CHRONIQUES
MAP : Stade suprême de la médiocratie | MAP : Stade suprême de la médiocratie |
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| Écrit par La Rédaction | |
| 28-12-2007 | |
![]() Enfants Malgaches MAP : Stade suprême de la médiocratie ou comment développer un pays en marge de son peuple ! Les dernières élections communales ont permis de révéler toute l’étendue de la perversion du modèle de société que l’on tente d’imposer au peuple malgache depuis 2002. Le « panéconomisme » Sur le plan politique, on assiste clairement à la matérialisation de la stratégie dont le chef de l’État et son entourage sont les initiateurs et les promoteurs. Cette stratégie voudrait que la politique dans ce qu’elle a de plus noble, de plus nécessaire et de plus bénéfique pour la gestion de la société, soit reléguée à une portion congrue. Concrètement, il faudrait délaisser tous les aspects humains et sociaux au profit de l’aspect purement économique que l’on voudrait agressive et qui aboutirait, paraît-il, à d’hypothétiques résultats positifs, capables à eux seuls, de redynamiser le tissu économique et partant de calmer la colère sociale qui gronde au sein de la société par l’apport de bienfaits matériels. Surfant sur ce « concept », les candidats les plus en vue se sont tous lancés dans des promesses illusoires, consistant à prophétiser une amélioration globale des conditions de vie des citoyens/électeurs par l’augmentation miraculeuse prochaine du pouvoir d’achat de ces derniers. On voudrait faire croire, puisque cela se pratique ailleurs dans d’autres pays (avec le plus souvent, des résultats socialement pourtant très médiocres), que seule la course aux performances économiques serait capable de sortir Madagascar de l’ornière. Même si l’ambition au premier abord peut paraître louable, force est pourtant de constater que les méthodes utilisées, voire la manière aveugle avec laquelle le régime voudrait la mettre en œuvre, provoque en nous des doutes plus que profonds quant à son efficacité. Évidemment, on nous rétorquera que tout a été prévu et que le MAP (Madagascar Action Plan) aurait été conçu justement dans le but d’accompagner et de donner les directions à suivre pour atteindre les objectifs d’un Madagascar aux performances économiques hors norme. Ne disposant pas d’autres références ou d’autres projets de société leur permettant de pouvoir faire des comparaisons qualitatives, non seulement sur la forme mais surtout sur le fond, chaque candidat s’est donc senti obliger de reprendre à son compte les nombreuses formules toutes faites d’un projet qui brille pourtant par son manque flagrant de consistance. On ne peut pas leur en vouloir sauf peut-être par leur manque d’imagination et surtout par leur manque de créativité et plus grave, par leur manque de connaissance des réalités qu’endure le peuple Malgache. À cela s’ajoute également une absence totale de discernement quant à l’idéologie qu’ils souhaiteraient mettre en oeuvre. Le MAP, le « suivisme libéral » et la loi de la nature Toutefois, les faiblesses du MAP n’ont jamais été aussi criantes, car si on fait la part belle aux formules incantatoires, résultats d’un « marketing » bien ficelé, on fait clairement l’impasse sur les réalités de la société Malgache, son degré d’évolution, ses différentes composantes, et parfois même, simplement, sur son histoire. Les embryons de réponses ou de solutions proposés par le MAP ne découlent donc pas des réalités profondes du pays, mais semblent plutôt être tirés d’un catalogue plus généraliste qui omet sciemment les spécificités locales. En effet, cette idéologie du « tout économique » - qui a d’ailleurs poussé le chef de l’État à faire du zèle en déclarant qu’il sacrifierait la politique au nom de l’économique - trouve, théoriquement ses racines dans le concept du « libéralisme » dont les maîtres à penser ne sont autres que les « bons » docteurs des institutions de Bretton Woods. Fattalou définissait le libéralisme comme étant « un système qui repose sur la liberté d’entreprendre