dire qu’à faire et ne règle en rien les problèmes des nombreux pays qui se sont vus proposer les médiations de cette organisation. N’allez cependant pas en déduire que l’Union Africaine est plus mauvaise que les autres institutions internationales. La preuve en est que la communauté internationale, dans le cas du Zimbabwe, s’est contentée de quelques récriminations, et cela seulement parce qu’elle y a été contrainte par l’opposition à Robert Mugabe, qui a su se servir des outils de communication pour montrer à la face du monde les exactions dont elle a été victime tout au long de ces dernières semaines. De même que la communauté internationale est peu encline à se bouger quand il s’agit de l’Afrique, elle contribue à travers ses multinationales, bras armés des États riches du Nord, à maintenir au pouvoir bon nombre de ces dictateurs qui pullulent en Afrique. C’est une véritable infamie, mais chacun fait mine de rien y voir et de défendre la démocratie, de prodiguer des conseils sur la gouvernance, la préservation de la nature et des écosystèmes ; alors même que les plus gros pollueurs, ceux qui provoquent les catastrophes sociales et écologiques ne sont autres que ces multinationales, qui même lorsqu’elles sont prises la main dans le sac, bénéficient le plus souvent de la protection de leurs pays d’origine, quand elles n’achètent pas tout simplement le silence des dirigeants locaux. L’Afrique et les populations africaines sont donc d’abord les victimes de leurs dirigeants, mais également de ceux qui prétendent être les dépositaires des règles qui régissent la démocratie, le progrès et le développement. Victimes de leurs dirigeants, parce que ceux-ci, sont le plus souvent obnubilé par le pouvoir, par l’aisance matérielle et financière que cela leur procure, et par le sentiment de toute puissance qui pousse les plus farfelus d’entre eux à se comparer à des êtres divins. Robert Mugabe a par exemple déclaré que : « Seul Dieu pouvait l’enlever du pouvoir ». Marc Ravalomanana qui n’est pas en reste, s’était également déclaré être au moins l’égal d’un « Messie », et que les décisions qu’il prenait, lui, étaient directement insufflées par Dieu. Certains diront que c’est du délire, mais l’homme est ainsi fait qu’il est parfois capable du meilleur comme du pire, et dans ces deux exemples, on en arrive à des sommets de bêtise qui ne devrait plus étonner personne. Oppressées de l’intérieur, les populations le sont également et indirectement par quelques organisations financières internationales bien connues, qui parce qu’elles disposent du seul pouvoir de l’argent, se permettent une ingérence scandaleuse dans la gestion des pays sur lesquels elles ont mis le grappin. C’est ainsi qu’elles décident le plus souvent et de façon unilatérale des politiques économiques et sociales à mener. Politiques clairement orientées dans le seul dessein de faire fructifier les énormes sommes d’argent qu’elles accordent aux titres de crédits aux potentats locaux, qui deviennent de fait leurs pantins et leurs serviteurs. À partir de là, il se crée forcément des relations ambiguës entre les dirigeants et ces institutions qui n’ont qu’un seul objectif, la rentabilité de leurs placements obtenue si et seulement si la situation locale est et reste stable, quitte à recourir au service de la pire des dictatures pour tenir en respect un peuple avide de liberté et d’auto détermination. Il suffit alors que les responsables du pays concerné soient eux-mêmes au moins aussi avides de pouvoir et d’argent que leurs bailleurs, pour que le cocktail détonnant fasse son effet. Le premier à en souffrir, c’est donc forcément le peuple que l’on abreuve de promesses, de chiffres à n’y plus rien comprendre, de projections où les fantasmes le disputent à la réalité. Les dirigeants se substituent alors aux bailleurs de fonds en prétendant que les financements obtenus appartiennent au pays, donc au peuple, or dans la quasi-totalité des cas, il n’y a jamais aucune retombée concrète, car évidemment, les dirigeants, donc l’État, ne sont pas faits pour produire de la richesse, car ce rôle est dédié aux acteurs économiques, PME et autres. Or par exemple, dans le cas de Madagascar, le secteur économique est monopolisé par les entreprises du chef de l’État, qui non content de s’accaparer tout le pouvoir politique, a fait de même dans l’économie en éliminant un à un tous ses concurrents potentiels. La possibilité de voir se développer un tissu économique dynamique et diversifié s’en est réduit d’autant. Résultat, puisqu’il