Le processus de Transition réclamé et défendu par le CRN de Zafy Albert, dans l’objectif de mettre un terme aux dérives autocratiques des « Princes » qui gouvernent Madagascar, continue de faire des vagues au sein de la classe politique locale, notamment dans son aile la plus sombre, là où s’agglutine tous ceux que le pays compte comme partis politiques et politiciens véreux, nécessiteux, opportunistes, mercenaires et intellectuellement indigent.
Bref, toute la lie de cette société qui se dit civilisée et développée, et qui a érigé en modèle des pseudos élites qui depuis l’indépendance du pays n’ont fait qu’enfoncer celui-ci dans le sous-développement, par vague successive ; avec aux manettes, toujours à quelque chose près, les mêmes leaders qui se passent le flambeau dans une danse et des rituels politiques macabres, destinés à priver la population de toute autonomie, non seulement matérielle, mais encore et surtout, culturelle et identitaire.
Aujourd’hui, semble-t-il, ils se disent d’opposition, mais ils ont cette particularité qu’ils passent d’un stade à un autre aussi facilement que l’on change de veste. Historiquement, sentant le vent tourner, ils s’étaient rassemblés comme à leur habitude tout au tour du champion du moment. Leur dernier fait d’arme et qui remonte à quelques années : La création d’une entité dénommée KMMR (le club des opportunistes à la recherche d’une place en échange de quelques services rendus). Seulement voilà, celui qui a fait l’objet de toutes leurs attentions et de toutes leurs attentes, s’est révélé d’une nature quelque peu égoïste et brutale, et après quelque temps d’une cohabitation forcée, s’est occupé d’éjecter comme des malpropres tous ses amis d’hier.
La fin des réjouissances correspond évidemment avec la fin de la série d’élections qu’a connu le pays avec au bout la consécration ultime du parti au pouvoir à travers une représentation à 100 % à la Chambre haute. Cependant, même s’il est un fait que Madagascar vit aujourd’hui sous la coupe d’un parti unique, c’est-à-dire le TIM ; dans sa grande mansuétude, le potentat local a fait preuve de magnanimité en nommant « sénateur » quelques personnes issues d’horizons différents (ne pas en déduire qu’elles dérogent à l’idéologie ambiante). Parmi celle-ci, un rescapé appartenant au parti AVI.
Pas étonnant donc qu’à la tête de la cabale destinée à déstabiliser le CRN et Zafy Albert, on retrouve les mercenaires de l’AVI, qui dans un discours alambiqué à l’envi, se positionnent comme des donneurs de leçon, notamment en se déclarant comme le chantre de la légalité et de la modération.
Tout cela est évidemment risible, connaissant les forfaitures de ce tas d’opportunistes qui depuis des années passent d’un camp à un autre, d’une idéologie à l’autre, d’une croyance à l’autre. Ce comportement indigne, qui reflète la personnalité de ces gens et qui influe sur leurs compétences quand on leur confie des responsabilités, s’oppose diamétralement avec les valeurs défendues par Zafy Albert et qu’il a donné à sa formation le CRN.
En effet, Zafy Albert, à la différence de nos caméléons, n’a jamais changé d’un iota, et s’est toujours déclaré opposant à Marc Ravalomanana, ne lui reconnaissant nullement la légitimité de sa stature de Président de la République, ce qui n’est pas faux au vu des circonstances qui ont mené le potentat actuel à la tête du pays.
C’est cette droiture, cette impossibilité de le corrompre, d’influer sur idéaux qui mettent nos pseudos opposants en émoi et qui les obligent à déployer tout leur savoir faire en termes d’ignominie, d’attaques personnelles et de discrédit.
S’ils insistent autant, c’est qu’il y a également une autre raison, car comme nous l’avons dit, ces gens ont toujours existé et ont toujours perpétré leurs méfaits. Zafy Albert doit s’en souvenir, car à la suite des événements du début des années 1990 avec la première chute de Didier Ratsiraka et la mise en place d’un processus de transition qui a finalement conduit à l’élection de Zafy Albert à la tête du pays, justement dans la légalité ; il s’est avéré que ces opportunistes occupaient de nombreuses fonctions, dû au fait de leur pseudo engagement parfaitement calculé et pour lesquels ils se sont largement auto récompensés en pillant le pays et en faisant ensuite porter le chapeau à celui qui leur avait donné leur chance.
