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mai 31
2008

Elysé Razaka, un ministre miné par ses mensonges

Posted by Tale in Story

Lorsqu’un pays est dirigé par une « buse », il ne faut pas s’étonner qu’elle recrute autour d’elle des « simplets » pour la seconder. C’est une astuce pour paraître moins « stupide » que ses propres lieutenants.

Cependant cette stratégie n’est pas sans conséquence, la preuve en est la déclaration affligeante de nullité du ministre des mines, Elysé Razaka, à propos des manœuvres tortueuses de Sherritt international et de son mode de recrutement.

En effet, pris dans la tourmente provoquée par la levée de boucliers à laquelle on assiste, à l’intérieur comme à l’extérieur de Madagascar, de la part de l’opinion publique, contre les méthodes de cette multinationale de mort d’origine canadienne ; le ministre des mines s’est fendu d’une explication « abracadantesque » pour justifier et atténuer l’impact de l’invasion prochaine de plusieurs milliers de Philippins recrutés pour construire la « machine de destruction sociale et écologique » de Sherritt International.

La technique utilisée par Elysé Razaka, vieille comme le monde et propre aux « margoulins » qui essayent de vous vendre un tapis dont vous ne voulez pas, consiste à balancer des chiffres dans tous les sens, à mentir sans scrupule, à revenir sur ce qui a été déjà dit, à inventer ce qui n’existe pas, à faire des projections sur des événements dont personne n’a le contrôle.

Sûr de son affaire et sûr d’être plus malin que ses concitoyens ainsi que tous les observateurs qui s’intéressent aux méthodes brutales des multinationales à travers le monde et notamment en Afrique, Elysé Razaka déclare ce qui suit dans le quotidien « La Tribune » du samedi 31 mai 2008 : « La société exploitante, Sherrit International, emploie actuellement 8.000 personnes et 95 % de ces employés sont des Malgaches. L’exploitation proprement dite débutera en 2010. Pour cela, Sherrit International fera appel à 2500 philippins. Mais avant cette exploitation proprement dite, d’après toujours le ministre Razaka Elysé, 2500 autres philippins débarqueront à Ambatovy pour la construction des usines ».

De deux choses l’une, soit Elysé Razaka est un ministre qui ne connaît pas ses dossiers, soit c’est un menteur impénitent doublé d’un esprit soumis qui obéit à des ordres à lui dictés par les gros bras qui ont décidés de dépouiller Madagascar de ses richesses minières.

Si l’on reprend ses chiffres, il n’est donc plus question d’un débarquement de 12.000 Philippins, avec une première vague de 5.000 unités dès cette année. Mieux, 8.000 personnes sont déjà à l’œuvre pour préparer l’implantation de Sherritt International et 95 % de ces 8.000 personnes sont des Malgaches, soit 7.600 employés malgaches et donc 400 étrangers.

Que ne faut-il pas faire quand il s’agit de désamorcer une « bombe sociale et écologique » prêt à vous exploser à la figure ? En sa qualité de ministre des mines, Elysé Razaka n’a même pas l’intelligence d’apporter des preuves de ses déclarations, qu’attend-il pour donner la liste de ces 7.600 employés malgaches ? Évidemment qu’il ne le peut pas, puisque ces employés ne sont que le fruit de son imagination qui pour le coup est très fertile.

Est-il également prêt à démentir les chiffres de son ministère qui annonçaient, en tout et pour tout, la seule création de 1.000 emplois directs et de 2.500 emplois indirects pour la partie malgache sur toute la totalité de la période d’exploitation prévue de 27 ans ?

La stratégie de Sherritt international aurait-elle changé du jour au lendemain, ne tablant plus que sur le recrutement de 2.500 Philippins pour construire les usines de cette multinationale avant le début effectif de l’exploitation prévue en 2010, et le recrutement de 2.500 autres pour en assurer le fonctionnement ?

