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La Transition un processus légal, légitime, urgent, nécessaire et vital pour Madagascar Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par La Rédaction   
12-03-2008
Madagascar, un peuple en souffrance
Madagascar, un peuple en souffrance
Le retour du CRN emmené par l’ancien Président de la République, Albert ZAFY, sur le devant de la scène politique en proposant l’adoption d’un processus de Transition pour sortir de l’impasse politique, économique et sociale dans laquelle se trouve actuellement Madagascar, a fortement ébranlé la quiétude malsaine du régime de Marc Ravalomanana. Tout comme il a réveillé les ambitions inquiétantes de quelques-uns, actuellement en exil.


En effet, malgré les vicissitudes d’un régime qui a clairement choisi la voie autocratique pour imposer son pouvoir, à défaut de conserver la confiance des citoyens, l’étau dans lequel l’opposition et une partie de la société civile étaient prises, a fini par rompre sous les coups de boutoirs d’une misère récurrente, d’une économie sinistrée, d’une perte de repère généralisée au sein de la population.

Ce vaste espace de désolation est devenu le champ d’expérimentation des dérives d’un régime à bout de souffle, contraint d’agir dans l’urgence pour maintenir à flot le peu de crédibilité qui lui reste encore, en présentant comme des performances extraordinaires, des pratiques antinationales consistant à brader les richesses communes du peuple Malgache à des entités étrangères pour qui l’avenir du pays est la dernière des considérations.

Face au danger immédiat d’une désagrégation dont le pays aura beaucoup de mal à se relever, il n’y a donc pas d’alternative que celle de se dresser contre l’arbitraire, la violence et la brutalité. Marc Ravalomanana et son régime sont un danger contre lequel toutes les forces vives de la Nation doivent faire front et combattre jusqu’à capitulation.

Conscient de la détermination des entités de l’opposition et de la société civile d’en finir avec ce régime de terreur, dont l’illégitimité n’a fait que se confirmer au fil des différents scrutins remportés par le parti au pouvoir uniquement à coup de bourrage des urnes et autres fraudes électorales, les partisans de Marc Ravalomanana, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, brandissent le spectre d’une incitation à la révolte tout en affirmant qu’un processus de Transition serait illégal.

À cela également, ils prédisent un cataclysme national, alors même qu’ils ne semblent pas conscients que cette éventualité, le peuple Malgache la vit déjà depuis quelques années, certes, dans le silence et sous les coups parfois mortels des forces de répression du pouvoir en place. À ce propos, l’année 2007 fut le théâtre sanglant des débordements violents dû à la schizophrénie qui caractérise les dirigeants actuels, avec une montée en puissance inquiétante et navrante.

Il ne faudrait pourtant pas se méprendre, car si les partisans du régime ont pour habitude de jouer de la propagande et des mensonges éhontés pour décrédibiliser l’opposition, nous leur démontrons que la transition est un acte parfaitement légal, et plus encore, nécessaire, urgent et vital pour l’avenir immédiat du pays.

Nous ne nous contenterons pas d’une affirmation gratuite c’est pourquoi il est nécessaire d’étayer cette affirmation afin que toute ambiguïté soit levée et même battue en brèche.

La Transition est un acte légal

La transition est conforme à l’esprit de la Constitution, amendée comprise. Non seulement elle est conforme, mais en plus elle s’inscrit dans la logique d’une quête de Démocratie véritable comme cela est également stipulée dans la Constitution et ce conformément aux Droits internationaux.

En effet, la Constitution malgache stipule dans son préambule que : « Le Peuple Malagasy souverain ... Considérant  sa  situation  géopolitique  dans la région et sa participation engagée dans le concert des Nations fait sien : La Charte Internationale des droits de l'homme, la Charte africaine des droits de l'Homme et des Peuples, les Conventions relatives aux Droits de la Femme et de l'Enfant, qui sont, toutes, considérées comme partie intégrante de son Droit positif … ».

L’article 35 de la Charte Internationale des Droits de l’Homme renforce ces différents principes et donne au Peuple le « Droit à la Résistance » face à l’oppression et à la dictature en tout genre. Pour conforter cette affirmation, il stipule que : « Quand le gouvernement viole les Droits du Peuple, l'Insurrection est, pour le Peuple et pour chaque portion du Peuple, le plus sacré des Droits et le plus indispensable des Devoirs ».

De plus, la Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples renforce ce « Droit » en inscrivant dans son article 20 que : « [1.] Tout peuple a droit à l'existence. Tout peuple a un droit imprescriptible et inaliénable à l'autodétermination. Il détermine librement son statut politique et assure son développement économique et social selon la voie qu'il a librement choisie. [2.] Les Peuples colonisés ou opprimés ont le droit de se libérer de leur état de domination en recourant à tous moyens reconnus par la Communauté internationale. [3.] Tous les Peuples ont droit à l'assistance des États parties à la présente Charte, dans leur lutte de libération contre la domination étrangère, qu'elle soit d'ordre politique, économique ou culturelle ... »

Ces différents principes universels constituent sans conteste des argumentations auxquelles les partisans du régime ne peuvent répondre par la négative, sauf s’ils font preuve de mauvaise foi. Ce à quoi il ne serait pas étonnant d’assister, vu la propension de certains d’entre eux à pratiquer un « révisionnisme primaire », dénué de tout complexe. Cela, dans le seul dessein de préserver un pré carré autocratique et ethnique, dans lequel le pouvoir se partage et se pratique entre quelques fanatiques déconnectés des réalités, vivant dans une bulle aseptisée, ne ressentant aucune émotion, préférant la répression au dialogue nécessaire dans ce qui serait une Démocratie véritable.

Il ressort donc que le CRN, emmené par l’ancien Président Albert ZAFY disposent de tous les Droits pour eux et avec eux car il leur suffirait d’énumérer les actes d’injustices commis par le régime actuel, contre lequel il combat, pour que ce « droit universel à la résistance » s’impose au même titre que les droits et devoirs édictés par la Constitution malgache. Le fait de réclamer une transition est donc dans la logique même de la situation catastrophique que vivent la majorité des Malgaches. C’est la seule voie qui s’offre aux Malgaches pour mettre un terme à la déliquescence d’un régime qui a coupé les ponts avec les citoyens dont il avait la charge.