Si aujourd’hui ils continuent d’agir toujours selon le même schéma, il n’en est pas de même du côté d’Albert Zafy et de son CRN, qui par son obstination et son engagement à vouloir redresser le pays et à le libérer de ses bourreaux actuels, attire et fédère autour de lui de plus en plus de personnes, notamment au niveau des simples citoyens qui eux aussi se rendent compte légitimement, lentement mais sûrement, que les responsables de leurs conditions de vie actuel, ne sont autres que ces prétendues élites qui avant de se préoccuper de l’intérêt général, s’autorisent et abusent de leurs fonctions et de leur statut pour se constituer des fortunes illégales et indécentes, en parfait décalage avec la misère qui caractérise le niveau de vie de la majorité des Malgaches.
Les raisons d’être inquiets ne font donc que se multiplier pour nos opportunistes. D’abord parce qu’ils savent que le potentat actuel ne leur offrira plus rien, maintenant que son parti et lui accaparent absolument toutes les institutions.
Ensuite, parce que Zafy Albert, seul véritable opposant engagé contre l’autocratie de Marc Ravalomanana, ne fera pas la même erreur que dans les années 1990, en se coltinant de parfais parasites, qui même quand on leur offre la démocratie sur un plateau, ne savent pas quoi en faire, et continuent de se conduire comme ils l’ont toujours fait, c’est-à-dire en politiciens et hommes publics cupides, à la vision étriquée, aux convictions monnayables à souhait et qui ne savent faire qu’une chose : Détruire tout ce qu’on leur met entre les mains.
Pour toutes ces raisons, ces gens se savent donc menacés, c’est pourquoi, ces derniers barouds d’honneur, relayés par quelques médias tout aussi désuets que les personnes à qui ils donnent la parole, ressemble fort au « chant du cygne ».
La conclusion, en forme de message que l’on peut adresser à ces gens, consiste à leur faire comprendre que cette fois-ci ils ne sont nullement indispensables. Zafy Albert et le CRN sont suffisamment autonomes pour qu’ils aient besoin de se faire imposer des politiciens médiocres, incapables de se faire une autocritique de leurs actions passées et présentes. Si cela ne les satisfait pas, qu’ils aillent donc rejoindre les nombreux larbins du TIM, ou qu’ils créent leur propre courant en allant soutenir ceux qui s’illusionnent de battre Marc Ravalomanana, potentat absolu, dans une joute électorale que tout le monde sait « pipée » d’avance. La Rédaction
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2. Ce n'est pas très sérieuse l'idée qui consiste à vouloir "s'accomoder" à un code électoral "reconnu", "prouvé" et "démontré" conflictuel, source de fraudes électorales.
3. Tout le monde peut très bien faire un "procès" d'intention aux leaders de l'opposition. Ce que, moi, je ne ferai pas tout simplement parce que j'estime que le régime actuel représente plus de danger au pays que cette opposition.
4. L'opposition a démontré à maintes fois sa capacité à s'unir et se mettre d'accord lorsque la situation l'exige. Au contraire, c'est plutôt le régime actuel qui l'empêche de s'exprimer, à l'exception des "déclarations" faites dans des journaux dont les journalistes seuls ont la capacité de prouver l'authenticité des propos tenus par ces membres de l'opposition.
5. L'opposition ne cherche pas à renverser ce régime mais à chasser cette dictature. Si cette dictature est liée à ce régime alors celui-ci partira avec elle. sinon, le régime se doit de démontrer un minimum d'honnêteté pour changer d'attitude, de comportement, de pratique (ce que je doute fort, voire ce que je ne crois pas).
En revanche, c'est le peuple malgache, seul qui décidera de cela. Car aussi noble et légitime soit le souhait de l'opposition si le peuple ne le décide pas, la dictature demeurera. donc, on verra bien la suite si ce peuple va toujours accepter de subir le joug de cette dictature.