Bref, ce qui est sûr, c’est que ni Sherritt International, ni les traîtres et les collabos qui dirigent actuellement Madagascar n’avaient prévu ce début de résistance de la part de l’opinion publique malgache. Cette résistance n’ira qu’en s’amplifiant et se greffera à tous les autres nombreux abus des dictateurs qui sont entrain de mener tout droit Madagascar à la destruction, en échange de quelques rétributions touchées à titre personnel pour satisfaire l’avidité morbide de ces multinationales, qui partout sur la planète, provoquent des désastres sociaux et écologiques.

Les Canadiens ont déjà été à plusieurs reprises épinglés pour leurs méthodes agressives et brutales, soit en Afrique, soit même en Europe, avec par exemple l’affaire du gisement aurifère de la région de « Rosia Montana » en Roumanie.

La partie malgache, comme la partie canadienne devraient se dire, que de nos jours le monde est ainsi fait, que toutes les informations sont maintenant disponibles et qu’il n’est plus possible de procéder en tout impunité. Les techniques de communication, les mensonges, le marketing sont à la portée de n’importe quel quidam, toutes ces choses n’ont plus de secret pour personne, sauf pour les décérébrés et les fanatiques qui continuent de vivre dans leur bulle à l’écart de la réalité.

De même que chacun à sa petite idée de ce qu’est le développement, si pour les uns cela se fait au détriment des pauvres et des faibles, pour d’autres, il s’agit d’atteindre au minimum l’égalité, mais de cela, nous en reparlerons très bientôt. Marc Ravalomanana et sa clique de dégénérés n’ont qu’à bien se tenir et à préparer leur reconversion dans ce monde qui peut-être tout aussi impitoyable pour ceux qui se prennent pour des Princes indéboulonnables.

À suivre …
mai 20
2008

Le malheur des uns, fait le bonheur des autres

Posted by Tale in Story

Ravalomanana n’est pas de ceux qui rateraient une occasion pour se faire remarquer, même quand il s’agit de se rendre plus ridicule qu’il ne l’est déjà.

Saisissant l’occasion de la grande messe consacrée à la formation des maires - encore une forme de condescendance parfaitement calculée, destinée à montrer qui est le maître et à qui l’on doit le respect si on ne veut pas se retrouver en prison, suite à quelques dossiers bien ficelés, montés de toutes pièces par les experts du « dézingage » par justice interposée - le tartuffe, expert en déclaration fracassante, s’est fendu d’une niaiserie dont il a la spécialité.

Surfant sur le sujet à la mode du moment, démontrant du même coup qu’il est au fait de l’actualité, notre potentat local a abordé le problème de la « crise alimentaire mondiale », en affirmant que Madagascar n’était pas encore touché par le phénomène, mais que le pays devait s’y préparer pour éviter les ennuis que connaissent actuellement les autres.

Emporté par son élan, le roi du yaourt, détenteur du monopole de la distribution et de la vente de l’huile alimentaire, a fait savoir que son entreprise TIKO n’augmenterait pas le prix de cette denrée essentielle, quitte, certainement, à se serrer la ceinture et à perdre quelques milliards au passage.

Cette attention, somme toute remarquable, pour celui qui ne connaîtrait pas les pratiques de notre larron, aurait pu faire pleurer de joie dans les chaumières, si ce n’était que la fameuse crise, que l’on fait mine d’anticiper au niveau national, était déjà une dure réalité que subit quotidiennement au moins 99,99 % des Malgaches.

Ne s’arrêtant pas en aussi bon chemin, et comme à son habitude, celui que l’on surnomme le « fayot de la classe », se tourne aussitôt vers ses « chaperons » pour leur quémander encore quelques aides, histoire de faire passer la pilule et de se faire rappeler à leur bon souvenir, lui qui fait des pieds et des mains pour rester dans le club des « assistés à vie ».