entretenue par la protection du marché, qui, elle, repose sur des règles dont le respect conditionne sa bonne marche ; sur la protection de l’individu qui tient compte d’un certain nombre de paramètres dont la confiance pour exprimer son esprit d’entreprenariat et sur la protection des investissements ce qui amène un sentiment de sécurité pour les investisseurs… ». Une définition qui tient donc absolument compte des paramètres tels que : « Liberté d’entreprendre ; marchés protégés ; règles à respecter ; protection de l’individu, existence de la confiance ; sentiment de sécurité… », paramètres qui dans les faits sont tous volontairement ignorés par la littérature du « libéralisme » telle qu’elle est enseignée par les institutions de Bretton Woods, et telle qu’elle est pratiquée à Madagascar. Le seul point accepté par les « Bailleurs de fonds » est donc celui qui lie le libéralisme au marché. Le « marché », cette notion magique qu’ils utilisent de manière absolument incantatoire, mais qu’ils n’arrivent jamais à définir de façon satisfaisante. À Madagascar, et puisque c’est dans l’air du temps, le régime flanqué de son MAP fait donc la promotion de cette « loi du marché » que l’on martèle à tout bout de champ comme la panacée qui redonnerait au pays toute sa prospérité. Conforté par son statut de « bon élève du FMI et de la Banque Mondiale », pour lequel il ne manque d’ailleurs pas de se vanter, le régime ne jure plus que par le « triomphe du marché » présenté comme la réponse à « tous » les problèmes du pays. Les seuls à se satisfaire d’un tel endoctrinement sont évidemment les « bailleurs de fonds » qui en coulisse tirent clairement toutes les ficelles. Disposant d’un « élève » parfaitement malléable et répondant à tous leurs ordres sans chercher à comprendre ce qui lui arrive, les « bailleurs de fonds » font de Madagascar le laboratoire à ciel ouvert de toutes leurs expérimentations malheureuses. Dans le principe de la « main invisible » d’inspiration « Smithienne », sur lequel repose toute l’idéologie du libéralisme, ne dit-on pourtant pas que là où la « loi du marché » règne en maître, « tout le monde » y gagne ? Cependant malheureusement, à Madagascar la réalité est tout autre ! Non seulement les détenteurs du pouvoir n’appliquent pas le « libéralisme vertueux » qu’ils revendiquent, mais en plus, le MAP n’est pas un projet sérieux - aussi bien sur le plan économique que social - capable de faire de Madagascar un pays prospère. Mais ce « suivisme libéral » basé sur le fantasme du « Marché généralisé » n’a fait que réduire tous les pays qui l’ont adopté à n’être que des élèves si aveugles, qu’ils ont en fin de compte laissé l’économie de leur pays à elle-même et au gré des intentions libres des Bailleurs de fonds. Pire, l’économiste et évangéliste Alain Houziaux décrit ses effets inhumains comme ceci : « La liberté que prône le libéralisme, c'est la liberté comme droit à participer au jeu de la libre concurrence telle qu'on la trouve également dans le monde animal sous la forme du combat pour la vie (le struggle for life). La liberté (comme justification du droit à la concurrence et à la compétition) serait l'une des formes des lois de la nature. Il est « naturel », dit-on, que la vie et la société s'organisent sous la forme d'une compétition où les plus forts l'emportent sur les plus faibles. Ainsi, la liberté selon le libéralisme serait une caractéristique de la « nature ». Voilà donc ce « suivisme libéral » réduit à la loi du « tout marché » qui compare la société humaine à la société de la jungle, au sein de laquelle la « loi de la nature » règne en maître, et pour lequel les faibles ne seront prédestinés, non pas à être protégés, (mais) à être éliminés, donc destinés à disparaître. C’est ce « Darwinisme économique et social » qui fonde en tout point de vue l’idéologie du « tout marché » joliment reprit et vanté par le régime de Marc Ravalomanana et sur lequel il a bâti son MAP (Madagascar Action Plan) : Réduire la société malgache à une simple expression