Nul besoin de rappeler ici les multiples dérives de Marc Ravalomanana et de son régime et s’il faut des précisions à leurs partisans fanatisés, ils n’ont qu’à s’en remettre aux dernières déclarations des représentants de l’Union Européenne (Mme Susan Roson et Jean-Claude Boidin), qui ont épinglé le manque flagrant de preuves quant à la pratique véritable d’une bonne gouvernance. Autrement dit, les multiples déclarations d’intention de Marc Ravalomanana ne constituent aucunement une preuve qu’il a adopté les principes de la bonne gouvernance, et encore moins qu’il la pratique ou l’aurait pratiquée.

La Transition est un acte légitime

À la légalité, il faut également ajouter la légitimité d’un processus de Transition. Avant d’expliciter cette autre notion, il faut également rappeler un des arguments auquel les partisans du régime tiennent particulièrement. En effet, ils affirment qu’une alternance démocratique ne peut se faire que par la voie des urnes, à défaut de quoi, cette alternance devient antidémocratique.

Ce sont là de belles paroles auxquelles ils manquent tout simplement de la sincérité et un brin d’universalisme. Car s’il faut passer par la voie des urnes, il se trouve que le régime actuel s’est donné comme leitmotiv de remporter tous les scrutins. Non pas en jouant le jeu démocratique, mais en détournant insipidement les voix, en pratiquant volontairement, au vu et su de tous, des actes de fraudes électorales sans complexes et sans aucun respect pour les règles auxquelles ils se sont pourtant engagés devant le reste du monde.

Si les partisans du régime veulent également des précisions à ce sujet, ils peuvent encore et toujours s’en remettre aux déclarations des représentants de l’Union Européenne qui ont également épinglé cette particularité obsédante du régime à pratiquer un système électoral aux antipodes de ce qu’exige la bonne gouvernance. Et ce, sans compter les milliers de plaintes déposées par des candidats et des partis politiques, preuves à l’appui, concernant toutes les élections organisées par le pouvoir depuis six (6) ans, auprès des juridictions compétentes en matière électorale.

Cela n’est d’ailleurs pas une nouveauté, car il est aujourd’hui de notoriété publique, plus encore au sein des États donateurs d’aides et autres bailleurs de fonds que : Le processus électoral devient, dans la main des autocrates, non pas une démocratie, mais un coup d’État permanent.

L’exemple récent de la Russie de Poutine corrobore cette affirmation. Les derniers évènements tragiques qui se sont déroulés au Kenya, pourtant cité en modèle de démocratie avant l’élection présidentielle fatidique, amplifie ce malaise qui menace cycliquement les pays comme Madagascar, où les dictateurs se succèdent aux dictateurs. Marc Ravalomanana ne faisant pas exception à cette règle, la poussant même dans les vices les plus extrêmes. Soutenu par une minorité de fanatiques, qui à eux seuls, constituent une véritable calamité, un non-sens pour un pays qui ne demande qu’à s’épanouir et à se développer, débarassé de ces vieux démons ethniques, dans l’harmonie, l’unité et la liberté.

Une élection, dans l’idéal, constitue donc l’incarnation de la démocratie, cependant, le critère d’ « existence » ne suffit pas à incarner cette démocratie sauf si cette élection est libre. Or qu’entend-on par « libre » ? Il s’agit de faire en sorte que les électeurs ne soient pas soumis à des contraintes quelle qu’en soit la forme, mais surtout, qu’ils adhèrent et participent librement au processus électoral.

Ces contraintes peuvent prendre la forme de pressions administratives, politiques ou juridiques. De nouveau, pour illustrer les dérives du régime de Marc Ravalomanana, nous renvoyons également ses partisans aux déclarations des représentants de l’Union Européenne qui s’appuient sur le rapport de la mission d’observation réalisée, il y a quelques mois, par la délégation paritaire de l’Union Européenne/Afrique-Caraïbes-Pacifiques (UE/ACP) et qui conclue à de graves défaillances dans le système judiciaire et électorale actuel.

Pareillement, lorsqu’une élection affiche un taux d’abstention supérieur au taux de participation, cette élection n’en n’est pas une, car dans ce cas, la légitimité des élus est sujette à polémique du fait même de la minorité des voix les ayant élu. C’est ce que le SEFAFI a largement démontré dans leurs communiqués les 5 et 15 février 2008 (voir) relatif aux élections à Madagascar. Et c’est également ce que le jeune et brillant juriste constitutionnaliste français, Stéphane Bolle, affirme en des termes encore plus clair : «  S'abstenir est un droit constitutionnel, l'expression d'un mécontentement ; en même temps, des abstentions massives signent l'échec de la démocratie : une démocratie pauvre en électeurs n'est que l'ombre d'elle-même. »

À cela on peut ajouter le refus catégorique du régime de procéder à la modification du « code électoral » actuellement en vigueur, pourtant sujet à de vives polémiques. Les partis politiques, les membres de la société civile, les représentants de la Communauté internationale ont vainement demandé que cela soit fait pour le bien de tous, mais le régime a toujours esquivé la question en prétendant que ce n’était pas une priorité, alors que dans le même temps, les élections se sont succédé à un rythme effréné ces dernières années.

Il n’y a donc par d’autre voie pour mettre un terme à la mauvaise foi permanente du régime que de procéder à la mise en place d’un processus de Transition pour stopper toutes les dérives constatées, et dans la foulée de revenir aux fondamentaux des principes démocratiques et de réactiver les règles qui régissent la République.

Mieux, la légitimité de la Transition prônée par le CRN se tient, en outre, par son caractère « non violent ». Une « non-violence » caractérisée par une force de résistance dont la forme la plus visible serait la non-coopération de masse avec les institutions de violence représentées par l’État et qui servent l’injustice. L’action menée par le CRN d’Albert ZAFY consisterait donc à mobiliser une résistance collective qui s’appuie sur la force du nombre, non pas pour écraser l’adversaire, mais pour rendre impossible la mise en œuvre par l’adversaire de l’injustice. Et à ce titre, cet acte est à la fois radicale, populaire et révolutionnaire : Radicale, car il touche à la racine des injustices ; populaire, car loin d’être réservée à une avant-garde, il concerne tous les citoyens ; et révolutionnaire, car il offre une possibilité de transformation sociale et politique qui ne repose pas sur un simple changement à la tête du pouvoir politique mais à une transition pacifique réussie qui débouche sur un processus de réconciliation nationale.

