CHRONIQUES
Pierrot RAJAONARIVELO : Interview paru dans Fihavanana Magazine | Pierrot RAJAONARIVELO : Interview paru dans Fihavanana Magazine |
|
|
|
| Écrit par La Rédaction | |
| 04-01-2010 | |
|
Interview de Pierrot Rajaonarivelo, paru dans Fihavanana Magazine. Homme d'État et homme politique d'expérience, il est entièrement au service de son pays. Une sérieuse alternative pour Madagascar Une Expérience à tous les niveaux de la vie malgache et de la fonction publique Après un parcours scolaire et universitaire exemplaire, notamment à l'École Nationale d'Administration Malgache, une Maîtrise en Droit public et sciences politiques, un DESS à l'Institut d'Administration des Entreprises, Pierrot RAJAONARIVELO a alterné des postes dans l'administration et le secteur privé. Il a acquis une expérience concrète des problèmes publics et privés, nationaux et internationaux. ![]() Pierrot Rajaonarivelo : Interview Fihavanana Magazine Il a travaillé avec les paysans, dans le monde de l'entreprise et le commerce international, en particulier chez SCOA (Société du Commerce de 'Ouest Africain) et à la BFCE (Banque Française du Commerce Extérieur). Il a été également directeur commercial du Groupe SICE. Haut fonctionnaire, il a exercé de multiples fonctions, notamment celle de « Directeur Général du Commerce ». L'Expérience de la diplomatie Pierrot RAJAONARIVELO a été appelé à de hautes responsabilités diplomatiques : auprès de l'ONU à New York où il a représenté Madagascar aux Assemblées Générales,
![]() Pierrot Rajaonarivelo : Interview Fihavanana Magazine Un repli consacré à la réflexion et à l'action Durant son exil, Pierrot Rajaonarivelo n'a jamais cessé de suivre de près l'évolution de situation politique à Madagascar. Membre fondateur du CRN : Comité pour la Réconciliation Nationale présidé par le Professeur ZAFY Albert, Pierrot Rajaonarivelo est resté entièrement solidaire avec toutes les forces politiques de l'opposition ,il se mobilise, en France, pour mener un combat contre l'état de non droit, dénonçant les multiples atteintes aux droits de l'homme, les arrestations et détentions arbitraires... Fort de son passé, riche en expériences tant dans le secteur public que dans le secteur privé, reconnu internationalement pour ses qualités professionnelles, humaines et politiques il a créé différentes organisations. En 2004, Pierrot Rajaonarivelo rassemble des jeunes malgaches de la diaspora, en France, et crée l'association « Assidu-Madagascar ». Quelques mois plus tard, des anciens cadres du régime exilés et de nombreux malgaches vivant en France sont venus adhérer au mouvement initié par Pierrot Rajaonarivelo. Le cercle de réflexion et d'action « CAP Madagascar » est mis en place en juin 2004. Diverses actions et réflexions ont été menées avec et autour de Pierrot Rajaonarivelo pour analyser la situation politique malgache, proposer une nouvelle vision et surtout fédérer toutes les forces vives. Pierrot Rajaonarivelo prépare activement son retour au pays, déterminé à affronter le régime qui l'a condamné arbitrairement il se porte candidat à l'élection présidentielle et décide de rentrer à Madagascar en Octobre 2006. Le retour au pays et la construction politique Dès son arrivée le 25 Avril 2009, Pierrot RAJAONARIVELO, égal à lui-même, fidèle à tous les principes qui ont toujours guidé son engagement politique : son attachement au « Fihavanana », à l'unité nationale, à la démocratie, à l'état de droit prononce un discours « fédérateur et fondateur ». Plaide pour une transition inclusive et consensuelle S'inscrivant dans une démarche pour la reconstruction du pays, Pierrot Rajaonarivelo, depuis son retour entreprend et multiplie les rencontres, les échanges avec toutes les forces vives : politiques, économiques, sociales, et aussi l'ensemble de la communauté