 Madagascar, misère chronique L’année 2007 a touché à son terme et 2008 s’annonce. Dans de telle circonstance, il est d’usage de faire un bilan de l’année écoulée et d’esquisser des perspectives pour celle qui arrive. En général, les vœux que l’on adresse au genre humain ont pour but de souhaiter toujours plus d’émancipation tant sur le plan économique, que culturel et social, bref tout ce qui touche aux questions existentielles.
Madagasikara SOA ne déroge pas à cette règle - non écrite - qui de tout temps animait, anime et animera encore les sociétés dites civilisées.
Toutefois, nous sommes convaincus que les vœux, pour qu’ils soient appréciés à leur juste valeur, ne devraient plus être réduits à de simples « formules » de politesse mécaniques et dénuées de toute sincérité. Ils devraient au contraire être le fruit d’une volonté réelle et posséder une force de conviction certaine, pour que ceux qui les formulent aient une chance de provoquer l’intérêt de ceux à qui ils sont adressés. C’est seulement à ce prix que les vœux ont une chance de se concrétiser.
Cependant, on ne peut ni souhaiter ni réclamer du changement sans faire le bilan de ce qui a été ou n’a pas été réalisé. Nous baserons donc notre bilan de 2007 sur les thèmes de l’Économie, du Social, de la Culture et enfin de la Politique.
D’entrée, on peut affirmer que le constat général est amer et sans appel.
Économiquement, le bilan peut être qualifié de catastrophique ! La misère, d’habitude évoquée pour définir le vécu des classes les plus défavorisées de la société, atteint également, depuis quelques années maintenant, les classes intermédiaires que l’on pensait, à tort, à l’abri de l’indigence. L’une des conséquences de cette contagion, c’est une disparition pure et simple des classes intermédiaires qui, autrefois, comblaient le fossé entre la minorité très riche, et la majorité qui patauge encore et toujours dans des difficultés insurmontables. La principale cause de ce phénomène est imputable au « pouvoir d’achat » de la population qui ne cesse de fondre jusqu’à tarir face à un coût de la vie qui proportionnellement ne cesse d’augmenter.
Les Malgaches ont pourtant une certaine expérience des conditions de vie difficiles, le terme « mafiady » résume à lui tout seul, toute la philosophie d’un peuple que l’on a trop longtemps ballotté de promesse de développement en promesse de développement sans pour autant avoir dépassé, à aucun moment, le stade du sous-développement.
Concrètement, on notera un taux d’inflation toujours très élevé que le régime ne semble pas être capable de maîtriser malgré toute une panoplie de bonnes intentions que l’on ressasse machinalement à chaque montée de fièvre sociale. Cela ne risque d’ailleurs pas de s’arranger si l’on continue de traiter les « problèmes » au cas par cas, sans prendre en compte les différentes interactions. Mais visiblement, même en agissant au coup par coup, cela ne simplifie pas les choses car il est clair que les ressources matérielles et financières allouées à la résolution des différents problèmes ne sont pas suffisantes. À l’insuffisance des ressources, on peut également ajouter la faiblesse et les manquements des différents responsables gouvernementaux.
Par conséquent, même les produits de base comme le riz, le sucre, le sel, l’huile ne sont plus à la portée de toutes les bourses, alors même que 70 % des revenus des ménages malgaches sont déjà consacrés aux seules denrées alimentaires.
Face à autant de déconvenues, le régime évoque entre autres la hausse du prix du pétrole sur le marché mondial. Cette affirmation n’est, certes pas, fausse pour expliquer une partie des difficultés économiques qu’endure le pays, mais Madagascar n’est pas le seul concerné par ces hausses successives du prix du baril qui atteint aujourd’hui les 100 dollars. Si dans d’autres pays, il est possible de trouver des parades efficaces, à Madagascar malheureusement on ne peut que pleurer sur son sort, car les dirigeants n’ont aucune idée de ce qu’il faut faire. Le premier réflexe consistant invariablement à solliciter toujours un peu plus les bailleurs de fonds sans jamais s’interroger sur les conséquences d’un nouveau cycle d’endettement évidemment catastrophique, à moyen et long terme, pour le pays et la population.
