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Commémoration du 29 mars 1947 : Vérités historiques et révisionnisme politique Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
(63 votes)
Écrit par La Rédaction   
28-03-2008
Rebelles du MDRM
Rebelles du MDRM (Rfi/AFP)
Les nationalistes malgaches trahis par leurs héritiers autoproclamés

Françoise Raison Jourde dit du soulèvement de 1947 qu’il est méconnu du fait de l’autocensure difficile à percevoir que ce sont imposé les élites politiques malgaches.

Soixante (60) ans après, ce constat est toujours d’actualité, et malheureusement s’y est greffé une campagne de désinformation et de révisionnisme entretenue par ceux qui se sont réapproprié les valeurs historiques et politiques de ces événements dans leur quête de pouvoir et de domination.


Un proverbe africain dit également que : « Tant que les lions n’auront pas leur propre historien, les histoires de chasse tourneront toujours à la gloire des chasseurs ». C’est pourquoi, en mémoire des nationalistes malgaches morts pour la quête d’indépendance, ainsi que de toutes les victimes des multiples répressions coloniales, nous souhaitons leur rendre leur dignité et rétablir quelques vérités trop longtemps enfuies ou dénaturées au fil des années, dans le dessein de servir les intérêts politiques mais également ethniques des uns et des autres.

Pour rappel, le 29 mars est un jour férié à Madagascar, il commémore la mort de près de 90.000 citoyens malgaches, victimes de la répression engagée par l’État colonial français en réponse à l’insurrection populaire visant à acquérir l’indépendance.

Un bref récit des événements

Dans la nuit du 29 mars 1947, l’ordre d’attaquer toutes les positions de l’État colonial fut lancé par un certain nombre de « sociétés secrètes », dont la majorité était basée dans les forêts de la côte orientale de Madagascar.

À l’origine de cette action, on trouve par exemple le « Panama » (Patriotes Nationalistes Malgaches) ou le « Jiny » (oiseau de couleur rouge qui volette de vallée en vallée) dirigé par feu, Monja Jaona. Quelques centaines d’hommes simplement armés de « sagaies » et de « coupe-coupe », protégés par des talismans et des potions magiques concoctés par les sorciers attaquèrent les petites villes côtières et les plantations tenues par les colons. Ils s’en prirent aux Européens mais aussi aux Malgaches qui vivaient et travaillaient avec eux. Pris au dépourvu, les colons n’ont pas pu réagir, faute de disposer sur le moment de moyens militaires conséquents.

Le fait d’arme le plus marquant fut l’attaque la même nuit, du samedi au dimanche, du camp de gendarmerie « Tristani » situé à Moramanga (point stratégique, puisqu’il se trouve sur la voie de chemin de fer reliant Antananarivo et Toamasina).

Cependant et malgré l’effet de surprise, le soulèvement généralisé échoua.

Les raisons de l’échec de l’entreprise des nationalistes

Les explications relatives à l’échec de l’entreprise des nationalistes Malgaches sont décisives à plus d’un titre.

D’abord, on a avancé que l’administration coloniale était au fait du projet de soulèvement, mais qu’elle aurait décidé de ne pas réagir, afin de faire porter au parti politique MDRM (Mouvement Démocratique de la Rénovation Malgache) l’entière responsabilité de l’insurrection, en s’en servant ensuite comme prétexte pour en venir à bout de cette organisation par l’entremise d’une répression destructive et totale.

Si la thèse du complot fomenté par le MDRM a été retenue par l’État colonial, thèse servant de prétexte à la politique de répression sanglante qui s’en suivi, celle-ci est cependant fortement mis en doute par les historiens les plus sérieux et ce pour plusieurs raisons. Nous pouvons en citer deux :
 
Premièrement, les instances dirigeantes du MDRM se sont aussitôt et publiquement désolidarisé des « nationalistes » aussi désignés par le terme d’ « insurgés » dès l’annonce des attaques révélée. Non content de se désolidariser d’eux, ils les ont également traités de « criminels », « auteurs » d’actes qualifiés de « crimes barbares ». D’autres sources affirment même que le MDRM a publié un télégramme le 27 mars 1947 dans le dessein de prévenir toute révolte contre les colons.

Deuxièmement, le MDRM avait clairement choisi de ne pas prendre la voie de l’affrontement frontal contre l’occupant. Comptant sur le poids politique de ses trois députés, Raseta, Ravoahangy et Rabemanjara, il opta plutôt pour une solution purement politique pour mener le pays vers la voie de l’indépendance à travers la réalisation d’un concept assez flou qui se résume par la création d’un État libre, ayant son propre gouvernement, son Parlement, son armée, ses finances, tout cela au sein de l’Union Française.

On peut toutefois noter qu’une aile plus radicale issue du MDRM et dirigée clandestinement par le docteur Raseta préconisait une voie plus dure, n’excluant pas des moyens belliqueux pour venir à bout de la colonisation. Raseta déclarait d’ailleurs à cet effet : « L’indépendance ne s’acquiert pas par la supplication. Il faut la ravir ! ».

Toujours est-il que le MDRM, toute tendance confondue, n’a jamais officiellement et publiquement soutenu l’insurrection.

Reprenant tous ces faits historiques, Françoise Raison Jourde finie par conclure que : « Ce serait un mythe que de croire un parti aussi ramifié soit-il, capable de déclencher une révolte à la taille de Madagascar. On en vient plutôt au constat qu’administration et partis, surtout le MDRM, furent pris au dépourvu par la désorganisation du pays profond, et par les agissements non contrôlables de la base. »

Ces différents faits expliquent également l’échec de l’insurrection et cela pour des raisons le plus souvent internes aux différentes organisations et que l’on peut expliciter par la déconnexion entre l’idéologie qui animait les dirigeants, et la base qui avait une autre perception de la situation, par le fait qu’elle subissait de plein fouet les aléas de la colonisation, notamment les abus et les humiliations quotidiennes de l’occupant.

L’italienne Liliana Mosca, dans son œuvre, fournit également d’autres pistes de réflexion sur les raisons de l’échec de l’insurrection. Son analyse s’appuie sur le contexte international de l’époque et de la logique qui s’imposait alors aux puissances colonisatrices.

En effet, en 1947, le Monde était au sortir de la deuxième guerre mondiale, période trouble au cours de laquelle deux blocs s’opposent pour la domination de la planète. D’un côté le bloc Communiste et de l’autre l’Alliance de l’Atlantique Nord. Symbole tragique de cet affrontement par zone d’influence, l’Indochine. En prenant cet exemple connu, Liliana Mosca explique que la France se trouva devant le fait accompli… et ne voulant pas revivre la même expérience, le gouvernement de Paris pris toutes les dispositions nécessaires pour que Madagascar ne connaisse pas le même sort. Il fallait donc empêcher, coûte que coûte, que Madagascar ne se transforma en « Indochine bis » et partant d’empêcher le MDRM de choisir la dangereuse voie empruntée par le Vietminh.

Conscient du danger d’une réaction en chaîne difficilement contrôlable, la France reçut le soutien de toutes les puissances occidentales de l’époque. Les arguments ne manquèrent d’ailleurs pas, car l’aide possible que le communisme pouvait offrir aux nationalistes nés à l’intérieur de l’empire colonial français fut un sujet de préoccupation pour Washington. Le « Manchester Guardian » quotidien britannique de l’époque publia d’ailleurs un avertissement en ces termes : « La politique des communistes (qui consiste à mobiliser et à encourager le mécontentement dans l’Empire quel que soit le lieu où il se manifeste et sous n’importe quelle forme), politique du communisme mondial appliquée à l’Empire français par des Français, doit inévitablement engendrer inquiétude et hostilité ».
 
