C’est une chose que d’avoir à diriger et à gérer un pays pauvre, c’en est une autre que de servir sciemment de cet état de pauvreté pour se comporter en voyou sans foi ni loi.
Un voyou prémédite toujours ses coups, les prépare dans le plus grand secret et passe à l’action lorsque l’on ne s’y attend pas.
L’entreprise de destruction à laquelle se livre actuellement Marc Ravalomanana n’a pas d’autres sources de motivation que celles qui peuvent pousser un voyou à commettre un crime. Il n’y a rien dans ce que fait cet homme qui puisse être justifiée de façon rationnelle. Les seuls hommes d’État et dirigeants de surcroît de l’histoire de l’humanité qui ont procédé de la sorte, se sont tous révélé être de véritables criminels.
Drapés derrière leurs mensonges, faignant l’indigence, suscitant l’intérêt en s’alignant sur les grands principes qui caractérisent la démocratie, ils ont tous attendu le bon moment pour montrer leur vrai visage une fois leur but atteint, c’est-à-dire le pouvoir suprême, pour faire montre de toute l’étendue de leur ignominie.
Certains se sont mis en tête d’éradiquer de la surface de la terre des races entières, sous prétexte que celles-ci ne méritaient pas toute la place qui leur était donnée au sein des sociétés dans lesquelles elles vivaient. D’autres se sont construits des fortunes incommensurables en détournant à leur seul avantage tous les pouvoirs que leur conférait leur statut de dirigeant. D’autres encore se sont mis en tête de conquérir par la force ce qui ne leur appartenait pas, non sans avoir au préalable manipulé l’opinion de leur concitoyen pour justifier leurs actes de barbarie.
Marc Ravalomanana à lui tout seul concentre toutes ces déviances graves.
Il feint l’indigence et se sert de l’état de pauvreté extrême dans laquelle se trouve la population et le pays dont il a la charge pour quémander et obtenir toujours plus de crédits auprès des bailleurs de fonds traditionnels, accumulant d’énormes dettes dont il ne se soucie pas ; puisque tout ce qui compte pour lui, c’est le moment présent et la façon dont il peut procéder pour ne pas enrayer sa machine de domination que sont l’État et les Institutions, après qu’il les ait gangrené de ses éléments les plus fidèles et qui partagent la même idéologie que lui.
Une fois les bailleurs traditionnels lassés de donner toujours plus sans qu’aucun résultat concret ne se matérialise, il se tourne vers les financiers privés, qui soit dit en passant, ont encore moins d’éthique que les bailleurs traditionnels. Ici, les règles ne sont pas écrites et chacun y va de ses exigences et de ses conditions, ne traitant pas avec un pays, mais avec une seule personne, en l’occurrence Marc Ravalomanana.
Car il serait faux de croire que tout ce qu’entreprend Marc Ravalomanana, il le fait au nom de Madagascar. Il s’agit juste d’un prétexte pour amadouer et tromper l’opinion. S’il paraît étonnant que Madagascar se retrouve toujours en position défavorable dans les différents contrats passés avec telle ou telle multinationale, que ce soit à propos des mines, du pétrole et de ce qui nous interpelle et nous fait réagir vivement aujourd’hui, c’est-à-dire l’agribusness ; il est par contre certain, et un jour cela démontrer, que Marc Ravalomanana s’est octroyé d’énormes sommes d’argent sous forme de dessous de table ou de bakchich. Un homme de sa capacité intellectuelle, même secondé par une cohorte de « coach », n’est en mesure de comprendre qu’une seule chose, c’est-à-dire ce qu’il peut tirer pour son profit personnel des décisions qu’il prend grâce au pouvoir illimité qu’il s’est d’ailleurs accaparé par la force, en éliminant parfois physiquement ses adversaires.
S’il ne fallait citer qu’un seul exemple de cette forme de corruption de haute volée, on peut évoquer celui concernant l’agitation suscitée autour du remplacement de l’actuel « Air force one ».
D’où un pays pauvre comme Madagascar, toujours à cours de moyens financiers, pourrait-il bien se procurer des millions de dollars pour payer un nouvel aéronef à son ploutocrate de président. La réponse est simple, cet avion, Marc Ravalomanana va se le faire offrir, et chacune des multinationales actuellement installées ou à venir à Madagascar ira de sa poche pour se faire.
