CHRONIQUES
La Transition pour refonder la République et les Institutions | La Transition pour refonder la République et les Institutions |
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| Écrit par La Rédaction | |
| 08-04-2008 | |
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La Transition n’est que la première étape de la refondation de la République et de ses institutions. Il devenait urgent d’analyser les arguments de ceux qui s’opposent à l’avènement d’un processus de transition. Car plus le combat pour la « Libération Nationale » mené par le CRN prend forme, plus ceux qui y voient un danger et une menace pour leurs intérêts, se recroquevillent dans une posture purement égoïste, s’accrochant à un pouvoir qu’ils ont patiemment et méthodiquement façonné à leur image, à leurs valeurs et à leurs idéologies. Nous avions explicité dans un article précédent ce qu’étaient que cette image, ces valeurs et ces idéologies. Notre article a d’ailleurs suscité nombre de réactions, or la majorité de celles-ci n’ont fait que confirmer ce que nous pressentions déjà et que nous avons longuement démontré. En effet, la majorité de ces répliques n’ont pas de contenus argumentés capables de remettre en question notre démonstration. Au contraire, par leur virulence, parfois crue, ceux qui ont réagi n’ont fait qu’aggraver leur cas en présentant une image d’eux-mêmes, en parfaite adéquation avec ce que nous écrivions justement à leur propos. Fermons cette parenthèse et intéressons-nous à ce qui préoccupe la grande majorité des Malgaches. Ceux qui, aujourd’hui, ne se reconnaissent plus dans les dirigeants qui les gouvernent ; cette multitude à qui l’on ne donne jamais la parole, à qui l’on prive de leurs droits les plus fondamentaux, à qui l’on détourne les votes pour satisfaire les ambitions d’une autocratie, dont le seul objectif aura été de parvenir à constituer l’antithèse de la Démocratie : C'est-à-dire l’avènement d’un parti unique, la constitution d’une oligarchie dépravée, qui s’en donne à cœur joie dans la pratique d’une politique cynique, pour laquelle, la médiocrité du raisonnement le dispute constamment à la brutalité des actes. Ce destin funeste n’aurait pas pu s’accomplir, si ceux qui en sont à l’origine n’avaient pas méthodiquement porté atteinte au fondement de la République et en premier lieu à ses Institutions. Les Institutions judiciaires S’il est une arme dont s’est largement servi le régime actuel, c’est bien celle-ci. Au lieu de rendre la Justice avec tout ce que cela suppose comme valeurs, elle est devenue, aux mains des dirigeants, un instrument de répression, semant la désolation partout où elle frappe. D’abord, elle a servi à adouber le Président actuel, Marc Ravalomanana, à travers un simulacre de légalité concocté par les juges de la HCC (Haute Cour Constitutionnelle) tous acquits à sa cause puisque fraîchement nommés par le futur Potentat et ses partisans, lors de ses deux investitures successives de février et avril 2002. Ensuite, une fois installé dans ses fonctions et après avoir porté le fer contre les populations des provinces, durant les quelques semaines qu’a duré la période dite de « pacification », le nouvel homme fort s’est acharné à éliminer un à un tous ses adversaires politiques appartenant à l’ancien régime. Ceux qui n’ont pas perdu la vie lors de la « chasse aux sangliers », organisée et menée par les milices paramilitaires recrutées et armées par le Chef de l’État et sa garde rapprochée, ont écopé de lourdes peines de prison, souvent à l’issue de procès bouclés à la va-vite, conduits par des Juges et des tribunaux instrumentalisés répondant aux ordres d’en haut. Quant à ceux qui en avaient les moyens et l’opportunité, ils ont préféré fuir en exil, en attendant, espéraient-ils, des temps meilleurs. Cependant, même si l’exil semble avoir assuré la sécurité, du moins physique, de ceux qui ont dû s’y plier, le Président actuel a voulu faire comprendre que cela ne lui suffisait pas. C’est pourquoi les condamnations par contumace se sont multipliées à un rythme effréné, distribuant ici et là : dix ans de prison pour les uns, cinq ans de travaux forcés pour les autres. Et ainsi de suite selon le niveau de menace à eux accordés par le potentat. La prévention et l’élimination ne sont, hélas, pas arrêtées là, puisque d’autres adversaires, autrefois partenaires très proches de Marc Ravalomanana, ont également fait les frais d’une liquidation systématique. Il en est ainsi de quelques-uns, qui pourtant avaient souvent été en première ligne, quand il a fallu conquérir le pouvoir par les armes aux pires moments des événements de 2002. Peu importe leur parcours politique, leur intégrité supposée ou non, car dans ce domaine, bons nombres de ceux qui aujourd’hui croupissent en prison, n’ont rien à envier à celui qui les y a conduits. Les blâmer et dire d’eux qu’ils n’ont que ce qu’ils méritent, c’est faire preuve d’une mémoire sélective et d’un cynisme propre aux « fanatiques décérébrés » qui en général supportent aveuglément le type de régime que nous connaissons actuellement à Madagascar. On aurait pu croire qu’à l’issue de ce grand nettoyage méthodique, la soif de vengeance des commanditaires était étanchée, or, c’était sans compter avec la « schizophrénie » qui caractérise la gouvernance d’un Marc Ravalomanana qui continue à voir des ennemis partout, même après avoir fait place nette tout autour de lui. C’est ainsi, et sans baisser en intensité, que les pressions, les intimidations et les condamnations n’ont cessé de pleuvoir sur toutes sortes d’élus de l’opposition. Des Maires ont été destitués, des parlementaires emprisonnés ; tout cela le plus souvent à l’approche des scrutins organisés par le pouvoir en place. La répression politique par voie judiciaire n’est pourtant qu’une des facettes de l’instrumentalisation de la Justice pratiquée par les dirigeants actuels. À cela, il faut également ajouter la répression économique des concurrents qui auraient pu faire de l’ombre aux affaires des sociétés