Tout aussi inquiétant pour l’avenir immédiat des nationalistes Malgaches, la défection du parti communiste français qui n’apporta qu’un soutien infime au MDRM (qui pour rappel est une formation politique issue du Parti Communiste Malgache). Liliana Mosca précise que même si le parti communiste français protesta contre la dissolution du MDRM, l’arrestation des élus et les condamnations à mort, il privilégia au final l’intérêt national et restera un parti de gouvernement au lendemain de la rupture de la coalition gouvernementale qui dirigeait la France de l’époque. Tout cela au détriment de la liberté réclamée par Madagascar. Le PCF allant même jusqu’à subodorer que le mouvement de libération malgache n’était pas le fruit d’un patriotisme spontané, mais le résultat d’une idéologie véhiculée dans l’île avec la conséquence que la révolution était due à un complot ourdi par des puissances étrangères.

Face à autant de frein, le projet des nationalistes malgaches ne pouvait qu’échouer. Dans le même temps, l’État colonial français disposait de suffisamment de prétexte pour mener la plus terrible des exactions contre ceux qui avaient osé défier son pouvoir.

C’est ainsi que les membres, les sympathisants et apparentés du MDRM furent méthodiquement supprimés par l’occupant. Les faits les plus marquants furent les massacres de villageois dans la localité de Moramanga. Chargés des sales besognes, les tirailleurs sénégalais échaudés par l’exécution de leur marabout et de leurs frères d’arme, s’en prirent sauvagement à la population. Des centaines de cadavres jonchent les rues et les champs environnants. Toutes les maisons sont incendiées. À l’arrivée du Haut Commissaire sur les lieux le 30 mars 1947, il constata qu’aucun autochtone n’avait survécu.  En trois jours, des milliers de Malgaches furent tués.

Les représailles sont effrayantes. Des prisonniers malgaches sont chargés en avion et lâchés vivants au-dessus des villages dissidents comme « bombes démonstratives ». À d’autres endroits, les « rebelles » sont enfermés dans des cases et sont brûlés vifs. À la gare de Moramanga, par crainte d’une nouvelle attaque menée par les insurgés, le capitaine du camp de la gendarmerie, entasse des centaines d’hommes (cadres du MDRM) dans des wagons à bestiaux et les exécute à la mitrailleuse.
À Fianarantsoa, à Mananjary, à Sambava, à Antalaha, à Vohipeno, à Antananarivo etc., les exécutions sommaires, les emprisonnements de masse et la tuerie continuent. Surtout qu’entre temps, la France a fait parvenir à Madagascar des renforts composés d’au moins 30.000 soldats, essentiellement composés de tirailleurs sénégalais.  

Malgré tout, les attaques perpétrées par les insurgés continuent de plus bel et s’intensifient un peu partout dans l’île. Les arrestations des membres du MDRM et d’autres nationalistes se multiplient dans toute l’île. Les immunités parlementaires des trois députés ont été levé, pour motif de « flagrant délit continu » et ils furent emprisonnés et deux d’entre eux furent condamnés à mort le 03 octobre 1948 avant que leur peine ne soit commuée en condamnation à la perpétuité en juillet 1949.
 
L’insurrection lancée le 29 mars 1947 par les nationalistes malgaches pour la libération nationale finie par prendre fin en décembre 1948 dans un constat d’échec. Faisant au moins 90.000 morts côté malgache, et 1.900 dans les rangs des forces coloniales (essentiellement des supplétifs malgaches), mais également 550 civils et 350 militaires Européens.  

L’après 29 mars 1947 : Les conflits politiques internes

Pour venir à bout des nationalistes, les Français disposèrent non seulement des forces militaires venues en renfort, mais profitèrent également, de façon habile, des divisions internes des forces politiques existantes à l’époque à Madagascar.

Ils se servirent notamment des divergences entre le MDRM et l’autre organisation qu’est le PADESM (Parti des Déshérités Malgaches). Si ces deux organisations n’apportèrent pas leur soutien officiel à l’insurrection du 29 mars 1947, le PADESM avait la préférence tout à fait relative de l’administration coloniale, qui l’utilisa dans le dessein de contrer l’hégémonie toujours plus grandissante du MDRM.  Cette préférence fut relative du fait que l’administration coloniale fini par abandonner le PADESM à son sort une fois ses desseins réalisés.

Selon l’historienne Françoise Raison Jourde, l’administration coloniale s’appuya alternativement et même parallèlement sur les deux formations pour garder le contact avec la population : « Elle (l’administration coloniale) apparaît très ambiguë dans ses comportements ; elle recourt au MDRM pour rétablir le lien avec les administrés, prêtant véhicule et même aéronef aux députés (avant qu’elle ne les emprisonne), encourageant ainsi à croire à la passation rapide des pouvoirs. Dans le même temps, elle soutient le PADESM pour contrecarrer l’hégémonie du MDRM et puis l’abandonne ».

Profitant de ce comportement particulier et calculé de l’administration coloniale vis-à-vis du MDRM et du PADESM et de sa retranscription et de sa compréhension dans l’histoire coloniale de Madagascar, quelques élites Malgaches malintentionnées se sont ensuite mis en quête de réviser les faits pour s’approprier toute la gloire des luttes de libération et partant, de s’adjuger l’exclusivité du patriotisme et à moindre mesure du nationalisme.

Il est un fait que le MDRM fut complètement anéanti à partir de 1948. Il s’agit évidemment de l’anéantissement de ses structures, de son organisation et de plusieurs de ses élites, mais les valeurs et l’idéologie ne pouvaient pas être détruites par les armes. Cependant, le mythe prit racine qu’à partir de ce moment, le PADESM plus ou moins épargné puisque soutenu un temps par l’administration coloniale survécu et devint le chantre des élites politiques ayant gouverné Madagascar jusqu’à l’année 2001. Jean Pierre Debourdeau soutient cette idée en affirmant : « Les héritiers du PADESM seront au pouvoir jusqu’en 2001 ». Mythe repris et monté en épingle par ceux qui se réclament des héritiers du MDRM et parallèlement partisans les plus zélés de Marc Ravalomanana, élu dans des conditions rocambolesques aux élections présidentielles de 2001-2002.
Il s’agit évidemment d’une manipulation grotesque de l’histoire, d’un révisionnisme patent accommodé dans le but de réveiller les démons enfouis des divisions idéologiques et pour les plus extrémistes, des divisions ethniques, pour assouvir une soif inextinguible de pouvoir, de revanche et de domination.

Les fausses idées reçues

Généralement, la propagande propagée par les extrémistes, dit du MDRM, que c’était une organisation politique composée exclusivement de personnes issues de l’ethnie Merina (géographiquement, les Merina occupent les Hauts plateaux situés au centre de Madagascar), de type asiatique mais également négroïde, ils ont une longue histoire monarchique avec différentes tentatives d’unifier l’île.

Quant au PADESM, il est catalogué comme l’organisation issue de la bourgeoisie côtière. Le terme « côtier » désigne généralement toutes les ethnies hors Merina. De type africain, mais également indo arabe, ils se distinguent des Merina par la richesse de leur différence culturelle du fait qu’ils sont éparpillés dans toutes les régions de l’île. À la différence des Merina, ils ne forment pas une entité unique ni unifiée puisque chaque ethnie possède ses particularités propres.

Politiquement et historiquement, on dit du PADESM qu’il fut soutenu par l’administration coloniale, car les côtiers dont il est majoritairement composé, étaient sous la menace des partisans du MDRM, de leur idéologie et de leur projet de domination remontant à l’époque des premières tentatives d’unification des rois et reines Merina. Gallieni contribua, par sa théorie des races, a amplifié cette distinction en affirmant que les « Merina » sont d’une « race supérieure » et que leur objectif était de dominer la « race inférieure » dont était issu les « côtiers ». Conscient des projets Merina, l’administration coloniale voulue rétablir l’équilibre en fournissant leur soutien aux membres du PADESM.

Il faut cependant nuancer ses affirmations, car aucune de ces deux organisations ne peut se prévaloir de l’exclusivité des actes héroïques durant la lutte d’indépendance.

