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L'Opposition face aux législatives : Entre passivité et action ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par Body C.   
30-08-2007
À moins d’un mois des élections législatives, le scénario de cette consultation populaire est plus ou moins connu et ne diffère finalement que suivant l’interprétation qu’en font les différents protagonistes, c’est-à-dire le camp de l’opposition d’un côté, celui du pouvoir en place de l’autre et, au milieu, les électeurs appelés à faire un choix.

Si pour le pouvoir en place il est hors de question de perdre la majorité, dans le camp de l’opposition les objectifs ne sont pas aussi tranchés et ceci, malheureusement, au grand dam des futurs électeurs qui parfois se perdent en conjecture face à ce que l’on peut appeler une certaine cacophonie.

Cependant à tous problèmes, il existe forcément une ou des causes, et à cette ou ces causes, peuvent être appliquées une ou des solutions.

Avant tout, il faut donc déterminer les motifs qui contribuent à brouiller la perception que l’opinion a de l’opposition.

En préambule, on peut clairement affirmer que les contours de l’opposition ne sont pas clairement définis et que ses frontières présentent une porosité dangereusement improductive, que franchissent chaque jour, dans les deux sens, ceux que l’on a dorénavant décidé d’appeler les « 4 mi politiques », c’est-à-dire tous ces hommes et ces femmes qui ne voient en « la politique » qu’un outil destiné à leur garantir une survie économique et ceci dans le sens le plus strict du terme.

Ce comportement n’est, certes pas, nouveau, et se pratiquait déjà durant les régimes précédents avec plus ou moins d’intensités et de conséquences sur la vie politique du pays. Mais ces derniers temps, il s’est aggravé, car le pouvoir en place a tout bonnement basé toute son existence sur des pratiques pernicieuses qui consiste, soit à éliminer brutalement ses adversaires, soit à les menacer jusqu’à complète inactivité, soit à tenter d’acheter purement et simplement, leur silence ou leur service, à coup de corruption plus ou moins aggravée.

Il en résulte donc qu’au sein même de l’opposition, qu’elle soit locale ou expatriée, de véritables taupes sont tapies, à l’affût de toutes informations qu’ils pourront ensuite négocier avec leurs commanditaires, qui généralement sont issus du camp d’en face, plus précisément du pouvoir en place.

Ceux-là font partie des plus dangereux, car bien souvent pour s’assurer une bonne couverture afin de dissimuler leurs réelles intentions, ils se placent invariablement au-devant de la scène, s’adjugeant même parfois le rôle de leader ou de porte-parole d’une certaine frange de l’opposition. Par leur faute, nombre d’actions entreprises par l’opposition se sont soldées par des échecs retentissants, avec pour conséquence directe, une perte de crédibilité difficilement rattrapable.

Cependant et malgré cet état de fait, il n’a jamais été question, en tout cas pas de façon assez visible et percutante, de faire le ménage au sein de l’opposition. En effet, les différents ténors se contentant bien trop souvent de faire le constat des dommages sans pour autant prendre les décisions adéquates pour se débarrasser du problème, tout du moins de le minimiser.

Nous en sommes pourtant arrivés à un point tel que de grandes décisions doivent être prises si l’on ne veut pas que l’opinion continue de se perdre en conjecture. La perspective des futures élections législatives offre une occasion idéale pour recentrer les objectifs, réorganiser les différentes structures, de redéfinir et de réévaluer la perception que le monde extérieur peut avoir de l’opposition.

À cet effet, il ne sert strictement à rien de tolérer des hommes ou des organisations qui se disent d’opposition, alors qu’en parallèle ces mêmes hommes et ces mêmes organisations se comportent de façon trouble et instable, tenant des discours alambiqués qui finissent par brouiller complètement la communication et les échanges que ceux qui sont réellement motivés et convaincus, veulent établir avec l’opinion, donc le peuple, donc les électeurs.

La force et la crédibilité de l’opposition ne devraient donc pas se mesurer uniquement au nombre de ses adhérents ou de ses pseudos adhérents, mais bien au contraire à la qualité de ceux-ci, aussi peu nombreux soient-ils. Car au bout du compte, ce ne sont pas les « hommes politiques » seuls qui mèneront et gagneront les batailles, il leur faut obligatoirement obtenir l’adhésion, puis le soutien et enfin la participation active du peuple, pour véritablement espérer réussir à renverser la donne.

Cela commence par l’adoption d’une posture et d’un discours clairs, et à cet effet, l’on peut déjà pointer du doigt ceux qui prônent l’abstention ou le boycott. En effet, quoi de plus efficace pour réduire à néant le moral des électeurs que de leur demander de ne pas jouer leur rôle d’arbitre lors des élections, surtout quand ceux qui le font n’ont d’autres alternatives à proposer. Décréter un boycott est donc clairement néfaste, surtout s’il s’agit d’un boycott passif, sans autre objectif que de regarder le temps passer en espérant que le fruit pourrit tombe de lui-même.