internationale. Appelle à l'application de la charte et des accords politiques signés à Maputo pour sortir le pays de la crise. Réitère sa disponibilité à servir l'intérêt supérieur de la Nation, à œuvrer pour l'unité nationale, à bâtir la 4è République dans la sérénité. Le 18. Octobre 2009 Pierrot RAJAONARIVELO décide de rendre la direction de l'AREMA à son père fondateur, « avec respect, en toute fraternité », démontrant une fois de plus sa dimension d'homme d'état. Avec la justesse des valeurs qu'il défend Pierrot Rajaonarivelo fédère autour de lui des personnalités bien connues, reconnues pour leur intégrité. La popularité de Pierrot Rajaonarivelo va au-delà du cercle des initiés, bon nombre de Malgaches le considèrent comme « une alternative sérieuse pour Madagascar ». ![]() Pierrot Rajaonarivelo : Interview Fihavanana Magazine Conclusion Riche de ses expériences, aguerri par les épreuves, fort de sa conviction et de sa détermination, Pierrot RAJAONARIVELO entame « un nouveau départ », invite toutes les bonnes volontés à se joindre à lui pour écrire une nouvelle page de notre histoire avec un seul objectif : faire de Madagascar un pays debout et digne en renforçant le Fihavanana afin que sans exception nous ayons le sentiment d'appartenir à la même Nation, et qu'ensemble nous relevions ce défi. Avec toute son équipe Pierrot RAJAONARIVELO travaille depuis son retour pour la mise en place du « Grand Rassemblement Politique pour Madagascar ». ENTRETIEN - Fihavanana : Comment vous sentez-vous aujourd'hui après 7 ans d'exil et un retour difficile au pays ? - Pierrot Rajaonarivelo : Soulagé, heureux de retrouver tous ceux qui me sont chers, triste de voir le pays dans cet état de délabrement, et surtout plus que jamais déterminé à contribuer au redressement de Madagascar. Vous savez, ces sept années d'exil ont été dures à vivre pour nous les exilés mais pour les Malgaches c'était aussi sept années de souffrances, d'humiliations, d'angoisse. Je tiens encore une fois à rendre hommage à toutes celles et ceux qui sans relâche se sont dressés contre toutes les dérives dictatoriales souvent au péril de leurs vies, je salue leur courage. Bien que le défi à relever n'ait jamais été aussi difficile que maintenant, je réitère ma volonté à apporter ma part de pierre à l'édifice de la reconstruction de notre pays. - Fihavanana : Votre candidature à la présidentielle prochaine est-elle désormais chose acquise ou existe-t-il encore quelques écueils ? - P. R. : La crise actuelle a eu, au moins, le mérite de nous enseigner les méfaits et l'absurdité de la politique d'exclusion, dont je suis une des principales victimes. J'estime dès lors que nous avons amplement tiré une leçon claire pour que demain les mêmes erreurs ne se répètent plus. Sinon, cela risque à nouveau d'hypothéquer dangereusement l'avenir du pays. La charte de la Transition et tous les accords politiques signés le 9 Août 2009 à Maputo constituent un pas énorme vers l'apaisement et la réconciliation, sans vouloir cultiver l'impunité, personne à mon sens n'a aucun intérêt à spéculer la dessus à moins de remettre en cause les fondamentaux sur lesquels repose la Transition consensuelle et inclusive. ![]() Pierrot Rajaonarivelo : Interview Fihavanana Magazine - Fihavanana : Comment se sent-on lorsqu'on est favori des sondages et on n'a jamais l'occasion de se mesurer aux autres ? - P.R. : le plus important à mes yeux ce n'est pas juste de pouvoir me mesurer aux autres, comme vous dites, il s'agit avant tout d'avoir une vision claire et réaliste, de proposer aux Malgaches un projet de société intégrant les vrais problèmes, tenant compte de vraies réalités pour apporter des solutions concrètes et adéquates, la reconstruction de la nation nécessite l'adhésion de tous, j'estime que tout homme politique se doit de remplir