Pareillement, on ne peut pas dire du MDRM qu’il était exclusivement composé de membres issus de l’ethnie Merina. Joseph Raseta, député et membre du MDRM, affirme d’ailleurs dans une interview donnée au journal « Le Franc-tireur » que : « L’existence d’un complot ourdi par les Hova (caste Merina) pour faire condamner les côtiers lors de l’insurrection de mars 1947 était ridicule, puisque beaucoup de côtiers ont spontanément participé à la révolte ».

Par ailleurs, le MDRM était un parti de masse, donc englobant toutes les couches sociales et ethniques du pays, seule condition possible pour expliquer sa présence dans tous les recoins de l’île. Il accueille en son sein tous ceux qui souffrent de l’oppression coloniale avec pour résultat un large panel d’adhérents et de partisans. On y trouve des Merina, des Betsimisaraka, des Sakalava, des Betsileo, des Bara et des Antandroy. Toutes les ethnies y ont leurs entrées et s’y entendent relativement bien. Il n’est également fait aucune différence de religion, de croyance ou non en Dieu. Le fait que Rabemanajara, Betsimisaraka de par sa mère, « véritable fondateur et idéologue du parti », ait été élu député et membre du trio emblématique du MDRM, prouve également que l’influence de ce parti dépasse largement le seul territoire d’Antananarivo. De même pour les cas de l’avocat Rabialahy ou encore du médecin Raherivelo qui n’étaient pas Merina mais Betsileo.

Esoavelomandroso dans son livre « La région de Port Bergé, dans les années trente, un foyer d’opposition à la colonisation » laisse supposer que « la résistance à la colonisation n’a pas été seulement le fait des populations de l’Imerina ». Mieux, Guerain du Marteray dans « Une colonie pendant la guerre ou les origines d’une révolte. Madagascar : 1939-1947 » affirme dans sa thèse que : « Sur les 12.000 malgaches ayant collaboré avec l’administration coloniale, 90 % étaient Merina », ce qui atteste donc que le « nationalisme » n’est pas le fait exclusif des Merina puisque la majorité de ceux que l’on qualifie aujourd’hui de « collabos », de traître à la Nation, était des Merina et non des côtiers.
 
Pareillement, Jacques Tronchon dans « L'insurrection malgache de 1947, essai d'interprétation historique » avance que « l’équation Hova égale MDRM n’est pas exacte. Si les malgaches originaires de l’Imerina se trouvent être les plus nombreux au sein de ce parti, que dire du MSM et du PDM, partis essentiellement merina par leur recrutement, et qui pourtant ne furent pas impliqués dans l’accusation du complot de 1947 (l’arrestation des leaders de PDM en juillet 1948 se fit sur l’accusation d’une connivence tardive avec l’insurrection) ».

Le décompte et la répartition géographique des victimes des répressions après l’insurrection du 29 mars 1947 prouvent également que le MDRM n’a pas l’exclusivité des Merina, puisque c’est dans les côtes que l’on dénombre le plus de victimes. L’historien Eve Prosper relate dans son livre (Itinéraire d’une Tamponnaise, née en 1914 : sœur Marie François d’Assise, Fille de Marie) les centaines de morts transportés dans les chariots dans la région d’Antalaha. La répression ne s’est donc pas arrêtée à Moramanga comme colporté par certains révisionnistes patentés, mais a eu lieu dans toutes les régions de l’île sans distinction de race ni d’ethnie.

Le PADESM est quant à lui un parti de notables qui n’a aucune emprise avec la base. Son sigle signifie : « Union des côtiers et des Mainti-enindreny et assimilés de Madagascar ». A priori, il exclut donc les Merina qui pour la circonstance et selon l’idéologie du PADESM, se divise en deux groupes distincts : Les HOVA fotsy (Hova blancs) et les autres. Cette particularité est d’ailleurs inscrite dans l’article 7 du statut de l’organisation.

Le PADESM ne rejette donc pas les Merina en bloc, mais n’autorise pas l’adhésion d’une partie d’entre eux qu’il qualifie de « Merina blanc ». Il ne s’agit plus ici d’ethnie mais plutôt la qualification d’une classe sociale bien précise qui existe et agit au sein du groupe ethnique Merina. Pour preuve de l’acceptation des Merina, le secrétaire général du PADESM n’était autre que Ramambason, cadre du parti originaire d’Antananarivo. L’historien J.R Randriamaro rapporte également l’implantation du PADESM en Imerina (région des Hauts Plateaux dont est originaire l’ethnie Merina), dans le Nord et le Nord-Ouest. Ce qui évidemment n’aurait pas été possible si le PADESM avait été réellement ce qu’on dit de lui, un parti constitué par les côtiers et agissant exclusivement pour les intérêts de ceux-ci.

Par ailleurs, ceux qui aujourd’hui se targuent d’être de vrais nationalistes, amoureux de leur pays, Malgaches authentiques et qui n’agissent que pour les intérêts de leur pays et qui se réclament d’être les héritiers du MDRM, omettent bien souvent de relater que le PADESM n’est pas la seule organisation à s’être opposé idéologiquement au MDRM.

Le PDM (Parti Démocratique Malgache - parti de la bourgeoisie intellectuelle et commerçante Merina) dirigé par le pasteur Ravelojaona et par Razafintsalama Gabriel, était, également, l’adversaire du MDRM, car s’il réclame « l’indépendance » de l’île, il la conditionne à la charte de San Francisco, c'est-à-dire progressivement et non pas avant que des progrès économiques et sociaux n’aient été réalisés par les Malgaches. Autrement dit, le parti ne rejette pas la « civilisation » française, donc la colonisation dite « positive », ni le renvoi des citoyens français. Cette organisation s’oppose également à toute l’idéologie communiste qui fonde le MDRM.

Réduire les rapports entre les différentes organisations politiques de Madagascar depuis la quête d’indépendance jusqu’à aujourd’hui au seul fait d’une « opposition ethnique » entre côtiers et Merina, c’est faire fi des richesses que profère la diversité. Richesse politique, idéologique et sociale. C’est également pratiquer un révisionnisme qui n’a rien à envier à celui de certains extrémistes connus, qui en Europe et ailleurs s’attirent régulièrement les foudres des défenseurs de la vérité.

On ne peut également pas dire du MDRM qu’il a fait son retour sur l’échiquier politique malgache avec l’arrivée de Marc Ravalomanana au pouvoir en 2002. Cette affirmation est absurde, connotée et clairement tendancieuse. Ceux qui le font n’ont d’autres objectifs que de jouer sur les malentendus, les manipulations de l’histoire pour s’imposer comme des libérateurs d’une pseudo domination d’un groupe ethnique sur l’autre, en l’occurrence, des côtiers sur les Merina.

Car s’il fallait croire ces extrémistes, le PADESM qu’ils désignent invariablement comme l’organisation la plus hostile aux Merina, n’a cessé depuis l’obtention de l’indépendance de diriger Madagascar. Le MDRM ayant été décapité de ses cadres après les événements de mars 1947.

Cette affirmation est évidemment fausse, car les héritiers de ces deux formations politiques n’ont cessé de diriger le pays dans une collaboration quasi-parfaite. On peut même affirmer sans se tromper que les héritiers du MDRM ont toujours été les mieux placés, que ce soit sur le plan politique, économique ou social. Ils l’ont été à tous les échelons, que ce soit au poste de Premier ministre, de ministre et même celui de Chef d’Etat. Il en est de même dans le domaine économique, où ils détiennent les plus grandes parts.

Malgré tout, cela ne pas suffit à satisfaire l’appétit des révisionnistes et autres extrémistes, car ils ne semblent avoir trouvé le repos qu’à l’accession d’un Merina à la tête de l’État, en l’occurrence Marc Ravalomanana qu’ils considèrent comme l’incarnation de la revanche tant attendue depuis l’indépendance sur le PADESM.