n’y a pas d’entreprises pour prouver que l’économie fonctionne, c’est l’État qui se met en avant en pratiquant des annonces sur telle ou telle réalisation (bâtiment, infrastructure etc.). Plus incroyable encore et qui démontre le degré d’ignominie dont sont capables les dirigeants malgaches, ils osent même faire la promotion des quelques multinationales étrangères à qui ils ont vendu la terre et les richesses qu’elle renferme pour une bouchée de pain. Or, ces multinationales sont bien connues pour avoir littéralement détruit des régions entières dans les pays où elles pratiquent leurs exploitations, déplaçant les populations, les privant de leurs terres, polluant les sols, arrachant les forêts. Compte tenu du système mis en place, des intérêts politiques et économiques des uns et des autres, il n’y a forcément plus de place pour la démocratie, pour la transparence, pour les libertés. Comment espérer dès lors que se mette en place une alternance au pouvoir ? Dans l’état actuel des choses, cela est pratiquement impossible. Le scénario Zimbabwéen est pour ainsi dire le même que celui écrit par Marc Ravalomanana à Madagascar. Les élections présidentielles de décembre 2006 en avaient été les prémices avec la mésaventure qu’a vécu un certain Pierrot Rajaonarivelo, candidat opposant le plus sérieux à Marc Ravalomanana à qui l’on a simplement interdit de rentrer dans son pays sous divers prétextes fallacieux. Ceux des opposants les plus virulents et qui ont eu la chance de demeurer au pays, sont aujourd’hui tous derrière les verrous, condamnés suite à des procès clairement téléguidés par l’Exécutif. Dernièrement encore, d’autres opposants, en tout cas pointé du doigt par le régime comme tels, ont été arrêtées sous prétexte qu’elles attentaient à la sûreté de l’Etat. Ceux qui dérangent mais qui n’ont pas la capacité de développer une opposition véritable sont intimidés, emprisonnés et finalement relâchés, ce fut le cas de Roland Ratsiraka dont on n’a plus jamais entendu parler sur la scène politique, depuis que Marc Ravalomanana l’a contraint à un séjour forcé dans ses geôles. C’est dire si la méthode d’intimidation mise en place par le régime fonctionne à merveille. Bref, Marc Ravalomanana est aussi prompt aux rafles et aux exactions que son homologue Zimbabwéen, et pour définitivement rentrer dans le club des pitoyables dictateurs d’Afrique, il fait des pieds et des mains pour organiser en 2009 le sommet de l’Union Africaine ; ce qui sera en quelque sorte un sacre et une reconnaissance pour lui, la preuve qu’il a bien appris la leçon et qu’il est à même de battre, lui également, des records de longévité au pouvoir grâce à ses homologues dictateurs dont il peut être sûr qu’ils auront leur soutien, tout comme ils ont soutenu Robert Mugabe ; mais aussi grâce aux puissances étrangères qui ont misé sur lui et sur les richesses naturelles de Madagascar. Sommes-nous pour autant condamnés à attendre que les dictateurs tombent d’eux-mêmes, soit par maladie, soit par vieillesse, soit par accident ? Sommes-nous également condamnés à espérer que des élections libres, justes et transparentes puissent permettre une alternance démocratique au pouvoir, alors qu’il est maintenant doublement prouvé, par Robert Mugabe et Marc Ravalomanana, qu’une élection organisée par un régime dictatorial n’est qu’un simulacre de démocratie, au mieux une « démocrature » ? Sommes-nous enfin condamnés à attendre que s’accumulent les morts, les violences, les exactions, et que le pays se retrouve au fin du gouffre pour réagir et imposer le changement ? La réponse est clairement non ! Cependant, tout comme les oppresseurs du type de Robert Mugabe et Marc Ravalomanana disposent et manient avec une certaine dextérité les outils comme les médias afin de tromper leur monde, les opposants et tous ceux qui veulent faire éclater la vérité, doivent également faire de même mais dans un tout autre but, c’est-à-dire en démontrant la réalité, et en faisant une diffusion la plus large possible. Il n’y a pas pire qu’une situation où les informations ne filtrent pas, où les exactions d’un régime dictatorial ne sont pas mises en lumière et dénoncées. Les dictatures et les dictateurs doivent être dénoncés, tout comme doivent être dénoncés tous ceux qui les soutiennent et contribuent à leur enracinement au pouvoir. Ces gens peuvent être puissants, disposés de réseaux influents, ce n’est pas une raison pour baisser les bras quand la situation s’aggrave de jour en jour et que les dirigeants font la sourde oreille.