S’agissant de l’implantation des différentes multinationales, il est étonnant de constater que celles-ci se trouvent toutes en dehors des environs de la capitale, loin du bastion de Marc Ravalomanana, donc idéalement placées pour ne pas susciter la désapprobation de ses semblables, ethniquement parlant.
Seulement voilà, il ne s’agit pas d’exploiter des énergies propres, ni de produire des aliments « bio ». Car toutes les activités à venir auront pour conséquence de détruire l’environnement dans lequel vivent le reste des Malgaches, ceux que les plus extrémistes des partisans de Marc Ravalomanana traitent parfois de sous-hommes, pour lesquels il faut trouver un moyen de les éliminer, sans que cela ne suscite d’émoi outre mesure.
Or quel autre moyen que d’anéantir ces Malgaches de « seconde zone » que de détruire leur société, de les jeter sur les routes, d’empoisonner leur environnement, et avec le projet conclu avec le Coréen Daewoo, de les réduire à une forme d’esclavage moderne sur au moins un tiers du territoire. Car Marc Ravalomanana n’en n’est pas à son premier coup d’essai, puisqu’il s’en est déjà pris méthodiquement à toutes les élites issues des régions autres que celle de Tananarive par le passé récent.
Seulement Marc Ravalomanana et ses partisans se trompent lourdement, car tout comme le nuage de Tchernobyl en son temps et dans d’autres contrées, les dégâts provoqués par les multinationales et leurs exploitations à venir, auront de toutes les façons des conséquences sur toute l’étendue du territoire malgache.
Nul ne pourra prétendre échapper à ces catastrophes à venir, car non seulement Madagascar se sera fait dépouiller de ses richesses nationales, mais dans le même temps, son environnement sera détruit. Le Coréen Daewoo annonce par exemple que les semences utilisées pour les futures plantations de maïs proviendront des Etats-Unis. Si cela se concrétise, il est certain que ce seront des semences génétiquement modifiées, alors même qu’ailleurs dans le monde ceux-ci suscitent de grands débats à propos de leur dangerosité sur l’homme, mais également sur l’environnement du fait des contaminations possibles et des rendements parfois catastrophiques. Évidemment, ceux qui les produisent n’en n’ont cure, puisque leur seule motivation c’est de s’arroger un monopole total sur ces produits et d’engranger ainsi d’énormes bénéfices sur le dos des utilisateurs que sont les paysans à qui on obligera de les acheter sous divers moyens.
Sur le plan économique, le pays sera exsangue puisque rien n’a été prévu aujourd’hui pour engranger et faire fructifier les profits destinés aux générations futures, puisque tous les contrats sans exception sont en défaveur de Madagascar. Et ce n’est pas la création d’une « compagnie du pétrole » qui y changera quelque chose. Marc Ravalomanana et sa clique sont coutumiers de ce genre d’attrape nigaud, notamment avec la vitrine de Madagascar où les multiples salons organisés à l’extérieur, payés à grands frais sans aucune retombée concrète.
Quant à l’argument éculé de la création d’emplois, il est de la même nature que de la teneur des contrats signés avec les multinationales. Et cette fois-ci, sans exception, tous les Malgaches qui se risqueront à travailler pour ses firmes étrangères en sortiront vidés de leur substance, réduit à l’état de simples exécutants que l’on remplacera comme on remplace du bétail.
Tous ces événements ont de quoi susciter l’inquiétude, cependant, il y a des limites que Marc Ravalomanana vient aisément de dépasser. Peut-être n’en a-t-il pas conscience, tout comme ces multinationales qui se croient en terrain conquit. Car le monde est entrain de changer, de nouvelles donnes et de nouvelles éthiques sont entrain de se mettre en place. Ceux qui se croyaient intouchables, voire invincibles armés de leurs milliards de dollars se sont retrouvés du jour au lendemain littéralement dans la rue.
Si le reste de l’Afrique a l’intention de subir une seconde vague de colonisation déguisée après s’être fait dépouiller par ceux qu’on appelle les Occidentaux, Madagascar et ceux qui s’opposent à Marc Ravalomanana n’ont pas l’intention de laisser s’installer les représentants de ces pays dits émergents, qui sous prétexte de surpopulation et de développement effréné, chercher à se nourrir et à se fournir en énergie sur le dos des pays pauvres, donc pensent-ils, incapables de se défendre.