Ils ne doivent cependant pas oublier que sans les voix des masses côtières, Marc Ravalomanana n’aurait jamais pu se targuer de l’emporter sur Didier Ratsiraka. Inversement, Marc Ravalomanana n’aurait pas pu être réélu en 2006 avec les seuls suffrages de l’Imerina. Cela n’a pu se faire qu’en manipulant les résultats du scrutin dans les provinces, méthodes bien connues et maintes fois usitées du fait de l’éloignement et du manque de contrôle dans les zones reculées du pays.

Colonisation d’hier et colonisation d’aujourd’hui : La méthode Ravalomanana

Le fanatisme aveugle a mené le pays dans une situation qui n’a rien à envier à celle de l’époque des colons.

En effet, les soi disants héritiers du MDRM et partisans fanatisés de Marc Ravalomanana n’agissent finalement pas autrement que ceux qu’ils dénoncent à longueur de journée dans les médias, les forums de discussion et tous les autres supports de communication disponibles. Par certaine de leur prise de position, ils en viennent même à insulter la mémoire de leurs modèles.

Le régime insulte le MDRM et les nationalistes malgaches

À son époque, le MDRM s’était donné pour objectif de libérer Madagascar du joug de l’oppresseur, incarné par la France et son État colonial. Paradoxalement, le régime actuel agit de façon diamétralement opposée en réinstituant une forme de colonisation tout aussi destructrice que la précédente.  

Les gesticulations autour d’un combat contre les vestiges de la France coloniale qui continuerait d’imposer sa loi à Madagascar par la suppression des symboles (statue, objet commémoratif etc.), l’anglicisation du vocabulaire, la classification des langues officielles dans la Constitution n’ont pour objet que de faire oublier la forme la plus connue de la colonisation. En arrière plan se dessine en parallèle un autre modèle que l’on peut qualifier de colonisation intérieure.

Qu’est ce que la colonisation ?

La « colonisation » est un processus d’expansion et de domination politique, culturelle et économique. Elle peut avoir pour but l’exploitation d’avantages réelles ou supposées, d’un territoire au profit d’une métropole et peut avoir pour but annoncé le développement et la civilisation.

Coloniser c’est se mettre en rapport avec des pays neufs, pour profiter des ressources de toute nature de ces pays, les mettre en valeur dans l’intérêt de la colonie, et en même temps apporter aux peuplades primitives qui en sont privés les avantages de la culture intellectuelle, sociale, scientifique, morale, artistique, littéraire, commerciale et industrielle, apanage des races supérieures.

C’est cette « forme » de gouvernance que l’État français colonial a mis en œuvre à Madagascar pour spolier le pays de ses richesses. Et c’est encore elle qui a poussé la population malgache à se soulever en ce jour du 29 mars 1947 pour y mettre fin et partant, de recouvrer la liberté et la souveraineté nationale.

Selon l’idéologie de Jules Ferry, la colonisation a une double justification, d’abord économique : Il s’agit de trouver des débouchés pour les produits français dont la quantité augmente à mesure des hausses de productivité. Ensuite, idéologique : La mission de la France est aussi de civiliser les pays colonisés, c’est-à-dire de les évangéliser, de les éduquer, de leur apporter la science, la médecine…

La colonisation a ses propres spécificités dont les principales sont :

1- La Spoliation de la richesse des colonisés notamment à travers l’exportation des biens vers la métropole : Les colonies sont pour les pays riches un placement de capitaux des plus avantageux. Mais il y a un autre côté plus important, c’est pour les pays voués par la nature même de leur industrie à une grande exportation, la question même de débouchés.

2- La reconnaissance de l’existence d’une théorie des races : C’est-à-dire qu’il existe des races supérieures qui doivent exploiter les races inférieures en la civilisant. Ce que Jules Ferry résumait en ceci : « Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le droit de civiliser les races inférieures ».

3- La perception par le colon d’un état d’oisiveté chez la population indigène, et que la race supérieure se doit de bouleverser en l’obligeant à travailler plus, quitte à imposer les travaux forcés. Un chef de province de Madagascar disait : « Si l’administration supérieure et les chefs de province et district n’avaient employé que la persuasion depuis 25ans à Madagascar, les routes d’intérêt général, les travaux importants comme les chemins de fer, n’auraient jamais pu être construits, les principales exploitations européennes n’auraient pu être crée. Il ne faut pas perdre de vue que l’indigène est un grand enfant en général, qu’il est paresseux, indolent… (D’après Histoire de la France coloniale – A. Colin).

4- La nécessité de justifier toutes les crimes au nom de la civilisation, c’est-à-dire l’intérêt vital des colonisés : Un pays comme la France, quand il pose le pied sur une terre étrangère et barbare, doit-il se proposer exclusivement pour but l’extension de son commerce et se contenter de ce mobile unique, l’appât du gain ? Cette nation généreuse dont l’opinion régit l’Europe civilisée et dont les idées ont conquis les mondes, a reçu de la Providence une plus haute mission, celle de l’émancipation, de l’appel à la lumière et à la liberté des races et des peuples encore esclaves de l’ignorance… (Francis Garnier, dans La Cochinchine Française en 1864).

La méthode de Ravalomanana

Il est un fait indéniable que Marc Ravalomanana applique point par point l’idéologie des colonisateurs. Cela se concrétise dans les termes utilisés, les méthodes appliquées et les objectifs à atteindre. Toutes ses décisions et ses actions rappellent point par point celles des colonisateurs.

1- La Spoliation de la richesse des colonisés notamment à travers l’exportation des biens vers la métropole, donc au profit de pays ou de multinationales tierces. Marc Ravalomanana fait de même en octroyant l’exploitation des richesses naturelles aux multinationales comme QMM/RIO TINTO, Madagascar Oil. Il spolie les paysans locaux en vendant leurs terres à des sociétés étrangères comme Varun, soit une surface de 165.000 ha pour la production de produits agricoles destinés à l’exportation, etc.

2- La reconnaissance de l’existence d’une théorie des races : Le régime dirigé par Marc Ravalomanana a dès le départ instauré la « théorie de la compétence » en classifiant les élites Malgaches en partant des « compétents » aux « incompétents » pour ne pas dire « race », pour justifier l’élimination des élites côtières dans les instances dirigeantes.

3- La perception par le colon d’un état d’oisiveté chez la population indigène, et que la race supérieure se doit de bouleverser en l’obligeant à travailler plus, quitte à imposer les travaux forcés : Marc Ravalomanana ne se prive pas d’accuser le peuple malgache d’être oisif, et partant d’expliquer la pauvreté de la population par son manque de dynamisme. Un de ses slogans résume parfaitement son état d’esprit : « Miasa tsara, Miasa mafy ». Implicitement, il insinue que le peuple n’a jamais travaillé, et travaille mal, c’est pourquoi il patauge encore et toujours dans la misère et la pauvreté.

4- La nécessité de justifier tous les crimes au nom de la civilisation et du progrès, bref tout ce qui touche à l’intérêt vital des colonisés : C’est comme cela que Marc Ravalomanana justifie les violations des lois, la destruction de l’économie nationale, la vente de la patrie aux étrangers, au nom d’un prétendu « développement ». Au nom du MAP, tous les crimes sont permis.

Il est d’autres termes qui rappellent étrangement la sémantique guerrière des colonisateurs, il s’agit par exemple de celui utilisé lors des événements de 2002. Marc Ravalomanana décréta alors la « pacification » des provinces. L’État colonial français fit de même au lendemain du 29 mars 1947, en utilisant exactement le même terme.

De même lorsqu’il énumère avec des chiffres statistiques ses réalisations. Ces réalisations qui justifient ses crimes, sa brutalité, sa politique d’exclusion, son non-respect des droits de l’homme, de la Démocratie, des lois, de la Constitution, ses agressions répétées contre la population et ses élites.