Cependant, et au vu des consultations populaires précédentes et des différentes affirmations des hommes du pouvoir qui n’hésitent pas à dire qu’ils remporteront la majorité, en trustant tout bonnement les 127 sièges de l’Assemblée nationale, on ne peut pas se contenter d’inciter les électeurs à aller voter. Ce serait trop naïf, car la situation politique générale et en particulier, la cote de popularité du parti au pouvoir, mettent en lumière une véritable perte de confiance de la population dans les dirigeants actuels et leur politique.

Le TIM ne fait plus recette si bien que certains membres de ce parti se sont sentis obligés de marquer leurs différences à travers une fuite en avant, au départ, assez bien organisée, mais qu’ils ne semblent plus du tout maîtriser au fur et à mesure que les jours passent. À ce propos, on peut faire un parallèle avec ce qui se passe au sein de l’Arema dont les membres, depuis quelques années, s’entredéchirent entre le « fondateur historique » du parti, et le Secrétaire nationale, « pseudo démissionnaire », dont on ne peut pas dire qu’il soit prolixe en message politique, depuis qu’il a lamentablement échoué lors de sa tentative de retour au pays, au mois d’octobre de l’année 2006.

Toujours est-il que le parti au pouvoir, le TIM, ne devrait en aucun cas obtenir la majorité lors des futures élections législatives. Son bilan est totalement négatif et ceci dans tous les domaines, qu’il soit économique ou social. La population qu’elle soit active ou inactive est la première à subir les affres d’une politique générale basée sur des effets d’annonce démultipliés à l’infini, qui au final n’ont aucune consistance et n’engendrent bien évidemment aucune retombée dans la vie quotidienne des administrés.

Ce constat est partagé par tous, c’est pourquoi les conséquences de l’échec des gouvernants actuels, matérialisées par une faillite généralisée du pays, devraient se traduire, à travers les urnes, par une défaite sévère du parti au pouvoir.

Oser claironner le contraire et cela avant même le scrutin, signifie que d’autres voies seront utilisées pour faire en sorte que le TIM s’empare de la majorité. Pour y parvenir, il n’y a pas de mystère, car il est sûr et certain qu’une vaste campagne de fraude sera mise en place par le pouvoir. Cela n’est pas étonnant car depuis que Marc Ravalomanana a accédé à la présidence, il en a été ainsi à chaque consultation populaire.

À ce propos, beaucoup de candidats d’opposition et même ceux plus ou moins affiliés au régime, dénoncent déjà les diverses pressions que subissent les agents de l’administration à qui les membres influents du pouvoir en place, demandent de se préparer à user de tous leurs pouvoirs pour contrecarrer toute tendance allant vers une victoire des candidats opposés au régime de Marc Ravalomanana.

Cependant dénoncer les fraudes est une chose, mais cela ne sert à rien s’il n’y a pas en conséquence des réactions. En effet, tout candidat se sentant légitimement porté par le suffrage de sa circonscription et à qui l’on prive la victoire par des artifices illégaux, ne doit pas rester les bras croisés et subir son sort en silence.

Toutefois pour parvenir à se faire entendre et récupérer leur dû, les candidats de l’opposition devront faire preuve de cohésion, ce qui implique que l’union des forces d’opposition doit se faire avant, pendant et surtout après le scrutin.

Comme la logique veut que le pouvoir en place perde ces élections législatives, l’union de l’opposition doit donc impérativement se préparer à d’autres formes d’affrontement avec le régime si c’est le contraire qui se produisait. Hormis le courage, la motivation et l’abnégation nécessaire à cette forme de lutte, l’union de l’opposition doit également pouvoir obtenir le soutien de la population.
C’est pourquoi il faut dès maintenant mettre en place une organisation qui ne soit pas polluée et parasitée pas les fameux « 4 mi politiques », ces êtres immondes, sans convictions et prêt à tout pour grappiller encore et toujours quelques privilèges au détriment de ceux qui les ont élus, c’est-à-dire le peuple.

Tant que cette nouvelle approche de la politique ne sera pas entérinée et adoptée comme principes de base pour l’opposition, les manœuvres frauduleuses du régime resteront invariablement sans conséquences pour leurs auteurs.

La politique c’est l’art de gérer la cité au profit de tous les citoyens, un candidat spolié de sa victoire, ce sont également des citoyens à qui l’on refuse une représentativité voulue et exprimée à travers un scrutin supposé libre et loyale.
Rompre cette équation ou la rendre floue à travers un comportement versatile comme l’ont trop souvent pratiqué les hommes politiques malgaches, ce serait contribuer à faciliter l’existence et la pérennité d’un pouvoir comme celui exercé par Marc Ravalomanana et ses amis.

C’est pourquoi et pour finir, si l’opposition obtient la majorité aux futures élections législatives, ces élus doivent tout mettre en œuvre pour traduire, par des actes concrets, toutes les attentes exprimées par le peuple, et en premier lieu de bâtir les bases d’une transition vers un tout autre type de gouvernance, ce qui suppose évidemment au préalable la neutralisation du régime actuel.

Body C.

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Mardi, 6 Janvier 2009
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ZAFY Albert, Président d’honneur du CRN (Comité de Réconciliation Nationale) interpelle vigoureusement Marc Ravalomanana dans une déclaration qui lui est personnellement adressé.
Tous les thèmes de la gouvernance piteuse de celui qui se prétendait être le « messie incarné » y sont abordés, et plus encore …
.
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