Marc Ravalomanana est, certes, un voyou sans foi ni loi, mais il se trompe lourdement s’il pense perdurer encore longtemps au pouvoir, car par son comportement irrationnel et insultant pour le peuple malgache, il s’est fait des ennemis même dans son propre camp, plus près de lui qu’il ne le croit et qui cherchent dès à présent à négocier leur réddition en perspective de ce qui pourrait se passer dans l'avenir.
Bientôt il ne se lèvera plus seulement une fois dans la nuit pour faire part de ses inquiétudes à ses proches conseillers, il n’en dormira tout simplement plus.
La Rédaction
Vous trouverez ci-après un recueil de différents articles publiés par les médias internationaux.
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Miarahaba ny rehetra, Ity misy article hitako toa @ net momba ilay tany ho an'ny Koreanina. Azfd fa tsy vitako traduction ilay izy fa ho an'izay mahay teny anglisy dia vakio fa tena resaka maimbo be! Entre autre; *tsy nisy hofany ilay tany fa nomena maimaipoana ny koreanina. * Misy vola nefa ao ambadika ao fa iza no tena ahazo an'io? Efa fantatrao ny valin'ny fanontaniana. * Tsy hampiasa gasy hono ny Koreanina fa hanafatra mpiasa avy ao Afique du sud. Etc Etc.......
Ho averiko eto ny tenin'i Beditra etsy ambony hoe: "Mifohaza isika Malagasy" fa tsy mendrika an'izao ny Tanindrazana!
Mankasitraka tompoko!
South Korea’s Madagascar land lease: it gets worse - much worse November 20, 2008 | Alex Evans | More on Africa, Development, Food prices, Scarcity |
Yesterday I did a post linking to a piece by Javier Blas in the FT, who had learned that Madagascar had agreed to lease half of its arable land - an area half the size of Belgium - to Daewoo, the South Korean conglomerate, for palm oil and corn production.
A few hours later, a truly astonishing new angle on the story emerged. Guess how much South Korea had paid for its 99 year lease? Answer: Zip. Zero. Nada. Not a cent. The sum total of the benefts for Madagascar, according to a Daewoo spokesman? “We will provide jobs for them by farming it, which is good for Madagascar.” This in a country where 3.5% of people are on WFP food aid…
The benefits for South Korea, on the other hand:
“We want to plant corn there to ensure our food security. Food can be a weapon in this world,” said Hong Jong-wan, a manager at Daewoo. “We can either export the harvests to other countries or ship them back to Korea in case of a food crisis.”
Read the full piece from this morning’s paper here, plus an additional background brief from Javier Blas here. But if you really want a sense of the dimensions of this story, check out the language in the FT’s leader article (entitled “Food security deal should not stand”):
Pirates are not the only source of concern off the African coast. The deal South Korea’s Daewoo Logistics is negotiating with the Madagascan government looks rapacious … Any agreement must ultimately be in the interest of the local population. The Madagascan case looks positively neo-colonial.
What’s more, as the leader rightly observes, it’s not even as though South Korea could really rely on the deal in conditions of a massive price spike: Madagascar would have every incentive to nationalise the investment in conditions of acute crisis. But for now, the early losers look to be small farmers and the climate:
The Madagascan state may officially own the land in question, but small-scale farmers who have worked it for generations stand to lose their livelihoods. Much of the land, moreover, is currently forest. This potentially valuable resource in the fight against climate change would be destroyed for good.
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Hide Sites « Key word for this winter | Main | “The most unpopular kid” »
Comments 4 Responses to “South Korea’s Madagascar land lease: it gets worse - much worse” Mark Weston on November 20th, 2008 4:13 pm One wonders why on earth the government of Madagascar would agree to such a deal, especially if most of the workers are going to be shipped in from South Africa. If significant bribes were involved, as seems highly likely, it would call into question Madagascar’s reputation as one of the cleanest countries in Africa (see both Transparency International and the Ibrahim Index of African Governance).