La vertu de la Réconciliation nationale

La Transition est donc non seulement légale, mais en plus elle est légitime et devient l’unique outil pour réinstaurer une démocratie véritable, en mettant un terme définitif aux pratiques autocratiques et à l’injustice, symbolisées par des élections frauduleuses, avalisées par un code électoral vicié et illégitime du fait d’un taux d’abstention continuellement à la baisse.

Les résolutions issues de la conférence nationale du mois de juin 2005, initiée par le CRN, prévoient également un processus de réconciliation nationale comme principal moyen de libérer Madagascar du mal qui le ronge depuis des siècles.

Le concept de réconciliation nationale n’a cependant pas été assez explicité, c’est pourquoi l’opinion a du mal à en saisir les contours et les bienfaits pour une société minée par les divisions.

Profitant de ce manque d’explication, les partisans du régime se sont engouffrés dans la brèche et émettent l’hypothèse tendancieuse que la réconciliation nationale ne servirait que de tremplin pour remettre les dirigeants de l’ancien régime au pouvoir.

Cependant on ne peut réduire le concept de réconciliation nationale à des considérations de cet ordre, qui ne sont en fait que des techniques de propagande visant à faire capoter toutes perspectives d’une unité retrouvée, base indispensable de tout projet de développement harmonieux au sein de la société. Par ailleurs la position adoptée par les partisans du régime résume à elle seule toute l’idéologie du pouvoir de Marc Ravalomanana, qui base sa pérennité par la pratique d’une politique de division, d’exclusion lui permettant ainsi de régner sans véritable force d’opposition face à lui.

Pour en revenir à une explication plus rationnelle, dénuée d’intérêts politiques et personnels, on peut résumer la réconciliation nationale en ces termes : D’abord réconcilier les deux protagonistes des événements graves et tragiques de 2002, et ensuite réconcilier toutes les composantes de la société malgache.

Réconcilier les deux protagonistes de 2002

Personne ne peut se réconcilier avec son adversaire que si et seulement si les deux reconnaissent d’abord leur propre responsabilité dans le conflit qui les oppose.

Telle est la règle d’or de toute notion de réconciliation : Reconnaissance réciproque des responsabilités des uns et des autres !

Les deux camps (celui de Ratsiraka et celui de Ravalomanana) sont, donc, d’abord, sommés de reconnaître leurs responsabilités respectives relatives à la crise de 2002.

Pour se faire, il faut l’instauration du processus dit de « vérité » : Une institution indépendante sera donc créé pour faire la lumière sur les responsabilités des deux camps durant la longue crise de 2002.

Les acteurs directs de ce conflit seront entendus par des juges et des sages désignés pour l’occasion, et les faits seront jugés de la façon la plus indépendante et la plus juste possible. À ce stade, seule l’adoption préalable d’un processus de Transition peut garantir la neutralité des échanges, du dialogue et de la reconnaissance ou non des faits.
 
Ceux qui seront jugés coupables, auront comme sanction, d’une part, « l’aveu et la reconnaissance » de leurs méfaits politiques (une sanction morale donc). Suivi, par exemple et selon le degré du délit commis, de l’inéligibilité dans certaines élections (présidentielle par exemple), et d’autre part, d’une sanction pénale pour ceux qui seront reconnus coupables de crimes de sang (tout le monde s’accorde sur le fait que ceux qui ont commis des crimes de sang ne seront pas amnistiés).

La première sanction sera inscrite dans une loi d’amnistie, et la seconde sera appliquée suivant le Code pénal, conformément aux sanctions prévues par les lois relatives aux crimes de sang.

C’est ce processus, « vérité et réconciliation », qu’a adopté l’Afrique du Sud au sortir de l’apartheid. Le Rwanda a fait de même après le génocide ayant opposé Hutu et Tutsi.

L’objectif de la réconciliation nationale ne se borne donc pas à une logique de sanction, mais mais ira jusqu’à la logique de « responsabilité ». Autrement dit, celle qui met en avant la volonté de rendre compte à la population des responsabilités des uns et des autres en les incitant à faire preuve de bonne foi en reconnaissant les méfaits commis (le Peuple a droit à la vérité pour qu’il puisse pardonner). C’est la seule façon de bénéficier d’une amnistie. Pour les criminels, les sanctions seront évidemment plus lourdes au regard des atteintes physiques et morales qu’ils auraient fait subir à leur victime.

Réconcilier le Peuple malgache

Une fois traitée le cas des protagonistes directs, ceux qui ont incité à la violence, à la brutalité, aux éliminations physiques ciblées ou non, à la barbarie, aux actions militaires et para militaires, à la sécession, l’on pourra véritablement procéder au processus de réconciliation nationale. Celle qui intéresse en premier lieu la population, principale victime des intérêts politiques et de la soif morbide de pouvoir des uns et des autres.

Ce processus nécessitera plus de temps et impose que soit mis en place des engagements communs au respect des principes fondamentaux qui préserveront le pays de tout danger dans le futur.

Ces engagements prendront la forme d’une instauration réelle de la démocratie par la promesse de respecter tous les principes régissant la République, le respect des Droits de l’Homme, des libertés individuelles, du droit de chacun d’être traité de façon égale sans exclusion ni ethnique, ni religieuse ou encore par la clarification des notions comme le Fihavanana cher au Peuple malgache.

Ces principes devront être adoptés lors d’une conférence nationale au cours de laquelle, toutes les composantes des forces vives de la Nation seront représentées.

À l’issue de cette réconciliation et une fois tous les principes adoptés, le processus de Transition et ceux qui en seront responsables se chargeront de préparer une nouvelle élection présidentielle anticipée, dans le respect de la démocratie, de la transparence et de la bonne foi et sous le contrôle d’une institution électorale indépendante, d’un code électoral modifié ou réécrit dans sa totalité. Appuyée et aidée par des observateurs de la Communauté internationale.

Tout cela nous démontre la nécessité, l’utilité voir même l’impératif de l’adoption d’un processus de Transition, incluant l’opportunité de la réconciliation nationale.

