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Ces opposants qui n'ont d'opposants que le qualificatif Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
(28 votes)
Écrit par La Rédaction   
17-05-2008
La multiplication des effets d’annonce, les déclarations diverses et variées qui continuent mécaniquement de prédire une amélioration certaine, à force de travail et d’obstination, ne réussissent visiblement pas à faire baisser la tension, ni à rassurer cette frange de l’opinion publique - marginalisée et largement majoritaire - sur son sort.

Un sort, il est vrai, peu enviable, doux euphémisme au vu de ce qu’elle doit endurer de la part des « princes » qui disent gouverner et vouloir le bien de Madagascar, et qui entre autres tares, continuent malheureusement de perpétuer cette fâcheuse habitude qui consiste à se servir d’abord et de n’accorder les restes, quand il y en a, qu’au compte goûte et sous certaines conditions, à la masse grouillante des nécessiteux, des indigents et des miséreux, qui constituent malheureusement la quasi-totalité de la population malgache.

Ce contexte fortement déséquilibré, où les inégalités battent tous les records, est naturellement favorable à l’émergence d’une opposition forte et soudée, que la majorité, même bâillonnée, appelle d’ailleurs de ses vœux les plus profonds.

Encore faut-il s’entendre sur le terme « opposition », sur son utilité, ses composantes, ses objectifs, ses principes et les valeurs qu’elle est sensée défendre.

Cette mise au point est nécessaire car la situation actuelle nous enseigne que ce qui paraît être une évidence ne l’est pas forcément pour tout le monde. En effet, au lieu de réaliser l’unité tant attendue et tant souhaitée, deux entités distinctes semblent vouloir s’attribuer le rôle d’opposant au régime en place.

D’un côté nous avons le CRN (Comité de Réconciliation Nationale) dirigé par l’ancien Président de la République, Albert Zafy, et de l’autre, une sorte de coalition de circonstance, dénommée Plate-forme de l’opposition, au sein de laquelle, on trouve plusieurs entités dont les plus connues sont dirigées par Herizo Razafimahaleo pour le LEADER FANILO, Marson Evariste pour le RPSD, Pierre Houlder pour l’AREMA (tendance Pierrot Rajaonarivelo), Maurice Beranto pour le FIDEM ou encore Lahiniriko Jean pour le PSDUM.

Nous ne serions pas suffisamment précis, si nous ne présentions pas les différences fondamentales qui caractérisent ces deux tendances.

Si le CRN a toujours soutenu les mêmes positions, notamment en prônant une rupture totale avec le régime, ne reconnaissant pas le statut de Président de la République à Marc Ravalomanana, militant pour la mise en place d’un processus de Transition démocratique pour mettre un terme aux dérives autocratiques largement constatées et appelant à une réconciliation entre les Malgaches, suite aux graves événements de 2002 ; Il ne résonne pas le même son de cloche du côté de la Plate-forme, qui dans un style assez désuet et absolument sans rapport, avec la situation tendue que connaît le pays, se proclame d’abord comme une entité « modérée » (sic) et qui agit d’une façon quelque peu ambiguë, sans véritables objectifs ni principes clairs; En tout cas pas à celle qui sied à une opposition au fait des pratiques brutales d’un chef de l’État et d’un régime tout puissants, pratiquant l’exclusion et les brimades sous toutes ses formes, contre ceux qui osent s’opposer à son pouvoir.

De ces deux entités il est objectif de dire que seul le CRN a un discours franc et engagé et nous allons voir pourquoi.

L’organisation de Zafy Albert part d’un constat simple : Le régime de Marc Ravalomanana a largement démontré en six (6) ans de règne, qu’en matière de gouvernance, nous étions en présence d’un modèle dictatorial, fait d’exclusions de toutes natures, source de conflits latents et explosifs, le jour où les limites du supportable seront atteintes.