Jeremy on November 22nd, 2008 6:38 pm As someone who grew up in a very corrupt Madagascar and has been very supportive of Marc Ravalomanana’s reforming government, this is very disappointing. There has to be serious corruption involved to let this go through. I’m just hoping an international outcry puts a stop to it. But then it’s Madagascar, and the world doesn’t tend to notice it very often.
TTR on November 25th, 2008 12:29 am Not trying to justify this massive robbery but here is what is written on TIMES http://www.time.com/time/printout/0,8816,1861145,00.html
“Daewoo says the Madagascar land will be leased for about $12 an acre, which is a fraction of the cost of farmland in the corporation’s home country”
GRAIN on November 26th, 2008 12:17 am Hi. If you’re interested, we issued a critical report on this trend last month, with data on over 100 cases around the world. It’s online at http://www.grain.org/briefings/?id=212. Regards.
Pour que Rat-8 brade la Patrie des vrais Malagasy de cette faon, c'est parce qu'il est d'abord merina ou plutt merina ambany andro avant d'紪tre malagasy. Pour Rat-8 ce qui compte c'est l'argent et peut-tre Antananarivo...
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article remarquble Ecrit par leroa , 24 novembre, 2008
rien a dire sur votre article il est remarquable, maintenant la question est de savoir si l'opposition est capable de mettre un terme sur le rgime de ra8 et maintenant tous ceux qui le soutiennent sont ils conscients du danger que represente cet homme car il a laiss une blessure profonde que les malgaches en majorit驩 auront du mal a ponger
Un BRAVO à l'équipe de Madagasikara-soa! C'est le genre de réaction et d'analyse que l'on souhaite voir sur ce site. Vous êtes sur la bonne voie et continuez ainsi.
Le code pénal Malgache est clair concernant la "haute Trahison": c'est la peine capitale.
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NAMIDINY ARY HO FATY NY FIRENENA Ecrit par beditra , 21 novembre, 2008
"Lu dans le Financial Times 19/11/2008:
Daewoo Logistics of South Korea said it expected to pay nothing to farm maize and palm oil in an area of Madagascar half the size of Belgium, increasing concerns about the largest farmland investment of this kind. "
Ny vokatra tsy misy fanafody vita vazaha sisa (agriculture biologique) sisa no mba harenan'i Madagasikara. Izao dia namidin'ilay tsy vanona amin'ny Korana ny Firenena. Ho faty ny OGM ny tanindrazana. Potika ny fambolena eto, Izy hanan-karena dia handositra: any aminy izany no naloa ny vola !!! MIFOHaZA RY MALAGASY.
Articles édifiants et instructifs sur la face cachée de la "Haute Autorité de la Transition" : Ses conseillers occultes, l'idéologie qui anime le "clan" au pouvoir, manipulations et intimidations, déni de justice... A voir et à lire sur "LE JOURNAL LE DEMOCRATE".
- Mise à jour - Vidéo intégrale du discours de Didier Ratsiraka
Nous n’allons par revenir sur les notions comme la démocratie, la liberté d’expression ou la liberté d’informer, car ce serait comme s’adresser à un mur et d’espérer ensuite obtenir des réponses positives et un changement quelconque dans le comportement du régime actuellement en place à Madagascar.
Il n’y a donc aucune raison de s’étonner de la fermeture brutale de la station de télévision privée « VIVA », ordonné par le ministre des Télécommunications des Postes et de la Communication et dont les médias se font l’écho ce jour.
Curiosité locale ou indice grave des dérives sectaires et fanatisées des médias à la solde des pouvoirs qui se succèdent à Madagascar, l’on aimerait que cela ne soit qu’une « bouffonnerie » sans conséquences, mais il faut se rendre à l’évidence, les dirigeants passent, mais les pratiques, elles, persistent et ne sont pas prêtes d’évoluer.
Madagascar, au-delà de la vision idyllique d’une ile riche d’un environnement unique, d’un peuple accueillant et pacifique, est malheureusement la proie de crises politiques récurrentes qui ne cessent d’hypothéquer son développement et son émancipation.
A l’évidence, Madagascar se trouve actuellement dans une situation dès plus incertaine. Il n’est nul doute que le processus de désintégration de l’État et des Institutions qui en forment l’ossature et les composantes vitales, continuera de s’aggraver jusqu’au point de non retour, ce qui constitue l’objectif et la motivation première de ceux qui aujourd’hui se sont accaparés du pouvoir en perpétuant, thème après thème, les méthodes de gouvernance du pouvoir précédent, à qui il a été mis un terme dans les conditions difficiles que l’on sait.