de la « nature » où la règle du chacun pour soi prédomine pour que les forts absorbent librement les faibles. La vision du chef de l’État n’est-elle, d’ailleurs, pas « Madagascar naturellement » ? Ce qui en soi était déjà prémonitoire ! A Madagascar, il n’y a qu’un seul marchand face à tous Et c’est dans cette réalité douloureuse que la population malgache se débat depuis maintenant 6 ans. Pire, en plus d’avoir fait de Madagascar une « société » régie par des « lois naturelles », nos dirigeants sont allés encore plus loin dans la destruction de la Nation. Car si dans d’autres pays, le « suivisme libéral » et tout son corollaire fait partie d’un système généralisé dans lequel l’escroquerie de l’idéologie marchande met face à face les classes « marchandes » d’un côté, et le « reste » de l’autre, à Madagascar, il n’y a qu’un « seul marchand ». En effet, seule une minorité d’entreprises triée sur le volet et chapotée par la multinationale TIKO (société appartenant au Chef de l’État Marc Ravalomanana) fait face aux autres. La limite de la loi du « Tout marché » et la complexité du « ré-enchassement » de l’État et de TIKO C’est d’ailleurs, pour cela que quasiment tous les économistes se sont convenus que le « Marché » ne peut exister et ne peut susciter les avantages qu’on lui attribue sans l’existence d’institutions minimales. Lorsque l’économiste Adam Smith évoquait sa théorie libérale à travers le principe de la main invisible, il préconisait déjà l’existence d’un État minimal. Et c’est à cet « État minimal » qu’est revenu le rôle de protéger le marché pour que la loi du plus fort ne s’impose, d’établir la confiance entre lui et ses sujets, les investisseurs et le peuple, de créer un environnement de sécurité aussi bien pour les individus que pour les investisseurs eux-mêmes. Par ailleurs, l’histoire nous a amplement enseigné qu’il existe d’autres dimensions plus importantes que « l’économique » dans la notion de développement. Ce sont les rapports sociaux, humains, culturels, c’est-à-dire tout ce qui fait d’un pays une société « civilisée ». Ces « productions-là » n’obéissent pas systématiquement à la logique « coût /bénéfice » inhérent, bien évidemment, à la « loi du Marché ». Mais, à Madagascar, la chose se complexifie puisque « l’État » et « l’unique marchand » se « ré-enchassent » l’un et l’autre : l’État agit au nom du Président de la République, et l’unique marchand agit au nom de son propriétaire qui est également le Président de la République. Et cette relation « incestueuse » ne peut faire que du tort au peuple malgache, tout comme il condamne irrémédiablement le MAP à un échec total. Nous verrons comment plus loin. Le politique a toujours précédé l’économie Donc, les mystifications du libéralisme telles qu’elles sont enseignées par les institutions de Bretton Woods ont été maintes fois dénoncées aussi bien par les économistes eux-mêmes que par la démonstration faite par les désastres connus dans beaucoup des pays à qui ces « docteurs » ont prodigué leurs dangereux remèdes. C’est d’ailleurs parce qu’elles avaient pris conscience de leurs erreurs que ces institutions ont élargi les conditionnalités d’octroi d’aides à destination des pays pauvres en intégrant désormais les dimensions sociales et politiques. C’est le prix Nobel de l’économie de 1998, Amartya SEN, qui a inventé l’indice du développement humain pour mesurer l’état de développement d’un pays. Actuellement, les « bons docteurs » des institutions de Bretton Woods ne jurent plus que par cet « indice » pour orienter et apprécier le degré d’implication de leur politique économique (ou d’aides) envers les pays pauvres. Et c’est encore Amartya SEN qui intégra la primauté de la « politique » devant « l’économique » en matière de développement : « Le politique a toujours précédé l’économie » disait-il dans un de ses ouvrages intitulés : « La Démocratie des Autres ». Il a fait la promotion du poids de la « démocratie », de « l’élection » dans le choix et la réussite de la politique de développement.