Pour prévenir une nouvelle crise qui risque de voir s’affronter des forces incontrôlables du fait du nombre incalculable de provocations, généralement à l’initiative de ceux qui soutiennent aveuglément le régime en place, et encouragées par ceux qui détiennent les rennes du pouvoir, le CRN avait commencé par proposer de réconcilier les Malgaches entre eux, sous la forme d’une conférence pour la réconciliation nationale, selon les modèles expérimentés par l’Afrique du Sud et le Rwanda.

Évidemment, cet appel à la réconciliation s’est attiré les quolibets de ses détracteurs, au rang desquels on trouve les partisans fanatisés du régime, ce qui n’a rien d’étonnant en soi. Par contre, il se trouve également, de façon plus épisodique, que d’autres entités ou organisations fassent connaître leur position sur le sujet, soit en adoptant une attitude neutre, soit en formulant des arguments clairement dictés par des considérations partisanes et opportunistes. Bref, il semblerait que tant que l’on ne soit pas au pied du mur, et que tant que le sang n’aura pas coulé, comme ce fut déjà le cas à plusieurs reprises à Madagascar, notamment durant la crise de 2002, les détracteurs du CRN, préfèrent balayer d’un revers de la main cette proposition.

Partant de ce constat où l’irrationnel le dispute à la naïveté et à l’attentisme, et face à la dégradation continuelle du contexte politico social, le CRN a décidé de franchir un autre cap en proposant d’adopter un processus de Transition démocratique visant à mettre un terme à la déviance grave adoptée par les gouvernants actuels, qui se sachant rejetés par une très grande majorité des Malgaches, se retrouvent dans l’obligation de fouler au pied tous les principes démocratiques pour se maintenir par la force au pouvoir.

Entre autres exemples des dérives graves constatées par tous - des partis politiques victimes du système jusqu’aux organisations de la société civile - les multiples fraudes électorales avérées et pour lesquelles les complicités des juges électoraux dépassent l’entendement et qui, à bien des égards, sont une véritable insulte envers les citoyens qui se voient littéralement déposséder de leur droit au libre choix de leurs représentants élus.

C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles le CRN s’est également toujours opposé à toute participation aux élections organisées par le régime en place. En effet, il n’y a pas de petite ou de grande fraude, car à chaque consultation, des Présidentielles jusqu’aux Municipales, les mêmes moyens de détournement sont mises en action par le régime, qui verrouille, d’un bout à l’autre de la chaîne, chacun des processus menant à la promulgation des résultats, qui comme on s’en doute et comme on peut le constater, a fait du TIM, le parti unique qui contrôle la totalité des institutions malgaches.

Là encore, les propositions du CRN dérangent visiblement ses détracteurs, qui rivalisent de pirouettes et autres esbroufes, pour démonter la logique qui guide les actions de l’organisation dirigée par Zafy Albert.

Les plus virulents sont toujours les mêmes, ce fatras de fanatiques imprégnés d’un fort relent raciste et xénophobe, généralement localisés dans la capitale, Antananarivo, et mobilisant toutes leurs troupes, faisant montre de tous leurs sentiments extrémistes, se servant de tous les moyens médiatiques, et s’appuyant sur tous les lobbies qui vont des clans politico familiaux jusqu’aux alliances contre-nature, on s’en doute, toujours dictées par la seule peur de se voir déposséder du pouvoir au sens ethnique du terme.

Encore une fois, que les partisans de Marc Ravalomanana se mobilisent pour contrecarrer la stratégie du CRN, cela se comprend. Mais que des « prétendus » opposants, comme les membres de la Plate-forme, s’y mettent également et y vont de leurs attaques parfois personnelles contre la personne de Zafy Albert, là il devient légitime de se poser des questions sur les véritables motivations et objectifs de ces gens.

Évidemment, pour se donner de la consistance et un semblant de respectabilité, les leaders de la Plate-forme aiment à se définir comme des modérés, respectant la légalité, sous entendant du même coup que le CRN n’est non seulement pas respectable, mais qu’en plus, il agirait dans l’illégalité et de façon radicale.

Toujours est-il que ceux que l’on peut qualifier clairement d’opportunistes, se fendent de temps en temps de reproches contre le régime, allant même plus loin en décidant de boycotter d’un commun accord un certain nombre de consultations électorales organisées par le régime en place.

