| Filière Bois de rose : Entre mythe et réalité |
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| Les alliances ne sont pas faites pour durer |
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| Écrit par Body C. | |
| 21-07-2007 | |
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Les alliances ne sont pas faites pour durer, Pety Rakotoniaina l'apprend à ses dépends ! À l’heure de son arrestation - après un peu plus de six mois de cavale, pour échapper aux forces de répression lancée contre lui par le régime - Pety Rakotoniaina doit amèrement regretter son alliance et son soutien déterminant lors de la conquête du pouvoir mené par Marc Ravalomanana en 2002, face au camp de Didier Ratsiraka. En effet, si la mémoire populaire a tendance à ne retenir que le bon côté des choses en y adjoignant parfois une tournure héroïque que l’on peut qualifier de naïve, il ne faut pas oublier que derrière chaque conquête, il y a des hommes, des alliances, des contrats et des ententes qui ne peuvent se réaliser qu’au prix d’un lourd tribut humain et matériel. Si aujourd’hui, celui qu’on appelait jadis l’ « enfant terrible » du pays Betsileo, se voit charger de tous les torts du monde - doux euphémisme évidemment, à coté de ce que la « Justice corrompue et à la botte du pouvoir » lui réserve - il n’en fut pas toujours ainsi.Faut-il rappeler que Pety Rakotoniaina et Marc Ravalomanana - il y a à peine cinq ans - s’étaient associés pour la même cause, c’est-à-dire en venir à bout et à n’importe quel prix de Didier Ratsiraka et de son pouvoir. Historiquement, Pety Rakotoniaina est issu du parti MFM, qui tout comme le RPSD de Voninahitsy Jean Eugène, ainsi que d’autres partis ou personnalités politiques et religieuses, avaient prit fait et cause pour le candidat Marc Ravalomanana. Voninahitsy Jean-Eugène, dont le cas fut à un moment très fortement médiatisé, a été l’un des premiers à payer le prix d’une alliance contre nature, en tout cas déséquilibrée, voire pipée dès le départ. Car une fois leur mission accomplie, Marc Ravalomanana n’a pas attendu longtemps pour montrer son vrai visage et sa conception très particulière de la lutte commune, de l’effort commun, en n’hésitant pas à jeter aux orties, comme de vulgaires déchets, ses alliés d’hier. En ce qui concerne Voninahitsy Jean-Eugène, son cas fut plié en « deux temps trois mouvements », puisque après avoir été pris en flagrant délit (?) dans une sombre affaire de trafic d’influence, la Justice Malgache - dont la réputation d’indépendance n’est plus à démontrer - l’a expédié pour quelques années dans la tristement célèbre prison de haute sécurité de Tsihafa. Aujourd’hui, il y croupit encore, malgré de nombreuses demandes de libération. Le cas de Pety Rakotoniaina a été moins expéditif puisqu’il a tout d’abord bénéficié des largesses politiques de Marc Ravalomanana. En effet, le fauteuil de PDS de la région de Fianarantsoa lui fut personnellement attribué par Marc Ravalomanana qui soit dit en passant, a le pouvoir de nommer et de démettre les PDS comme bon lui semble. Cette récompense fut certainement offerte en contrepartie des sales besognes réalisées de main de maître par Pety Rakotoniaina lors des événements de 2002. Pour rappel, Fianarantsoa, situé au sud-Est de Tananarive, fut la première des grandes villes à être tombées dans l’escarcelle de Marc Ravalomanana lors de la conquête des provinces, jusque-là tenues par les troupes de Didier Ratsiraka. L’élément déterminant de cette première victoire militaire comme psychologique, fut sans aucun doute Pety Rakotoniaina, qui mis tout son savoir-faire, sa détermination et sa hargne dans l’élimination physique et matérielle des forces pro-Ratsiraka barricadées dans la ville. Pourtant, et ce fut là le premier signal de ce qui allait suivre, Pety Rakotoniaina a été remercié par Marc Ravalomanana moins d’un an après sa nomination à la tête de la province de Fianarantsoa. Après un moment de flottement certainement dû à l’incompréhension et à la déception, Pety Rakotoniaina se ressaisit et décida de se lancer dans les communales et remporta haut la main la Mairie de Fianarantsoa avec le soutien du TAMBATRA, formation politique nouvellement créée. À partir de ce moment, les véritables ennuis ont commencé pour l’ancien allié de Marc Ravalomanana, car visiblement les rêves d’hégémonie totale de celui-ci et de son parti, le TIM, semblaient connaître quelques couacs, notamment avec la victoire de l’autre opposant déclaré qu’est Roland Ratsiraka dans la ville de Tamatave. Dès lors, ces deux personnages furent considérés par Marc Ravalomanana comme des hommes à abattre. Leurs candidatures aux élections présidentielles de décembre 2006 n’allaient d’ailleurs pas arranger les choses et ont visiblement accéléré la suite des événements, pour l’un comme pour l’autre. Si le cas de Roland Ratsiraka a maintes fois été traités dans nos colonnes, celui de Pety Rakotoniaina fut plus sporadique, notamment car dès le moment où Marc Ravalomanana décida de lâcher sur lui ses « commandos de la mort », il prit aussitôt le maquis. Seule son organisation politique, par des communiqués réguliers, apporta son soutien à Pety Rakotoniaina et à ses proches, et pour cause. Pour Pety Rakotoniaina, la cavale ne fut sans doute pas de tout repos. Mais dans cette affaire, comme dans toutes celles qui concernent les opposants à Marc Ravalomanana, il n’y a pas que les cibles principales qui font l’objet de toute la cruauté du despote. Car Marc Ravalomanana a fait sa spécialité de s’en prendre également aux familles et aux intérêts de ses adversaires. C’est ainsi qu’il n’hésita pas à faire envahir par