Ceci étant, si les Bailleurs de fonds sont convaincus que la notion du développement ne peut être réduit au seul objectif d’une « performance économique » en marge des autres dimensions « hors économique », pourquoi alors continuent-ils à octroyer des financements aux régimes totalitaires comme celui de Madagascar puisque vu la situation dans laquelle Madagascar évolue, de toute façon, les aides allouées ne créeront point les conditions du développement qu’ils prétendent atteindre ? La notion de l’aide au développement se réduit-elle donc, comme les détracteurs des philosophies de Bretton Woods le disent, à un simple exercice « d’altruisme anthropophage », à une « aide vampire » dans laquelle les donateurs et les dirigeants dictateurs seraient les seuls bénéficiaires ? Le MAP : Une violence contre la société malgache Ces questions deviennent d’autant plus légitimes lorsque l’on sait que parmi les conditionnalités des Bailleurs de fonds, il y a l’élaboration d’un document cadre de stratégie de lutte contre la pauvreté. Le MAP est la réponse du régime à cette conditionnalité. Cependant dans sa forme, mais surtout dans le fond, les pratiques du régime dirigé par Marc Ravolomanana attestent qu’il ne jure que par le « panéconomisme », pratiques symbolisées par toutes les formes d’exclusion (politique, économique, sociale) en opposition au devoir de protection des plus faibles face aux plus forts. À cela s’ajoute le ré-enchassement de l’Etat et du Privé à travers les agissements du Chef de l’Etat et son objectif d’imposer un monopole total à travers l’exclusivité octroyée à tout un pan de l’économie malgache au profit de sa multinationale TIKO. Pour couronner le tout, le régime s’acharne également à abrutir la population par une politique d’infantilisation pratiquée à outrance. Les déclarations récentes de Marc Ravalomanana ne permettent aucun doute face à cette stratégie puisqu’il fait l’aveu de : « N’avoir cure de ce que pense le peuple, du moment qu’il (Marc Ravalomana) cherche son bonheur et non lui faire plaisir (le peuple). » Cette déclaration en dit long sur l’état d’esprit du Chef de l’État et de sa capacité à être imbue de lui-même. Pour l’épauler dans son entreprise de déstructuration de la société malgache, il aime d’ailleurs s’entourer de pseudos intellectuels malgaches formés dans les « business school » d’Europe ou d’Amérique du Nord. À cela s’ajoute un programme spécifique d’ailleurs énoncé dans le MAP et qui consiste à fabriquer des élites à travers une formation au « leadership » prodiguée par les services internes du régime. De quoi auront l’air ces ersatz de technicien à leur sortie d’un programme qui a tout d’un stage de lavage de cerveau. Nul ne le sait pour le moment, car tout comme le MAP, ces supers cerveaux n’ont rien produit de concret jusqu’à ce jour. Sans réactions rapides et vigoureuses face à cette entreprise de destruction conjuguée, Madagascar court irrémédiablement à sa perte. La cécité de nos intellectuels déculturés, l’aveuglement calculé des Bailleurs de fonds et la folie du Chef de l’État n’ont pas d’autres effets que de faire craindre le pire pour Madagascar. Développement qui tient compte du peuple Pourtant, il est tellement simple de comprendre que le peuple n’a besoin que de reconnaissance, de confiance, de compréhension, de dignité plus que de « rations alimentaires ». Un proverbe anglais dit que : « Si l’on veut qu’une tâche soit faite, il faut la confier à un homme très occupé. » Dans la même veine, on pourrait dire que si l’on veut aider le peuple, il faut d’abord commencer par avoir quelque chose à lui demander. Toutes les « solutions » que les « bailleurs de fonds » nous imposent ne nous seront donc bénéfiques que, si et seulement si, elles suivent une logique de concertation nationale, notamment par l’écoute de tous les acteurs concernés et des services compétents, et surtout s’il existe un réel engagement tant politique qu’économique au niveau national. Sinon, elles ne deviennent que de simples « vecteurs » d’aliénation extrême de la société, des outils de fabrique des pays ruinés et des perfusions économiques au service des dictateurs en agonie. « Madagasikara SOA » n’est évidemment pas indifférent à ce qui arrive au Peuple Malgache et à Madagascar et nous l’avons suffisamment prouvé, c’est pourquoi dans un avenir très proche, nous ferons des propositions sous la forme d’un projet de société complet que nous proposerons d’abord au peuple malgache et que nous diffuserons ensuite à toutes les entités qui de loin ou de près prennent part à la destinée de Madagascar. La Rédaction Commentaires
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Il faut à mon avis rassembler toutes les forces autour d'un projet de société sur lequel tout le monde adhère.