appartenant au Chef de l’Etat. La purge a également été violente, avec des expulsions sans sommation et sans motifs pour les uns, des emprisonnements abusifs et injustifiés pour les autres. Le menu fretin, lui, est neutralisé avec, au-dessus de la tête, une épée de Damoclès sous forme de « dossiers », souvent montés de toutes pièces et qui n’attendent qu’un ordre venu d’en haut pour faire tomber ceux qui auraient décidé de quitter la « voie », que leurs bourreaux leur ont demandé de suivre. Par « voie », nous entendons bien sûr les actes de délations obtenues sous la menace, l’extorsion d’accusations mensongères portées contre autrui sans constitution de preuves, toujours dans l’objectif de faciliter l’élimination de tous ceux qui ont été désignés comme des menaces à la pérennité du pouvoir et de ses détenteurs. À cela, il faut également ajouter les atteintes portées contre les membres de la société civile, telle que les journalistes locaux ou étrangers, les responsables d’ONG ou d’association luttant contre la pauvreté et l’obscurantisme politique, dont les plus connus et les plus médiatisés ont fait l’objet d’une expulsion manu militari , avec obligation de quitter le territoire sous 48 heures. On peut également noter que souvent, pour les étrangers pris au piège et jetés en prison à la suite des règlements de compte entre les potentats locaux, il aura fallu l’intervention musclée de leur pays d’origine pour les faire libérer. Symbole tragique et antidémocratique de cette déchéance des institutions judiciaires, la HCC (Haute Cour Constitutionnelle). Dès la nomination de ses membres par Marc Ravalomanana en 2002, ils n’ont depuis cessé de se comporter comme une institution servile ; tout entière vouée à la protection du pouvoir en place par la validation de tous les scrutins, même les plus controversés, et par l’élimination systématique des candidats de l’opposition malgré les nombreux dossiers de recours et de plaintes déposés à la suite des fraudes, des intimidations et des menaces constatées lors des différentes consultations populaires. Les institutions judiciaires ne sont donc plus que l’ombre d’elles-mêmes. Elles ne constituent plus le fondement de la République, elles ne garantissent plus l’égalité de tous devant la Loi, elles ont perdu toute indépendance, répondant uniquement aux ordres de l’exécutif, vivant de corruption, alimentées, instrumentalisées et guidées par des dirigeants sans scrupules, animés par un cynisme écoeurant et abject. Ce pilier de la République n’est plus. Le Parlement Le régime détient la majorité au sein de la chambre basse depuis son accession au pouvoir, ce qui n’est pas encore le cas au Sénat. Cependant, la chambre basse a été dissoute au cours de l’année 2007 malgré une majorité tout acquise au gouvernement et au Chef de l’État, qui ne fait d’ailleurs pas mystère de son aversion pour le principe de la séparation des pouvoirs. On se rappelle de l’invraisemblance des arguments invoqués par Marc Ravalomanana pour justifier son désir de voir l’Assemblée nationale dissoute dans les plus brefs délais. Comme tout ce qu’il décide et tout ce qu’il fait, il n’est jamais vraiment dans ses priorités de se préoccuper de l’intérêt général. Au contraire, tout est toujours motivé par des considérations personnelles qui n’ont pour unique objet que le renforcement et la pérennisation de son pouvoir. Nous savons également dans quelles conditions ont été élus les nouveaux parlementaires. Les élections à Madagascar ne sont qu’une vaste supercherie, organisée autour de fraudes, de menaces, d’intimidations et de corruption, tout cela pour le compte du parti au pouvoir. Toujours est-il que ce n’est pas parce que la chambre basse a été renouvelée que les mentalités et les pratiques ont changé. Il s’agit juste d’une illusion qui en chasse une autre, car au coeur de toute cette agitation, il n’y a pas d’autres objectifs que de s’assurer la parfaite soumission des députés qui dans l’état actuel des choses, n’ont pour fonction que de valider les yeux fermés et les poings liés, les décisions prises par le gouvernement. Parmi les fonctions qui reviennent aux membres de l’assemblée élue, il y a la représentation du peuple. Or, ces députés souffrent également d’un problème de légitimité grave, car même s’ils ont été élus, dans les conditions que l’on sait, le taux d’abstention record constaté lors des scrutins, prouve qu’ils ne disposent en aucun cas de la confiance des électeurs, donc du peuple. Ils ne peuvent donc pas se prévaloir de représenter quiconque, sinon leurs propres intérêts et ceux de leurs proches. Que dire de leurs autres fonctions, comme celle d’interpeller le gouvernement, de le questionner, de lui demander des comptes sur l’utilisation du budget de l’Etat. Autant leur demander de se supprimer collectivement, car il est peu probable qu’à ce niveau de soumission, il puisse encore subsister quelques esprits indépendants, conscients du rôle de balise et de contrôle qui est le leur, vis-à-vis d’un exécutif tout puissant. À peine renouvelé, le Parlement, à l’instar des institutions judiciaires, se trouve donc également dans un état de déliquescence avancé. Il ne pouvait de toute façon pas en être autrement, puisqu’il était entendu à l’avance que ceux des candidats qui se présenteraient au nom du parti au pouvoir, le TIM, devaient se conformer une fois élus - sans grande difficulté d’ailleurs vue la propension du régime à recourir systématiquement aux fraudes à grande échelle à chaque scrutin - aux valeurs, aux idéologies et aux pratiques qui découlent directement de celles qui meuvent le type de gouvernance pratiqué par Marc Ravalomanana lui-même. L’élection et la nomination prochaine des Sénateurs se feront sous la même configuration et aboutiront à la même efficacité. Comme les institutions judiciaires, le Parlement est donc également une entité « fantoche » au sein de laquelle grouille une kyrielle d’élus soumis, ne répondant qu’aux ordres donnés par les hautes sphères de l’État et notamment du Président