En effet, la Plate-forme n’est pas à une contradiction près, car si on examine à la loupe ses diverses stratégies adoptées jusqu’ici, l’on se rend compte que les volte-face sont une véritable spécialité de ce côté-là de l’opposition, si tant est que l’on peut encore les qualifier d’opposants.

Un petit retour en arrière n’est pas de trop pour mettre à nu les agissements tendancieux de ceux qui président à l’existence de cette entité, devenue manifestement, peu encline à l’émergence d’une opposition forte et organisée à Madagascar.

La Plate-forme dite de l’opposition s’est formée à l’orée des élections présidentielles de décembre 2006. Elle disposait alors d’un certain nombre d’élus en son sein, des députés issus du LEADER FANILO et du PSDUM et des sénateurs issus de l’AREMA et également du LEADER FANILO. Ajouté à cela, de nombreux élus locaux. Cependant, depuis le raz-de-marée programmée et exécutée par le parti au pouvoir, TIM, il n’existe plus aucun élus au sein de cette entité. Ce premier constat explique bon nombre des comportements douteux des membres de la Plate-forme à l’heure actuelle.

Cependant, au moment où la Plate-forme était en position d’infliger de lourds dégâts au régime en place, il s’est avéré, qu’elle n’a jamais été capable de profiter des avantages qui lui étaient offerts. D’une part parce que ces dirigeants n’ont finalement rien de tacticien, et d’autre part, qu’ils souffrent tous du même syndrome, celui de se croire indispensable pour chacun d’entre eux, créant ainsi des conflits d’intérêts internes, symbolisés par une guerre des chefs fratricides à l’origine même de leur défaite, autrement dit, ils sont dénués « d’esprit d’humilité » pourtant indispensable pour pouvoir se remettre, parfois, en cause en cas d’échecs répétitifs.

La plus grande responsabilité de cette situation peut être attribué, sans se tromper, au LEADER FANILO de Herizo Razafimaleho, qui du fait de sa représentativité en termes d’élus sur le plan national, s’est adjugé logiquement la plus grande part dans la direction des opérations.

Les élections Présidentielles de décembre 2006 en sont l’exemple criant, avec au final une multiplication dramatique du nombre de candidats, alors même que Marc Ravalomanana se trouvait déjà dans une position délicate au vu de son impopularité grandissante auprès de l’électorat. Poussé par ce constat, la plupart des poids lourds de la Plate-forme y ont vu une chance personnelle de battre Marc Ravalomanana, or il n’en fallait pas tant pour assurer ce dernier d’une victoire sans concession, non pas à la régulière comme aime à le faire croire la propagande, mais toujours avec l’aide salutaire des fraudes massives.

L’organisation de celles-ci s’en trouvait plus simple du fait du nombre élevé de candidats à qui l’on pouvait tailler des pièces entières en matière de votes en leur faveur, sans que cela ne se voit sur la totalité des résultats.

Échaudée par cette déconvenue, la Plate-forme décida alors d’affronter les législatives anticipées en rang plus serré, par l’entremise d’une candidature unique dans chaque circonscription. Cependant, il n’a pas été tenu compte des spécificités locales, et le casting organisé par la Plate-forme s’est avéré être un vrai désastre tactique. La stratégie se basant uniquement sur les scores obtenus par les différents leaders des différents partis politiques agissant au sein de la Plate-forme et ayant participé aux élections Présidentielles. Se basant sur ce raisonnement, là où par exemple « LAHINIRIKO » (ou Herizo Razafimaleho ou Roland Ratsiraka…) avait obtenu plus de voix que les autres entités politiques, un candidat de ce parti était présenté, passant outre les sensibilités locales, se contentant d’un parachutage évidemment très préjudiciable.