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Ensuite, démontrer, grâce à des comparaisons claires et concrètes, la médiocrité du MAP pour que le "projet de société" proposé devienne une alternative crédible. Puisqu'il y a déjà un projet de société, le MAP n'aura donc plus de valeur. Le second étape consiste à défendre ledit projet, chacun dans son domaine (les syndicats, les opérateurs éconmiques, les politiques etc.), projet contre projet (Map). - Dénuder l'hypocrisie de la communauté internationale - Entretenir le militantisme de la base à travers la réorganisation des "hommes" politiques de "conviction" notamment ceux qui se sont portés candidats lors des dernières élections. Des actions dans ce genre prennent déjà forme dans les régions. - Dénuder encore plus la fourberie du régime à travers une politique de communication claire bref, valoriser l'organisation structurelle de ceux qui se revendiquent de l'opposition (avec une critère de conviction), et agir suivant un projet politique plutôt. 1- projet de société 2- Restructuration de l'opposition (la qualité plutôt que la quantité) 3- Preuve de l'Incompétence du régime 4- sensibilisation et mobilisation de la base L'exemple de ANDRY TGV doit être à suivre dans les régions. Question de financement???? Projet d'abord, financement après car la logique voudrait que l'on finance quelque chose qui existe et qui est concret. rapporter un abus
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Nous sommes tous d'accord sur ce qu'est RAVALOMANJAKARONONO "à définir par ses abus", et ce qu'il n'est pas(son régime intégré) "à caractériser par son incompétence".
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Mais là où nous devons maintenant nous situer c'est sur "comment s'organiser" "comment combattre" ce régime de pourri. RAVALOMANJAKARONONO fait aujourd'hui l'unanimité sur le caractère violent (spolier la terre est une violence sociale) et peu démocratique de son régime(empêcher les journalistes de faire leur travail), donc les critiques fusent et les révoltes éclatent. A mon avis il faut maintenant organiser l'après BIGVALO pour qu'un notre RAT8 ne soit précipitamment mis aux pouvoirs au moment de sa destitution qui est éminente. rapporter un abus
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En tout cas, merci pour la pertinence de votre analyse. Pour moi, MAP se décrit comme MAmPiesona ou encore Mandoa Am-Paosy (voir ceux qui ont été "spoliés": Paysans, Industriels, Commercants...).
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Le président de notre pays se considère comme un Dieu car Il SAIT ce qui est bien pour nous(Ny mahasoa azy no ataoko); Il EST partout et Il a DROIT sur tout (Foncier, Politique, Spirituel,Economique).Il est le chemin par qui la population se nourrit (Huile, Farine, Riz, Laitage...), Il est la source du developpement (Bitume, Pétrole,Export...), ses PAROLES sont sacrés et font l'objet de "prêches" en règle au NLIM (Leadership Institute), sans compter l'emission hebdomadaire Parole (Sainte?) du Président.. S'il adore s'exhiber au temple, ce ne serait peut être pas pour adorer le Christ (le conditionnel est de rigeur)mais plutôt pour s'adresser à ses ouailles en tant que Dieu le Père. De la à dire que le MAP, qui est Son évagile, soit "le chemin, la vérité et la vie" pour le developpement, cela ne nous étonne plus. D'ailleurs, ce document ne se décline-il-pas en Chapitre et Verset ? (Numéro de défi et numéro d'ojectif) rapporter un abus
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Ambohibary Sambaina en résistance !