en personne, qui dispose toujours, pour les récalcitrants, de son bras armé et instrument de sa sentence ; c’est-à-dire les juges et les tribunaux, pour faire régner l’ordre et la discipline au sein de l’oligarchie par lui constitué et entretenu. Le Gouvernement C’est tout d’abord le lieu où se déroule le jeu des chaises musicales ; n’y siègent que ceux qui font partie du clan, constitué pour l’occasion de plusieurs entités. D’abord, les lieutenants de Marc Ravalomanana, pour la plupart débauchés de son entreprise TIKO, et que l’on nomme du sobriquet de « TIKO Boys ». Ensuite, on y trouve les alliés de circonstance, souvent des membres de l’ancien régime, certes, reconvertis, mais déjà au fait des valeurs et des idéologies prônées par Marc Ravalomanana et ses stratèges, et qui n’ont donc eu aucun mal à intégrer le cercle rapproché du pouvoir. Certains d’entre eux se sont particulièrement fait remarquer lors des évènements de la crise de 2002, en trahissant purement et simplement leur camp, dans l’objectif de constituer un gouvernement qui se caractérise par la domination claire et nette d’un groupe ethnique bien particulier. Pour le reste, il s’agit de nominations purement politiques et stratégiques, résultat du travail de groupes de pression puissants, comme les Églises, les lobbies d’affaires ou familiales. Contrairement à ce que dit la propagande du pouvoir, le gouvernement ne recrute donc pas ses membres selon leurs compétences, cela se saurait et se vérifierait dans leurs actes. Il n’est également pas question de représentativité nationale au sens ethnique du terme, car comme ailleurs et notamment dans les représentations étrangères du pays, comme les ambassades, le fait est qu’en sont exclus tous ceux qui n’ont pas le bon profil physique et culturel. C’est une constatation que n’importe quel quidam peut faire en se rendant dans ses endroits qui sont pourtant sensés être le chantre de la diversité nationale, vitrines de Madagascar à l’étranger. Dans sa forme, sa configuration et sa composition actuelle, le gouvernement n’est donc d’aucune utilité, il ne sert que de caisse de résonance aux décisions de celui qui se conduit comme un « monarque absolu » et qui s’adresse aux membres du gouvernement comme s’il s’adressait à sa cour. Quelques ministres se démarquent pourtant du lot, mais quand ils le font, c’est pour faire preuve d’une médiocrité affligeante, comme c’est le cas du TIKO Boy, à la tête du ministère des Sports, de la Culture et des Loisirs. Après avoir méthodiquement démantelé la JIRAMA, alors qu’il était ministre de l’Énergie et Président du conseil d’Administration de cette société d’État, il récidive en ordonnant la dissolution de la FMF (Fédération Malgache de Football) en invoquant des prétextes fallacieux, propres aux fossoyeurs de son espèce. Quand la FIFA lui réclame des explications, il se réfugie derrière le principe bien pratique de la souveraineté nationale, se défaussant et accusant tour à tour les responsables de la FMF à qui il a demandé les têtes. Quant aux autres membres du gouvernement, ils sont aussi expressifs que des marionnettes à qui l’on ne donne vie que si on remue les fils qui les lient. Inutile donc d’espérer une quelconque amélioration au stade actuel. Le Gouvernement, comme le Parlement et les Institutions judiciaires souffrent tous du même symptôme, c’est-à-dire une forme d’ « autisme politique aggravée » propre aux autocraties qui finissent toujours par se couper du Peuple dont ils ont la charge, soit par la promulgation de lois pour réglementer la vie de la société, soit par sa représentation à travers ses élus, soit par l’amélioration de son cadre de vie à travers la politique mené par le Gouvernement et les ministres. Évidemment, aucun de ces critères n’est convenablement rempli, c’est pourquoi le pays continue inexorablement à s’enfoncer dans la crise. L’insécurité et les violences au sein de la société s’amplifient de jour en jour ; Le pays et ses richesses naturelles sont livrés aux multinationales dans la plus grande opacité ; Le régime continue de pratiquer la répression, l’exclusion et les intimidations envers les membres de l’opposition, tout comme il restreint au strict minimum toutes les formes de liberté en prétextant de maintenir l’ordre afin d’assurer le développement, qui au bout de six années d’exercices exclusifs du pouvoir, n’en n’est toujours qu’au stade des discours et des promesses. Le bilan est donc négatif à plus d’un titre, les institutions sont viciées, gangrenées et affaiblies par la corruption et les passe-droits. Elles n’assurent plus leur rôle et cet état de fait se répercute sur l’ensemble de la société qui perd ses repères et évolue dans un environnement à deux vitesses, avec d’un côté des oligarques qui vivent en relative sécurité, et de l’autre une majorité confrontée aux privations, à l’insécurité galopante, à la violence et à l’abandon. Il ne s’agit donc plus de tergiverser si nous voulons sauver ce qui peut encore l’être. C’est pourquoi il faut se focaliser sur les solutions les plus aptes à sortir la Nation du bourbier dans lequel il se trouve. Les solutions pour sortir de l’impasse Dans ce type de situation, elles sont en général de deux natures : Soit il est adopté la méthode violente prônée par le coup d’État, soit on choisit la voie de la sagesse en optant pour un processus de Transition pacifique seule à même d’assurer des bases saines et solides à la renaissance et à la reconstruction de la Démocratie et de la République. Le coup d’État est toujours l’acte de quelques esprits aventureux, et même s’il ne constitue que le symptôme, le signal d’alarme qui nous indique que, quelque part, il existe quelque chose qui ne va pas, il n’est pas toujours la réponse appropriée au rétablissement de la normalité. Dans le cas de Madagascar, il ne ferait que substituer une autorité violente à un régime violent. Ceux qui le prônent ou le préparent secrètement sont tout aussi illégitimes que le régime et les dirigeants qu’ils disent vouloir combattre