À ce petit jeu, démontrant toute la légèreté tactique de la Plate-forme, Marc Ravalomanana y a opposé toute sa machine de guerre en termes de fraudes électorales, qui au fur et à mesure des scrutins, se sont perfectionnées et se sont imposées comme un standard devenu incontournable et pour lequel, il est tout simplement impossible de s’opposer. Même si par réflexe de survie, les membres de la Plate-forme ont essayé de dénoncer celles-ci, ils l’ont fait non pas avant les scrutins en informant et en mobilisant l’opinion publique, surtout en s’assurant d’une bonne organisation de leurs candidats face aux fraudes auxquelles ils allaient forcément être confrontés, mais toujours après coup, une fois que les résultats ont été validés par les larbins au service de Marc Ravalomanana comme la HCC (Haute Cour Constitutionnelle), pour qui toutes les réclamations des membres de l’opposition sont passées, sans exception, à la trappe. Cerise sur le gâteau, le seul candidat élu et issu de la Plate-forme sur l’ensemble des circonscriptions, s’est aussitôt déclaré comme non opposant au régime. C’est dire le degré d’engagement et le niveau de lâcheté cultivés de certaines personnalités se prétendant de l’opposition.

L’erreur de la Plate-forme est d’autant plus regrettable, que ces législatives anticipées ont démontré que les électeurs, malgré les multiples intimidations, ont bravé le pouvoir et ses représentants en votant pour des candidats autres que ceux qui ont été imposés par le régime. Beaucoup ont obtenu des scores honorables, battant même à plate couture les candidats uniques de la Plate-forme. C’est la preuve du manque de discernement et d’efficacité de ceux qui prétendent incarner une opposition modérée et légaliste vis-à-vis du régime en place.

Toujours est-il que constatant leur impuissance devant le système mis en place par le régime et à l’approche des Municipales, la Plate-forme décida contre toute attente et en parfaite contradiction avec ce qu’ils sont sensés incarner en tant qu’opposants (modérés et légalistes obligent…), de boycotter le scrutin en question.

Avec cette décision catastrophique qui confirme la légèreté des stratégies adoptées par la Plate-forme, celle-ci a atteint le fond et s’est discréditée auprès de l’opinion. Cependant, certains acharnés ont tout de même décidé de se lancer dans la bataille, en prenant la précaution de se déclarer comme des indépendants, des politiciens sans étiquettes. Si on peut saluer leur courage, il ne faut pas oublier de leur rappeler quelques règles de base qui n’ont pas échappé aux observateurs, pas même aux électeurs que l’on a trop tendance à prendre pour des idiots, car indépendant veut surtout dire, sans parti, donc sans projet, donc sans soutien.

Ceux qui ont endossé l’habit d’indépendants, mais qui étaient issus de partis existants pour contourner le mot d’ordre du boycott, n’ont fait qu’aggraver la situation, en divisant une nouvelle fois les voix des électeurs ; Affaiblissant du même coup l’ensemble de l’opposition, mais également ceux qui effectivement se lançaient peut-être pour la première fois, poussés par leurs concitoyens à le faire, à se présenter à ce scrutin.

Bref, nous sommes véritablement en présence d’une anomalie comme en connaît depuis toujours la classe politique malgache. Les multiples échecs ne semblent pas leur servir de leçon. Incapables ils ont été de ressentir les attentes de l’opinion, aujourd’hui, ils continuent d’agir comme atteint par une forme d’autisme politique aussi grave que celle qui touche le régime de Marc Ravalomanana.

Ils se posent en donneur de leçon, alors même qu’ils n’acceptent pas les conseils avisés de ceux qui plus pragmatiques, connaissent le terrain et savent deviner ce que l’opinion attend réellement des opposants.

À l’image de quelques figures de proue de la Plate-forme, dont certains sont à l’origine de bon nombre de leurs propres échecs et, autant dire, de ce que représente cette aile de l’opposition, ils continuent de se conduire comme des éléments indispensables alors que le bilan de leur parcours politique ne rassure pas sur leurs véritables capacités. Comment voulez-vous alors donner du crédit à des gens qui passent leur temps à guerroyer entre eux pour désigner qui sera le chef, si même quand ils en ont eu les opportunités, ils ont été incapables de battre le régime en place.