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Le quotidien Madagascar Tribune du 19 juillet 2007 nous rapporte que, la veille, "près de cinq mille personnes ont réagi d’une manière assez confuse devant la mairie de la commune rurale d’Ambohibary Sambaina dans la Région Vakinankaratra" (http://www.madagascar-tribune....,1187.html ). En fait, la manifestation en question cristallisait une montée de mécontentement de la population contre un système manipulateur d’extorsion de terres appuyé sur une confusion entre puissance publique et intérêts privés… au nom d’une mise en place au pas de charge d’une "révolution verte" avec ,à la clef, une mécanisation agricole et une intensification des méthodes de culture. L’entreprise présidentielle Tiko est évidemment au cœur de l’Affaire puisque les manifestants paysans chargeaient clairement son ancien directeur régional devenu chef de région du Vakinankaratra. Auparavant, ce "Tiko boy" aurait essayé de convaincre les paysans du cru d’arrêter les cultures de contre saison (patates, carottes, choux-fleurs, navets et autres produits maraîchers) pour se convertir aux cultures intensives et aux fourrages : les terres seraient louées par Tiko. Pour ne pas arranger les choses, Tiko aurait déjà, dans cette région (où elle se fournit en lait et fruits), une détestable réputation de mauvais payeur. Le soupçon d’une volonté de remembrement autoritaire des terres devient, dans ces conditions, une véritable provocation. Tout est allé très vite ! L’épreuve de forces a été engagée le 16 juillet (en pleine morte saison !) : le chef de région et le maire ont alors réuni la population d’Ambohibary Sambaina pour "dialoguer" de l’initiative du pouvoir local. Le 17 juillet, la station présidentielle MBS annonce pour le lendemain mercredi l’entrée en scène des engins, en fait pour casser les tahala ou tahalaka et valam-parihy qui ont des fonctions techniques et juridiques de délimitation des parcelles et de répartition de l’eau. Le contenu de l’intervention était on ne peut plus clair, la population n’en a pas été dupe ! Ce mercredi 18 juillet, les fameux engins ont été accueillis par des jets de pierre et ont dû rebrousser chemin. La répression n’a pas tardé : vendredi 20 juillet, 12 paysans furent convoqués à Antsirabe vendredi et gardés à vue jusqu’au lundi suivant. Depuis, c’est le stand by… Mais tout le voisinage est en effervescence : Ambohibary Sambaina est « coincée » entre Ambohimandroso, déjà spoliée dans le temps par le Procoops ratsirakien, d’un côté, et Vinaninony, où un gendarme a été auparavant tué suite à des échauffourées, de l’autre. La population d’Ambohibary Sambaina et les observateurs craignent que l’expropriation n’intervienne dès l’après-municipales. Pour mémoire, aux législatives de septembre dernier, le CNOE (Comité national d’observation des élections) a chiffré à 80% les abstentions dans la commune quand la Haute Cour constitutionnelle a tranché pour 55% d’abstentions, les bulletins des candidats d’opposition ayant par ailleurs « disparu ». Pour les municipales qui viennent de se tenir, le ministère de l’Intérieur affiche comme résultats à Ambohibary Sambaina, pour 100% des bureaux de vote, 52,89% de taux de participation, les candidats du TIM (maire et conseillers municipaux) caracolant à plus de 70% des votants. A priori, la confirmation du fort taux d’abstentions dans la circonscription devrait pousser les tenants du pouvoir à renoncer à se mettre à dos la majorité de leurs administrés. Voilà, en tout cas, une mobilisation paysanne déterminée, courageuse et lucide, sur fond de litige foncier, de la même veine de celle d’Ankorondrano Analavory (Ampefy) que nous évoquions il y a un an ("Premiers signes d’une montée en puissance des luttes paysannes" http://madagasconsortium.org/spip.php?article28). D’un bout à l’autre de l’île, les enjeux de ce type se multiplient et ne manquent pas de se radicaliser contre le business autoritaire anti-paysan qui se croit tout permis maintenant. Il est désormais urgent que l’Etat, de manière "impartiale", engage des dialogues francs et sincères, à tous les niveaux, avec les populations paysannes et leurs organisations. Car ces paysans portent clairement une cause nationale et démocratique : ils ne se laisseront pas dépouiller ! >> Consortium de solidarité avec Madagascar (avec correspondants) rapporter un abus
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A la cérémonie des voeux présidentiels, il a fallu choisir.