et anéantir. Cette voie, ils la choisissent, parce qu’ils savent que par celle des urnes, ils n’ont aucune chance de parvenir à leurs objectifs. Ce choix est également celui de ceux qui veulent absolument perpétuer une pratique rétrograde et spécifique à Madagascar et à son histoire politique. Personne n’ignore maintenant, que le coup de force de Marc Ravalomanana en 2002 n’était pas que l’expression et la résultante d’un combat acharné pour l’avènement d’une véritable démocratie. C’était également et surtout, l’occasion rêvée pour une certaine frange de la société malgache, celle que nous avons longuement décrite dans notre article sur les « héritiers auto proclamés des nationalistes », de s’emparer du pouvoir. Cependant, même au sein de cette frange particulière de la société, il existe des dissensions graves, et le Chef de l’État actuel ne fait plus du tout l’unanimité, c’est pourquoi la tentation est grande d’y substituer un autre membre du clan, par la force s’il le faut. D’autres adoptent également une tout autre stratégie, ne se souciant pas du moment présent, donc de l’impasse politique, économique et sociale grave que traverse le pays, mais préfèrent préparer dans les coulisses les alliances et les stratégies pour affronter, disent-ils, le futur scrutin présidentiel prévu se tenir fin 2011. Ce scénario n’est pas improbable et des tests grandeurs natures ont eu lieu, notamment à travers la bataille pour le contrôle de la capitale. Encouragé par le résultat, la configuration des alliances se dessine petit à petit, c’est pourquoi, quelques entités qui se disent d’opposition, tergiversent constamment quant à leur engagement ou non, pour l’autre option que représente l’adoption d’un processus de Transition, il s’agit entre autres de la « plate-forme de l’opposition ». Cette hésitation démontre également l’état d’esprit qui anime ceux qui en sont à l’origine, ils n’agissent pas pour l’intérêt général, mais mettent la priorité sur leurs intérêts personnels, notamment politiques et carriéristes. On peut dire d’eux, qu’ils sont des opportunistes qui ne s’engageront que s’ils ont la garantie d’obtenir quelques subsides en récompense de leur ralliement à la cause commune. Cette vision étriquée est d’ailleurs à l’origine de tous les maux qui frappent Madagascar. Il a toujours été le moteur des nombreux politiciens qui se sont succédé à l’administration et à la gestion du pays. Le résultat en est qu’il n’a jamais été possible d’établir et d’enraciner des conditions de succession « mature » au pouvoir. Il reste donc que la meilleure des solutions pour en finir avec l’autocratie actuelle, c’est l’adoption urgente et de façon unanime d’un processus de Transition. Ceux qui s’y opposent ouvertement, invoquent le plus souvent deux arguments : La première consiste à dire qu’un processus de Transition, renverrait le pays au point de départ, avec paraît-il une remise en cause des avantages acquis liés aux efforts de développement entrepris par le régime actuel. La seconde se résume à des attaques personnelles vis-à-vis de la personnalité même des membres du CRN (Comité pour la Réconciliation Nationale) à l’origine de la proposition d’un processus de Transition. Ces arguments sont évidemment d’une futilité affligeante, aucunement en rapport ni à la hauteur des enjeux qui engagent l’avenir immédiat et à long terme de Madagascar. En quoi une transition renverrait-elle le pays au point de départ ? Par ailleurs, à quel moment de l’histoire récente de Madagascar ces gens placent-ils ce point de départ ? N’importe quel Malgache un peu futé et au fait de l’idéologie du régime et de ses partisans les plus extrémistes vous dira que ce point de départ n’est autre que l’accession au pouvoir de Marc Ravalomanana. S’agissant des avantages acquis, ils sont de deux sortes : Premièrement, ces avantages n’ont jamais profité à la majorité, car ils sont toujours d’ordre privé et ne profitent qu’aux membres et aux partisans de l’oligarchie actuellement en place. La situation économique et sociale du pays en apporte la preuve flagrante. Deuxièmement, on peut évoquer le tabou relatif à la composition ethnique de Madagascar et que l’on peut résumer par la frustration historique et culturelle inculquée dès leur naissance aux membres du clan qui aujourd’hui dirigent le pays. Notre article sur les « héritiers auto proclamés des nationalistes » donne un large aperçu de ce conflit latent et qui a pour objet les multiples stratégies de domination politique, économique et culturelle envisagées et entreprises par une minorité sur tout le reste de la population. La concrétisation du processus de Transition mettrait forcément un terme à cette hégémonie artificielle et forcée, ce qui met en émoi les partisans les plus extrémistes du pouvoir actuel et les pousse à s’opposer violemment à toute idée de remise en cause du régime. Pour ces derniers, le pays peut croupir dans la misère la plus exécrable, leur priorité sera toujours de garder le pouvoir entre les mains de leur ethnie et cela à n’importe quel prix. Nous voyons donc que ces réactions d’opposition au processus de Transition n’ont rien de rationnelle et ne sont finalement que la résurgence de quelques mentalités rétrogrades, incapables de s’adapter à la modernité, engoncées dans des croyances et des idéologies d’un autre age propres aux personnes souffrant d’une frustration maladive et pathétique, incompatible avec un esprit de développement réel et continu. Le caractère ouvert de la Transition Le caractère ouvert de la transition fait qu’elle peut accueillir en son sein toutes les forces vives de la nation prêtes à se dévouer pour assurer le passage d’une situation bloquée vers la normalité. Il n’y a donc pas de place pour l’exclusion, ceux qui ne veulent pas y adhérer le font de leur propre chef, en parfaite connaissance de cause et en dehors de toute contrainte. En effet, la plupart des problèmes que rencontre actuellement le pays, ont pour origine le fait que les dirigeants se comportent comme s’ils étaient à