La Rédaction
Commentaires
(26)
Fanja a fait une erreur, en réalité la réforme prolonge carrément de 2 ans le premier cycle.
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Il y a eu une première réforme qui a permis de réduire la durée de l'école primaire de 6 ans à 5 ans. Aujourd'hui on fait un grand saut, 2 ans de plus et hop! Ravalo est un homme courageux. Il faudrait comptabiliser combien d'enfants vont quitter le système sans diplôme. I Ravalo efa midega no arahina. rapporter un abus
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RAW dans son éditorial de ce jour revient sur la question de l'école primaire à 7 ans.
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" Le premier cycle à 7 ans n’est-il pas un retour à l’ère coloniale avec le diplôme de CESD, et l’arrière-pensée de faire des Malgaches des subalternes, des exécutants ? Le premier cycle à 7 ans, n’est-il pas une manoeuvre légale d’inciter les enfants des paysans et des pauvres en milieu urbain à abandonner l’école sans aucun diplôme sachant que le taux d’abandon jusqu’à présent dans le premier cycle est, pour plusieurs raisons, assez important ?" Pourquoi ce journaliste habituellement courageux pose-t-il aujourd'hui sous forme interrogative des évidences? J'ai posé le problème sous l'angle de l'inégalité hier. Les propos de RAW nous montrent que les risques sont encore plus importants car il peut y avoir abandon dés l'école primaire. Parfois les enfants redoublent une ou deux classes pour des raisons souvent indépendantes de leur volonté, maladies ou autres. Donc dans ce cas l'école primaire pourrait durer 10 ans et non 7, ce qui signifie qu'un jeune pourrait débuter le collège à 16 ans. A l'âge de passer le bac finalement. Il est peut-être temps que les hommes et les femmes de ce pays disent de façon directe et claire ce qui ne va pas à Madagascar. L'école primaire ne doit pas être prolongée d'une année supplémentaire, c'est une absurdité sociale et pédagogique. L'institution scolaire doit prendre en compte la réalité socio-économique des malgaches et favoriser les catégories les plus faibles afin d'améliorer la mobilité sociale et le niveau général de qualification. Il serait plus intéressant de créer des bibliothèques ambulantes ou des instituteurs ambulants pour les campagnes les plus reculées, d'améliorer l'infrastructure existante. Dans un monde où le capital humain joue un rôle essentiel dans le développement des pays et la lutte contre la pauvreté, les réformes préconisées par Ravalo et la Banque Mondiale relèvent de l'archaïsme et du non sens: minimiser la probabilité pour un enfant issu de famille rurale ou modeste de terminer le lycée, accroissement des inégalités. Malgaches réveillons nous Ravalo est en train de réaliser la casse du siècle. rapporter un abus
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Vite! Il faut appeler de toute urgence un vétérinaire car rat8 pète les plombs.
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Les réformes de Ravalomanana sont toutes défavorables aux malgaches.
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Il donne les terres aux étrangers en guise de révolution agraire, au lieu de mettre fin au "iray ampahatelony" pour améliorer les revenus des paysans. A un moment où le monde souffre de pénuries alimentaires Ravalo décourage les producteurs, beaucoup de jeunes quittent le secteur agricole. Ils deviennent les appâts faciles des esclavagistes des zones franches. Les rénovations envisagées dans l'enseignement primaire ne riment à rien, elles préparent des catastrophes futures. En attendant les universités sont toujours saturées et laissent sur les trottoirs des milliers de jeunes. Faut-il analyser à la lumière des événements sa réforme institutionnelle? Un retour à une Constitution du Moyen-âge? Avec Bouffon 1er Madagascar navigue dans le sens contraire de l'histoire, il est urgent d'arrêter le dégât. rapporter un abus
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Je suis un membre du TIM depuis 2002. Cela ne m'empêche pas de venir sur votre site au moins une fois par semaine.