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En effet je voulais profiter de l'occasion pour "traquer véritablement la bête", mais voilà que notre Rat8 national s'est dédoublé...Oui un OSY, biby kely tsara tarehy fa somary maditra no nentina niseho sehatra. Ahoana marina ilay "fiompina?", iza no miompy ary iza no ompina? Sipa kely sa zanaka? Ary rahoviana ireto saka no haseo sehatra? On descend vraiment bas avec cet homme à la tête du pays... rapporter un abus
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Souvenez vous de l'article "FAHARO SOUHAITE DEVENIR MERINA"?
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Voici un courrier d'une lectrice de l'express qui remet à jour ce débat... Non, Vanf, Antananarivo n'appartient plus qu'aux Merina Lectrice intéressée,mais pas toujours d’accord, de tes chroniques, je sors cette fois de mon silence car l’insinuation que je suis étrangère (vahiny) à Antananarivo est trop forte à accepter (Chronique du mercredi 7 novembre 2007). Nombreux sommes nous jeunes malgaches «non Merina», qui sommes nés à Antananarivo, éduqués dans les grands établissements malgaches ou autres d’Antananarivo, qui connaissons les mêmes ruelles, escaliers, et trano gasy que toi. Qui ne connaissent que ça en fait. Enfants d’«immigrés» d’autres régions de Madagascar – dans mon cas de Fandriana - «immigrés» venus poursuivre leurs études en temps colonial à Antananarivo, à qui vous avez accordé votre «hospitalité» et qui ne sont jamais rentrés travailler et vivre dans leur villes et villages d’origine (un thème de discussion pour une autre fois, peut-être…). Même si fortement attachés à nos tanindrazana, je peux dire que nombreux d’entre nous nous considérons Tananariviens, ne parlons que le dialecte Merina et n’avons pas besoin d’être merina pour aussi déplorer la dégradation de l’architecture de la ville, la construction d’immeubles grotesques en face de l’effondrement des trano et tamboho gasy et la disparition accroissante de ses vastes rizières. Pour eux, je prends sans permission la parole pour dire, non, Antananarivo, si historiquement fut la ville des Merina, elle ne l’est plus uniquement ni principalement. Elle est la première ville de Madagascar, appartient à nous tous, immigrés et originaires, des hauts comme des bas quartiers (et même des tunnels) et de tous ceux qui n’y habitent pas. L’espoir serait que les candidats pour la mairie verront plus loin que toi, et feront de Tana une ville phare et surtout moderne, cosmopolite, comme les autres premières villes du monde. Après tout, Paris n’appartient pas à un groupe particulier de premiers habitants, ni New York, ni Shanghai, ni New Dehli. Regardons alors vers le futur, respectant bien sûr l’histoire, mais avec une vision de «Culture» plus progressiste que la tienne. Sahondra Rabenarivo MEILLEURS VOEUX à TOUS rapporter un abus
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Quand La rédaction de Madagasikara Soa "force notre estime" par la qualité de leur analyse, nous sommes en droit de les féliciter.
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Je dirais même plus : Il n'y a pas d'heure pour combattre la bête !