deux missions : « conquérir» le pouvoir dans des conditions démocratiques par une élection libre et transparente, « exercer le pouvoir pas pour le pouvoir » mais pour servir les Malgaches ainsi que l'intérêt supérieur de la nation. Je rappelle que j'ai gagné les législatives en 1998, même si cela ne peut être comparé aux présidentielles, même si chaque adversaire est toujours redoutable et que rien n'est jamais acquis d'avance, l'épreuve des urnes ne m'effraie pas : porter haut le flambeau de l'unité nationale, la souveraineté nationale, reconstruire le pays ensemble avec toutes les bonnes volontés constituent pour moi « un noble combat ». Par ailleurs, le fait que votre sondage me donne «favori » signifie, pour moi, que je me dois de tripler mes efforts ; et qu'il y a chez les Malgaches une forte attente, ô combien légitime, à laquelle je dois apporter des réponses claires, satisfaisantes et bientôt. - Fihavanana : Les malentendus avec l'AREMA puisque c'est ainsi qu'il faudrait les appeler, sont-ils enfin mis en reste ? - P.R. : En toute honnêteté, je crois avoir dit ce que j'ai à dire, et je ferai ce que je dois faire. Ma position ne souffre d'aucune ambiguïté car elle est conforme à des principes précis. - Fihavanana : D'après vous pourquoi l'Amiral Ratsiraka vous en veut-il autant ? - P.R. : Ce serait une erreur que de vouloir ramener les « dissensions internes » du parti AREMA, à un problème particulier entre le président Didier Ratsiraka et moi-même. Nous n'avons aucun différend le Président Ratsiraka et moi-même. J’estime tout simplement « légitime » de lui remettre la direction du parti qu'il a fondé. C'est aussi son souhait. - Fihavanana : Vous semblez être la proie de plusieurs trahisons depuis un certain temps, à quoi cela est-il dû ? - P.R. : Comme on dit « à quelque chose, malheur est bon » cette longue traversée du désert m'a permis de faire la part des choses, c'est dans l'adversité que nous reconnaissons nos « vrais amis » Dans toutes les épreuves que nous avons dû traverser, ma famille et moi, tout aussi bien ici au pays que là bas ; je peux vous dire que je compte dans mon équipe, dans mon entourage beaucoup de fidélités, beaucoup de femmes et d'hommes de conviction déterminés à relever le défi du redressement et de la reconstruction de notre pays, j'invite d'ailleurs tous les enfants de Madagascar à s'inscrire dans cette démarche car comme nous le savons « l'union fait la force ». - Fihavanana : Si vous deviez nous résumer en quelques mots votre différence, autrement dit en quoi êtes-vous différent de tous les autres ? - P.R. : Je crois que je ne suis pas très bien placé pour évoquer mes propres qualités ou étaler mes défauts sans écorner l'objectivité de mes jugements. Je laisserai donc aux autres le soin de juger. Toutefois, j'ai un principe fondamental selon lequel Madagascar ne se développera que grâce à l'effort, à la conviction, au courage et à l'abnégation de tout un chacun, le tout réuni dans ce que j'appelle le « génie national ». Je bannis toute forme d'exclusion, et pour mener à bien une politique de développement, je fais entièrement confiance à l'inventivité de la valeur des valeurs : l'homme. - Fihavanana : Les opérateurs économiques ont gardé du moins pour certains le bon souvenir des acquis lorsque vous étiez aux affaires, avez-vous un message pour eux ? - P. R. : Les opérateurs économiques sont le moteur du développement. Ils sont le vecteur essentiel de la richesse nationale. Rien que pour cela, le devoir d'un État est d'aider les entreprises à remplir convenablement leurs rôles au sein de la société. A cet égard, l'État doit prioritairement rendre effective et pérenne la « stabilité politique ». Il a l'obligation de garantir un environnement économique sain dans lequel ces opérateurs économiques opèrent et évoluent. Pour