Du fait de la valeur des processus à suivre, et de l’intérêt élevé qu’ils incarnent pour le devenir de notre patrie, on ne peut pas laisser aux seuls politiciens ce devoir historique, cette noble responsabilité. C’est la raison pour laquelle toutes les forces vives de la Nation se doivent de se mobiliser pour accompagner et soutenir le CRN dans la conception et la concrétisation de cette « occasion » historique, depuis 1895, de faire de Madagascar une vraie patrie et une vraie Nation appartenant à tous les Malgaches.

Les obstacles se nomment : Ravalomanana et Ratsiraka


On peut se demander dès lors, pourquoi et le régime de Marc Ravalomanana et le clan de Didier Ratsiraka refusent cette option proposée par le CRN ?

La raison du refus de Marc Ravalomanana : La peur d’être confronté à la vérité et de reconnaître sa responsabilité !


Il n’est pas étonnant de constater que le camp de Marc Ravalomanana refuse catégoriquement l’option d’un processus de Transition.

Son principal raisonnement consiste à arguer que la Transition ne servira qu’à faciliter le retour au pouvoir des anciens dirigeants et notamment Didier Ratsiraka à la tête de l’Etat. C’est évidemment un piteux argument qui dissimule d’autres inquiétudes bien réelles celles-ci.

Le camp de Ravalomanana refuse cette option tout simplement parce qu’il refuse de reconnaître sa lourde responsabilité, non seulement lors de la crise de 2002, mais également concernant le désastre provoqué par six (6) années de pouvoir autocratique.

Le fait d’être confronté à la population et d’avouer sa propre responsabilité lors de la crise de 2002, c’est aussi faire l’aveu de ses nombreux mensonges qui ont servi à saturer la population durant six (6) années : Le coup d’État du 22 février 2002, la destruction du pont de Fatihita, l’assassinat du Général Andrianaivo, le recrutement de miliciens constitués majoritairement de bagnards et de repris de justice, armés et formés à la façon d’une milice para militaire sans foi ni loi et missionnée pour une opération dite de « pacification ». À cela s’ajoutent les multiples violations des lois et de la Constitution.
 
Dès le départ, et jusqu’à aujourd’hui, le camp de Ravalomanana a la hantise que ses mensonges et son révisionnisme soient découverts et présentés de façon officielle au Peuple malgache. Il n’a pas assez de courage pour cela. Donc, à ses yeux, ses propres intérêts personnels (accaparation exclusif et pérennisation du pouvoir) passent avant l’intérêt national.

C’est pourquoi il a tout intérêt à continuer à agiter le spectre d’un retour au pouvoir des anciens dirigeants, tout en faisant croire qu’il est parfaitement innocent et ne peut être condamné dans le cadre des événements de 2002. Cela s’appelle de la propagande pure et simple.

La raison du refus de Ratsiraka : L’option ne lui donne pas l’occasion de revenir au pouvoir

Beaucoup d’observateurs se sont étonnés de voir Didier Ratsiraka torpiller toute idée de réconciliation nationale non conforme à ses espérances, qui se résument à réintégrer ses fonctions d’avant 2002.

Autrement dit, Didier Ratsiraka n’a aucun intérêt à revenir à Madagascar si c’est pour devenir un simple citoyen. Ce serait comme une outrance à son orgueil et un frein à sa soif de laver l’échec de 2002. Donc, à ses yeux, seul un retour au pouvoir reste l’option à suivre. Sa logique voudrait donc qu’il assiste à une réconciliation nationale si et seulement si, il réintègre ses fonctions de Président de la République.

Cette position intransigeante de Didier Ratsiraka a pourtant des conséquences au sein même de son propre camp, qui depuis 2002 se divise grossièrement entre les rénovateurs qui veulent changer leur conception de la politique, et les caciques qui ont arrêté leur vision étriquée de la politique à la crise de 2002. Omettant sciemment de leur esprit que le monde a changé et qu’il y aura de moins en moins de place pour les autocrates et autres despotes.

Nous pouvons donc constater que les deux principaux obstacles au processus de Transition et de Réconciliation nationale, ne sont autres que les deux protagonistes de la crise de 2002. Nous pouvons également constater qu’ils utilisent, à quelques choses près, les mêmes arguments qui consistent à dire que le pouvoir revient à l’un ou à l’autre et qu’en aucun cas, leurs responsabilités respectives lors des événements de 2002 ne peuvent être remises en cause.

Conclusion

Contrairement à ce qu’affirment les opposants à un processus de Transition et de réconciliation nationale, le CRN et le Président Albert ZAFY n’ont comme seules ambitions et comme seuls objectifs que la satisfaction des intérêts du Peuple malgache et de Madagascar. Ni Marc Ravalomanana, ni Didier Ratsiraka n’ont intérêt à y adhérer, car l’intérêt national ne correspond nullement à leurs ambitions qui sont clairement d’ordre personnel, symbolisées par l’ « égoïsme » pour le cas de Marc Ravalomanana et par l’ « orgueil » pour celui de Didier Ratsiraka.

C’est pourquoi tous ceux qui désirent contribuer à l’avènement d’un Madagascar nouveau doivent s’investir et supporter l’action du CRN (Comité pour la Réconciliation Nationale) qui dépasse les clivages non seulement politiques, mais également ethniques et religieux.
Albert ZAFY a suffisamment démontré son sens de la démocratie en acceptant d’abord d’être empêché, mais également en acceptant le verdict des urnes lors de l’élection présidentielle anticipée qui a suivi la transition de l’époque. Ce qui est en soi, lui procure une grandeur d’âme et une vraie stature d’homme d’Etat auquel d’autres feraient mieux de se référer.

Ce travail ne doit cependant pas être laissé aux seuls politiciens, cela peut s’avérer improductif, voire dangereux pour la Nation. La société civile, les simples citoyens, le conseil éclairé des membres de la Communauté internationale ne feront qu’enrichir ce processus de Transition devenu au fil des années, nécessaire, urgent et vital, tout cela sous le sceau de la légalité et de la légitimité.

La Rédaction
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Commentaires (32)add
C'est quoi ces cris? c'est quoi ces bruits?
Ecrit par Fanja , 01 avril, 2008
Est-ce qu'au nom de la liberté et de l'accès aux ressources minimales il faut à nouveau s'armer pour détrôner le dictateur?

La transition serait la meilleure solution pour peu que Bouffon et son troupeau possèdent un minimum de sagesse...


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Ouvrez l'oeil et le bon
Ecrit par Ben , 01 avril, 2008
J'invite 'iiiiii' à lire de long en large La Tribune de ce jour, il y verra certainement que tout va dans le meilleur des mondes à Madagascar.