Aujourd’hui que le système est complètement verrouillé, que la dictature de Marc Ravalomanana donne toute la mesure de sa puissance, ces caricatures de politiciens veulent prôner la légalité et la modération, un comble et un manque de courage qui nous fait dire, que définitivement la Plate-forme de l’opposition n’a rien de ce qu’elle prétend être. Tout au plus, l’on pourrait tenter de croire qu’elle rassemble en son sein un ramassis d’opportunistes, qui, certes, aimeraient bien voir Marc Ravalomanana déguerpir de sa place, mais ne sont pas prêts à s’engager dans une bataille dont ils ne connaissent pas l’issue, et pour laquelle, ils auraient certainement bien aimé déjà discuter et monnayer les places d’honneur, alors que le signal de l’assaut n’a pas encore été donné.

Bien sûr, ils peuvent toujours espérer battre Marc Ravalomanana à la « régulière » (re-sic) en 2011, le scénario des Municipales à Antananarivo les conforte dans cette idée. Cependant, Antananarivo n’est pas Madagascar, et qu’à force de tout ramener à leur petite personne, à leur petit clan et à leurs petites habitudes de toujours vouloir tout s’accaparer, ils oublient que la décision peut se faire ailleurs, aussi radicale et aussi brutale qu’elle l’a été jusqu’à maintenant dans cet endroit. Pire, on peut légitimement s’interroger sur le sérieux d’une telle stratégie lorsque que ceux qui appellent à un boycott des élections organisées par un régime dictatorial, sont ceux-là mêmes qui, pour dénigrer une frange de l’opposition, persistent à déclarer urbi et orbi qu’ils n’acceptent que la « voie électorale » comme unique moyen de chasser cette même dictature.  

C’est peut-être la crainte de la perte de ce monopole qui pousse ces thuriféraires à manier la langue de bois, à dénigrer le CRN et Zafy Albert et tous ceux qui s’opposent de façon claire au régime despotique actuel, qu’ils savent au fond d’eux-mêmes, capable de fédérer au-delà des frontières à l’intérieur desquelles ils comptent indéfiniment décider de l’avenir des Malgaches et de Madagascar.

La Rédaction 

Hits: 711
Commentaires (10)add
Quels résultats?
Ecrit par Martine RAMAHATRA , 20 mai, 2008
De cette manière ils ont laissé durer la dictature un jour, une semaine, un mois, une année de plus encore.

Assez!



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Ce dilemme illustre bien la situation et le comportement de nos politiciens...
Ecrit par Parany , 20 mai, 2008


" À l'équilibre, chacun des prisonniers choisit de faire défaut même s'ils gagnaient à coopérer. Malheureusement pour les prisonniers, chacun est incité à tricher après avoir fait la promesse de coopérer. C'est le cœur du dilemme."





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Nash l'a démontré...
Ecrit par Fanja , 20 mai, 2008
...l'équilibre coopératif est socialement supérieur à la stratégie "samy maka hoazy".

Nous sommes confrontés à un dilemme du prisonnier spécifiquement malgache.



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Pearl Harbor
Ecrit par Banzai , 19 mai, 2008
Lorsque les japonais au sommet de leur gloire avec la technologie d'armement, en 1941 s'est permis d'attaquer les flottes américaines à Pearl Harbor, il se croyait bien invincible alors qu'ils ignoraint qu'un grand tournant de l'histoire se dessinait.

Pourtant, une phrase de l'amiral japonais, auteur de l'attaque, suffit pour comprendre, après la destruction de Pearl Harbor, le regret (qui arrive toujours en retard) et l'erreur du japon: "Je craint, disait l'amiral, que notre attaque à Pearl Harbor n'a finalement fait que réveiller un Géant qui dort".
Ambava homana! On verra la suite!


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Message ...
Ecrit par Death Note , 18 mai, 2008
Effectivement, le nombre de personnes révoltées par ce qui se passe dans leur pays Madagascar, par le comportement indécent des dirigeants, par les conditions de vie des personnes qu'ils avaient connues en bien meilleure situation il y a quelques années encore, et aujourd'hui comparables à de véritables morts vivants, est en constante évolution.