ses militaires la congrégation catholique de Fianarantsoa à la recherche de celui dont la tête allait désormais valoir 100 millions d’ariary, provoquant du coup la colère des autorités ecclésiastiques concernées. Non content de cette action disproportionnée et regrettable, il s’en est également pris à l’épouse de Pety Rakotoniaina en l’accusant d’être à l’origine du soulèvement étudiant constaté dans l’université de Fianarantsoa et en lui faisant notamment porter la responsabilité de l’incendie de l’amphithéâtre du même établissement, l’accusant directement d’en être le commanditaire. Aujourd’hui, l’épouse de Pety Rakotoniaina est derrière les barreaux, suivit de près donc par son époux, après l’annonce de sa récente arrestation. On peut soutenir ou pas l’engagement de Pety Rakotoniaina lors des événements de 2002, cela est un fait. Mais il y en a un autre que l’on est obligé de dénoncer de la façon la plus énergique et sans compromis possible, c’est la constance avec laquelle Marc Ravalomanana se débarrasse brutalement de ceux, qui par malheur, croisent sa route et se retrouvent en grippe avec ses intérêts soit politique, soit économique, et ils sont légions depuis que ce despote atteint de paranoïa aiguë, s’est saisi du pouvoir. Dans le domaine politique, on peut donc citer les cas du Maire Roland Ratsiraka, du Député Voninahitsy Jean-Eugène Eugène, du Maire Pety Rakotoniaina et dans une moindre mesure, ceux du député Faharo et de ses confrères lynchés en public lors d’une manifestation avortée de l’opposition dans la capitale. Dans le domaine mediatico social, on peut également citer le cas du Père Sylvain Urfer, expulsé sans raisons apparentes, ou encore ceux des deux journalistes français Olivier Péguy et l’ancien rédacteur en Chef d’un des quotidiens de la capitale, Christian Chadefaux. Dans le domaine économique, on peut aussi citer le cas très médiatisé de Natacha Barday, Française actuellement incarcérée pour une prétendue complicité dans une tentative d’assassinat. Celle-ci sert surtout d’otage et de monnaie d’échange pour un Marc Ravalomanana avide de posséder tout ce qui de près ou de loin peut rapporter de l’argent à Madagascar. Pour rappel, Ryad Barday, époux de Natacha Barday fut également expulsé quelques mois auparavant de Madagascar, là encore pour des raisons inconnues. La chasse à l’homme dont fut victime Pety Rakotoniaina et ensuite son arrestation ne diffère donc en rien des autres cas de persécution dont peut s’enorgueillir Marc Ravalomanana. Tout cela n’est que le fruit d’une stratégie d’élimination programmée de longue date, dans le seul et unique but d’assurer à Marc Ravalomanana et à ses acolytes les pleins pouvoirs, qu’ils soient politiques ou économiques. Body C. Commentaires
(4)
Vous voulez refaire l'histoire, cela vous regarde, cependant, il n'y a pas pire que ceux qui continuent de piétiner un homme déjà à terre.
Votes: +0
Quant au motif de l'emprisonnement de ces personnes, vous venez vous-même d'en fournir une énième version, comme quoi au niveau de l'imagination, vous êtes aussi prolifique que qui l'on sait. En tout cas j'espère pour vous que vous ne vous retrouverez jamais dans la même situation que ces gens, dans l'incapacité totale de vous défendre et de vous faire entendre. Mais peut-être est-ce ce type de société qui vous convient ? Ce n'est d'ailleurs t-il pas ce que connait Madagascar aujourd'hui ? rapporter un abus
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Madagasikara soa se propose d'informer mais votre article n'a rien d'informatif: c'est une vision unilatérale de l'actualité et de la réalité. Le travail d'un journaliste est d'exposer les faits bruts mais pas de les commenter. Il a le droit d'avoir ses avis et son opinion bien sûr mais cela ne relève plus du journalisme.
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Pety ou Voninahitsy ou encore Roland Ratsiraka sont des bandits et le fait d'avoir gagné des élections ne vous protège pas de la justice: quand vous faites du trafic de drogue, vous allez en prison comme tout le monde, oui, même si vous êtes de l'opposition! rapporter un abus
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Tous les thèmes de la gouvernance piteuse de celui qui se prétendait être le « messie incarné » y sont abordés, et plus encore ….
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Cela ne se passe pas en Chine où les autorités sont devenus coutumier du fait, mais bien à Madagascar en provoquant les mêmes drames, les mêmes états de désolation, les mêmes traumatismes contre un population paysanne démunie et impuissante.
[AFAPSA : Association Française d'Amitié et de Solidarité avec les Peuples d'Afrique]

Pour se tenir informer des dérives et des catastrophes sociales et écologiques provoquées par les multinationales minières à travers le monde.
[Mines Alerte Canada]

Pour savoir et comprendre les relations qu'entretiennent les dirigeants africains, dont Marc Ravalomanana, avec les multinationales et la finance mondialisée.
[L'Afrique trahie, par Damien Millet, article publié sur CADTM]

"qu'est ce qu'un journalisme sans convictions et sans principes"? c'est à dire ces "valeurs" qui font des médias une vraie force de "contre-pouvoir", du moins d'un "4ème pouvoir".
Bien sur, que pour le régime que Marina soutient, les "médias" ne devraient que "narrer" ses bêtises, en "les faisant passer pour des "exploits et valeurs" et à travers une "autocensure" absolue imposée aux journalistes. Ben, non, c'est une vision d'une certaine époque peu glorieuse de l'humanité que le régime de ra8 tente d'imposer au peuple malgache en 2008. C'est normal que çà coince.