Signe tangible et inquiétant de la dépendance de l’État malgache vis-à-vis des Bailleurs de fonds, c’est le taux de contribution de ces derniers dans le budget de l’État pour l’année 2008 et qui atteint 45 %.
C’est la preuve que l’économie nationale n’est toujours pas capable de produire assez de richesses et de revenus nécessaires au renflouement des caisses de l’Etat. C’est également un camouflet pour les dirigeants et leurs « supporters » qui face à l’évidence, continuent de mentir effrontément sur les prétendues performances économiques du pays.
D’ailleurs comment pourrait-on atteindre un niveau de performance suffisant alors même que les règles de base de « l’économie de marché » annoncée comme la solution par les dirigeants sont bafouées par ceux-là mêmes qui l’ont érigé en modèle et ne cesse d’en faire la promotion. Prenons un paramètre comme la « concurrence » qui est généralement considérée comme un des vecteurs du dynamisme du milieu économique. À Madagascar, la concurrence est tout simplement considérée comme une menace par ceux qui détiennent les plus grosses entités productives. Les intérêts particuliers de quelques-uns ont donc vite fait d’influer sur des règles non écrites qui n’ont de chance d’être appliquées que si justement on possède suffisamment d’esprit de tolérance et que l’on soit un tant soi peu honnête dans ses agissements.
On ne peut toutefois mettre un terme à la concurrence ou à la rendre artificielle sans disposer de moyens d’intimidations suffisants. Or les seuls à disposer de tels moyens sont les dirigeants eux-mêmes. Il s’installe donc un cercle vicieux qui aboutit à des monopoles économiques ultra contreproductifs.
Le symbole suprême de ce système d’exclusion est le groupe TIKO, qui habilement s’est diversifié dans plusieurs domaines très lucratifs. Le plus souvent ces domaines se rapportent à des projets de développement financés par les Bailleurs de fonds (construction de route) ou par des groupes étrangers qui n’ont d’autres buts que de dépouiller Madagascar de ses richesses naturelles sans aucune retombée économique pour la très grande majorité (QMM/RIO TINTO, Madagascar Oil). Le problème est que le groupe TIKO appartient au Chef de l’État Marc Ravalomanana qui a fini par ériger tout un système allant de la manipulation de la justice pour faire tomber les condamnations sur ses concurrents, jusqu’à institutionnaliser la corruption pour parvenir plus rapidement à ses fins.
L’année 2007 n’a été que la continuation des années précédentes avec son lot de destitution et d’arrestation, tous plus ou moins en rapport avec les intérêts économiques des dirigeants en place. On peut citer l’arrestation et la destitution de Roland Ratsiraka en vu de faciliter et d’accélérer la prise de contrôle total de la ville de Tamatave et de son Port au profit du groupe TIKO. L’arrestation de Natacha Barday victime des mafias locales et internationales, qui contrôlent les milieux d’affaires du secteur touristique directement connectés au pouvoir en place puisqu’ils génèrent en très grande partie les rentrées de devises du pays.
Socialement, c’est également la catastrophe totale. Le dénuement et les situations de crise provoqués par les problèmes économiques touchent les familles de plein fouet. Ce sont les plus jeunes, notamment les enfants qui en pâtissent le plus, car pour soutenir leur parent et pour augmenter les revenus des ménages les plus pauvres, les enfants sont obligés de travailler.
Par conséquent, l’éducation un moment qualifiée de prioritaire ne résiste pas aux enjeux économiques. Et même lorsque les enfants vont à l’école, celle-ci n’offre pas la gratuité comme prétendue par le régime puisque le plus souvent, ce sont les parents qui rémunèrent de leur poche le maigre salaire des enseignants. Cette pratique se généralise notamment dans les provinces où la politique décidée par le pouvoir central n’a que peu d’effet.