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Je n'ai pas du tout les mêmes points de vue que les forumistes de ce site, cependant contrairement aux autres sites malgaches il y a entre vous un certain respect que j'admire. Personne ne verse dans la vulgarité même si de temps à autre les forumistes ont des coups de colère. rapporter un abus
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Pourquoi la Banque Mondiale décide aujourd'hui de prolonger la durée de l'enseignement primaire d'une année? Est-elle dans son rôle?
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Honte à ceux qui ont aidé Bouffon 1er à accéder au pouvoir. Il est en train de saboter les enfants malgaches par son incompétence et son amour excessif de l'argent. Il est urgent de se débarrasser de Rat8. Ras le bol à un point... rapporter un abus
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Ecrit par Fanja , 09 juillet, 2008
La durée de l'école primaire est inutilement prolongée d'une année mais on reparle aussi à l'époque de la mondialisation de "malgachisation".
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Nous savons tous que l'apprentissage d'une langue étrangère doit se faire le plus tôt que possible. Ainsi les enfants des nantis utilisent aujourd'hui dans les ruelles de Tananarive le français pour communiquer, ils vont dans des écoles qui appliquent le programme français et s'assurent une ouverture vers les universités occidentales. La malgachisation prévue pour la rentrée prochaine pour les écoles publiques fait encore partie des âneries de Ravalo qui va encore renforcer les inégalités dans ce pays. De quoi est fait ce pouvoir et de qui se moquent nos dirigeants? Mêmes les plus farouches défenseurs du régime en place à Madagascar ont critiqué cette décision prise à la hâte. Les instituteurs se sont-ils préparés à cette éventualité? L'expérience des années 1972 ont pourtant laissé un goût amer en ce qui concerne la malgachisation. rapporter un abus
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Ne pas avoir de tête mais de l'argent comme Rat8.
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A lire dans Tribune du 9 juillet 2008
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Gros sous mercredi 9 juillet, par R. C. Le primaire à 7 ans entre en classe dès la prochaine rentrée. 20 circonscriptions scolaires et près de 400 écoles l’expérimenteront en premier. 120 millions de dollars sont mis sur la table par la Banque mondiale dans l’affaire. 80 au début et 40 autres millions ont été confirmés hier. La détermination du pouvoir à y parvenir s’explique mieux maintenant. De gros sous-étaient en jeu. Il n’est pas assez fou, en tout cas, pour laisser (...) rapporter un abus
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Je suis absolument estomaquée par cette décision du pouvoir en place. Dois-je le dire? encore une ânerie qui va dans le sens du renforcement de l'inégalité sociale à Madagascar.