Aimé Cesaire donnait déjà une définition de cette manipulation de l’opinion, autrefois utilisée par l’État colonial et aujourd’hui repris par un Marc Ravalomanana tout puissant, imbu de sa personne et de son pouvoir personnel :

« Entre colonisateur et colonisé, il n’y a de place que pour la corvée, l’intimidation, la pression, la police, le vol, le viol, les cultures obligatoires, le mépris, la méfiance, la morgue, la suffisance, la muflerie, des élites décérébrées, des masses avilies. J’entends la tempête.

On me parle de progrès, de « réalisations », de maladies guéries, de niveaux de vie élevés au-dessus d’eux-mêmes. Moi, je parle de sociétés vidées d’elles-mêmes, des cultures piétinées, d’institutions minées, de terres confisquées, de religions assassinées, des magnificences artistiques anéanties, d’extraordinaires possibilités supprimées.

On me lance à la tête des faits, des statistiques, des kilométrages de routes, de canaux, de chemin de fer. Moi, je parle de milliers d’hommes sacrifiés. Je parle de ceux qui à l’heure où j’écris, sont entrains de creuser à la main les ports. Je parle des millions d’hommes arrachés à leurs dieux, à leur terre, à leurs habitudes, à leur vie, à la danse, à la sagesse. Je parle de millions d’hommes à qui l’on a inculqué savamment la peur, le complexe d’infériorité, le tremblement, l’agenouillement, le désespoir, le « larbinisme ».

On m’en donne plein la vue de tonnage de coton ou de cacao exporté, d’hectares d’oliviers ou de vignes plantés. Moi, je parle d’économies naturelles, d’économies harmonieuses et viables, d’économies à la mesure de l’homme indigène désorganisées, de cultures vivrières détruites, de sous-alimentation installée, de développement agricole orienté selon le seul bénéfice des colons, de rafles de matières premières… » - Dans discours sur le colonialisme - Aimé Césaire (1950).


Ces quelques extraits démontrent à quel point la ressemblance est frappante avec ce que vit actuellement Madagascar sous l’ère Ravalomanana.

Mais on n’aurait pas été suffisamment complet sans citer la diatribe de ceux qui incarnent le mieux l’extrémisme politique et ethnique dans ce pays et qui se réclament du MDRM. Il s’agit de l’un des chroniqueurs de l’ancien journal Feon’i Merina, également auteur du brulôt antifrançais et anti-côtiers, Valin-Kitsaka, qui publiait dans le n° 154 du 02 mai 1997 leur propre définition de la colonisation.
Fait du hasard ou preuve de l’absurdité de ces gens, ce qu’ils dénoncent se déroulent aujourd’hui sous leurs yeux et est le fait de leur champion :

Azo zaraina tahaka izao ny fivoaran’ny politikan’ny fanjanahantany : (On peut distinguer comme suit l’évolution de la politique de la colonisation)

  • Ny endriny mivantana : Ny vazaha mihitsy no mitondra sy manapa-kevitra eo amin’ny tany iray (1895-1958) (sa forme directe : Ce sont les étrangers qui gouvernent le pays et décident de tout concernant le pays).

  • Endriny ankolaka : Tera-tany nampitondraina ny tany sy ny fanjakana sy mampihatra ny politikany, saingy, ny fanapahana politika sy eo amin’ny toekarena dia mbola ny firenena mpanjanaka ihany no tompon’ny fanapahan-kevitra farany (1959-1972) (Sa forme indirecte : Les étrangers choisissent un natif du pays pour être le président du pays et qui appliquent leur politique, mais ce sont toujours les étrangers qui décident des politiques à suivre, notamment en matière économique et qu’ils demeurent les personnes qui ont le dernier mot sur tout).

  • Endriny an-kolaka vaovao : vokatry ny zavatra iainany, dia maniry fiovam-pitondrana ny vahoaka iray manontolo. Soloina amin’ny alalan’ny « revolisiona » (fanonganam-panjakana na fifandaminana…) na amin’ny alalan’ny « demokrasia » (fifidianana « malalaka » sy ao anaty fahalalahan’ny famosahan-kevitra ireo/ilay mpitondra. Ny toekarena sy ny lalam-bola rehetra, dia mbola mitodika tanteraka any amin’ilay tany nanjanaka taloha, ary mbola io tany io koa no miantoka ilay zanataniny taloha eo amin’ny seha-bola iraisam-pirenena (Club de Paris…) (Sa nouvelle forme indirecte : Conscient de la situation désastreuse dans laquelle elle vit, la population aspire à une nouvelle forme de gouvernance. On impose donc cette nouvelle gouvernance soit par la voie d’une révolution (coup d’État ou arrangement au sommet…) ou par la démocratie (Election « libre »). Par contre le domaine économique et financier dépend entièrement des pays étrangers et c’est encore ces pays étrangers qui défendent encore les intérêts financiers du pays au sein des instances internationales).

  • Mbola hivoatra hifanaraka amin’ny « mondialisation, globalisation, planetarisation de la communication… » io politikan’ny fanjanahantany. (La politique de la colonisation évolue suivant les contextes de la mondialisation et de la communication…).


Les propos des « autoproclamés héritiers du MDRM » ci-dessus, prouvent combien la gouvernance de Marc Ravalomanana est la pire de toutes les gouvernances que Madagascar ait connues. Car, si le journal Feon’i Merina s’est efforcé de présenter une « évolution » de la forme de la colonisation à Madagascar depuis 1895 jusque dans les années 90, force est pourtant de constater que, à lui seul, le régime actuellement aux commandes de Madagascar, incarne à tout seul TOUTES LES FORMES de la colonisation.

C’est pour cette raison que le pouvoir actuel peut-être qualifié d’insulte aux idéologies du MDRM.
Pire, il légitime et justifie les craintes du PADESM, qui a toujours craint l’émergence hégémonique d’une minorité dont l’objectif principal est de soumettre la majorité de la population malgache à des méthodes monarchiques reprises de l’ancien temps.

L’arrivée de Marc Ravalomanana au pouvoir en 2002 ne signe donc ni la fin de la colonisation ni le début de l’émancipation du peuple malgache, malgré ce qu’en disent certains pseudos nationalistes. Au contraire, il s’agit d’une autre forme de colonisation, certes, plus subtile puisque dirigé par un autochtone, supporté par un groupe de fanatiques, racistes et xénophobes. Cette colonisation de l’intérieur est tout aussi destructive pour la société et pour l’économie.

Symbole le plus visible et le plus inquiétant de cette colonisation de l’intérieur : La vente des terres appartenant aux ancêtres et qui devraient être transmises aux générations futures, à des étrangers.
 
Ce seul fait oppose radicalement le régime actuel à la conception idéologique du MDRM qui, lui, véhiculera et adoptant comme siens, la nécessité de l’unité des Malgaches ou encore le caractère sacré du Tanindrazana (patrie) »

Et le sommet du mépris et de l’insulte est atteint lorsqu’en se voulant être « antifrançais », le régime de Ravalomanana réinstaure dans sa totalité, et pour ses intérêts personnels, les crimes de la colonisation contre la population malgache et Madagascar. Faisant de lui un régime « anti-malgache » de fait.

C’est pourquoi, de la même manière que Georges Clemenceau a répondu au colonialiste Jules Ferry, au sujet de la colonisation, nous pouvons paraphraser l’une des ses réponses les plus pertinentes, pour dénoncer la pratique inhumaine employée par le régime actuel pour asservir la population malgache : « Regardez l’histoire de la conquête de ces peuples que vous dites barbares et vous verrez la violence, tous les crimes déchaînés, l’oppression, le sang coulant à flots, le faible opprimé, tyrannisé par le vainqueur ! Voilà l’histoire de votre civilisation ! Et c’est pareil système que vous essayez de justifier… N’essayons pas de revêtir la violence du nom hypocrite de civilisation. Ne parlons pas de ce droit, de devoir. La conquête que vous préconisez, c’est l’abus pur et simple de la force que donne la civilisation scientifique sur les civilisations rudimentaires, pour s’approprier l’homme, le torturer, en extraire toute la force qui est en lui au profit du prétendu civilisateur. Ce n’est pas le droit, c’en est la négation. Parler à ce propos de civilisation, c’est joindre à la violence, l’hypocrisie ».