Toujours en quête d’un revenu minimal, le phénomène de la prostitution a littéralement explosé avec au bout du compte une dislocation de la cellule familiale. Les mères n’éduquent plus leurs enfants, l’école étant devenu un rêve inaccessible, les enfants finissent également par rejoindre ce genre de filière sordide.
Ce type d’activité provoque très rapidement des situations sanitaires plus ou moins graves, or la santé est également devenue une nécessité réservée aux plus riches. La politique de santé publique n’est qu’un leurre, un verbiage habile dont l’unique objectif est d’obtenir toujours plus d’aides extérieurs. C’est le cas pour la lutte contre le SIDA dont les fonds alloués se sont pour la plupart volatilisés dans un vaste système de détournement orchestré par les responsables gouvernementaux eux-mêmes.
Au bout du compte, la jeunesse malgache se retrouve livrée à elle-même, ne sachant pas quoi faire de son avenir, n’ayant aucune perspective et se laissant aller à des activités illicites provoquant du même coup un sentiment d’insécurité de plus en plus grave au sein de la société que l’État n’a évidemment aucun moyen d’endiguer et pour cause.
Deux faits marquants illustrent parfaitement cette fuite en avant. Le premier fut cette opération qui consistait à recruter de jeunes malgaches pour aller travailler dans les centres hôteliers et de loisirs des Bahamas. Par millier les candidatures ont afflué, mais quelle ne fut pas la surprise quand cet événement s’est avéré n’être qu’un faux. La déception fut à la hauteur des grands espoirs suscités par ce qui fut présenté comme un aller simple pour l’eldorado.
Le second fait, plus politique celui-là, s’est caractérisé par l’engouement provoqué par l’arrivée en politique d’un tout jeune opérateur économique. Soutenu par une très grande majorité de la jeunesse de la capitale, celui-ci a réussi à défaire le candidat sortant du parti au pouvoir, en remportant confortablement la Mairie de Tananarive.
C’est certainement sur le plan Culturel que Madagascar a le plus perdu en 2007. D’abord par la mise en pratique forcenée d’une politique visant à infantiliser la population. À l’instar d’un certain Hugo Chavez, Marc Ravalomanana tente de reprendre la formule gagnante du populisme et de la surmédiatisation. Puisque la population n’a pas l’air de comprendre ce que fabrique le Chef de l’État, et bien le Chef de l’État s’en va leur expliquer, cela par le biais d’un rendez-vous hebdomadaire diffusé sur la Télévision et la Radio nationale.
La formule ne semble pourtant pas donner de résultat, car au lieu de fixer l’attention de la population, le président ne réussit qu’à provoquer une sorte d’overdose. Cela se vérifie à travers les différentes consultations populaires qui ont mis en exergue le rejet du parti présidentiel. La confiance n’y est donc plus et si ce n’était les fraudes massives, les intimidations, le TIM aurait déjà été mis en position de minorité.
Néanmoins, l’omniprésence du parti TIM a pour effet d’attirer un certain nombre de personnes qui, privées de leurs vieilles habitudes héritées du temps de l’ancien parti majoritaire, l’AREMA, s’efforce de reproduire ce modèle de parti unique où s’entassaient tous les parasites que compte le monde politique malgache. Les dirigeants du TIM ne s’en offusquent d’ailleurs pas, car cet engouement sert leurs intérêts. C’est d’une part le meilleur moyen d’affaiblir les autres partis en les divisant, mais aussi d’autre part, de semer la confusion dans l’esprit de la population, qui voit ses pseudos élites rejoindre inexorablement le parti le plus puissant de Madagascar.
Quand la politique devient le refuge des nécessiteux et qu’elle ne sert qu’à subvenir à la subsistance économique de ceux qui la pratique, il faut bien qu’un autre pouvoir se charge de rééquilibrer la société et de l’éclairer sur les enjeux immédiats et à venir. Généralement ce rôle est attribué aux médias, mais malheureusement à Madagascar une fois de plus, rien ne se passe comme prévu.