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Plus les études sont longues, plus les parents vont devoir investir et par les temps qui courent cela va rendre l'accès du collège et du lycée plus difficile encore pour les nécessiteux. Du point de vue pédagogique cela n'apporte absolument rien car l'école primaire sert uniquement à faire acquérir la base des matières fondamentales aux enfants. Le rythme d'acquisition des connaissances serait différent selon l'éveil de chaque enfant, l'instituteur quand il est disponible est là pour l'accompagner dans cet éveil mais l'essentiel est fait par rapport au milieu familial et social. Au lieu de faire faire une année de plus aux enfants, il vaudrait mieux créer des bibliothèques et des maisons de quartier, ou leur offrir en plus des matières fondamentales la possibilité de s'ouvrir à des disciplines artistiques. Le but serait de donner la même chance à tous les enfants de s'enrichir intellectuellement. Un rapport pédagogique a montré que le nombre de mots utilisés par les parents va influencé l'apprentissage de la lecture et la capacité rédactionnelle au niveau de l'Ecole primaire. Au contraire lorsque l'enfant arrive au collège il devient de plus en plus maître de son savoir acquis de part son savoir-être et sa volonté personnelle. Donc il vaut mieux ne pas retarder l'accès au collège. Ainsi une année de plus à l'Ecole primaire serait plutôt coûteux pour les enfants issus de milieu modeste et n'aurait aucun bienfait du point de vue pédagogique. Il faut par ailleurs souligner le fait qu'aujourd'hui à Madagascar seuls les enfants de milieu modeste fréquentent les écoles publiques, du fait de la détérioration des conditions de l'enseignement. par conséquent l'expérimentation à 7 ans ne viserait pas ceux qui ont les moyens d'inscrire leurs enfants dans des institutions libres et cotées. Encore une autre forme d'inégalité, cette fois-ci structurelle car elle aurait comme conséquence négative de retarder l'arrivée des enfants issus de l'école primaire publique du système scolaire et sur le marché du travail. Je me pose aussi la question de l'intérêt de la Banque Mondiale dans cette affaire. Est-ce que cette question relève de sa compétence? Je pose la question car je ne comprends vraiment pas. Pourquoi la BM se mêle de la rénovation du système éducatif de Madagascar? Est-ce qu'elle ne va pas encore nous induire en erreur. Vous savez dans ma naïveté et mon ignorance je soupçonne cette institution de vouloir faire plus de mal que du bien. Je ne sais pas trop, j'ai juste entendu parler de politique d'ajustement structurel du FMI qui a conduit depuis les années 80 à des catastrophes sociales et humaines qui ressemble à un génocide. Devons nous suivre à la lettre les instructions de ces institutions soumises à l'idéologie ultraliberale génératrice de pauvretés dans les pays du Tiers-monde sous prétexte que les dirigeants vont obtenir un financement? Il est temps de stopper l'hémorragie et de réfléchir nous même sur les structures scolaires qui conviennent le mieux à nos structures sociales, d'éviter de servir de terrain d'expérimentation de vaccins en toutes sortes de médicaments et de pédagogies subversives... rapporter un abus
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Selon les commentaires de Fanja, les deux dictateurs Mogabe et Ravalomanana n'ont pas suivi le même chemin, ils ont des profils et des CV différents. Cependant aujourd'hui ils ont les mêmes conduites dictatoriales et se comportent littéralement en véritable salaud à l'égard des opposants dans leur pays respectif. Par leurs choix politiques ils affament leur peuple et tue des millions d'enfants sans aucun scrupule tous les jours.
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Fanja qui a réponse à tout pourrait peut-être nous éclairer sur la convergence de ses deux individus vers la dictature? Pourquoi des personnes qui se disent démocrates continuent à les soutenir alors qu'ils sont à mêmes de chiffrer les dégâts de ces pouvoirs dictatoriaux? Peut-on aussi évaluer quand est-ce que Ravalo quittera le pouvoir? Il faut nous rassurer qu'il ne va pas rester 28 ans au pouvoir à Madagascar. rapporter un abus
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Comment pourrait-on aimer un assassin? Le narco trafiquant malgache, Ravalomanana Marc? le fossoyeur de la République de Madagascar? NON, non et non!
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Que le loup se présente le plus rapidement à ma porte. Je vais enfin pouvoir rendre un grand service aux Malgaches. Tous les prisonniers politiques seront libérés, je vais enfin faire ma valise et retrouver mon pays natal "sans le loup". Ouf!
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Décidément Fanja n'aime pas Ravalomanana et le dis ouvertement.
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Il faut quand même se méfier du loup qui pourrait venir frapper à ta porte! Ravalomanana ne fait aucun cadeau à ses ennemis, il frappe, il tape et tue! rapporter un abus
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Il nous avait promis que Madagascar integrerait rapidement le G-8 pour devenir le G-9. Pourtant Madagascar est complètement ignoré par le G-8 (on se demande même si ceux qui dirigent les 8pays les plus puissants du monde connaissent Madagascar et rat8) malgré la courbette, la vente de la Nation aux multinationales.