Ce constat fait, appuyé par les articles de Madagasikara Soa, qui est d'ailleurs pionnier en la matière, il verra, que d'une : ramener sa fraise constitue une indécence, une insulte à ce que vit le Peuple malgache ; que de deux : lui-même et ceux qu'il supporte n'ont pas apporté de solutions malgré 6 années de règne sans partage.

C'est pourquoi, le processus de transition est inéluctable, et les choses sont d'ailleurs entrain de s'emboiter une par une.

Viendra ensuite le moment des propositions, des projets pour le pays, et je suis sûr que Madagasikara Soa dispose de tout cela. Il ne peut pas en être autrement vu la sagacité de leurs propos qui depuis un an d'existence du site ne s'est jamais trouvé en défaut dans l'analyse des rapports qu'entretiennent les dirigeants actuels et le reste de la population.

Nous verrons alors la qualité de ce travail qui sera la réponse à ce torchon de MAP que l'on a tant vanté, et qui jusqu'à aujourd'hui, n'a apporté que malheur et déception à ceux qui y ont cru.


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iiiiiiii fait partie d'un mauvais cheptel c'est pour cela qu'il n'a rien compris de l'article. Il confond sucre et sel comme leur Bouffon adoré.
Ecrit par Fanja , 01 avril, 2008
L'instruction devient une denrée rare depuis que Bouffon se borne à son "miasa miasa". Ses partisans en viennent à raisonner comme des zébus.


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Ouf!
Ecrit par jarifa de Mahajanga , 01 avril, 2008
C'est déjà mieux que le MAP et les cimetières de calcutta.
En tout cas, on sent que ce site vous dérange! ce qui témoigne donc son utilité et sa pertinence.


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Ecrit par iiiiiiiiiiiiii , 31 mars, 2008

Personnellement votre article est trés pertinant comme Le livre rouge (Boky Mena) . et vous savez trés bien où est qu'il est ce boky mena actuellement.

Et je suis persuadé vu que votre article ne présente pas de projet ,de moyen , du pragmatisme que ce site
restera comme une vitrine des filles en Hollande


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Partez sur l'autre site
Ecrit par Fanja , 22 mars, 2008
L'intervention de Ragova ressemble au débat qu'il y a lieu sur l'autre site...Celui des fanatiques de RAT8 et de ses acolytes Arema.
Ce type de réflexion n'a pas sa place sur Mada SOa donc vous savez ce qui vous reste à faire.
Bon vent



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...
Ecrit par Ragova , 22 mars, 2008
jarifa, arrete de fumer la moquette.
Va travailler un peu au lieu de vouloir monter sur ton vieux cheval de zaf


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La reciprocité!
Ecrit par jarifa de Mahajanga , 20 mars, 2008
C'est bizarre mais moi aussi je me marre (et beaucoup) de votre sollicitations et vos faux raisonnements.

1- D'abord, je me marre car vous insistez à ce que nous "VOUS" produisions un projet de société. D'accord, mais dites nous, d'abord, pourquoi? Pourquoi vous voulez tant notre projet? Juste par curiosité (ce n'est donc pas sérieux de votre part), ou tout simplement parce que vous êtes convaincu que le MAP présenté par le régime comme le panacé ne vous convainc plus, du moins que vous doutiez de sa pertinence et de son efficacité? Et dans ce cas, dites le nous! rassurez nous que le MAP et tous les projets présentés par le régime actuel sont effectivement nuls, incohérents, inéfficaces et donc MERITENT à ce qu'on LE REMPLACE. Et pas par n'importe quel projet mais uniquement par le "projet de société" conçu par les membres de l'opposition, que vous allez donc reconnaitre comme seul recours possible. Et si c'est le cas, oui, je suis d'accord avec vous que nous n'avons plus aucune raison de ne pas vous montrer notre projet de société.

Parce qu'il faut savoir ce qu'on veut. On ne demande à son adversaire "une solution" que lorsqu'on reconnait sa propre impuissance à en produire une.

2- Je me marre aussi lorsque je vois que vous nous croyez aussi naif que vous, en croyant comme Vaovao Benjamin (AREMA) que le fort taux d'abstention est l'adhésion du peuple aux causes de l'opposition. Non, Monsieur, je vous invite à lire un des nos articles sur l'élection législative, car ma conclusion sur le fort taux d'abstention répétitif SIGNIFIE NI PLUS NI MOINS QUE "LE REJET DU REGIME DE RAVALO". Donc, une expression forte d'une rupture totale avec le régime actuel. Mais, je le reconnais très bien, ce n'est pas encore l'adhésion du peuple à la cause de l'opposition, du moins, l'opposition à sa forme actuelle. C'est pour cela qu'il faut impérativement que nous fournissons des explications claires sur la nécessité voire l'impératif de la Transition (comme solution excpetionnelle face à une impasse politique extrême) et surtout pour démontrer de façon la plus honnête que possible que seule "la recherceh" de l'intérêt national fera de cette Transition un succes contrairement aux formes de transition que nous avons connues depuis lors.

3- Je me marre également lorsque vous croyez que nous appuyons l'action de ZAFY de manière interressé (comme votre habitude surement) alors que nous n'épousons qu'une attitude et une reflexion objectives non seulement sur le poids que ZAFY représente vis-à-vis de Ravalomanana et surtout vis-à-vis de son passé politique, mais aussi et essentiellement pour le fait que cette personne (ZAFY)n'a aucune ambition personnelle pour "exercer" le pouvoir" mais au contraire fera tout pour que l'arbitraire et la dictature voire le despotisme ne feront plus le paysage politique à Madagascar.

Donc, si vous voulez vraiment que nous vous fournissons un projet de société, tâchez de répondre à ma question ci-dessus et je vous invite par avance de consulter le projet de constitution que nous avons préparé comme alternatif (en avril 2007) à l'actuelle constitution bancale et exclusive de Rat8 (voir rubrique "oputils et téléchargement).


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Ecrit par Randrian , 20 mars, 2008
Mr Jarifa de Mahajanga,

vous me faites marrer comme dises les jeunes. "L'intérêt national doit primer" ou l'intérêt de Zafy Albert et Compagnie doit primer?
C'est quoi pour vous un environnement socio-économique et politique sain? Et cela va durer 8 ans ou 12 ans?