Les discours se sont radicalisés avec un vocabulaire qui doit faire siffler bien des oreilles à la tête de ce pays.

Toutefois, on ne les entend pas ou on ne les lit pas, parce qu'ils pensent qu'il faut être un militant politique pour prendre part au débat. Or cela n'est pas du tout vrai, tout le monde peut et devrait participer. Si on arrive à neutraliser ce blocage et si on arrive à encourager les gens à s'exprimer malgré les difficultés de la langue, malgré parfois un niveau d'expression qu'ils considèrent insuffisamment élevé, les freinant à prendre part au débat ou tout simplement à exprimer leurs sentiments, il est sûr et certain que les choses et la situation évolueraient plus vite encore.

J'invite donc toutes ces personnes à prendre leur courage à deux mains, à s'affranchir des appréhensions, à s'exprimer librement, à trouver du temps malgré les contraintes de la vie quotidienne, à participer et à faire connaitre leurs idées, leurs perceptions de la situation et à faire savoir ce qu'ils veulent changer.

Ravalomanana et sa clique ne peuvent pas priver les Malgaches de leur citoyenneté et des droits et devoirs que cela leur procure. Or les droits et les devoirs se meurent si on ne les utilise pas ou insuffisamment, ce qui donne également l'occasion à tous les extrémistes et autres fanatiques du régime d'occuper largement la place.

Dans le même temps, cela permettrait de réduire les effets pervers des déclarations comme celles des membres de la plate-forme ou de certains médias, qui à chaque fois qu'ils s'expriment, donnent l'impression, qu'ils sont représentatifs de l'opinion, ce qui est évidemment archi-faux.

D'ailleurs, j'invite ces gens à aller en province s'ils en ont le courage, qu'ils aillent donc faire leur enquêtes d'opinion dans ces contrées que le régime a aujourd'hui décidé de brader et de mettre sous la coupe des multinationales. Allez donc leur demander ce qu'ils pensent de ces Philippins et de ces Canadiens et autres colonisateurs qui viennent les dépouiller de leurs richesses, la réponse sera cinglante et brutale.

Le temps n'est pas encore arrivé de briser le monopole constitué par Antananarivo, mais qu'ils ne s'illusionnent pas trop, la conscience est entrain de se construire autour du fait, qu'il y en a marre que tout soit concentré dans cet endroit (médias, vie politique, décisions etc.). Trop d'abus et trop de provocations ont fait naitre et comprendre la nécessité d'un nouvel ordre national.

Oui, Madagascar n'appartient pas ni à Marc Ravalomanana, ni à ses partisans, ni à ces multinationales de mort qui profitent de l'état de décomposition du pays pour se servir impunément sous le prétexte d'apporter le développement.

Que tous ces gens s'enfoncent bien au fond de la tête ce message !


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Ras le bol général
Ecrit par Gore , 18 mai, 2008
Le ras le bol général est constaté chez la population malgache. le régime tourne en rond. Il ne sait pas quoi faire de ses 100% d'élus. Les fonds émanant des bailleurs de fonds se tarissent sans qu'il y ait changement notable sur la vie de la population. Au contraire, la misère est proportionnelle à l'insolente richesse des dirigeants, accumulés seulement en 6ans. Tiko ramasse à la pelle les sociétés d'Etat, la dernière en date, la SOAVANIO. Les multinationales pillent à ciel ouvert le pays. Et sont même prêts à transformer radicalement le visage de Madagascar avec les 12.000 philippins qui vont oeuvrer pour la mise à sac de nos richesses minières.
Lorsque des investisseurs étrangers dépensent des milliards de dollars à Madagascar, ce n'est point pour les beau yeux de ses populations pauvres, mais pour sa poche.

Avec tout cela, on ose encore dire qu'on est modéré......Au contraire, la radicalité s'impose plus que jamais et de toute urgence.
le CRN a milles fois raison.