la tête d’une monarchie. Par conséquent, la seule autorité habilitée à prendre des décisions est le monarque tout puissant, qui impose sa supériorité en faisant fi des Lois et surtout de la Constitution, n’acceptant aucune critique et réagissant avec violence à toute suggestion, en prétendant détenir la vérité ultime sur chaque chose. Pour en finir avec ce genre de dérive ploutocratique, il est donc nécessaire de revenir aux fondamentaux de la République, à commencer par redonner le pouvoir au Peuple souverain sans exclusion de race, d’origine ou d’ethnie. Ensuite, il s’agit de réhabiliter dans leur totalité toutes les institutions, ce qui implique que celles qui sont existantes devront être dissoutes, puisque gangrenées de l’intérieur et devenues complètement inefficaces, car ne répondant plus à aucune norme démocratique. Il en est de même pour toutes les autorités nommées en dehors des cadres et des règlements prévus par la Loi et la Constitution. Elles pullulent et font l’objet d’un renouvellement chaotique soumis à l’appréciation unique du souverain qui les nomme et les renvoie selon son seul bon vouloir, en dehors de toutes autres considérations que la soumission à son autorité. L’administration devra également être démilitarisée et les postes actuellement occupés par les militaires, rendus aux civils. Par conséquent, la Transition aura également pour mission de préparer de nouvelles élections. Pour réaliser ce projet, elle devra adopter quelques outils indispensables pour qu’elles soient justes et libres. Dans ce dessein, on peut citer la refonte du « Code électoral » ; l’adoption du « Bulletin unique » ; la création d’une « Haute Cour de Justice ». Pour donner toute leur chance aux futurs candidats, il devra également être adopter un système permettant de garantir la « Liberté d’expression ». De même qu’il faudra mettre en place des « statuts » régissant l’existence et l’organisation des partis politiques. Pour relancer l’économie et libérer les énergies productives, il sera mis un terme à toutes les situations de monopole, comme seront éliminées toutes les entraves à la liberté d’entreprise. Les exonérations attribuées abusivement à telle ou telle société seront purement et simplement abrogées. Pour garantir des revenus conséquents à l’État, il sera pratiqué un audit concernant toutes les ressources naturelles actuellement exploitées soit par des nationaux, soit par des multinationales étrangères. Tous les contrats passés avec les anciennes autorités seront passés au crible et feront l’objet d’une modification ou d’une abrogation dans le cas où ils s’avéreraient préjudiciables pour la souveraineté du pays. La continuité de l’État sera assurée et notamment les relations avec les Bailleurs de fonds et la Communauté internationale qui seront les témoins des changements en profondeur qu’apportera le processus de Transition. Enfin, il faudra réconcilier les Malgaches entre eux. Tous les prisonniers politiques abusivement emprisonnés seront libérés. Les protagonistes des événements de 2002 devront rendre compte de leurs actes devant le Peuple souverain. Seront jugés et condamnés ceux qui le méritent, seront amnistiés ceux qui n’ont rien à se reprocher. Toutes ces propositions le sont à titre exhaustif, et il sera laissé à l’appréciation des entités qui conduiront la Transition de les adopter ou non, de les modifier ou non et d’en proposer d’autres ou non. La Rédaction
Commentaires
(18)
Nandeha nitady fanampina Ingahy satria efa mikorotana ny fanjakana.
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Ka hanome vê ity olona nantonina sa mba hanaja izay tian'ny vahoaka gasy ho tohin'ny tantara? Ary ity RATSIRAKA hoe Hody toa mbola tsy nanagona entana foana? Cinéma nanampina an'i Bouffon koa ireny. rapporter un abus
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Marcel Ranjeva donne des leçons de culture politique dans l'Express du 12 avril 2008.
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Cet avorton de politicard fait montre de toute l'étendue de sa bouffonnerie à travers un art consommé pour le cynisme politique. Qu'est-ce qu'un tourneur de veste de cette espèce peut espérer en montant sur ses grands chevaux et en s'érigeant comme donneur de leçon ? S'est-il seulement regardé dans une glace, lui dont la langue suinte encore d'avoir trainée dans les interstices fétides des deux maitres qu'il a tour à tour servi ? Méprisant personnage, à jeter, sans autres formes de procès, dans les poubelles de l'histoire. Beeuurrkkk !!!! rapporter un abus
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Est-ce qu'il le sait?
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De quels droits Bouffon 1er peut-il empêcher les enfants de Monja Jaona d'honorer leurs chefs historiques? Empêcher Rossy au dernier moment de se produire est un acte lourd de conséquences financières. L'Etat malgache va-t-il dédommager Rossy et ensuite se retourner contre Bouffon 1er pour abus de pouvoir? D'ailleurs vu l'Etat de démence de ce bouffon, Rossy n'a peut-être plus intérêt à s'y rendre. Bouffon est brutal et violent, il se croit tout permis. Il ferait mieux de quitter le pouvoir et d'aller garder ses vaches et ses boucs. rapporter un abus
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Oui, c'est du n'importe quoi! et cela dénote sa peur. Car là c'est un artiste qu'il empêche de produire à Madagascar. Il faut se rappeler aussi que le 1er avril dernier, Bouffon 1er a empêché les enfants de MONJA JAONA de déposer des fleurs sur sa tombe. Il a fallu que ceux-ci aient trompé la vigilance des militaires armés jusqu'aux dents qui bloquent l'accès au cimetière pour qu'ils puissent se recueillir sur la tombe de leur père. La connerie du bouffon 1er est à ce point!
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Ecrit par Fanja , 11 avril, 2008
Empêcher un artiste de se produire dénote encore la peur au ventre de Bouffon 1er. Plutôt que de bloquer toutes les initiatives heureuses, que Bouffon 1er et ses complices s'en aillent!
