CHRONIQUES
Pourquoi le Berlusconi de l'Océan Indien n'a pas intérêt à ce que le pouvoir lui échappe | Pourquoi le Berlusconi de l'Océan Indien n'a pas intérêt à ce que le pouvoir lui échappe |
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| Écrit par Body C. | |
| 13-04-2007 | |
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Ceux dont l’origine de la fortune recèle beaucoup trop de zones d’ombre, aiment à s’attribuer une histoire officielle souvent empruntée aux contes de fée et à l’univers d’innocence qui les entoure, ceci toujours dans l’objectif de détourner l’attention des curieux. Le propriétaire de TIKO ne déroge pas à cette règle, et c’est donc logiquement que s’est propagée la légende du « vaillant petit vendeur de yaourt juché sur son vélo » et parcourant par « monts et par vaux » la province d’Antananarivo pour vendre ses produits et gagner sa pitance. Évidemment l’histoire est un peu plus compliquée que cela, et n’en déplaise aux partisans du « roi du yaourt bas de gamme », sans une parfaite collusion avec les dirigeants de l’époque, son ascension sociale aurait été tout autre si les financements de la Banque Mondiale ne lui avaient pas été attribués sans l’aide et l’attention des argentiers de Didier Ratsiraka. Il est donc inutile d’affirmer et d’insister sur le fait que Marc Ravalomanana et Didier Ratsiraka n’auraient rien en commun. Leurs relations sont bien plus imbriquées que l’on veut bien le dire et l’actuel Président de la république a manifestement hérité de son mentor des usages pour lesquels le peuple malgache s’était déjà insurgé à plusieurs reprises, notamment au début des années 90 et dernièrement en 2002, déposant définitivement un amiral sclérosé par trop d’année passée au pouvoir. Non content de reprendre les mauvaises habitudes politiques de l’ancien potentat, le petit nouveau les a perfectionnés, mais il a également et surtout renforcé l’emprise de son entreprise sur plusieurs pans de l’économie malgache. La première de ses marottes est de ne pas payer les impôts imputables aux activités de ses innombrables sociétés, toutes rattachées à la maison mère, TIKO. Sans parler évidemment de cette maladive obsession de vouloir tout dominer et tout monopoliser, n’hésitant pas à menacer, exproprier, voire à emprisonner ses concurrents ou adversaires politiques. L’objectif de Marc Ravalomanana est double quand il s’arrange pour se faire réélire, tout comme il s’arrange pour que le OUI gagne au référendum. D’une part, il renforce son pouvoir politique en s’arrogeant une Constitution à la mesure de ses ambitions de ploutocrate ; D’autre part, il préserve toujours grâce à son pouvoir démesuré, l’existence et la prospérité de ses multiples sociétés qui continuent sans qu’on puisse rien y faire, à monopoliser les activités économiques les plus lucratives du pays. La plus grande menace pour Marc Ravalomanana, tout comme pour bon dictateur qui se respecte, c’est justement de voir un jour le pouvoir lui échapper des mains. Si cela devait arriver, c’est comme on peut l’imager, la remise en cause et surtout la divulgation au grand jour des multiples malversations et autres méthodes empruntées aux truands qui permettent, à lui et à ses acolytes, de continuer à faire la pluie et le beau temps à Madagascar. N’oublions pas non plus ce relent de nationalisme nauséabond distillé par un groupe de pression dont le manuel de référence est « Valin Kitsaka ». Tous les acteurs sont donc en place, et à bien étudier le casting, il n’y a qu’un seul scénario possible : un président au pouvoir illimité (le souverain), sa cour (les prétendants nobles seuls selon eux et, selon les critères de la nouvelle Constitution, à disposer d’un sang pur) et l’église (le FFKM) bras armé, plus politique qu’oecuménique. La dernière chose que tout ce beau monde ne souhaite pas, c’est évidemment que le rideau tombe sur leurs ambitions et leurs desseins aussi maléfiques soient-ils. Vous trouverez dans le document ci-dessous l’organigramme datant de 2005, relatif à la composition des multiples sociétés de Marc Ravalomanana. À ces informations, il faut évidemment rajouter la création de la minoterie de Toamasina (dans l'enceinte du Port), de l'acquisition de surfaces agricoles de plusieurs milliers d'hectares (rizières) dans la région d'Ambatorazaka, de plusieurs usines de fabrication de margarine et de beurre à Antsirabe, et au sein de TOP SARL à Toamasina. Body C. Bookmark
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Un Projet de société pour et avec les Malgaches.
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Tous les thèmes de la gouvernance piteuse de celui qui se prétendait être le « messie incarné » y sont abordés, et plus encore ….
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