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A d'autres ...
Ecrit par Death Note , 17 mai, 2008
Au fait et à propos de Herizo, celui qui donne des leçons et qui tire à boulet rouge sur Zafy Albert. Ce fameux Herizo, n'a-t-il pas été ministre à l'époque de celui qu'il cherche à descendre aujourd'hui ?

N'est-ce pas toujours lui, qui sous l'ordre de son mentor, Didier Ratsiraka, a déposé sa démission illico presto, en mettant dans l'embarras le gouvernement du premier ministre, feu Francisque Ravony, et partant de discréditer le président de l'époque, c'est-à-dire Zafy Albert.

Finalement quand on fouille bien, on se rend compte que ceux qui aujourd'hui mettent le foutoir partout, sont les mêmes qu'hier, animés par les mêmes motivations puériles.

Zafy Albert a vraiment bon dos de supporter ce tas d'incapables et d'accepter qu'on le charge de toutes les approximations de ses anciens collaborateurs, qui comme Herizo, continuent de passer d'un bord à l'autre de l'échiquier politique, sans honte et sans vergogne (après avoir été ministre sous Zafy Albert, Herizo est devenu vice-premier ministre sous Ratsiraka après le coup fourré de 1996, orchestré en partie par l'autre tentouse de l'AVI, j'ai nommé Ratsirahonana - encore un fouteur de m....e qui se permet encore de la ramener aujourd'hui -).

En tout cas, l'on sait maintenant ce que vaut la parole de Herizo et ce à quoi on peut s'attendre avec le Leader Fanilo, qui comme la plupart des partis politiques malgaches, pratiquent ce sport qui consiste à faire le plus grand écart possible entre les différentes forces en présence.

Et ils appellent ça faire de la politique ! C'est juste une bande de graveleux arriérés, déguisés en pingouins et qui pensent représenter l'élite, la crème de la crème de ce qui se fait de mieux à Madagascar.

Bande de Jacky ...



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Autocritique!
Ecrit par jarifa de Mahajanga , 17 mai, 2008
Excellent! il est vrai que c'est très utile de faire parfois une autocritique. Cela permet d'avancer.
Il est devenu urgent de bien élaguer les "vrais" des "faux" opposants. J'en suis sur qu'il y a beaucoup des gens sincères au sein même de cette plate forme (comme il y a des politiciens vereux au sein du CRN) mais étant donné qu'ils soient obligés de suivre une ligne de conduite édictée par quelques têtes qui pensent visiblement plus au confort de leur retraite politique qu'au combat contre la dictature, ils se perdent et échouent.
Si le CRN a, jusqu'a maintenant, cette attitud claire et cohérente c'est grâce à ZAFY qui, a une culture absolument démocratique, et d'autres membres qui sont proches de lui. C'est pour cela que je trouve encourageant de voir des "jeunes" intégrés petit à petit le CRN, notamment en provinces, loin des médias tananariviens, car une valeur politique qui fait de ce Ray amandreny un grand homme d'Etat doit être "vulgarisée", "répandue", "léguer"...aux jeunes politiciens qui en ont le grand besoin. Surtout face à une politique d'exclusion menée par le régime de rat8.

Je pense que les articles, les textes publiés ici et là dans les journaux (de la Capitale) pour dénigrer l'action de CRN ne sont que des provocations, car tout compte fait, c'est la première fois que l'opposition maîtrise son propre "agenda" et non plus dicté par le "régime" (à voir de très près ce "bornage" à la villa Elisabeth, car je sens une odeur d'un poisson pourri qu'il s'agit ni plus ni moins qu'une façon du régime à vouloir "reprendre" la maîtrise de l'agenda du CRN, - donc, le CRN doit absolument ignorer cette agitation car ce n'est pas un local pour se réunir qui manque pour l'opposition- ).
Ne tombant pas dans le piège, le CRN fait montre qu'il ne confond pas "vitesse" et "précipitation". Mais puisque le régime cherche à reprendre la main sur l'agenda du CRN, il cré, par médias interposés, des provocations pour savoir ce que le CRN mijote, surtout sur l'étape à laquelle le CRN se trouve actuellement en matière de la mise en place de la Transition démocratique.
Donc, ne tombons pas dans les provocations journalistiques (on sait d'où vient la directive - volontaire ou par imprudence des journalistes) ni dans les "storytelling" que le régime cherche à nous raconter. Maintenons le cap, continuons à sensibiliser l'opinion (surtout nationale et régionale - loin des médias), car le "financement" ne se pose pas comme problème. Organisation, cohérence, et clarté dans les actions, d'abord, on verra bien la suite lorsque la carotte sera cuite.