Trop heureux d’autant de sollicitudes, nos experts, ceux qui aujourd’hui sont montrés du doigt par une kyrielle de spécialistes, comme étant les principaux responsables de la catastrophe actuelle avec leur multiple politique d’ajustement, ayant servit à assommer des décennies durant les pauvres bougres du Sud, ont répondu à l’appel en se rendant en rang serré et au garde à vous auprès du gouvernement, leurs mallettes pleines de projets et autres attrapes nigauds.

Bref, tant que cette comédie macabre continuera de perdurer, il est certain que Madagascar ne s’en sortira jamais. Ce qui nous amène à nous demander : Qu’entre l’apprenti dictateur et ceux qui continuent de lui faire croire qu’il est ce qui se fait de mieux en matière de « miséreux » docile, qui est le plus pervers ?

À suivre …
mai 15
2008

Herizo se cherche un leader

Posted by Tale in Partis

Herizo fanfaronne mais n'a pas de solution à proposer dans l'immédiat, d'ailleurs en a-t-il seulement eu un jour ?

Voilà des gens qui pensent battre ravalomanana à la régulière sans jamais se poser de questions sur l'environnement dans lequel ils vivent au quotidien. Aussi naïfs qu'opportunistes, ils espèrent le petit accident, la petite défaillance de la part du potentat.

Toute la base de leur calcul et de leur stratégie repose sur le cas Andry TGV et sur le fait que celui-ci a réussi un renversement de situation. Cependant, il faut tempérer cette victoire qui n'a rien de véritablement démocratique, car il est clair qu'il s'agit plutôt d'une guerre de clans, ultra localisée, n'ayant aucune envergure nationale.

Herizo peut toujours rêver, d'ailleurs il en a le temps et les ressources nécessaires. En effet, lui ne semble pas ressentir les souffrances que connait le Peuple, les privations, la famine, l'indigence.

Toujours est-il qu'il peut chercher son leader unique si cela lui chante, les autres ont une vision moins sectaire de la problématique malgache, car contrairement à l'analyse étriquée des membres de la plate-forme de l'opposition dont il fait partie, la démocratie ne s'obtiendra pas à Madagascar à coup d'atermoiements, de spéculations et d'argumentations stériles.

C'est un combat sans merci auquel il faut se préparer, car le système mis en place par Marc Ravalomanana et sa clique ne tombera pas aussi facilement, sans lui porter des coups durs et répétés.

La plate-forme de l'opposition n'est évidemment pas préparé pour cela, pour s'en convaincre, il suffit d'éplucher sa composition entre les recalés, les redoublants et les fanfarons, il n'y en a pas un pour rattraper l'autre.

À suivre ...
mai 13
2008

Robert Razaka est-il un opposant crédible ?

Posted by Tale in Partis

Le comportement de Robert Razaka - sénateur Arema sortant - au nom de la plate-forme de l’opposition vis-à-vis du CRN et de son représentant Emmanuel Rakotovahiny ainsi que du Toliara mijoro, est symptomatique de deux situations distinctes qui ont pourtant la même finalité : Affaiblir toute forme d’opposition au pouvoir en place.

Premièrement, les polémiques engendrées par Robert Razaka sont la triste conséquence de la déliquescence du parti politique dont il est issu, c’est-à-dire l’Arema. Il n’est d’ailleurs pas le premier représentant de ce parti à tenter de torpiller les efforts de ceux qui travaillent à la mise en place d’une opposition effective au pouvoir en place.

Dès lors, il est un fait que l’Arema ne doit plus être considéré comme un partenaire fiable. Pour preuve, ce parti détenait la majorité au sein du Sénat depuis 2002, année de l’accession de Marc Ravalomanana au pouvoir. Or, non seulement l’Arema n’a jamais rien tenté pour s’opposer au régime, mais en plus, ce parti a offert de nombreux gages de sa neutralité quant à la conduite des affaires à Madagascar sous la direction de Marc Ravalomanana, notamment en faisant élire à la Présidence du Sénat, Rajemison Rakotomaharo, issu du parti TIM et homme de confiance du chef de l’Etat.

