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Les scénaristes qui inventent et rédigent les épisodes du « storytelling », à la sauce Marc Ravalomanana, sont-ils vraiment à cours d’idées, qu’il leur faut aujourd’hui raconter des histoires tellement invraisemblables, qu’on peut dire d’elles, qu’elles sont cousues de fil blanc ?
Il semblerait que oui !
Autre question. Qui peut bien faire l’objet d’autant d’inventivité, pas toujours du meilleur goût, ni de la meilleure inspiration d’ailleurs, de la part du pouvoir et de ses partisans ? La réponse est tout aussi limpide : Zafy Albert, son CRN … et la Transition pardi !
Il y a dans l’acharnement de ce pouvoir quelque chose de vraiment pathétique, cette impression qui nous fait dire que nous avons à faire à des êtres plus faibles encore qu’ils ne l’avaient laissé transparaître jusqu’ici.
Voilà donc un pouvoir qui depuis 2002 se tortille, pris de convulsion néphrétique, à chaque fois qu’il est question de Zafy Albert et de son CRN. Les boutons leur poussent à la figure et les démangeaisons les empêchent de dormir, quand en plus de ne pas les reconnaître, Zafy Albert et le CRN veulent leur imposer une transition.
Face à la détermination tranquille de Zafy Albert, le pouvoir est bien souvent incapable de se défendre seul, il est toujours dans l’obligation de faire appel à ses alliés les plus dociles pour faire passer son message, qui autrement, aurait autant d’efficacité qu’un cri lancé dans le désert, cela malgré toute une pléthore de moyens financiers, d’appuis externes et internes.
Et voilà donc toute la bande, main dans la main, qui s’agrège jusqu’à former un monstre difforme, pour écraser celui qu’ils considèrent, selon ce qu’ils en disent, comme un microbe, qui, en plus d’être insignifiant, n’aura, paraît-il, jamais l’appui de l’opinion publique.
Drôle de comportement toutefois, car ils en mettent de l’énergie et des moyens pour en venir à bout de l’homme au chapeau de paille, le traitant tour à tour d’ethniciste sanguinaire, de simple d’esprit, puisqu’il est le seul dirigeant malgache à avoir eu le courage de s’opposer au diktat des Bailleurs de fonds allant jusqu’à en payer le prix en se faisant destituer. D’ailleurs, ceux qui aujourd’hui forment les troupes de choc, le plus souvent recrutés dans ce qui se fait de plus minable en matière politique à Madagascar, et téléguidés par le pouvoir, sont les mêmes qui ont soutenus Zafy Albert dans son combat pour renverser Didier Ratsiraka au début des années 90.
Leur comportement est d’autant plus étonnant, que le pouvoir actuel est à plus d’un titre, pire que celui de Didier Ratsiraka. Toutefois, il ne faudrait pas cette fois-ci s’y opposer de façon catégorique et intransigeante. Au contraire, et à l’exemple du dernier pantin à être monté en scène, en la personne de Ralison Roger, il serait de bon ton d’adopter une opposition modérée.
Cependant, Il faudrait vraiment être naïf pour ne pas comprendre ce qui se passe réellement. Et puisque nous avons cité Ralison Roger, on ne peut que plaindre ce pauvre comédien et son initiative qui a tout d’un mauvais film, en tout cas pas l’un des meilleurs qu’aient produit les scénaristes du storytelling à la sauce Marc Ravalomanana.
Nous sommes là en présence de ce que la « démocrature » est capable de produire pour se donner une image avenante. Toutefois, même s’il est certainement question d’intérêts bassement matériels derrière toute cette comédie, il y a également et surtout des intérêts purement ethniques. Car l’idée d’une opposition modérée n’a finalement comme seul objectif que d’offrir au pouvoir de Marc Ravalomanana la possibilité de perdurer indéfiniment. La composition même de la plate-forme montée par Ralison Roger ne laisse aucun doute sur l’issue de la farce tragique que voudrait mener le pouvoir. La détailler ici serait une perte de temps et d’énergie.