En effet, le dernier rempart contre la pensée unique que constituent les médias s’avère n’être qu’un simple talus, gardé par des journalistes dont la pleutrerie le dispute bien souvent au manque d’objectivité. On ne peut, certes pas, nier les différentes intimidations d’un pouvoir menaçant, cependant toujours comme d’autres pays en proie au même type de gouvernance, les médias même menacés se font un devoir de dénoncer ce qui ne va pas. Les sujets ne manquent pas en la matière, mais c’est sans compter avec la légendaire lâcheté des intellectuels malgaches qui de tout temps ont toujours préféré se ranger du côté des plus forts.
Politiquement, c’est un cimetière ! Face à la volonté du régime de vouloir imposer sa « pensée unique », nous avions déjà dit ce qu’il en était des médias. Mais alors que dire des principaux concernés, c’est-à-dire l’opposition ?
Il n’y a pas de mots assez durs pour qualifier le comportement et les agissements de cette entité purement virtuelle que constitue l’opposition malgache. Elle est tout simplement incapable de se rassembler, de former une unité bien distincte, de s’organiser efficacement. Même la force du désespoir semble les avoir abandonnés. Au niveau des idées, des propositions c’est également le vide sidéral, l’anémie congénitale. Pas une seule trace d’un projet de société, des réactions épisodiques et anecdotiques, des responsables issus d’un autre age, un style de communication antédiluvien, des spécialistes du « buzz » sans lendemain, presque aussi bon que le régime qu’ils disent combattre.
Nous savons pourtant ce que vaut réellement le pouvoir de Marc Ravalomanana, constitué d’un ramassis d’hommes politiques recyclés, perfusé et maintenu en vie par les aides internationales, coaché par des étrangers peu scrupuleux qui appliquent une politique ultra libérale en complète inadéquation avec le niveau de développement de la société malgache. Bref, un pouvoir qui n’agit et ne vit que pour préserver les acquits de ceux qui dirigent, qui n’a que faire de l’intérêt général. Un pouvoir qui n’a d’autre objectif que de faciliter par ses prérogatives exclusives l’enrichissement indécent d’un tout petit nombre.
Quant au clergé, il est inutile de développer ici son rôle. L’imbrication des intérêts réciproques entre ceux qui dirigent le pays et l’église n’est plus à démontrer. On peut simplement dire que leur objectif commun est de maintenir le plus longtemps possible la population dans l’ignorance, la maintenir dans un état de nécessité telle qu’elle ne pourrait se passer de ces vendeurs de rêves invétérés que sont le régime de Marc Ravalomanana et l’Eglise.
Que peut-on donc attendre de l’année 2008 ? Que peut-on faire et surtout que doit-on faire ?
Pour Madagasikara Soa il n’y a pas mille voies et notre message est clair : SE REVOLTER SINON PERIR !
Continuer à croiser les bras face à ce qu’on peut qualifier de véritable entreprise de mystification produite par un régime « monitoré » par des entités extérieures qui n’ont clairement rien à faire du devenir des Malgaches, c’est accepter de mourir dans la lâcheté et dans la soumission.
Marc Ravalomanana a accepté de vendre son âme au diable, au sens propre comme au figuré, il en assumera certainement la responsabilité et acceptera d’en payer le prix. Toutefois dans sa fuite en avant, il n’a aucun droit d’entraîner la population Malgache qui n’est ni sa chose et encore moins sa propriété.
Le Peuple a pour devoir de se réveiller, de sortir de sa torpeur, d’aller chercher au plus profond de lui-même la force de se révolter, de s’opposer à l’arbitraire d’un tout petit nombre, certes, en possession de tous les pouvoirs répressifs, mais incapable de contrôler les sentiments profonds de chacun des citoyens qui composent la nation et qui représentent l’âme et constituent la véritable force d’un pays.