Il suffit de remplacer le terme « civilisation » par celui de « développement » pour comprendre et décoder l’idéologie qui anime Marc Ravalomanana et ses partisans les plus extrémistes.

La nécessité de mettre un terme à la gouvernance de Marc Ravalomanana apparaît dans toute son évidence. L’année 2008 et la commémoration de l’insurrection du 29 mars 1947 doivent donner le signal du changement, d'abord celui de la chute d’un régime malfaisant, et ensuite celui de la libération du Peuple malgache du joug de l’oppresseur aujourd’hui clairement identifié.

La Rédaction 

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Commentaires (39)add
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Ecrit par rabeta , 12 juin, 2008
Pourquoi parlons-nous toujours de "nationalistes et jamais de "patriotes;
MRD...(M)alors;


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Rendre aux malgaches ce qui leur revient.
Ecrit par Fanja , 08 avril, 2008
Ce foutu mélange entre religion politique et affaire a effectivement des conséquences non négligeables pour le patrimoine national et le revenu de la population.
En réalité nos contemporains et nos ancêtres travaillent gratuitement pour accroître les richesses de Bouffon 1er. La génération future est endettée pour les les investissements propres de Bouffon 1er.
Ce dernier est d'ailleurs en délit d'initié permanent car en tant que Président de la République il possède pleins de filons pour écraser ses concurrents et donner une forte impulsion à ses affaires personnelles.

Donc Parany a totalement raison: NATIONALISER PENDANT LA PERIODE DE TRANSITION LES ENTREPRISES DE BOUFFON 1er.


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Qui vole un oeuf, vole un boeuf !
Ecrit par R351 , 08 avril, 2008
Vous voulez dépouiller l'autre enflure ! Soit, mais alors ne lui laissez aucune miette, car le montant de ses impôts impayés équivaut allègrement la valeur de son entreprise.

Mais à mon avis, il n'est pas au bout de ses surprises, car en matière de fiscalité, les possibilités sont infinies.

Mais que les autres ne se réjouissent pas trop vite non plus, ils auront également droit à leur petite inspection, je pense notamment à quelques anciens barons qui se pavanent tranquillement en attendant pensent-ils de regagner le bercail lavés de tous soupçons.


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Une façon de récupérer les biens publics confisqués par Bouffon 1er
Ecrit par Parany , 07 avril, 2008
On doit nationaliser l'empire économique de Bouffon, mais il doit aussi être déchu de la nationalité malgache...condamné aux travaux forcés pour le reste de ses jours pour crime contre son propre pays.
"miasa miasa".


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Nationaliser
Ecrit par Fanja , 07 avril, 2008
Pendant la transition il faut nationaliser toutes les entreprises qui appartiennent au Bouffon:

- nous récupérons les richesses nationales spoliées;
- nous donnons une bonne leçon à son successeur.


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pouvoir de ra8
Ecrit par leroa , 05 avril, 2008
merci madagasikara-soa de nous relater toutes ses infos, Mme et Mrs nous sommes face a un danger dressont nous contre ce régime qui met en péril notre democratie et qui souhaite nous désunir Mme et Mrs mettons en oeuvre nos effort en commun afin d'ebranler ce régime


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Boycott des produits Tiko
Ecrit par Fanja , 05 avril, 2008
Comment lutter contre le dictateur?
On peut toujours l'étrangler au niveau économique, l'attraper là où cela peut lui faire mal:

QUE PERSONNE N'ACHETE PLUS LES PRODUITS TIKO AFIN DE CONTESTER CONTRE TOUT LE MAL QUE REPRESENTE CET HOMME

Voilà une idée que j'ai puisée d'une certaine KHI-SOA qui à une époque a soutenu le dictateur!


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DEMOCRATIE EN HIBERNATION DEPUIS 6 ANS
Ecrit par Parany , 05 avril, 2008
Seuls des nantis jusque là complices d'un pouvoir qui n'a fait qu'opprimer le peuple, empêcher la liberté politique et la liberté d'expression (les journalistes en savent quelque chose pourtant) et aliéner les consciences pourraient disserter sur la mort subite d'une démocratie.

En 2002, pour empêcher l'instabilité politique à Madagascar, dans le cadre de la fameuse pacification héritée de Galliéni, des hommes ont été torturés puis tués. Aujourd'hui encore nous comptons plus de 1800 prisonniers politiques dans les prisons malgaches qui n'ont eu comme seul et unique procès le bon vouloir d'un dictateur arrivé au pouvoir en versant le sang de ses compatriotes.

L'arbitraire de ces 6 ans de règne de Bouffon 1ER serait-il juste considéré comme une longue agonie de la démocratie??




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Exact!
Ecrit par jarifa de Mahajanga , 05 avril, 2008
C'est exact! la mort de la démocratie a, depuis 2002, incité le CRN d'Albert ZAFY de ne pas reconnaitre un président usurpateur au pouvoir. Si donc le régime de rat8 a pu gouverner le pays avec incompétence et destruction, cela n'enlève en rien le statut "d'usurpateur" qu'il incarne.

Et tout ceci (c'est très bien que Madagascar tribune, et beaucoup d'autres, l'ont enfin compris) justifie et rend légitime la TRANSITION prôné par le CRN: Ressuciter cette démocratie!
Raison pour laquelle la presse et toute la société civile se doivent de déployer leurs efforts pour soutenir l'action du CRN visant à réinstaurer la démocratie à Madagascar.


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Tribune ne s'en aperçoit que maintenant?
Ecrit par Fanja , 05 avril, 2008
Ne m'en voulait pas de critiquer cet article de Tribune intitulé AVIS DE DECES.
A moins qu'on ait pu garder le Razana pendant 6 ans avant de se décider à publier la mauvaise nouvelle.
L'arrivée de Bouffon 1er marque un tournant historique. C'est la première fois qu'un malgache arrive au pouvoir en ayant provoqué une vraie guerre civile et en utilisant la torture comme moyen de coercition. Et dire que la démocratie est morte seulement le 4 avril 2008, peut-on vraiment croire lorsqu'on vit sous le règne de Bouffon 1er que cette dernière a pu hiberner pendant 6 ans.
TRIBUNE SE REVEILLE POURQUOI? COMMENT?



Avis de décès
mercredi 2 avril 2008, par R. C.


Les nouveaux sénateurs seront là dans J-18. Plus précisément les 33 sénateurs Tim. Aucun suspens, aucune incertitude, le parti présidentiel dominera outrageusement la chambre haute. Cette nouvelle configuration du sénat consacrera la domination du président de la République dans tous les rouages du système. Dès lors, on peut écrire l’avis de décès du pluralisme politique et de la pluralité des idées dans ce pays. Une entité dira, à peu de chose près :

Il a plu aux dieux de la politique de rappeler à Anosikely et à Ivandry, seulement et uniquement, les nouveaux sénateurs issus du Tim.

De la part d’Ambohitsorohitra et d’Iavoloha
De la part d’Ankorondrano
De la part des grands électeurs des 22 Régions- (voir carte de Madagascar)
De la part des 147 nouveaux conseillers régionaux
De la part des 1517 maires nouvellement élus

Le couronnement sera communiqué ultérieurement.
Pas d’ouverture, pas d’indépendants
Uniquement des chrysanthèmes

« Ne crains pas, crois seulement ».
(Marc 5, 36)

Ci gît la démocratie !






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Hasbeen !
Ecrit par BVRP , 04 avril, 2008
Je dirais que la plupart sont des bourgeois défroqués, ils ne leur restent que le titre, si cela veut encore dire quelque chose.

