| Référendum dans la confusion |
| Le 4 avril prochain, les électeurs malgaches sont à nouveau appelés aux urnes, pour donner leur avis sur les projets de modification de l'actuelle Constitution, qui date de 1998. C'est la première fois qu'un scrutin se tiendra un jour ouvrable, et déjà, les commentaires fusent quant aux assurances données par le pouvoir aux Eglises chrétiennes de ne plus perturber les offices religieux par des élections dominicales. | |
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| De la nécessaire réorganisation de l'opposition politique malgache |
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| Écrit par Tale K. | |
| 19-06-2007 | |
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Des organisations politiques aux organisations de types syndicales, civiles ou religieuses, en passant par les simples citoyens, il est de notoriété publique de reconnaître que la situation va de mal en pis à Madagascar.
Le constat est donc unanime, cependant, la cacophonie ambiante empêche, par bien des points, ceux qui veulent réagir et agir, de poser convenablement les jalons du changement tant souhaité et attendu par une population qui a atteint à bien des égards les limites du supportable dans leur vie quotidienne. Les freins sont donc nombreux et sont principalement d’ordre matériel et tout particulièrement humain. La gouvernance pratiquée depuis maintenant 6 ans a contribué en grande partie à l’affaiblissement de l’opposition. Pour cela, on peut distinguer deux types d’actions menées par les dirigeants actuels. Premièrement, on peut citer l’exclusion volontaire et brutale, celle qui ne laisse aucune alternative à ceux qui en ont fait les frais. Les condamnations à de lourdes peines suite à des procès politico judiciaires montés de toutes pièces et les peines d’emprisonnement qui s’en suivent, en, sont l’un des exemples les plus souvent constatés. Deuxièmement, et c’est certainement le plus grave, beaucoup de membres de l’opposition ont cédé à une autre forme d’intimidation, certes, moins voyante, mais tout aussi, voire plus destructrice encore que les atteintes portées aux droits de l’homme dont est coupable le régime actuel. Il s’agit bien évidemment de la corruption ou de l’acte de « corrompre » pour s’approprier soit l’appui, soit la neutralité de ceux qui ont volontairement choisi cette option. La logique voudrait que ceux qui se sont abaissés à ce que l’on peut appeler un « marché » avec l’adversaire ne soient plus considérés comme des membres de l’opposition. Toutefois, la réalité est tout autre. Il est donc normal mais également nécessaire de procéder à un élagage au sein même de l’opposition. Les partis politiques atteints par ce mal sont clairement identifiés et disposent parfois d’une certaine notoriété auprès de la population. En tant que parti reconnu et ayant une certaine assise au niveau national, les membres et les instances dirigeantes, ou ce qu’il en reste, ont donc l’impérieux devoir de « stopper » la contagion et de remédier au mal qui depuis n’a eu de cesse de se propager. Pour cela, il faut évidemment en avoir la volonté et l’état d’esprit. Il ne s’agit nullement de déclencher une guerre interne destructrice et improductive. Cependant, combien même elle aurait lieu, la situation ne pourrait pas être pire que celle constatée actuellement ; puisque qu’à bien des égards, les conflits qui minent l’opposition sont, en grande partie, l’œuvre de ces gens qui pratiquent le « grand écart politique » dans l’unique objectif d’anéantir toute initiative visant à la concrétisation d’une opposition forte, conquérante et au final, victorieuse. La grande famille de l’opposition, avant qu’elle ne s’allie, a donc tout intérêt à se prémunir de ceux que l’on peut appeler les « agents infiltrés » du régime. Ce travail, pour être efficace, doit donc se faire à l’intérieur de chaque parti. L’heure n’est, certes pas, aux règlements de compte, mais entre vouloir une efficacité optimum, et se traîner des boulets improductifs capables de vous trahir à tout moment, le choix est vite fait. Ce travail interne n’est pas insurmontable, car de même que les partis minés par le virus de la division sont clairement identifiés, les responsables de cet état de fait le sont également. Il suffit d’observer leur apparition publique et les déclarations qu’ils font à cette occasion, pour constater qu’ils ne peuvent appartenir à l’opposition. Leurs déclarations sont tellement alambiquées, qu’elles donnent l’impression d’être clairement destinées à perturber l’esprit de l’opinion. L’opposition, la vraie, n’en n’est donc plus au stade de l’identification du mal, mais devrait procéder au plus vite et avec toute l’énergie et la détermination nécessaires à l’éradication de ces éléments perturbateurs qui n’ont finalement d’autres intérêts que leurs intérêts personnels, agissant plus par calcul personnel que pour le bien commun de la société. Le message est clair tout comme le travail à effectuer l’est aussi. Il en va de la crédibilité même de l’opposition, non seulement vis-à-vis de l’opinion publique nationale, mais également des observateurs internationaux. Tale K. Bookmark
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Tous les thèmes de la gouvernance piteuse de celui qui se prétendait être le « messie incarné » y sont abordés, et plus encore ….
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Cela ne se passe pas en Chine où les autorités sont devenus coutumier du fait, mais bien à Madagascar en provoquant les mêmes drames, les mêmes états de désolation, les mêmes traumatismes contre un population paysanne démunie et impuissante.
[AFAPSA : Association Française d'Amitié et de Solidarité avec les Peuples d'Afrique]

Pour se tenir informer des dérives et des catastrophes sociales et écologiques provoquées par les multinationales minières à travers le monde.
[Mines Alerte Canada]

Pour savoir et comprendre les relations qu'entretiennent les dirigeants africains, dont Marc Ravalomanana, avec les multinationales et la finance mondialisée.
[L'Afrique trahie, par Damien Millet, article publié sur CADTM]
