CHRONIQUES
Heureux les simples d'esprit ! | Heureux les simples d'esprit ! |
|
|
|
| Écrit par La Rédaction | |
| 13-12-2007 | |
|
Campagne à l’américaine aiment-ils à annoncer ! C’est-à-dire avec déferlement de strass et de paillettes, débauche de moyens financiers et humains, avec pour certains habitués indélicats, l’utilisation sans gêne et sans aucune morale des moyens de l’État, donc par extension, une propagande à caractère privée financée en partie et illégalement aux frais des contribuables. Voilà à quoi ressemble une campagne électorale dite de haute volée à Madagascar.
Pour le moins que l’on puisse dire, cela détonne avec ce que vit quotidiennement la population. On veut offrir du rêve, donner l’impression de prendre à bras le corps les multiples problèmes des millions de citoyens/électeurs, cependant que se passe-t-il une fois les festivités terminées ? Et bien c’est simple, pour la plèbe, c’est la gueule de bois assurée, additionnée d’un méchant retour à la réalité. Quant à l’élu, il aura disparu aussi vite qu’il était apparu avec tout de même en bonus, la satisfaction d’avoir bien berné son monde. La morale de cette histoire, c’est que quoi qu’on dise, quoi qu’on essaye de nous faire avaler, Madagascar et ses dirigeants actuels n’ont rien changé aux habitudes d’un passé récent pourtant tant décrié. Évolution des esprits, pragmatisme, sens du devoir, modernisme, élitisme, leadership, développement rapide et durable, sont autant de vocabulaire nécessaire pour détourner le regard des gens face à une misère criante et pour tenter également de dissimuler, tant bien que mal, une mainmise des dirigeants qui ont fait de l’Etat, l’instrument exclusif et très lucratif d’un enrichissement personnel particulièrement arrogant. L’affairisme est érigé en religion, mais c’est une religion qui exclu et élimine toute forme de concurrence, seuls les barons du pouvoir sont libres de satisfaire à tous les caprices. La Justice transformée en arme de répression massive au service de la nomenklatura dirigeante, assène, à qui veut enrayer les rouages d’un système pourrit à tous les échelles, des condamnations d’une lourdeur délirante dont seuls peuvent en être capables des juges corrompus jusqu’à la moelle. Dans une société ayant atteint un certain niveau de développement, tant de mystification n’aurait pas trop de conséquence, car en plus du développement matériel, il se crée un développement intellectuel, fruit d’une éducation à la hauteur des exigences d’un progrès programmé et propulsé par une classe dirigeante responsable et juste. Faire le tri entre les affabulateurs patentés ou encore les illuminés extralucides n’est pas trop un problème dans une société au sein de laquelle l’information circule et où elle est disponible, donc non censurée ni partisane. Évidemment à Madagascar, il n’existe rien de tout cela. La classe politique se résume aujourd’hui à une bande d’aventuriers qui surfent sur des promesses piquées ici et là aux pays démocratiquement et économiquement développés. L’adaptation de ces idées empruntées aux autres, dans le but de paraître d’une intelligence hors norme, s’arrête inéluctablement à des singeries pathétiques. Les seuls faits visibles se traduisent inéluctablement par l’accumulation de richesses matérielles par les dirigeants, cela, bien sûr, sans aucune mesure avec le pouvoir d’achat d’une population qu’on s’acharne méthodiquement à infantiliser, à abrutir et à maintenir au bas de l’échelle, cela de génération en génération. À côté de cela, l’on a également vu se développer toute une classe de « moutons fanatisés », qui passe son temps à vivre par procuration l’impression de puissance dégagée par des dirigeants que l’on encense et que l’on encourage sans aucun sens de la mesure et de la réalité. Ils se disent intellectuellement évolué, pourtant l’abrutissement a malheureusement déjà fait son œuvre pour les gens de cette espèce qui par leur niveau