Ils sont pitoyables, à la traine de la modernité, engoncés dans leur tradition poussiéreuse et dépassée. On leur donne de l'importance, mais ils ne le méritent pas, car ce sont des boulets pour la société, des freins qu'il faut enlever et remettre à leur vraie place.

Il n'y a aucune fierté à faire partie de leur monde, la preuve en est de ce qu'ils ont fait de la ville, siège de toute leur histoire et symbole des valeurs qu'ils tentent d'imposer aux autres.

Voilà à quoi en est réduit Antananarivo : 3e ville la plus crasseuse de la planète !

Cette image à elle seule prouve l'état de décadence de ceux qui prétendent être de la race supérieure, de ceux qui prétendent être l'alpha et l'oméga, de ceux qui prétendent faire et défaire les pouvoirs à Madagascar.

Sarko disait qu'il voulait nettoyer las banlieues à coup de karcher. A Madagascar, il faudrait commencer par le haut, là où résident les pseudos élites ; cette vermine qui contribue par ses règles et ses combines désuètes à maintenir un facho à la tête de l'État.


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Qui veut piéger RAVALOMANANA ?
Ecrit par Ramahatra Martine , 04 avril, 2008
Au bal des bouffons tout le monde a un masque mais on reconnaît du premier coup d'oeil l'autre!

Les tapettes mises en place pour piéger RAT8 servent d'abord à attraper ceux qui l'ont posées mais ensuite elles finiront bien par faire tomber le rat.

Il suffit de lire les médias qui sont pro facho pour se rendre compte que lors de ce dernier bal tout le monde a un poignard dans la poche et qu'au nom du fric et de la cupidité dont seuls les bourgeois des Hauts Plateaux connaissent les règles ils vont bientôt s'entretuer.




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Tsiokavao version ravalomanana
Ecrit par BVRP , 04 avril, 2008
La vérité est toute simple : Ils font tout ce qu'ils peuvent pour protéger leur beefsteak !

Pour ça, ils s'abaisseront jusqu'à racler le sol, exhumant tout ce qu'ils pourront exhumer, inventant des histoires invraisemblables pour paraitre encore plus crédible.

Ils ne font pas de l'info, cela se saurait, il s'agit plus d'un média qui répond à la voix de son maitre et dont les rubriques rappellent plus celles des chiens écrasés, que ce que l'on peut attendre d'un journal sérieux au service d'une information sérieuse.

Ils font plus pitié qu'autre chose et un recyclage serait salutaire pour eux !

C'est un peu le Tsiokavao version rat8 et on sait comment ça a fini ...


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Fini de jouer
Ecrit par Goré , 04 avril, 2008
Le quotidien est trop bête! Ils ignorent que le danger imminent pour ravalo ne vient pas du CRN mais de son propre camp.
Au contraire, ce sera le CRN qui va encore pouvoir le sauver non pas du pouvoir mais d'exister politiquement.


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Touché!
Ecrit par jarifa de mahajanga , 04 avril, 2008
Le régime, par le biais de sa porte plume, vient de faire savoir combien l'article ci-dessus a désarçonné le clan RAT.
Ils sont venus à admettre, enfin et malgré eux, que rat8 n'est point un héritier du MDRM.
Donc là je tire mon chapeau pour madagasikara soa pour avoir ainsi pu "faire revenir à la raison" (seulement en un temps très court) les fanatiques TIM comme le "quotidien". C'est pour vous dire combien ces gars là sont très vulnérable même s'ils jouent le "Hercule de foire" pour cirer les chaussures de rat8.


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Gesticuler?
Ecrit par Fanja , 02 avril, 2008
Je n'y connais rien en politique cependant à mon humble avis les militaires font de la gesticulation mais n'iront pas plus loin. Est-ce une bonne chose d'éviter la prise du pouvoir par les militaires au bout de 6 ans de dictature? La réponse pour moi est "DA".
D'ailleurs aujourd'hui plus personne ne remet sur le tapis la conversation sur le retour des "exiles". Là encore mystère sans glace ni chocolat.
On dit que la vie est dure pour eux en France, ce qui fait que beaucoup d'entre eux souhaitent retourner au bercail. Mais qu'est-ce qui les attend au pays?


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...
Ecrit par BVRP , 02 avril, 2008
Les activités du fils du Premier ministre, Rabemananjara, illustre parfaitement les propos de l'article de Madagasikara Soa.

En plus de réviser l'histoire, ils se complaisent dans l'hypocrisie la plus abjecte.

La France et le PADESM sont soi disant leurs bêtes noires, or finalement il ne s'agit que d'un prétexte pour exclure l'opposition du débat démocratique et pour dissimuler des activités louches avec des opérateurs étrangers.

La colonisation intérieure est bien en marche et détruit tout sur son passage !


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Sans pitié!
Ecrit par SP , 01 avril, 2008
Soyons clair une bonne fois pour toute! Sans pitié pour rat8 et ses sympathisants. Qu'ils règlent leur compte entre eux, mais de toute façon, une sanction exemplaire et historique doit être affligée à rat8 et à sa clique.
Sa seule et dernière sortie sera l'acceptation sans condition de la Transition. Autrement,la justice se fera plaisir de s'occuper de son cas.


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Des nouvelles venues tout droit du pays sur Bouffon 1er et son régime
Ecrit par Fanja , 01 avril, 2008
Conjoncture politique

Qui veut piéger Ravalomanana ?
mardi 1er avril 2008, par RAW


Le pays est en train de traverser une véritable zone de turbulence. Notre tableau déjà fortement noirci par un malaise social est troublé par des signes de très mauvais augures. Il n’y a rien de bon à l’horizon quand de fortes suspicions de coups d’Etat dominent l’actualité nationale. Quand des bruits de bottes se font entendre, le danger est à un pas de nous. Le péril nous guette à la porte. Depuis la réélection du Président de la République en décembre 2006, il existe une véritable série d’actes et de comportement du régime qui sont aux antipodes d’une gestion rationnelle des affaires nationales. On a même l’impression quelquefois que le régime est devenu masochiste volontaire ou par inexpérience politique.

Un malaise incroyable
L’équipe au pouvoir doit comprendre quelques faits importants qui la concernent. Cette équipe se comporte encore comme dans sa période d’ascension où elle a bénéficié d’une popularité inouïe. Tout était permis à l’époque. Ravalomanana a chassé du pouvoir une bonne partie de ses compagnons de lutte. La population ne lui a pas donné tort mais l’applaudit. Par contre, en un mandat seulement, le régime a bouffé tous ses crédits populaires. La paupérisation ambiante, la recrudescence de l’insécurité urbaine et rurale, le fossé béant entre les riches et les pauvres, le comportement blessant de cette nouvelle oligarchie nationale et étrangère qui accapare toutes les richesses nationales ne font que renforcer au fil des jours et des semaines un malaise social incroyable qui n’attend qu’un détonateur pour exploser. Dans cette ambiance délétère, quelques barons du régime et du parti attisent la colère. Peut-être quelquefois, ils ont raison au nom des discipline et principe mais ils doivent savoir que bien des fois, la raison mène aussi directement à la porte de l’erreur par incompatibilité des circonstances et des gestes.

Deux exemples flagrants, dont celui de Rajemison Rakotomaharo
Nous prenons deux exemples importants. Le premier concerne le pouvoir et les catholiques. Est-ce que le pouvoir trouve qu’il est temps d’engager le rapport de force avec l’église catholique parce que le nouvel Archevêque d’Antananarivo garde une certaine distance vis-à-vis du pouvoir en évitant l’imbrication étroite d’antan ? D’incroyables représailles que personne n’ignore depuis l’année dernière.