prospérer, les activités économiques ont besoin des cadres réglementaires clairs, incitatifs et évolutifs. Je trouve inadmissible que nos entreprises soient, souvent sinon à chaque fois, sacrifiées sur l'autel des crises politiques devenues malheureusement récurrentes dans notre pays, causant une perte massive d'emploi, détruisant le tissu social, et aggravant la pauvreté. Par conséquent, l'État doit mettre urgemment en place des dispositifs légaux visant à protéger les entreprises des aléas politiques. Toutes les pistes menant vers cet objectif doivent être constamment explorées et empruntées. Nos entreprises ont également besoin d'une politique fiscale incitative (et non pénalisante - notamment pour les entreprises les plus performantes), flexible et pragmatique, (et non rigide) ; productive (et non antiéconomique). Pour cela, il faut innover et renforcer la relation entre l'État et le secteur privé. Il faut dépasser le simple cadre classique du partenariat et respecter la logique d'interdépendance qui devra désormais animer les deux secteurs. - Fihavanana : Vous connaissez bien le PM Monja Roindefo, alors que pensez-vous de la manière dont il a négocié sa sortie de Mahazoarivo ? - P. R. : Affirmer que « je connais bien le PM MONJA Roindefo » serait prétentieux de ma part. Sincèrement, je pense que compte tenu de la confusion politique de ces derniers mois, Monja Roindefo « est un homme de parole » comme l'atteste la fraternité dans laquelle s'est déroulée la passation de pouvoir avec le PM de consensus MANGALAZA, une fois les accords signés par les 4 mouvances à Addis-Abeba. C'est le « Fihavanana » qui triomphe, il est grand temps que nous nous attelions aux vraies priorités. - Fihavanana : Qu'est-ce qui selon vous est le plus important aujourd'hui : signer les accords du GIC ou organiser des élections transparentes ? - P.R. : L'un ne va pas sans l'autre. Il est difficile de croire aux sincérités et à la transparence des élections organisées de façon unilatérale, donc par nature, exclusive et arbitraire. Les accords qui revendiquent les notions de « la non exclusivité », de « la neutralité » et du « consensus », proposés par le GIC prévoient également l'organisation des élections transparentes. Alors, j'estime qu'il faut signer les accords du GIC afin de doter le pays d'un cadre juridique clair, indispensable pour la bonne marche de la transition, et, après, organiser les élections conformément au cadre ainsi préétabli en matière de transparence gage de la sincérité des votes. C'est de cette façon que notre pays pourra retourner à l'ordre constitutionnel et retrouver la normalité politique. - Fihavanana : Vous aviez semble-t-il un dossier judiciaire qui n'est pas encore totalement épongé. Cela est-il vrai ? - P.R. : Tout le monde connaît le caractère arbitraire ayant dicté la constitution de tous les dossiers judiciaires que l'ancien régime a infligé contre ses adversaires politiques dont je suis. Mais comme vous le savez bien, à toutes condamnations politiques, il faut des solutions politiques. Et nous y sommes. - Fihavanana : Est-il vrai que vous seriez plutôt avare que dépensier ? - P.R. : Je dirai plutôt que je suis économe car je ne suis ni avare ni dépensier. -Fihavanana : Vous accordez semble-t-il par la religion et par votre éducation personnelle beaucoup d'importance aux valeurs traditionnelles de la famille, n'est-ce pas ? -P. R. : La famille est la source de la vie. C'est le socle de la société malgache. Le lieu où l'on puise l'essentiel de notre culture, la matrice de nos valeurs. La famille malgache étant étendue, elle est, à mon avis, la meilleure école du vivre ensemble. Alors, oui, j'accorde à la famille et à ses valeurs traditionnelles une très grande importance. ![]() Pierrot Rajaonarivelo : Interview Fihavanana Magazine - Fihavanana : Nous apprenons que le PM Tantely revient et sans doute serait l'un de vos adversaires à l'élection présidentielle prochaine, un commentaire là-dessus ? - P. R. : Je suis heureux de voir qu'un illustre fils de Madagascar vient apporter sa pierre à l'édifice de la Nation. Comme je vous ai dit, j'ai foi en notre « génie national malgache », tout le monde doit participer au développement de notre pays. - Fihavanana : Quels sont vos projets à court et à moyen terme ? - P. R. : D'abord, il faut aider Madagascar à sortir de cette situation catastrophique dans laquelle il se trouve actuellement à travers des actions sérieuses qui consistent à bâtir une Transition réussie, c'est-à-dire inclusive et consensuelle, et dotée d'un cadre réglementaire clair et des institutions respectables, capables d'organiser rapidement des élections libres et transparentes. Ensuite, il faut se préparer à amorcer l'entrée dans la 4ème République avec un projet de société sérieux, une équipe motivée et une nouvelle vision de notre société. - Fihavanana : A défaut de l'AREMA, avec quel mouvement politique comptez vous organiser votre campagne présidentielle prochaine ? - P. R. : Je pense qu'un dessein national exige la contribution de tous et ne peut être confié à un seul parti aussi respectable soit-il. Une élection d'une telle envergure ne se gagne qu'avec l'adhésion de toutes les forces vives de la Nation. Personnellement, j'ai lancé un appel au mois de septembre dernier à toutes les bonnes volontés, à celles et ceux qui partagent les mêmes principes que moi à fédérer nos énergies pour le redressement et le développement de notre pays. J'ai eu de nombreuses réponses favorables et je continue d'en recevoir. Ce « grand rassemblement politique » est pour bientôt. - Fihavanana : Quel est selon vous l'avenir de Madagascar ? - P.R. : Le Général de Gaulle disait un jour : « Madagascar est un pays d'avenir, et il le restera. ». Si ce propos a, jusqu'à maintenant, une allure assez prophétique, je suis déterminé, à faire mentir ce « diagnostic historique ». Madagascar est un pays béni de Dieu., et notre pays sera ce que nous tous voulons qu'il soit. Nous sommes confrontés à un seul dilemme : Comment transformer les énormes « potentiels » que la nature nous a donnés gracieusement en des richesses réelles, nécessaires au développement de notre Nation ? Y trouver une réponse adéquate demeure notre seul défi. Je suis convaincu de notre capacité à le relever. Et nous le ferons, ensemble, nous ferons de Madagascar, un pays qui maîtrise son destin et fier de l'ingéniosité de sa population. Bookmark
Email This
Hits: 1994 Commentaires
(0)
|
| < Précédent | Suivant > |
|---|


ZAFY Albert, Président d’honneur du CRN (Comité de Réconciliation Nationale) interpelle vigoureusement Marc Ravalomanana dans une déclaration qui lui est personnellement adressé.
Tous les thèmes de la gouvernance piteuse de celui qui se prétendait être le « messie incarné » y sont abordés, et plus encore ….
[Ecouter et consulter la transcription]
| MDM : Discours de clôture de Pierrot RAJAONARIVELO Posté par : Black Monday |
| Marc Ravalomanana contribue-t-il volontairement à appau... Posté par : lery |
| COMMUNIQUE : Pour la dignité de Madagascar et de son Pe... Posté par : guillaume |
| Soritr'Asa Hoan'i Madagasikara - Madagascar Société d'A... Posté par : CLAROT |
| La HAT assise sur un tonneau de poudre Posté par : zaho |
| Communiqué officiel de soutien à la candidature de M. P... Posté par : Cesar |
| Communiqué officiel de soutien à la candidature de M. P... Posté par : mahatadidy |
| Soritr'Asa Hoan'i Madagasikara - Madagascar Société d'A... Posté par : hamy |
| Communiqué officiel de soutien à la candidature de M. P... Posté par : lolll |
| Communiqué officiel de soutien à la candidature de M. P... Posté par : Haingo |