Cette conduite ambiguë préfigurait en quelque sorte ce qui est entrain de se passer aujourd’hui. En effet, tous les élus de l’Arema ont perdu leur siège de sénateur, ils se retrouvent donc sans plus aucune ressource, et forcément, ils se mettent à monnayer leur service au plus offrant.
Robert Razaka ne fait donc finalement que ce pourquoi il est payé et missionné. Il ne faut pas s’attendre à des convictions politiques avec ce genre de personnage, car même si son parti d’origine, l’Arema, proclame qu’il fait partie de l’opposition, les agissements de chacun de ses membres, prouvent au contraire, que ce parti n’a d’opposition que le qualificatif.

Quant à la plate-forme de l’opposition, elle est aussi efficace contre le régime, qu’un manchot qui s’essayerait au golf. C’est comme qui dirait, l’agence de placement préférée du pouvoir en place, à l’intérieur de laquelle, il lui arrive de temps en temps de piocher pour garnir ses propres rangs et pour égailler la galerie de la pseudo-démocratie à la sauce Marc Ravalomanana.

Au vu de ces deux situations, on ne peut donc pas tenir rigueur au CRN de ne pas arriver à rassembler telle ou telle branche ou faction de l’opposition. Car avant même de tenter quoique ce soit, la première des urgences serait finalement de définir ce qu’est véritablement un opposant ou un parti d’opposition dans le monde politique malgache actuel.

À ce stade, on peut clairement écarter l’Arema et tous ceux qui gravitent autour, tout comme on peut écarter cette fameuse et fumeuse plate-forme de l’opposition, dont les objectifs politiques sont aussi troubles que la mare dans laquelle ses membres finissent par s'étourdir à force de tourner en rond.

À suivre …
mai 08
2008

Et Zorro est arrivé !

Posted by Tale in Médias

Madagascar Tribune semble vouloir régler définitivement la question de la perception de l'opinion publique d'Antananarivo vis-à-vis de l'opposition.

En deux questions d'une profondeur et d'une pertinence hallucinante de professionnalisme, ce quotidien voudrait visiblement plier l'affaire en concluant dans un titre aussi expéditif que réducteur qu'il y en a marre des opposants !

Voilà un journal et un journaliste courageux. L'enquête, si on peut qualifier d'enquête un article d'à peine un quart de page, sans analyse, sans audace, se déroule dans la capitale, auprès de deux prétendus chômeurs des zones franches.

Outre le fait que deux personnes sondées ne constituent aucunement un panel suffisant pour conclure de façon définitive sur une question d'une importance quasi stratégique pour les deux camps qui se font face, l'enquêteur et le journal qui l'emploie, n'ont évidemment pas pris la peine d'aller voir ce qui se dit ailleurs, vous savez en dehors d'Antananarivo, là où vivent ou survivent la très grande majorité du peuple malgache.

Peut-être savent-ils ce qui les y attend, car même si les faiseurs d'opinion de la capitale considèrent cette frange de la population comme des moins que rien, ils n'en oublient pas que pour ces gens, la réponse peut parfois être expéditive, imprimée directement sur la face du journaliste.

L'information a encore beaucoup de chemin à faire dans ce pays, et le plumage de certains quotidiens de la place ne vaut décidément pas le ramage. En effet, il ne suffit pas de tout investir dans le design et l'apparence, ce qui compte surtout, c'est la qualité du travail journalistique, et sur ce point, Madagascar Tribune et tous les autres n'en sont encore qu'au balbutiemment, malgré 20 ans d'existence.

 A suivre ...

avr 02
2008

Marc Ravalomanana donne des leçons de morale

Posted by Tale in Story

« C’est l’hôpital qui se moque de la charité » !

Voilà un Président, anciennement Maire d’Antananarivo, qui s’est arrangé pour garder la Capitale de Madagascar sous son emprise en y plaçant tour à tour ses hommes de main, des « TIKO BOYS » issus de son entreprise, et qui se permet de donner des leçons de gestion et d’administration aux responsables du district de Nosy-be.