Le deuxième exemple est au sujet de Rajemison Rakotomaharo. Tentative de suppression du Sénat de la constitution, rétrogradation dans l’ordre protocolaire manigancée par le gouvernement de Rabemananjara pour le blesser davantage, le maltraiter au sein du bureau politique en l’écartant des grandes séances de prise de décision, le remplacer à la tête du Sénat par Yvan Randriasandratriniony tout en acceptant sa candidature à Analamanga pour mieux l’humilier. Le péché mortel de Rajemison Rakotomaharo, c’est d’être un homme d’ouverture et de dialogue. Il est devenu l’homme à abattre et on l’accuse d’accointances avec le CRTIM. Ravalomanana est-il à l’origine de ces deux très mauvaises pratiques politiques ? On est tenté de répondre par l’affirmative.

L’oligarchie propose et le président dispose…
On laisse circuler les informations selon lesquelles, quelques membres de la nouvelle oligarchie au pouvoir proposent et le Président de la République dispose et on piège ce dernier de cette manière. Le TIM et le Régime font déjà l’objet de rejet à répétition et on pousse davantage Ravalomanana vers l’erreur pour exacerber la colère des citoyens en général et de la population de la capitale en particulier. C’est cette dernière qui fait et défait le pouvoir depuis toujours. Cet entourage du Président de la République n’est pas sans savoir que ces deux sujets importants risquent d’égratigner très fort l’image du régime en cette période trouble. Cette méchanceté à l’égard de l’église catholique et de Rajemison Rakotomaharo va se constituer dans un délai à très court terme en un point de départ d’un lendemain incertain pour les affaires nationales. À n’en pas douter, Ravalomanana est en train d’être piégé par son propre entourage !




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BRAVO pour cette article c'est trés SOA
Ecrit par chanbin , 31 mars, 2008
-pourquoi depuis tout ce temps les intellos!!!! côtiers n'ont pas réagis

-il a fallu attendre cette article de haut niveau intellectuel pour rétablir la vérité, merci beaucoup à l'équipe de madagasikara soa.

c'est un article qui mérite d'être archiver pour le futur.


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Attention un virus dans l'adresse de site de ZAFIMALATA
Ecrit par Fanja , 31 mars, 2008
N'ouvrez surtout pas cette adresse du site c'est pour vous infectez. Si le gestionnaire de ce site peut effacer rapidement ce message!!

Merci pour les forumistes


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Ecrit par Mahafoaka , 31 mars, 2008
Ni Merina Ambaniandro, ni Tanindrana (Tany Indrana), je suis Gasy et remercie La Rédaction.


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Pourquoi s'auto-détruire?
Ecrit par Parany , 30 mars, 2008
Les gens du Tim se sont auto-flagellés le samedi 29 mars car ce jour là, après avoir très long temps détesté les noirs au point de les appeler "maizina", ils se sont rendus à l'évidence qu'ils étaient aussi des noirs, refusés dans certaines entreprises à Paris et condamnés à passer leur vie à écrire sur leur site.

L'idéologie raciste a ses limites.


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Constat
Ecrit par Karl , 30 mars, 2008
Ce que je trouve risible, c'est la réaction des extrémistes du Tim. Une simple mise au point historique les a fait sortir de leur gong.

Le pire c'est qu'ils se défendent d'être racistes, mais quand on lit leurs réactions, tout le monde en prend pour son grade : Les Français sont des démons, les Noirs (donc tout ce qui ressemble de loin ou de près à un non merina de la race pure et supérieure) sont des démons, tous ceux qui osent remettre en cause l'ordre établi sont des démons, et tous ces démons n'auraient qu'un seul objectif : Détruire les Tim, détruire rat8 et partant, détruire la race supérieure et pure qu'ils prétendent incarner.

C'est sûr qu'il ne faut pas faire d'amalgame, et d'ailleurs beaucoup de personnes modérées commencent à réagir à la mise au point de Madagasikara Soa. Mais même ces personnes sont rabrouées et insultées par les extrémistes qui pullulent sur tous les forums de discussion.

En gros, tout comme rat8 mène une politique de pensée unique, il faudrait également que dans tous les autres domaines ce soit pareil. Seuls les Tim et les extrémistes auraient le droit de s'exprimer et d'imposer leur point de vue.


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Pure perte
Ecrit par Miss Dollar , 30 mars, 2008
Bien sûr, la prise de pouvoir de rat8 en 2002 s'appuyait sur cette idéologie. Toute sa gouvernance continue de s'appuyer là-dessus.

Les effets d'annonce sur le développement des provinces et des régions, c'est juste de la diatribe marketing, il est obligé de le faire pour justifier le fait que les seules véritables ressources naturelles du pays se trouvent justement en province et que pour continuer à s'enrichir lui et sa clique, ils sont obligés de mettre la main dessus (QMM/RIO TINTO, Madagascar Oil etc.).

Les colons avaient leurs supplétifs, rat8 a également les siens, le cas le plus probant concerne la ville de Tamatave, qui après avoir été nettoyée méthodiquement et politiquement au karcher, a vu s'installer les fameux supplétifs. Aujourd'hui la ville est sous contrôle, de la Mairie jusqu'au Port.

Il n'y a derrière tout cela aucune idée de développement, ni sur le court terme, ni sur le long terme. Ici, la politique ne sert que les intérêts économiques et hégémoniques d'un tout petit groupe. La situation économique et sociale du pays tout entier le prouve par ailleurs.

La vérité c'est que même si tous les Malgaches devenait subitement des TIM, ce n'est pas cela qui les fera sortir de la misère. On en a également la preuve avec tous ces élus TIM qui de l'Assemblée nationale, dans les Mairies, dans les Fokontany et partout ailleurs, sont majoritaires. 6 années que cela dure, et toujours rien de probant à part des dépenses inutiles, des gaspillages à tous les étages et des bailleurs de fonds qui continuent d'injecter des fonds en pure perte.


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La mise à mort de l'idéologie raciste
Ecrit par jarifa de Mahajanga , 30 mars, 2008
La lutte contre l'obscurantisme véhiculé par les partisans de rat8 engrange davantage de succès. Actuellement, rat8 fait l'unanimité contre lui. Désormais, l'histoire de Madagascar rentre dans sa phase de "réparation". Et la connaissance par les malgaches de l'histoire de leur propre pays, les aidera à atteindre plus facilement le développement.
Ce qui est révolutionnaire en soi c'est le fait que c'est toute "l'idéologie" raciste et savamment entretenue depuis longtemps qui est entrain de rendre son âme. C'est qui est donc une très bonne chose pour Madagascar et sa population.


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Le 29 mars 2008: une journée noire pour le TIM
Ecrit par Fanja , 30 mars, 2008
Les membres du TIM ont auto-bombardé leur site le 29 mars.
Les raisons n'ont pas été données par les gestionnaires de ce site, ils sont de retour sans aucune explication, comme Bouffon 1er leur Chef adoré ils n'ont toujours pas la culture de la transparence.
Cependant, des informations ont été diffusées sur le net pour expliquer l'auto-destruction momentanée de leur site: la peur à l'égard d'un dénommé TAKAITRA. Ce dernier a eu la prudence d'intervenir à l'heure malgache, donc son post a été lu le 29 mars par une multitude de personnes.
Aujourd'hui on apprend que Moramora ihany et ses co-imbéciles se sont heurtés la tête contre le mur. Allez savoir pourquoi???


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Autisme ...
Ecrit par Robin the wood , 29 mars, 2008
Ce qu'il y a de pathétique, c'est la façon dont certains extrémistes essayent de se justifier. Même pris la main dans le sac, ils tentent encore la pirouette du mensonge éhonté, du révisionnisme patenté.

Je crois vraiment qu'il y a quelques chose de génétique dans tout cela, ce n'est pas possible autrement. Peut-être un problème de consanguinité à force de se prendre pour le peuple élu et la race supérieure. Certains autistes sont comme ça, très forts dans un domaine très précis, mais complètement dans les vap's pour tout le reste.

Le TIM, une nouvelle forme de mongolisme, peut-être bien finalement ...