d’incapacité, contribuent à retarder et à compliquer toute possibilité d’évolution d’une société déjà mal engagée face aux défis imposés par le monde d’aujourd’hui et surtout celui de demain. Les médias avec lesquels on aurait pu compter pour démêler le vrai du faux, ou plus simplement d’apporter une note d’espoir face à l’infantilisation érigée en politique de communication par les dirigeants, s’avèrent n’être qu’un contre-pouvoir de paille, minée de l’intérieur soit par un esprit partisan ou bien affaiblit par une lâcheté devenue une habitude bien ancrée. Il n’y a pas besoin de liberté de la presse pour les journalistes malgaches, car même si on le leur accordait, ils ne sauraient pas quoi en faire, car même dans cette corporation, la corruption et les petits arrangements sont devenus les piliers d’une activité qui ne consiste plus à analyser les faits, mais à ménager la chèvre et le chou par des parutions d’une légèreté affligeante. D’autres, plus malins, ou peut-être plus lâches encore, c’est au choix, se lancent dans toute une série d’attaques en règle, défendant corps et âme quelques intérêts - non pas des convictions, cela se saurait - finissent après moult esbroufes et autres effets de manche, par rentrer au bercail après que l’objet de leur acharnement ait donné quelques signes d’apaisement, faussement interpréter comme un affaiblissement. Évidemment, l’auto proclamé héros du jour, qui pense, dur comme fer, avoir déstabilisé le monarque, se prosterne de nouveau à ses pieds tout en multipliant par deux les louanges qu’il avait un temps oubliées. Le message est clair : « Si j’ai dit autant de chose vous offensant, c’était par amour pour vous, n’y voyez aucune animosité ! » Toutes ces singeries, malheureusement, n’ont qu’un effet, c’est celui d’abrutir encore un peu plus une population malgache déjà gravement exsangue. Malheureusement, les principaux bénéficiaires de cet état de fait, ne sont pas les dirigeants et encore moins la population, mais ceux plus puissants et mieux armés, qui depuis l’extérieur, planifient leur stratégie pour dépouiller les pays tel que Madagascar, dirigé par des incapables et des aventuriers. Plus un peuple est faible et plus ses dirigeants sont déficients, plus il est facile pour les grandes puissances prédatrices de se servir dans les richesses d’un pays. À Madagascar, comme dans la plupart des pays sous-développés, c’est malheureusement le cas. Les élections à l’américaine comme l’on vient encore d’en faire l’expérience ne changeront en rien la misère matérielle et surtout intellectuelle dans laquelle on berce les Malgaches. La Rédaction Bookmark
Email This
Hits: 310 Commentaires
(0)
|
| < Précédent | Suivant > |
|---|
Un Projet de société pour et avec les Malgaches.
[Consulter et télécharger]
| FORUM |


ZAFY Albert, Président d’honneur du CRN (Comité de Réconciliation Nationale) interpelle vigoureusement Marc Ravalomanana dans une déclaration qui lui est personnellement adressé.
Tous les thèmes de la gouvernance piteuse de celui qui se prétendait être le « messie incarné » y sont abordés, et plus encore ….
[Ecouter et consulter la transcription]
| Affaire Daewoo : Société civile et revue de presse Posté par : malagasy sendra nitsidika |
| Marc Ravalomanana : Mis à nu d'un mythe et d'un système Posté par : ramandinka |
| Année 2009 : Marc Ravalomanana doit partir et vite ! Posté par : Fanja |
| Année 2009 : Marc Ravalomanana doit partir et vite ! Posté par : Rado |
| Année 2009 : Marc Ravalomanana doit partir et vite ! Posté par : jarifa de mahajanga |
| Année 2009 : Marc Ravalomanana doit partir et vite ! Posté par : Rabenja |
| Année 2009 : Marc Ravalomanana doit partir et vite ! Posté par : Messenger |
| Pris la main dans le sac, Daewoo et la ploutocratie rég... Posté par : serge ranaivo |
| Année 2009 : Marc Ravalomanana doit partir et vite ! Posté par : Rabenja |
| Année 2009 : Marc Ravalomanana doit partir et vite ! Posté par : Marion |