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Nous serions plus nombreux à le faire, organisés de façon optimum avec un engagement total pour la cause de notre pays tombé entre les mains de véritables salopards (le terme n'est pas excessif), les choses iraient plus vite. Courage, détermination, humilité sont les seuls moteurs de l'engagement de la plupart d'entre-nous, mais nous y arriverons car beaucoup de nos compatriotes attendent ce changement tant nécessaire à la survie de notre nation. Laisser plus longtemps la clique de Ravalomanana au pouvoir, c'est vider notre pays de toutes ses richesses qu'elles soient matérielles ou humaines. Voyez ces grands groupes carnivores comme Rio Tinto qui sont entrain de créer un Etat dans l'Etat dans le sud de Madagascar. Ce sont ces gens qui financent et arment les dictateurs comme Ravalomanana. A l'heure où l'avenir de la planète est plus qu'hypothétique, notamment s'agissant du climat et de la biodiversité donc de l'environnement immédiat de l'homme, on laisse faire, pour l'unique appât du gain, des monstres prêt à tout démolir sur leur passage pour grossir un peu plus leur chiffre d'affaires. L'investissement doit se faire ailleurs, d'abord dans les hommes, ensuite dans l'optimisation des outils de production déjà disponibles avant de courir tête baissée vers l'inconnu. Avec 19 millions d'habitants, tout est encore possible, encore faut-il prioriser l'intérêt général, ce qui n'est évidemment pas le cas avec la mafia qui dirige le pays actuellement. Nous devons donc relever le défi et avoir comme unique objectif de retourner dans notre pays et y apporter notre savoir faire et le partager en soutenant les plus faibles et en encourageant les plus valeureux et cela à tous les niveaux de la société sans disctinction d'ethnie ou d'origine. rapporter un abus
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N'oublions pas non plus que Madagascar a perdu une partie importante de son "capital humain", du fait que l'arrivée de Ravalomanjakaronono au pouvoir avec son programme d'élevage et de soumission a :
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- chassé du pays un nombre important de personnes: parties aux USA, en France et ailleurs; - créé un environnement malsain fait de chasse aux démocrates; - tué et mis en prison des individus de qualité. Voilà comment même à cette heure tardive, je ne peux m'empêcher de dire qu'il est urgent de traquer, de traquer la bête pour qu'elle s'en aille! rapporter un abus
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Maurice GUERNIER disait: "Nous avons toujours trop pensé que le développement était exclusivement économique. Alors qu'il est principalement sociologique et humain".
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Le MAP est bien sur condamné à l'échec s'il a sacrifié au nom d'un économisme retrograde ou d'une règle naturellement bestiale ce qui fait de Madagascar une société bien vivante et digne: La solidarité!L'intérêt collectif! rapporter un abus
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La nullité du MAP résume à elle seule l'incompétence et le cynisme du "CLUB RAVALOMANJAKA"
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Comment faire de ce qui est "marchand" la valeur fondamentale d'un pays où la "solidarité" devait d'abord jouer à travers la valorisation des services publics "services non marchands" pour définitivement réduire la pauvreté et accélérer le développement? La question des biens publics à travers la distribution de l'eau et de l'électricité a été complétement ignorée par le pouvoir en classe. "Elle conteste même le « Madagascar Action Plan » tant vanté partout et dans lequel l’objectif principal est, quoi qu’en disent les promoteurs, davantage le marché, le circuit économique, plus que l’homme et son patrimoine." TRIBUNE/RAW "Sans réactions rapides et vigoureuses face à cette entreprise de destruction conjuguée,Madagascar court irrémédiablement à sa perte" Rédaction de Madagascar SOA Le projet "MADAGASCAR SOA" serait sans doute assez solide (nous l'espérons) pour combler ces 6 ans de recul socio-économiques imposés par RAT8. rapporter un abus
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De toute façon, le MAP est mort né. personne ne va le financer.
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Une telle analyse et un tel degré de réflexion ne peuvent augurer que d'un projet de société à la hauteur des enjeux auxquels est confronté Madagascar.
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Nous attendons avec impatience votre projet pour qu'enfin une autre voie se dessine pour notre nation. rapporter un abus
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Un Projet de société pour et avec les Malgaches.
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ZAFY Albert, Président d’honneur du CRN (Comité de Réconciliation Nationale) interpelle vigoureusement Marc Ravalomanana dans une déclaration qui lui est personnellement adressé.
Tous les thèmes de la gouvernance piteuse de celui qui se prétendait être le « messie incarné » y sont abordés, et plus encore ….
[Ecouter et consulter la transcription]
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Sans avoir comme unique référence les ambassadeurs:
dès le début celui de l'Angleterre avait fait des remarques, il y a quelques semaines celui de la France a fait des commentaires très direct sur le MAP.
Tout cela sans oublié le fait que BIGVALO dans son rôle de bouffon en arrive à saboter lui-même son propre projet.
Vos idées Jarifa sont bonnes, il reste à les réaliser.