Il faut se dresser contre l’injustice, contre la tyrannie sous toutes ses formes. Il faut se dresser contre les monopoles abusifs des entreprises comme TIKO, il faut se dresser contre les fraudes électorales. Il faut se dresser contre l’aliénation des masses, il faut se dresser contre la main mise des puissances étrangères comme les Bailleurs de fonds ou ces entreprises spécialisées dans le dépouillement des richesses des pays pauvres. Il faut se dresser contre toutes les formes d’exclusion, contre toutes les politiques xénophobes et contre tous ces groupuscules animés par des rêves de domination ethnique.
Ces vœux de révolte s’adressent au Peuple malgache pour qu’il reprenne le courage de s’opposer à ses bourreaux, qu’il manifeste son refus des conditions de vie dans lesquelles les dirigeants l’ont propulsé, qu’il demande des comptes sur la gestion du pays.
À la Société civile, aux Syndicats pour qu’ils osent défendre leurs intérêts collectifs les plus élémentaires comme le respect du droit de grève, le réajustement des salaires proportionnellement à la hausse du coût de la vie. Qu’ils fassent preuve de dynamisme et de cohérence face aux défis que leur impose la dure « loi du marché » et des contraintes liées au rapport de force induit par la mondialisation.
Aux Médias qui le souhaitent, qu’ils osent affirmer leur indépendance, qu’ils fassent de l’objectivité la première des vertus, qu’ils éclairent l’opinion sans chercher de partis pris ou de se laisser dicter ce qu’ils ont à dire.
Aux Opérateurs économiques tombés en disgrâce ou simplement exclus arbitrairement, qu’ils osent se liguer et faire valoir la liberté d’entreprendre, qu’ils refusent toute forme de compromission et osent dénoncer les mesures d’extorsions dont ils sont les victimes. Qu’ils démontrent qu’ils sont le principal rouage économique d’une nation en quête de développement, que sans la diversité et la concurrence il n’y a pas de vitalité, donc pas de dynamisme, donc pas de créativité et au final pas de production de richesse.
Aux Politiques, qu’ils mettent un point d’honneur à proposer une alternative, qu’ils abandonnent cette stratégie qui consiste à suivre les événements et à les subir. Qu’ils acceptent enfin de se faire une autocritique et de rebondir en proposant un projet de société crédible à même de répondre aux aspirations d’un peuple ravagé par les désillusions.
Au Clergé, qu’il reprenne son véritable rôle, c’est-à-dire celui de soutenir et de porter secours et assistance aux plus faibles au lieu de servir de « faire valoir morale » aux tyrans.
À la Jeunesse, qu’elle fasse entendre sa voix, qu’elle ose s’émanciper et occuper toute la place qui lui est due dans une société dont elle sera les décideurs et les acteurs de demain.
Aux Intellectuels, qu’ils abandonnent le « linceul » de leur silence assourdissant, qu’ils refusent leur statut « d’esclaves volontaires », qu’ils jouent enfin leur rôle de dépositaires du savoir en enrichissant le débat et en faisant montre de leurs expériences et de leurs connaissances.
Que toutes les Forces vives de la Nation se révoltent contre la négation de la société, contre l’aliénation du peuple qu’elles constituent, cela qu’elle soit voulue, imposée ou héritée. Qu’elles se révoltent contre les injustices de tout acabit qui minent la société malgache actuelle et qu’elles se dressent contre les piteuses conditions dans lesquelles la Nation se noie.
À travers cette révolte, nous voulons faire passer l’idée d’une liberté totale et non viciée, d’une fierté nationale retrouvée, d’une recherche de l’intérêt commun et du bien collectif. D’un État de droit au service de tous, d’un avenir radieux pour tous, sans exclusion de quelque nature que ce soit, d’un choix de développement choisi et non imposé de l’extérieur sans aucune prise avec les réalités de la société malgache.
Voilà l’esprit que nous voulons imprimer à l’année 2008 et aux années à venir.
Bonne année à tous. La Rédaction
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