Pourquoi je vous critique, car vous n'avez pas de projet! Que des constats, que des réunions et après que des improvisations. Et c'est la raison pour laquelle bon nombre de Malagasy ne vous suit pas. Pas de projet toujours des bla bla bla.

Avancer votre projet clair, qu'il soit économique ou pas, avec les échéances, les personnes compétentes, les moyens à votre disposition et tout le reste. Quels sont les objectifs précis!!! C'est ce qu'on veut.

Vous croyez que si les Malagsy n'étaient pas aux urnes, c'est qu'ils roulent pour vous? Eh bien détrompez-vous. Ils ne votent pas tout simplement car autant les oppositions que le gouvernement actuel ne leur proposent rien, rien rien rien rien !!!!!!!

Et votre leader, quand il était au pouvoir, il a fait quoi de concret?

Il n'est pas interdit de rêver en tout cas!


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Purge
Ecrit par Parany , 18 mars, 2008
La constipation des TIM!
Nous sommes pour les purges!


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Le TIM est constipé
Ecrit par Rakotoasitera Fidy , 18 mars, 2008
cet article a provoqué une constipation généralisée chez les membres du TIM.


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Zafy, l'homme de la situation!
Ecrit par Goré , 18 mars, 2008
En dehors de ZAFY, personne ne peut mener à bien et à terme la Transition. Après ceux qui veulent devenir Président se présenteront à une élection libre et transparente. Point!
Ceux qui ne sont pas convaincu doivent se manifester et faire mieux que ce que ZAFY fait actuellement. à bon entendeur!


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Messie?
Ecrit par jarifa de mahajanga , 18 mars, 2008
Votre intelligence m'épate: Voir ZAFY présenté comme un messie, fallait le faire. C'est tout ce que vous avez compris, et retenu de ce qui a été dit ci-dessus? Eh ben dis donc!


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...
Ecrit par Ragova , 18 mars, 2008
Tu essaies de nous presenter Zafy comme le messie mais qu'est-ce-qu'il avait fait pour le pays quand il etait au pouvoir? on ne pouvait meme pas travailler a cause de l'instabilite politique permanente. S'il etait plus intelligent, il n'aurait pas perdu le pouvoir et maintenant il essaie de se racheter en se declarant rassembleur. Pouah!!!!!!!

Allez du balai !!!!!!!!!!!!


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N'est pas pragmatique qui veut !
Ecrit par Puppet , 18 mars, 2008
C'est vrai, et il ne faut pas s'étonner, que quand une proposition est formulée et que cela dépasse la capacité d'analyse des soi-disant pragmatiques, comprenez, les Malgaches que se sont sentis exister après l'arrivée de rat8 au pouvoir, cette proposition pourtant incluant tout ce que devrait contenir une proposition, devient pour eux du blablabla (rien, nada, insignifiant, inintéressant) puisque ne cadrant pas avec leur idéologie.

D'accord Monsieur le pragmatique, mais alors que proposez vous, nous sommes tout ouïe !

Mais avant de commencer, épargnez-nous vos histoires d'urnes (pipées), de choix du peuple (forcé) etc.
Je suis quasiment sûr et certain, que vous n'avez plus rien à raconter maintenant, c'est pourquoi, je vous dis passez votre route ...


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Incohérence!
Ecrit par jarifa de mahajanga , 18 mars, 2008
Je trouve votre pensée très incohérente. d'abord vous n'êtes pas pro-rat8. Soit! ce qui veut dire que vous faites partie de eux qui prétendent être de l'opposition mais qui font tout pour empecher celle-ci de bien fonctionner. Sinon, vous faites partie des simples citoyens qui prétendent ne pas être ni dans le bord de l'opposition ni celui de rat8, mais qui attend toujours à ce qu'on fasse quelques choses pour vous!quand comptez vous de sortir de cette oisiveté alors pour que le peuple ira mieux?

Ensuite,vous dites que le peuple malgache a besoin des solutions pragmatiques. J'en conviens bien, mais une solution en soi est inutile dans un contexte dominé par une situation despotique. Donc, des solutions pour quoi faire tant que le despote est là? Car fournir DES SOLUTIONS EST LA CHOSE LA PLUS SIMPLE A FAIRE, simplement, il devrait y avoir un préalable si on veut que cette solution donne des résultats concrets et bénéfiques à la population:La mise au vert du despote, donc la Transition!
Vous n'allez tout de même pas croire qu'il suffirait d'avancer des "solutions pragmatiques" pour que les choses changent sans toucher à la situation d'autocratisme actuel?
C'est pourquoi, le plus urgent est d'abord de pouvoir rassembler "ceux" qui se soucient du développement du pays, autour d'un objectif préalbale: la rupture! la rupture avec le régime actuel! Après, et cela devrait être une des conditions exigées par la Transition, les candidats qui coivoiteront le post de présidence doivent, chacun, fournir un projet de société.
Ceci n'enlève pas le droit pour chacun de proposer des solutions et d es propositions dès maintenant. Non! Mais au moins, il faut bien être clair que la Transition n'aura comme objectif que de préparer un environnement socio-politique et économqiue sain, et surtout à la mise en place d'un processus électoral foncièrement transparente et démocratique.

Enfin, vous exigez un projet économique! C'est pas crédible car vous devriez bien savoir que le développement n'est pas exclusivement économique mais principalement humain, et social. Donc, il revet une forme multidimensionnelle incluant tous les secteurs et pas seulement économique. Et à commencer par des "institutions publiques" respectueuses, respectables et resepctées. C'est qui est une des tâches que seule La Transition est à même de mettre en oeuvre.

Si vous voulez aider la population, tachez d'apporter quelques choses en plus de ceux que les autres apportent déjà, et non de vous contentez d'empecher ceux qui cherchent à avancer et à faire bouger les choses. L'intérêt national doit primer devant votre propre intérêt!


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...
Ecrit par Randrian , 18 mars, 2008
Que du bla bla bla. La population malgache a besoin des solutions pragmatiques pour leur vie quotidienne mais n'a pas besoin d'un enième Zafy Albert qui ne veut que réconquérir le pouvoir et de sa compagnie.
Je ne suis pas non plus pour Ra8, mais franchement, de telles idées saugrenues pour faire sortir de Madagascar de la pauvreté.
Quand on est dans l'opposition, proposer des projets clairs, précis, avec les financement mais ne noyez pas le peuple "efa mihinana ny tsy fihinany" avec des idées de reconciliation pour reconquérir le pouvoir et de bénéficier des nouveaux privilèges.
AIZA IZAY PROJET EKONOMIKA E!!!!!!!!!!


