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Curiosité locale ou indice grave des dérives sectaires et fanatisées des médias à la solde des pouvoirs qui se succèdent à Madagascar, l’on aimerait que cela ne soit qu’une « bouffonnerie » sans conséquences, mais il faut se rendre à l’évidence, les dirigeants passent, mais les pratiques, elles, persistent et ne sont pas prêtes d’évoluer.
Que n’a-t-on pas entendu à propos de l’urgence de l’adoption d’un changement de mentalité dans la pratique qui est faite de la politique à Madagascar ! Que n’a-t-on pas égrené comme bonnes résolutions sur la place de la Démocratie et sur les trottoirs de Paris quand il s’agissait de fustiger Marc Ravalomanana et ses partisans bornés !
A croire que tout cela n’a servi à rien ou plus précisément, ceux qui ont cherché à se distinguer à ce moment-là, se sont tout simplement assis sur les valeurs politiques et morales dont ils se sont fièrement drapées pour donner le change et faire basculer l’opinion publique de leur côté.
C’est ainsi qu’à vouloir s’approprier des vertus dont on ne connaît pas l’importance et l’utilité, l’on se retrouve à devoir se justifier de chaque action que l’on entreprend.
Toutefois, il est certainement une spécificité au « marigot politique malgache », c’est celle qui consiste, pour les responsables étatiques, de s’entourer de quelques « cerbères » à qui l’on confie la responsabilité d’expliquer les actes du gouvernement.
N’allez pourtant pas croire qu’il s’agit de porte-paroles officiels, comme il en existe dans chaque gouvernement qui se respecte. Non ! Car le but n’est pas de s’adresser aux citoyens comme si l’on s’adressait à des personnes adultes et responsables, il s’agit plutôt de continuer à les infantiliser et, par là-même, de les détourner des réalités et de les tromper sciemment en présentant les faits selon le seul point de vue de celui ou de celle qui administre le poison de la propagande.
Du temps, pas si lointain que cela, d’un certain Marc Ravalomanana, les médias comme MBS, depuis réduit en cendre, se chargeait quotidiennement de ce genre de diatribes indigestes, relayées par une bande de fanatiques à travers tous les canaux disponibles, jusqu’au-delà des frontières du pays.
Cela a-t-il servi de leçon ? Certainement pas ! Car ceux qui aujourd’hui occupent le créneau, avec les mêmes motivations, les mêmes intérêts et on peut le dire, la même bêtise, nous font la démonstration qu’ils ne sont pas sortis indemnes des sept (7) années du matraquage mentale ayant pour but d’aliéner les masses.
Pour s’en convaincre, il suffit d’allumer le poste radio et de se caler sur la bonne fréquence. En signe de reconnaissance, une introduction musicale héritée de la Place du 13 mai. Mais chaque jour, le pire est à venir, dans un style que l’on ne saurait qualifier tant il vous glace le sang par la purulence et la fétidité des mots, des phrases et finalement de l’idéologie putride d’un couple d’ « aboyeurs professionnels » qui donnent l’impression de se vautrer dans ce que le journalisme à la malgache a produit de pire immondice.
Nos deux aboyeurs, qui pensent peut-être incarner la nouveauté, ne font finalement que répéter en pire ce que leurs prédécesseurs, à la solde du régime précédent, pratiquaient avec le même entrain et le même zèle, tant leur rhétorique est similaire.
Chaque jour donc, il s’agit de faire de la délation, de s’instituer en tribunal populaire dans l’objectif de condamner, de médire et d’humilier ceux qui n’épousent pas l’idéologie du pouvoir en place. Dans un style propre aux fanatiques décérébrés, le but ultime étant d’essayer de refaire le monde et de formater les esprits et de les préparer à l’acceptation de l’inacceptable.
Le résultat de tant d’efforts est malheureusement pathétique, car comme il fallait s’y attendre, jamais aucune critique n’est formulée à l’égard du pouvoir en place qui, au contraire, ne reçoit que des éloges et des congratulations à la pelle, à en étrangler nos deux aboyeurs à qui souvent ils manquent les arguments pour parfaire leurs proses, provoquant ainsi des blancs interminables, signes d’une certaine fébrilité coupable, durant leurs interventions radiophoniques quotidiennes.
Faut-il pour autant laisser-faire et attendre que le délire s’estompe et passe de mode ? Non, certainement pas ! Car l’existence et la perpétuation de ce type de média prouve que le pays n’en n’a pas fini avec ces vieux démons. D’un régime à l’autre on continue de reproduire les germes de la division, de l’exclusion, de la corruption et du fanatisme. Ajouté à cela, l’on enracine et l’on promeut une vision particulièrement légère et emprunte d’un détachement irresponsable quand il s’agit d’évoquer la vie de la Nation et des nombreux problèmes que connaissent les citoyens Malgaches.
Par ailleurs, il est évident que ce type de média n’a pour finalité que de servir de machine de précampagne électorale. Les voies tortueuses empruntées par nos deux « lascars » ne réussissent d’ailleurs pas à dissimuler leurs véritables intentions, puisque chaque jour ils égrainent toute une série de litanies cousues de fil blanc et faisant l’apologie de celui qu’ils tentent désespérément de parer des atouts propres aux véritables « hommes d’État ».
Or, si celui qu’ils prétendent être l’ « homme de la situation » faisait véritablement l’affaire, il n’aurait certainement pas besoin de se coltiner ces deux « boulets » radiophoniques, qui n’ont pas compris qu’ils desservaient plus leur maitre qu’ils ne l’aident à s’élever au niveau des prétendants les plus sérieux et les plus aptes à trouver les solutions aux nombreux tourments que connaît Madagascar. La Rédaction
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Mais Julien et Augustin ça fait pas un peu carpe et lapin ?
Perso je vois mal ces 2 personnalités émerger à moyen terme(un peu trop simple), contrairement à Pierrot (même si ça ne m'arrange pas vraiment)