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Pour cacher tout çà, le bouffon de rat8 crée un écran de fumée avec sa réunion bidon du conseil de la défense nationale. Le mec confond agitation et action. Pauvre bougre! (c'est un terme très poli pour le nommer) rapporter un abus
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S'il faut absolument choisir entre les deux dictateurs dans un jeu stratégique, il faudrait quand même souligner une différence fondamentale:
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Mugabe a repris les terres des mains des colons les ont redistribuées entre ses compatriotes (il y a quelques temps déjà), alors que Ravalo, aujourd'hui en 2008 arrache les terres des mains des paysans malgaches par le biais d'une expropriation sans contrepartie pour les offrir à bas pris aux multinationales et aux étrangers. Je pense que comparer Mugabe à Ravalo n'est pas une tâche facile même si tout le monde reconnaît qu'il y a à présent une grande dérive du premier. Pour moi Ravalo ne passe pas pour plusieurs raisons qui ont été évoquées sans cesse ici. C'est un peu ironique mais entre ces deux dictateurs on peut encore désigner qui pue le plus. rapporter un abus
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Après la bourde monumentale du bouffon Rat8 sur la mort du président zambien, la moindre des choses c'est que ranjeva Marcel, Minsitre des affaires étrangères aurait dû déjà démissioné. Car il n'y a que lui qui aurait informé ce boufonn nullissime et pequenaud de Rat8.
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Ecrit par Karilahy , 05 juillet, 2008
Loza ity Ravalonareo ity, miteniteny foana sady tsy mandinika, afaka baraka ny gasy.
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Efa betsaka loatra izay fa alao teo io! Mafoaka vâ ny filohan'ny osy? rapporter un abus
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A grand Bouffon ses grandes bouffonneries. La preuve!
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Ah ah ah rapporter un abus
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Il ne faut plus laisser ce rat8 aller dans des sommets car il ne fait que de conneries. Il vient de dire que le chef d'Etat zambien est mort. Punaise, ce con!
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Pire, il gaspille les deniers publics dans de tels depalcement surtout que le prix du pétrole ne cesse d'augmenter. Il faut l'interner dans le 18. Pauvre kon va! c'est plus fort que moi! fffffffff! rapporter un abus
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C'est triste mais quelque part c'est aussi tellement bête. Figurez-vous que les fanatiques du TIM adorent Mugabe et quand ils le comparent à leur maître ils en sont très fiers. Ceci justifiant cela, les méthodes électorales sont les mêmes.
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Ils sont donc sincères dans leur soutien aux dictateurs. Deux mondes, des pensées très différentes. Mampiomehy. rapporter un abus
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Mugabe est devenu un dictateur...
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...Ravalo l'a toujours été. Mugabe a dans le passé servi son peuple... ...Ravalo s'est toujours servi de son peuple Mugabe est fier de son appartenance au peuple noir... ...Ravalo en a une peur bleue. Et aujourd'hui? Ils se ressemblent tellement dans leur brutalité, on dirait deux jumeaux. rapporter un abus
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La plupart d'entre nous connaissons la poisse qui ne cesse d'enfoncer l'Afrique, le rôle capital des grandes puissances, des multinationales, leurs capacités de nuisance en termes de corruption, de coercition, de manipulation.