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Grand concert à Antsonjombe Rossy indésirable jeudi 10 avril 2008, par Daddy R., Randria N. Rossy serait-il un problème pour ce régime ? Rossy ne viendra pas ! selon des sources concordantes, le grand concert du roi du « Tapolaka » prévu pour le 20 et reporté pour le 27 avril n’aura pas lieu pour des raisons que des sources concordantes qualifient de « politiques ». Toujours selon nos sources, il semblerait que la décision aurait été prise en haut lieu, une affirmation qui pourrait être confirmé par le fait que le ministre de la Culture était en audience avec le Premier ministre, hier tard dans la soirée, quand nous avons essayé de le joindre pour avoir de plus amples informations sur le pourquoi de cette annulation. Par ailleurs, Joséphine, la compagne de Rossy a déclaré que c’est une grande déception pour les fans qui ont espéré une grande fête de retrouvaille après sept ans d’absence, et ce, quelle qu’en soient les raisons.` S’avèrerait-il que ce régime, ou ses dirigeants, ait réellement une dent contre Rossy, pour qu’une telle décision d’annulation motive une concertation avec le chef du gouvernement ? Il ne faudrait quand même pas oublier que Rossy n’est de retour dans son pays natal que pour des concerts, notamment pour le « Ino vaovao tour 2008 » qui devait comprendre de nombreux concerts dans plusieurs villes de la grande île, outre le grand concert d’Antsonjombe. On ne sait pas jusqu’à maintenant si cette décision affecterait la tournée toute entière ainsi que la prestation du groupe pour le « Donia », ou juste les dates prévues pour la capitale. On est en droit de se demander, étant donné cette décision que d’aucun qualifierait d’injuste, pourquoi est-ce qu’on s’attaque au groupe Rossy, seulement à la veille du concert ? Des investissements ont été sûrement déjà effectués pour la mise en œuvre d’un tel concert. D’autant plus que sa carrière artistique au pays semblait stable et « inoffensive », ne serait-ce que son récent passage au pays qui s’est déroulé sans fausse note aucune. Une telle annulation serait également d’un grand dommage pour le côté artistique qui avait tout à gagner de l’expérience de ce « roi de l’ambiance ». Une prestation qui aurait été loin de ces jeux de fesses qu’on a l’habitude de nous distiller et qui rabaissent la valeur d’une partie de notre culture à plus bas que terre. Quoi qu’il en soit, cette décision est plus que dommageable pour la Culture malgache et ses tenants qui peuvent, à raison, se sentir comme quantité négligeable au regard de ce régime qui fait fi de toute considération, autre que ce qui lui sied. Rossy, serait-il l’autre problème de ce pays ? rapporter un abus
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Entre bouffons et entre gourmands on ne se fait pas de cadeaux.
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Ses acolytes se préparent à évacuer Bouffon 1er par opportunisme mais aussi du fait que ce dernier est arrivé à un stade tel que ses bouffonneries dépassent l'entendement. rapporter un abus
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c'est sur qu'il va se dresser contre ceux qui vont lui arracher le pouvoir et il ne faut pas négliger cette option qu'il ne va pas se laisser faire d'autant plus il est entouré de generaux fanatiques et que les armements sont a TANA sous le controle de ses personnes, d'autant plus le peuple ne veut plus revivre 2001 et que cette ferveur populaire est enterrée actuellement car ce n'est pas leur préoccupations principale
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La question de la stupidité de Rat8 ne se pose pas il en est de même de ses fanatiques, il suffit de s'intéresser un peu à leurs médias.
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Rat8 est de nature violent et ne va pas hésiter sur les moyens de répression. Il faut donc que ceux qui sont en face se tiennent prêts à toute éventualité. Afin d'éviter le bain de sang, neutraliser d'abord la bête avant d'avancer. Je n'ai aucun doute sur la brutalité et la lâcheté de cet homme. rapporter un abus
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Rat8 serait-il assez stupide pour verser une fois encore dans la violence aveugle pour se maintenir au pouvoir ?
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Nous sommes en 2008 et non plus en 2002, la rancœur est grande dans les esprits, personne n'a oublié la 'pacification' et la 'chasse aux sangliers', et rat8 n'est plus en odeur de sainteté auprès de qui que ce soit après ces six années d'un règne des plus violents qu'ait connu Madagascar. Même si la voix du peuple ne se fait pas encore entendre, que lui et ses fanatiques sachent que 'le silence est la plus vibrante des paroles' et qu'une provocation de leur part, mettra le feu aux poudres et signera leur fin dans un cataclysme dont ils n'ont pas idée. On n'apprend pas aux gens à souffrir indéfiniment sans qu'ils vous le rendent au quintuple, surtout après avoir promis monts et merveilles et n'avoir apporté que misère et désolation. Un conseil à tous ces généraux, rat8 aura peut-être une chance de s'envoler vers d'autres cieux plus cléments pour lui et ses proches, mais vous, vous n'irez nulle part. Vous savez ce qu'il en coûte d'affronter la vindicte populaire. En 2002 vous étiez du côté des vainqueurs, mais ce ne sera pas le cas cette-fois ci, et ce qui est arrivé aux autres s'appliquera certainement à vous, mais à une échelle que vous multiplierez par le nombre d'années qui vous sépare de ces événements. Quant au Premier ministre, n'estime-t-il pas en avoir fait assez ? Lui le chef d'orchestre des fraudes électorales, lui qui vole en toute impunité les voies des électeurs ? N'a-t-il pas la sagesse de se préoccuper de l'avenir des ses rejetons pris la main dans le sac à trahir des compatriotes pour quelques subsides grappillés à des vazaha's de passage ? Monsieur, je vous conseille d'oublier de faire sonner la charge, car vous n'avez aucunement l'avantage au stade où vous en êtes. D'autres avant vous ont voulu jouer les héros et se sont retrouvés à courir dans les rizières. Votre forteresse ne vous protègera pas du souffle de la liberté qui accompagnera votre débâcle. Les autres, les nominés, ceux qui siègent selon le bon vouloir du Prince, je ne doute pas qu'ils sachent ce qu'il adviendra d'eux s'ils bougent ne serait-ce que le petit doigt. Quant aux fanatiques, votre reconversion est déjà faite, puisque la plupart d'entre vous résident dans des pays étrangers. Vous avez longtemps tenu le haut du pavé avec vos mensonges et votre agressivité, mais sachez que chacune de vos paroles avilissantes sont inscrites quelque part et vous collera à la peau aussi longtemps que entretiendrez votre propagande stupide et décadente. rapporter un abus
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Ecrit par Fanja , 09 avril, 2008
Comme vous dites quand on est à l'abri tout est facile y compris de dire des choses qui ne sont pas vraies.