Et quand ce n’est pas Ralison Roger et sa plate-forme (MRMDRM)qui se proposent de s’agiter pour faire croire à un semblant de démocratie, ce sont les sénateurs, au rang desquels les Rabetsitonta Tovonanahary, ou encore les Moxe Ramandimbilahatra , tous désignés dans le quota du chef de l’Etat, et qui brandissent l’étendard de la pseudo opposition à sa majesté, en s’auto désignant contradicteurs attitrés du pouvoir. C’est tellement minable qu’on se demande parfois ce que ces gens ont à la place du cerveau.
À côté de cela, on a également toute la masse grouillante de ceux qui n’ont pas de fonctions officielles, en tout cas pas au sein du gouvernement. On peut dire d’eux qu’ils sont les courtisans, ceux qui font également office de pseudos opposants à leurs heures perdues. On y trouve les Général Désiré Ramakavelo, les membres de l’AVI de Ratsirahonana comme l’ancien député Laurent Ramaroson, ou encore des personnages comme Serge Radera, lieutenant du nouveau Maire de la Capitale que certains aiment à présenter comme un opposant au pouvoir, et qui a pourtant comme particularité de se présenter au garde vous, à chaque fois que le Chef de l’État claque des doigts. La méthode la plus simple pour faire le tour de tous ces pseudos opposants, c’est de faire le décompte de ceux qui disent s’opposer au pouvoir, mais qui acceptent néanmoins d’assister et de communier avec les partisans du régime, comme lors du dernier congrès organisé par et pour le compte du TIM, parti présidentiel fondé par Marc Ravalomanana. Il y a forcément là une contradiction évidente, que seuls des intérêts ethniques peuvent effacer.
Bref, nous assistons à tout ce qui a toujours porté préjudice au développement de Madagascar. L’accaparement du pouvoir par un très petit nombre de personnes qui monopolisent tous les secteurs clés de la société, que ce soit dans le domaine économique, ou bien dans les médias, qui ne sont pas en reste quand il s’agit de défendre des intérêts corporatistes et ethnicistes. Le fait qu’ils soient tous regroupés dans la capitale ne laisse également aucun doute sur leurs engagements politiques en faveur de celui, qui selon la légende, a fini par terrasser ce vieux démon qui voulait que le pouvoir ne revienne jamais à un originaire des Hauts plateaux.
Vous comprendrez donc que quand un « Antakarana » comme Zafy Albert, car c’est seulement comme cela qu’ils le perçoivent, ose se dresser et exiger le changement immédiat pour le bien de la Nation ; la bête immonde alimentée par une idéologie raciste et xénophobe se met en mouvement et se protège comme elle peut en créant autant d’écran de fumée que possible, pour dissimuler sa vraie nature, ses véritables ambitions et ses véritables objectifs.
Il reste que le message de Zafy Albert est universel, il ne s’adresse pas uniquement à un tel ou à un tel en oubliant les autres, il s’adresse à tous. D’ailleurs l’opinion publique, d’où qu’elle vienne, se reconnaît dans ce message, reconnaît sa profondeur et sa sincérité. Car quoi qu’en disent Marc Ravalomanana et ses partisans, il n’a jamais été et il ne sera jamais dans leur priorité de sortir le Peuple malgache de la misère matérielle et intellectuelle dans laquelle ils ont, dès le début, décidé de le noyer.
Toutes les manœuvres du pouvoir ont donc un air de déjà vu ; Marc Ravalomanana et ses partisans n’ont finalement rien inventé de nouveau et reproduisent ce que l’on appelle le repli identitaire, l’agitation du spectre d’un désordre fatal à l’économie et au développement, disant de leurs adversaires qu’ils n’ont qu’une idée en tête : S’emparer du pouvoir pour pouvoir se partager le gâteau à leur tour, en reléguant le clan et l’ethnie dominante actuellement au pouvoir au second plan, ce qui évidemment serait une catastrophe sans précédent pour les plus fanatisés d’entre eux.