Ity misy article hitako toa @ net momba ilay tany ho an'ny Koreanina.
Azfd fa tsy vitako traduction ilay izy fa ho an'izay mahay teny anglisy dia vakio fa tena resaka maimbo be!
Entre autre; *tsy nisy hofany ilay tany fa nomena maimaipoana ny koreanina.
* Misy vola nefa ao ambadika ao fa iza no tena ahazo an'io? Efa fantatrao
ny valin'ny fanontaniana.
* Tsy hampiasa gasy hono ny Koreanina fa hanafatra mpiasa avy ao Afique du sud. Etc Etc.......
Ho averiko eto ny tenin'i Beditra etsy ambony hoe: "Mifohaza isika Malagasy" fa tsy mendrika an'izao ny Tanindrazana!
Mankasitraka tompoko!
South Korea’s Madagascar land lease: it gets worse - much worse
November 20, 2008 | Alex Evans | More on Africa, Development, Food prices, Scarcity |
Yesterday I did a post linking to a piece by Javier Blas in the FT, who had learned that Madagascar had agreed to lease half of its arable land - an area half the size of Belgium - to Daewoo, the South Korean conglomerate, for palm oil and corn production.
A few hours later, a truly astonishing new angle on the story emerged. Guess how much South Korea had paid for its 99 year lease? Answer: Zip. Zero. Nada. Not a cent. The sum total of the benefts for Madagascar, according to a Daewoo spokesman? “We will provide jobs for them by farming it, which is good for Madagascar.” This in a country where 3.5% of people are on WFP food aid…
The benefits for South Korea, on the other hand:
“We want to plant corn there to ensure our food security. Food can be a weapon in this world,” said Hong Jong-wan, a manager at Daewoo. “We can either export the harvests to other countries or ship them back to Korea in case of a food crisis.”
Read the full piece from this morning’s paper here, plus an additional background brief from Javier Blas here. But if you really want a sense of the dimensions of this story, check out the language in the FT’s leader article (entitled “Food security deal should not stand”):
Pirates are not the only source of concern off the African coast. The deal South Korea’s Daewoo Logistics is negotiating with the Madagascan government looks rapacious … Any agreement must ultimately be in the interest of the local population. The Madagascan case looks positively neo-colonial.
What’s more, as the leader rightly observes, it’s not even as though South Korea could really rely on the deal in conditions of a massive price spike: Madagascar would have every incentive to nationalise the investment in conditions of acute crisis. But for now, the early losers look to be small farmers and the climate:
The Madagascan state may officially own the land in question, but small-scale farmers who have worked it for generations stand to lose their livelihoods. Much of the land, moreover, is currently forest. This potentially valuable resource in the fight against climate change would be destroyed for good.
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4 Responses to “South Korea’s Madagascar land lease: it gets worse - much worse”
Mark Weston on November 20th, 2008 4:13 pm One wonders why on earth the government of Madagascar would agree to such a deal, especially if most of the workers are going to be shipped in from South Africa. If significant bribes were involved, as seems highly likely, it would call into question Madagascar’s reputation as one of the cleanest countries in Africa (see both Transparency International and the Ibrahim Index of African Governance).
Jeremy on November 22nd, 2008 6:38 pm As someone who grew up in a very corrupt Madagascar and has been very supportive of Marc Ravalomanana’s reforming government, this is very disappointing. There has to be serious corruption involved to let this go through. I’m just hoping an international outcry puts a stop to it. But then it’s Madagascar, and the world doesn’t tend to notice it very often.
TTR on November 25th, 2008 12:29 am Not trying to justify this massive robbery but here is what is written on TIMES
http://www.time.com/time/printout/0,8816,1861145,00.html
“Daewoo says the Madagascar land will be leased for about $12 an acre, which is a fraction of the cost of farmland in the corporation’s home country”
GRAIN on November 26th, 2008 12:17 am Hi. If you’re interested, we issued a critical report on this trend last month, with data on over 100 cases around the world. It’s online at http://www.grain.org/briefings/?id=212. Regards.