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Beaucoup de gens sont conscients depuis l'arrivée de Rat8 au pouvoir que le plus dur est à venir, mais la bête est féroce et lorsqu'il faut trouver au jour le jour de quoi subvenir aux besoins de sa famille, la marge de manoeuvre est quand même limitée. C'est une prétention mal placée des intellectuels et des nantis que de croire que " les pauvres n'ont pas de conscience politique" mais lorsque les uns ont des mitraillettes et les autres des pierres il se crée une situation de dominant et de dominé. Cependant croyez moi ceci ne va pas durer infiniment. Je vous dis juste que la flambée des prix qui frappe les produits de première nécessité dans pratiquement tous les pays du monde vont provoquer certes de gros dégâts humains mais elle va aussi secouer le système d'exclusion du capitalisme financier. Et, mettre fin au néo-libéralisme dont Rat8 se fait un promoteur. rapporter un abus
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Ecrit par BVRP , 09 avril, 2008
Ce qui est écœurant, c'est que nous sommes exactement dans la même configuration qu'avec ratsiraka : Les mêmes abus, la même opacité dans la gestion du pays, la même misère partout, des fanatiques vendeurs de tapis qui font commerce de leur propagande indigeste à chaque coin de rue, les mêmes partis politiques et les mêmes politiciens opportunistes qui vous disent que tout va bien dans le meilleur des mondes, ceux qui hésitent parce-qu'ils ont trop versé dans la compromission avec le pouvoir en place, une diaspora qui se la coule douce puisqu'à l'abri des soucis, une communauté internationale amorphe et uniquement intéressée par les profits qu'elle peut engranger sur le dos d'un pays à la dérive, une oligarchie qui se gave de pourcentages sur chaque affaire signée, des intellectuels anesthésiés et démissionnaires, une opinion publique nationale bâillonnée, des fils à papa qui abusent et se complaisent dans une posture de parvenus et qui veulent singer les vazaha's qui leur font miroiter le paradis, des exilés qui s'auto-censurent et qui attendent que tout leur tombe dans le bec, bref une société Malgache qui n'a pas avancé d'un pouce et qui s'étonne d'être encore à la traîne du développement.
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Obligation de changement d'accord, encore faut-il savoir si les gens en ont seulement conscience et s'interrogent réellement sur ce que cela veut dire. Difficile de faire une comparaison, quant l'on a connu que la vie de seconde zone, la vie d'un pays pauvre du Sud. Et dire que pendant ce temps-là, l'autre imposteur de rat8 se pavane dans son Air-force One à faire la courbette à celui qu'il pense être son égal, un président de pacotille dont l'influence ne dépasse pas le seuil de son palais. Ce n'est plus de la pitié qu'on éprouve à ce stade, c'est du dégoût, quelle image veut-on donner à Madagascar et aux Malgaches, celle de ce crétin aboyeur et imbu de lui-même ou bien celle d'un peuple qui fait enfin preuve de maturité, qui reconnait s'être trompé sur la marchandise et qui exige que lui soit rendu des comptes ? rapporter un abus
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objectif comme analyse bvrp c'est sur que RA8 ne cedera pas il ne faut pas faire des illusions, par contre les forces de l'ordre sont très divises actuellement il ne faut pas negliger cela, par contre le peuple aspire a un changement mais dans la paix non pas dans le meme schema qu'en 2001, la légitimité de ZAFY au yeux du peuple s'accroit de jour en jour malheureusement l'opposition est un peu divisé, donc l'idee de transition me parait un peu utopique actuellement
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Rat8 ne se soumettra jamais à une transition si on ne lui fait pas comprendre violemment qu'on en a assez de lui, de sa clique et de leur politique d'exclusion et de leur gestion suicidaire de la nation.
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Pour l'instant, il se croit fort car il a derrière lui toutes ces multinationales qui lui garantissent protection et financement, mais si le peuple se soulève et se révolte contre ce qui est clairement une dictature, même la plus puissante des autocraties est obligée de plier. La question est de savoir combien de temps encore les gens veulent-ils se faire spolier ? Combien de temps encore veulent-ils subir la loi du plus fort ? Combien de temps encore veulent-ils se faire enfumer par toutes les promesses non-tenues ? Quand se rendront-ils compte que le pouvoir est entre leurs mains et que rat8 n'en n'est que le dépositaire temporaire ? Combien de temps encore les partis politiques vont-ils tergiverser ? Combien de temps encore vont-ils accepter de se faire corrompre ? Quand prendront-ils enfin leurs responsabilités ? rapporter un abus
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je salue avant tout Mr JARRIFA toujours egal a lui meme super analyse. Maintenant il faudra savoir si les malgaches sont d'accord pour une transition et est ce que cela est la préoccupation des malgaches et est ce que les malgaches croient aux politiques pour ma part je suis pour une transition dans la paix. et je souhaite rebondir sur un point lorsque AMANANTSOA a jetté les gants pourquoi n'a t-il pas remis a TSIRANANA le pouvoir car il ne faut pas oublier une chose TSIRANANA fut encore a cette epoque le président de la république
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De toute façon, la Transition est un passage obligé pour l'après ravalo. Il n'y aura pas d'autres choix.