Cette technique de victimisation semble fonctionner, mais bizarrement cela n’agit qu’avec les nantis, ceux qui ont quelque chose à protéger, ceux qui ne veulent pas perdre des avantages acquis dans des conditions douteuses et qui se savent menacer en cas de changement de système.
C’est pourquoi également, Marc Ravalomanana et ses partisans font des pieds et des mains pour s’attribuer le soutien de la population de la Capitale et de ses environs. Sachant pertinemment qu’ils ne peuvent pas le faire en comparant leur situation matérielle respective (celle des nantis la minorité, et celle des miséreux la majorité), cela aurait d’ailleurs été indécent ; il ne reste aux stratèges du régime que l’agitation du spectre de l’affrontement ethnique, de la domination d’un groupe sur l’autre. Toutefois cela ne fonctionnera qu’un temps, car la population de Tananarive comprendra qu’elle ne sert finalement que de bouclier humain à une classe dirigeante qui vit dans l’opulence et qui n’a aucune intention de partager.
Qu’il existe ou non une opposition pour combattre les dirigeants actuels, le sort de la population n’en changera pas pour autant tant que ce système autocratique perdurera.
C’est pourquoi l’idée d’une transition démocratique fait trembler des pieds à la tête l’ensemble de l’oligarchie qui s’agglutine frénétiquement autour de Marc Ravalomanana. Ne sachant pas vraiment d’où le coup de grâce pourrait surgir, elle se partage les rôles, soit pour faire croire à une démocratie effective en s’inventant des pseudos opposants, storytelling directement adressé aux observateurs politiques internationaux ; soit en accélérant la vente des terres et la dilapidation des richesses nationales aux multinationales pour montrer que les dirigeants sont de bons élèves et s’assurer ainsi la protection des Bailleurs de fonds en cas de coup dur ; soit en manipulant la population de la capitale en lui faisant croire que l’opposition, la vraie, celle conduite par Zafy Albert est un danger direct pour eux et pour leur ethnie.
Zafy Albert a donc raison de mener son combat, car par son engagement, son incorruptibilité, il donne à réfléchir à bon nombre de Malgaches qui jusqu’ici regardaient de loin la politique se faire, sans jamais vraiment s’imaginer qu’ils pouvaient, eux aussi, participer au débat et décider en dernier ressort de leur avenir.
Maintes fois ils ont été manipulés, toujours par les mêmes d’ailleurs, ceux qui aujourd’hui s’érigent en être supérieurs et à qui il ne serait pas possible de demander des comptes ; mais il est une chose dont ils se rappellent tout au fond d’eux, c’est que Zafy Albert leur a un jour offert la démocratie, la vraie, celle qui leur avait permis pour la première fois de s’exprimer sans crainte, de prendre position, de donner leur avis comme bon leur semblait.
Ce temps de la libération fut, certes, court, mais plein d’enseignement pour l’émancipation du Peuple malgache, c’est pourquoi déjà à cette époque pas si lointaine, ceux qui n’ont pas intérêt à ce que le Peuple se développe réellement, de peur de le voir occuper toute la place qu’il mérite dans la société, s’étaient juré d’abattre le père de la démocratie. Ils ont pleinement le pouvoir aujourd’hui et comptent rééditer le même exploit, sauf que nous savons tous les desseins qui les animent et nous savons qu’il n’y a pas pires égoïstes que ces gens et que notre devoir à tous est de les chasser du pouvoir pour qu’enfin Madagascar dépasse le stade de la misère intellectuelle et matérielle après s’être doté des bases saines, nécessaires à ce grand avenir.
Pour cela, il n’y a qu’une seule solution, le passage par un processus de Transition démocratique !
Pour finir on peut donner à réfléchir à Marc Ravalomanana et à ses supporters fanatisés cette citation d’Ahmadou Kourouma, écrivain ivoirien : À force de vouloir balancer trop loin le crapaud, on finit par le jeter dans le bonheur d'une mare … La Rédaction
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Efa reraka ry ravalomanana mianakavy ka tsy manana vahaolana intsony satria efa nidongy ny mpamatsy vola.
Miandry ary izahay.