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S'opposer!
Ecrit par Tohizo , 17 mai, 2008
Il faut bien sur des mises au point de temps en temps lorsque les brebis galeuses ont tendance à oublier leur devoir essentiel: s'opposer contre rat8 et sa dictature, non contre ceux qui font des pieds et des mains pour la réinstauration de la démocratie.


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Oeil pour oeil ...
Ecrit par SARU , 17 mai, 2008
Cette mise au point sans concession devenait absolument nécessaire. Et encore une fois, c'est Madagasikara Soa qui s'en charge dans un style sans tabou et direct.

En tout cas, on aura bien compris que la plate-forme de l'opposition agit de façon prémédité contre ceux qui sont sensés être du même bord qu'eux, pour le compte de qui et de quoi, chacun se fera son idée sur la question.

En même temps, on se rend compte que la bande à Herizo ne vole vraiment pas haut, que tout ce qu'on a dit d'eux s'est révélé n'être qu'un mythe que quelques médias se sont chargés de faire grandir exagérément.

Aujourd'hui, même s'ils profitent encore de ces ouvertures, ils savent qu'ils auront une riposte à la hauteur de leurs déclarations souvent tendancieuses et assassines.



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    Il est un fait que l’on ne peut occulter et des obligations pour lesquelles Madagascar ne peut pour l’instant se soustraire, il s’agit de l’asservissement, en partie volontaire, auquel le pays s’est plié vis-à-vis des Bailleurs de fonds.
  • Ces multinationales qui sèment la mort et la désolation
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    Complément d'informations
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    Dans l’imaginaire populaire, le Canada jouit d’une image aseptisée, terre d’aventure, de grands espaces, d’environnements protégés, dotée d’une population accueillante, chantre de la démocratie, destination enviée par bon nombre d’immigrants en quête de réussite sociale et de qualité de vie.

  • Année 2008 : Se révolter ou périr !
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    Madagascar, misère chronique
    Madagascar, misère chronique
    L’année 2007 a touché à son terme et 2008 s’annonce. Dans de telle circonstance, il est d’usage de faire un bilan de l’année écoulée et d’esquisser des perspectives pour celle qui arrive. En général, les vœux que l’on adresse au genre humain ont pour but de souhaiter toujours plus d’émancipation tant sur le plan économique, que culturel et social, bref tout ce qui touche aux questions existentielles.
  • Quand le storytelling se met au service d'un despote
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    Nous avons affirmé que le MAP (Madagascar action plan) constituait le « stade suprême de la médiocratie » en matière de gouvernance et qu’en conséquence et pour ne pas continuer à en subir les affres, il était devenu impératif de se « dresser » et de se « révolter » contre ce projet et ses auteurs.

    Cette prise de position découle du constat qu’en matière d’innovation, les despotes du type de Marc Ravalomanana ont pour habitude de s’approprier ce qui se fait de mieux, non pas dans le but de développer leur pays, mais pour conforter toujours un peu plus leur pouvoir.
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Aujourd'hui

Mardi, 6 Janvier 2009
06:11:55

Declaration

Info

ZAFY Albert, Président d’honneur du CRN (Comité de Réconciliation Nationale) interpelle vigoureusement Marc Ravalomanana dans une déclaration qui lui est personnellement adressé.
Tous les thèmes de la gouvernance piteuse de celui qui se prétendait être le « messie incarné » y sont abordés, et plus encore …
.
[Ecouter et consulter la transcription]

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