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Et l'avantage de la transition version "CRN" c'est le fait que c'est pour la première fois dans l'histoire de Madagascar que "l'intérêt national" sera débattu ensemble, et que la transition sera mis en place par la volonté générale de la population. Rappelons nous: - en 1972, Tsiranana a "donné le plein pouvoir" à Ramanantsoa (1ère transition) - en 1975, Ramanantsoa a "transferé le plein pouvoir" à Ratsimandrava (2ème transition) - en 1975, un directoire militaire a pris le plein pouvoir après l'assassinat de ratsimandrava (3ème transition) - en 1991, sous l'injocntion internationale pour "le multipartisme", Madagascar, à l'instar des autres pays africains, a réussi une transition pour permettre au pays l'existence d'un système du "multipartisme". (4ème transition) Remarques générales: - les trois premières Transitions souffrent d'ILLEGITIMITé flagrante. - le 4ème transition s'est occupé de la mise en "place d'un système du multipartisme" mais pas suffisament occupé du fonctionnement de la démocratie. D'où leur échec: "illégitimité" et "carence de culture démocratique". Conséquence: le retour de Ratsiraka au pouvoir et surtout l'accession d'un "mafieux"(rat8) au pouvoir. Et LE GRAND RETOUR non seulement du parti unique mais de la PENSEE UNIQUE sous la forme de la MONARCHIE ELECTIVE. CONCLUSION: C'est pourquoi la Transition prônée par le CRN, fruit de la reflexion et de l'action des citoyens epris de justice et soucieux du devenir de leur pays, ne pourra que réussir. Et c'est pour cela qu'il ne fallait pas laisser cette "action" au seul CRN. Il faut que chaque citoyen, conscient du danger qui mine le pays actuellement et qui aspire à un réel développement du pays, se concertent et définissent ensemble la forme que la Transition devrait avoir. Et l'objectif principal de cette Transition n'est autre que: LE RETOUR A LA NORMALITé démocratique: la liberté d'expression et d'opinion, la démocratie, l'Etat de droit, les principes républicains, la solidarité nationale etc. rapporter un abus
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il faut je dirai cette "institution nouvelle" qui a reçu sa légitimité du peuple pour faire ce grand nettoyage et mettre en place un nouveau régime qui va permettre d'orienter la politique économique de Madagascar vers le développement.
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En effet ces questions portent sur l'assainissement structurel nécessaire pour déclencher le décollage. Aujourd'hui l'afro-pessimisme est passé, on note des taux de croissance élevé dans notre continent depuis 3 ans. La réduction de la pauvreté et la modernisation de l'environnement économique et social de notre pays ne pourrait se faire qu'à ces conditions. Ces conditions sont aussi celles du retour au pays de nombreux malgaches. Un retour nécessaire pour que notre île puisse profiter d'un formidable "capital humain" pour fortifier son développement et sortir de l'archaïsme social et économique de cette société moyenâgeuse dominée par une caste. rapporter un abus
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Il faudra faire preuve d'opiniâtreté pour en venir à bout d'un régime dont l'organisation et le fonctionnement sont équivalents à celle d'une structure mafieuse.
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Qu'elle autorité incorruptible sera capable de démanteler toutes les ramifications corrompues qui partent des plus hautes sphères de l'État jusque dans les plus petites administrations ? Qui osera se repentir et dénoncer toutes les magouilles qui se pratiquent à tous les étages dans la plus grande opacité ? Qui osera remettre à leur place les organismes financiers, comme les bailleurs de fonds, qui continuent d'alimenter un régime que l'on sait liberticide, incapable de produire de la richesse, incapable de rembourser ses dettes autrement qu'en bradant aux étrangers les biens appartenant à la communauté, comme les ressources naturelles ? Qui aura le courage de condamner pénalement tous ces politiciens de pacotilles qui trafiquent et monnayent au grand jour chacune de leurs interventions dans tel ou tel domaine ? Qui osera briser l'omerta et passer les menottes au parrain et faire tomber son organisation criminelle ? rapporter un abus
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Le président français Nicolas SARKOZY n'a pas voulu accepter la lettre de créance présentée par Narisoa Rajaonarivony, nommé par le bouffon 1er comme ambassadeur malgache à Paris. Depuis le mois de janvier, ce Monsieur, Narisoa, a été hebergé aux frais des contribuables malgaches à l'ambassade à Paris alors qu'il n'ést pas encore ambassadeur. L'Elysée, mis au courant du mépris que le régime raciste du bouffon 1er a envers la France, a toujours repoussé la demande d'entretien de l'ambassade malgache.
Finalement, la fierté deplacée de Marc Rat-valomanana a été aussitôt mise au placard car il a tout de suite reconnu que son régime s'effondrera de lui même sans la communauté internationale dont la France, et s'est vu obligé de se déplacer lui même voire Nicolas Sarkozy.
A travers ce geste fort qui ressemble à tout point de vue à UNE CAPITULATION, UNE REDDITION de l'Etat TIM de Ravalomanana, la France a pu rendre la monnaie de l'insulte faite à Dominique de Villepin en 2002.
C'est également un signe que le régime de Rat-valomanana est en déclin permanent. Et est en phase de passer au trépas.
Beaucoup de signes l'attestent. Vous voyez bien qu'il n'est pas aussi fort qu'il se croyait être. Esperons seulement qu'il ne fait pas partie de ceux que NS appele affectueusement de: "pauv'kon".