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Pas la peine d'être un altermondialiste forcené pour comprendre et décrypter les relations de maître à esclave qui se jouent entre ce tas de dictateurs et les bailleurs de fonds d'où qu'ils viennent et à quelles organisations ils appartiennent. La question est de savoir, quand serons-nous prêt à grandir, à devenir enfin autonome, à ne plus dépendre du bouana, à ne plus attendre qu'il veuille bien nous donner notre pitance quotidienne, et surtout, quand cesserons-nous enfin d'essayer de leur ressembler à tout prix ? Nous savons que nos dirigeants, surtout ces vaux-riens de dictateurs, sont en réalité des fainéants, qui sans les multiples perfusions des bailleurs de fonds et des soit-disant investisseurs, ne vaudraient pas plus que le vendeur de brède qui tente de survivre sur le bord de la route, encore que le vendeur de brède lui s'échine à cultiver, à faire quelque chose de sa vie, même avec peu de moyens. Quelques leaders noirs ont tenté de faire comprendre cela à leurs concitoyens et beaucoup d'entre eux ont été tout simplement éliminés, assassinés, mais comme le dit l'article, est-ce une raison pour baisser les bras ! Évidement que non, mais encore faut-il savoir proposer une alternative, savoir sortir des systèmes habituels, savoir aller à contre-courant, savoir créer son propre modèle. Nous ne sommes pas plus bêtes que les gens du Nord, seulement nous ne nous donnons pas les moyens de définir notre propre vision des choses, c'est tellement plus facile de prendre ce qui existe déjà, même si cela ne sied pas à notre culture, à notre tempérament, à notre environnement et nous met constamment en position d'infériorité, car leurs règles sont ainsi faites qu'ils s'arrangent toujours pour être au-dessus des autres. Oh bien sûr, certains vous rétorquerons que le monde est ainsi fait qu'on ne peut rien y changer, ceux-là sont en général aussi fainéants que les dictateurs qu'ils défendent, ils parlent plus qu'ils ne font dans la réalité, la vie pour eux consiste à vivre au jour le jour, à se contenter de consommer ce qu'ils peuvent, à singer ceux qu'ils pensent être des modèles, la réussite pour eux se traduit forcément par des signes de reconnaissance extérieur, alors qu'à l'intérieur, la coquille est aussi vide qu'un trou noir. Ils ne voient pas plus loin que leurs prochaines vacances, leurs prochains week-end et la petite promotion qu'ils attendent des années durant. Ce sont ces gens qu'il faut commencer à mettre en minorité, car sans eux et sans les gros bras que sont les bailleurs, les dictateurs se retrouveraient tout de suite en position de faiblesse. Le reste viendra tout seul car la dynamique sera là ! rapporter un abus
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C'est quand même honteux et très dangereux tout çà. Croire que l'Afrique ne sera que la chasse gardée des dictateurs, c'est vraiment intolérable. Oeuvrons pour le développement de notre pays en chassant ces crocodiles africains et malgaches.
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ZAFY Albert, Président d’honneur du CRN (Comité de Réconciliation Nationale) interpelle vigoureusement Marc Ravalomanana dans une déclaration qui lui est personnellement adressé.
Tous les thèmes de la gouvernance piteuse de celui qui se prétendait être le « messie incarné » y sont abordés, et plus encore ….
[Ecouter et consulter la transcription]
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Les six Baomanga qui ont crevé sont des "kamo be tenda" payés au plus bas prix et qui n'ont bénéficié d'aucune protection dans la réalisation de leur travail. Il y avait juste le "ataovy haingana fa aza mitamatama ielahisany". Aucune consigne de sécurité. Réduction au maximum des coûts des analyses de risques.
Dans un contrat de sous-traitance de marché, le maître d'oeuvre, le donneur d'ordre et le sous-traitant sont responsables de la protection des personnes. Ici, en ce qui concerne le grand chantier d'Ivato, le maître d'oeuvre c'est l'Etat malgache dirigé par Ravalomanana. Le donneur d'ordre c'est une entreprise amie du chef de l'Etat, idem pour le sous-traitant.
En conclusion dans cette affaire de meurtre, Ravalomanjaka est mouillé jusqu'au cou!
On souhaite que les familles des victimes qui font partie des catégories les plus démunies soient indemnisées le plus rapidement possible. Que Ravalomanana avec sa politique du laisser faire, il n'y a que l'argent qui compte, fasse partie des personnes inquiétées dans cette affaire. son "mino fotsiny ihany" dépasse vraiment l'entendement. Ces ouvriers sont des soutiens de famille qui font fassent aujourd'hui à des difficultés graves. Au départ ils ont essayé d'acheter le silence des ouvriers sur le chantier mais la population d'Ivato qui a été rapidement mise au courant du meurtre des membres de leur famille et de leurs amis ont failli déclencher une émeute. C'est alors que les représentants de l'Etat dépêchés sur place ont accepté l'accès des journalistes au chantier. Ces représentants ont d'ailleurs raconté n'importe quoi aux journalistes afin de leur clouer le bec!
Malgaches réveillons nous, il y a trop de morts de notre côté, Ravalomanana continue son oeuvre!