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super analyse de Mr Jarrifa de Majunga
Ecrit par leroa , 17 mars, 2008
c'est des gens comme vous Mr Jarrifa que le pays a besoin, restez tel que vous etes et soyez toujours un super observateur car vous utile et indispensable pour le pays afin qu'il sorte de ce gouffre, j'espere et je souhaite vivement que nous rencontrons


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Combat contre le scepticisme
Ecrit par jarifa de mahajanga , 17 mars, 2008
Je comprend parfaitement Leroa.
Rat8 peut continuer à penser qu'il sera inébranlable, tant pis pour lui, car la situation est devenue nettement en sa défaveur.
Si rat8 est là c'est toujours parce que l'opposition n'arrive pas encore à bien s'organiser.

C'est pourquoi je trouve qu'une opposition responsable et intelligente devrait adhérer au schéma de transition proné par zafy car:
- Zafy n'a plus d'ambition de présider le pays
- Zafy est la personne, pour le moment, la seule, capable de mettre tout le monde d'accord
- Zafy est la seule personne qui a vraiment la crédibilité parmi tous ceux qui sont contre le pouvoir.

Tout membre de l'opposition trouvera donc dans la Transition de ZAFY une occasion légale, légitime de mettre fin à la destrcution du pays. Donc, début d'un processus de développement réel du pays. Car tout le monde peut se mesurer démocratiquement lors d'une élection anticipée.

Comment y arriver?
- Adhérer à l'action de ZAFY
- Organiser dans chaque district, et régulièrement, des actions de sensibilisations qui aboutiront à des soulèvements pacifiques
- Transposer ces actions dans les districts au niveau national jusqu'en bloquant, par désobéissance civile, la machine administrative de rat8.

Mais pour cela il faut trois choses:
1- Penser réellement aux intérêts nationaux
2- Accepter et soutenir à ce que cela soit ZAFY qui mène la Transition
3- L'existence d'une structure de communication "au minimum" pour sensibiliser l'opinion internationale.

L'opposition doit transformer le mécontentement populaire en force démocratique. IL NE FAUT PLUS IMAGINER LE SCHEMA DE 91 ni de 2002. chaque période à sa spécificité! Cette fois-ci, l'organisation doit encore prendre un nouveau visage.
Mais si on se tient sur les 3 points ci-dessus, vous allez voir comment rat8 et son régime tomberont comme une pomme mure.

Ps: Il faut que l'opposqition soit apte à démontrer à la face du monde ce qui se passe partout à Madagascar. Donc, NE PLUS SE FOCALISER AUX SEULS MEDIAS TANANARIVIENS, car ils sont insuffisants et extrêmement contrôlés. Utilisons le net, les appareils photos, les vidéos pour mettre nu la pratique du pouvoir de rat8; Et il tombera!


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gouvernement de transition
Ecrit par leroa , 16 mars, 2008
Mr le Parisien


En effet je reste sceptique, et je n'ai jamais dit que j'ai des solutions miracles qui vont revolutionner les choses, il s'avere que cela fait 6 ans que ce régime est en place nous déplorons les dérapages de ce régime mais nos actions ainsi que nos requetes n ont pas eté ou bien suivis ou bien ecoutes, on ne contraint pas a nous suivre mais au moins nous avions pris la peine de faire bouger les choses a notre echelle et tant que notre pays sera conduit par un régime qui ne se soucie pas de l'interet des malgaches nous monterons aux crenaux, il est vrai que chacun est libre de ne pas partager nos idées et nos convictions Par ailleurs Parisien je tiens a vous rappeller que la région de tuléar a toujours rejetter depuis temps ce régime je vous invite a prendre contact avec Toliara mijoro les bonnes idées neuves comme vous me prétendez sera le bienvenu


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Vite qu'ils prennent tous cet avion...
Ecrit par Fanja , 16 mars, 2008
Attaques lâches de ces désespérés?
Rien à ...
Embarquez vite dans cet avion qui est réservé aux gens de l'AREMA et aux TIM, des amis de toujours! Des ennemis de la démocratie et de Madagascar.
Quel pitoyable rôle que d'être des bouffons de bouffons.
Lâcheté sur le site des TIM et pauvreté d'esprit.


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Quelle bonne idée!
Ecrit par Parany , 16 mars, 2008
Il faut que le "Quai" choisisse le plus rapidement possible la date de ce voyage.


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Solution pour éviter une crise trop longue
Ecrit par Fanja , 16 mars, 2008
Lorsque les exilés vont embarquer pour Madagascar, il faut les mettre dans un seul et même avion que les fanatiques du TIM qui sont en permanence à encenser RAT8, c'est à dire Robin Célestin et "standard".
Donc le "quai" va affréter un avion spécial pour ces démocrates que sont les AREMA et les TIM. On va aussi y réserver des places à leurs quatre chefs ( Didier Ratsiraka, Sylla, Pierrot Rajaonarivelo et Bouffon 1er).
Donc vous voyez Leroa la crise ne serait pas trop longue et n'éclabousserait que les meilleurs d'entre nous.
Vous imaginez bien qu'ayant les mêmes méthodes et les mêmes ambitions, à la fin du voyage ces représentants de la démocratie vont laisser enfin et une fois pour toute les malgaches tranquilles.
Il faut choisir un MFM comme pilote, des AKFM pour les autres membres de l'équipage...Et notre grande écrivaine M.Rakotoson pour en faire un roman!

Voilà une proposition très innovante mais aussi radicale (à ne pas prendre au premier degré)


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M.LEROA AVEZ D'AUTRES SOLUTIONS ALTERNATIVES
Ecrit par leparisien , 15 mars, 2008
M. LEROA vous etes sceptique concernant les propositions de madagasikara soa, proposez d'autres solutions et confrontons-les, et on verra la suite, vous avez l'air de tout comprendre et tout connaitre sur la situation politique de notre pays.


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Le gouvernement Rat8 ne connaît pas le mot droit!
Ecrit par Parany , 13 mars, 2008
Il dit déjà qu'il connaît les aspirations du peuple et qu'il n'a pas besoin de dialoguer: déni du droit d'expression.
Et je pourrai citer une infinité d'exemples.
Oui, il est temps de mettre en place un gouvernement de transition pour mettre fin à "l'horreur économique, politique et sociale".
Par contre cette fois-ci il ne faut plus laisser le dictateur s'échapper: il doit répondre de ses actes...


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Processus urgent
Ecrit par Fanja , 13 mars, 2008
D'abord une petite précision pour Leroa, Ratsiraka et Rat8 sont deux êtres imbus d'eux mêmes donc en aucun cas ils ne prendront Zafy en exemple.
Imaginez tout simplement Rat8 se regardant dans le miroir le matin. Il doit se dandiner pendant une heure après.

Oui le processus de transition est urgent, il faut que ce soit mis en place bien avant le retour de tous ces exilés; Il faut couper court une fois pour toute à leur aspiration de reprendre un jour le pouvoir. Faire vite et bien va sûrement éviter bien de problèmes quel que soit le pacte passé entre Ratsiraka et Rat8


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...
Ecrit par leroa , 13 mars, 2008
toute ses idées sont bonnes, maintenant il faudra mettre en application et est ce que Ravalomanana sera d'accord pour lacher le pouvoir, un dicton de chez nous dans le sud dit : ny sakafo anatiny vavany voay tsy homeny il est vrai que les malgaches ne lui accordent plus de confiance.
Ce gouvernement de transition sera le bienvenu, car il est vrai que madagascar souhaite mettre un trait a ce régime qui n'a seme que pauvreté, injustice, insécurité, unité nationale en péril etc... par ailleurs quel gouvernement nous allons mettre en place car nous croyons plus aux politiques?
Est ce qu'on se dirigera vers un changement sans crise ou c'est toujours les malgaches qui en souffrent le plus, de plus après les passages des cyclones qui ont laissé des séquelles traumatissante? Maintenant il ne faut pas oublier une chose si les protagoniste(Ratsiraka,Ravalomanana) veuillent bien se diriger vers la table de la reconciliation il ne faut pas oublier une chose, leurs parts de responsabilités sont identiques a tous les 2 pour que notre pays soit dans cet etat de délabrement
Par ailleurs chapeau bas pour l'artisan(ZAFY Albert)de tout ce manoeuvre si cela réuusit au moins il oeuvre pour l'interet du pays et que Ratsiraka et Ravalomanana doivent prendre l'exemple


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c'est pour ravalomanana et ses partisans
Ecrit par le parisien , 13 mars, 2008
"" Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes – que tous les hommes naissent égaux, que leur Créateur les a dotés de certains droits inaliénables, parmi lesquels la vie, la liberté et la recherche du bonheur ; que pour garantir ces droits, les hommes utilisent des gouvernements dont le juste pouvoir émane du consentement des gouvernés ; que si un gouvernement, quelle qu’en soit la forme, vient à méconnaître ces fins, le peuple a le droit de le modifier ou de l’abolir et d’instituer un nouveau gouvernement … »


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Rassembler!
Ecrit par Goré , 13 mars, 2008
Rassembler et agir, tels sont les mots d'ordre.
Le combat s'annonce dur mais réalisable


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Vive la Transition !!!
Ecrit par BBLOCK , 13 mars, 2008
C'est exactement ce dont on avait besoin, une explication claire de l'utilité d'une transition, basée sur des principes universels.

Le pouvoir de ravalomanana est par nature catalogué dictatorial. Même si le terme n'est jamais officiellement prononcé, les critiques et les remontrances émises par les représentants de la communauté internationale, sont celles que l'on adresse généralement aux autocrates et à leur autocratie.

ravalomanana a pêché par excès de confiance, il a pensé pouvoir continuer à mentir à tous ses interlocuteurs notamment financiers sans lesquels ils ne survivraient pas politiquement.

Cependant, la crise financière mondiale s'amplifiant, même les bailleurs de fonds deviennent plus exigeant avec l'utilisation des prêts accordés. Et sur ce point, ravalomanana est un très mauvais élève, un très mauvais gestionnaire, et quelque peu kleptomane.

6 ans qu'il est au pouvoir, et 6 ans que rien ne bouge, juste quelques trompes-l'œil ici ou là, des opérations coup de poing pour faire croire que l'État travaille, un marketing publicitaire intense qui s'est finalement retourné contre son initiateur.

Car quand on passe son temps à annoncer des choses, il faut ensuite pouvoir les prouver. Or à chaque fois qu'une mission vient enquêter et constater de visu ce que le gouvernement raconte dans ses rapports, c'est toujours une déception et on a l'impression de s'être fait arnaquer depuis le début. En tout cas c'est ce que doivent penser tous ces représentants de la Communauté internationale qui ne peuvent utiliser que le langage diplomatique pour signifier leur désapprobation.

Aujourd'hui donc, à l'illégitimité de ravalomanana passée sous silence pour les besoins de la cause en 2002, se rajoute son incompétence notoire, son gout pour la tricherie, le vol, les affaires louches, l'arnaque, le mensonge, la vantardise, le nombrilisme, l'autoritarisme. Bref, rien absolument rien ne le différencie de son prédécesseur et prétendu adversaire. Tous les deux forment la quintessence du mal dans toute son horreur, ce sont des gens en qui on ne peut absolument pas faire confiance, ni le peuple, ni les partenaires internationaux.

C'est pourquoi, il faut mettre un terme à ce gâchis immense. Les Malgaches souffrent en silence, les bailleurs payent pour du vent, et ravalomanana et son clan abusent de leur pouvoir en se moquant continuellement du monde.

Vive la Transition et repartons sur des bases saines en partenariat intelligente, juste et fructueuse avec tous les amis de Madagascar. Oublions les ratsiraka, les ravalomanana, ils n'ont rien compris à l'évolution du monde, l'un par excès d'orgueil, l'autre par son ignorance primaire.


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Très objectif
Ecrit par jarifa de mahajanga , 13 mars, 2008
Votre article éclaire beaucoup sur la notion de la Transition et celle de la réconciliation nationale. Et je trouve même qu'il pourra influencer la population à adhérer encore plus à ce choix.


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...
Ecrit par mifohazà , 13 mars, 2008
C'est clair et net. Il faut passer aux actes


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