Que peut bien valoir la parole d’un homme qui a cautionné le pillage systématique des ressources financières de la capitale par ses lieutenants, jusqu’à laisser une ardoise de 10 milliards d’ariary, découvert et dénoncer publiquement par le nouveau Maire élu ?

Que peut bien valoir la parole d’un homme et de ses lieutenants qui ont remporté les lauriers peu glorieux de la « 3e ville la plus crasseuse de la planète » alors qu’ils en étaient les gestionnaires tout puissants ?

La réponse est que sa parole n’a aucune valeur ! Tout comme ses gesticulations sur le plan national ne suffisent pas à camoufler ses insuffisances chroniques en matière de gouvernance.

Le classement de FORBES

À suivre …
mar 14
2008

Madagascar, élections régionales du 16 mars 2008

Posted by Tale in Partis

Sans commentaire ...

 

élections régionales

 

Communauté internationale à Madagascar

A suivre ... 

mar 14
2008

Madagascar n'est pas à vendre et n'appartient pas à Ravalomanana

Posted by Tale in Médias

Comme toujours, les médias relatent ce qu’ils considèrent comme une avancée en se basant uniquement sur les profits estimés et à venir, sans jamais se poser la question de connaître et d’informer l’opinion sur les impacts négatifs que ces soi-disant avancées pourraient avoir sur l’écosystème et sur la vie des populations autochtones.

C’est le cas pour l’extraction d’huile lourde de Tsimiroro dans l’ouest du pays, qui n’est rien d’autre que du sable bitumeux, donc du pétrole non conventionnel, donc du pétrole de très mauvaise qualité. Exploité par la firme Madagascar Oil, financée en grande partie par des fonds de pension américain dont on connaît la férocité et l’appât irrationnel pour le gain, quand elles investissent un secteur, qu’elles pensent suffisamment rentable pour leurs actionnaires.

Si les médias n’informent pas correctement, Madagasikara Soa le fait pour le Peuple malgache, que le régime de Marc Ravalomanana et ses serviteurs zélés submergent de leur storytelling indécent et de leur propagande infantilisante.

À propos du sable bitumeux et de son exploitation, voici ce que l’on peut lire au sujet de son impact sur l’environnement et partant sur l’homme et son habitat dans un pays super développé comme le Canada. Nous voulons laissons imaginer ce que cela pourrait advenir pour un pays comme Madagascar, dirigé par un fou furieux qui a décidé de vendre le pays pour assouvir ses intérêts personnels au mépris des règles les plus élémentaires en matière d'environnement, de préservation des richesses nationales et des conditions de vie de la population.



L'extraction minière des sables bitumineux a un impact important sur les écosystèmes. En Alberta, cette forme d'extraction détruit complètement, dès l'ouverture de la mine à ciel ouvert, la forêt boréale, et a des conséquences directes sur l’air. Des centaines de km2 de territoires sont dévastés. La vie de la forêt boréale provient du sol, qui est composé d’ingrédients biologiques essentiels. En rasant la forêt boréale et en détruisant le sol, il y a destruction de ces ingrédients biologiques essentiels à la vie de la forêt boréale. L'industrie minière considère que la forêt boréale reprendra sa place sur les terrains restaurés après la période d'extraction, mais aucun terrain n'est considéré « restauré » quelque trente ans après l'ouverture de la première mine dans la région du Fort McMurray en Alberta.

De plus, l’extraction des sables bitumineux dégage des agents polluants, tel que le méthane. Aussi, la forêt boréale est composée de tourbières, qui sont des réservoirs naturels de dioxyde de carbone. En détruisant la forêt, on détruit ces tourbières, ce qui engendre une augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

De plus, l'extraction d'un seul baril de pétrole des sables bitumineux de l'Alberta génère plus de 80 kg de gaz à effet de serre (GES). L’exploitation des sables bitumineux génère des gaz très nocifs, tel que l’anhydride sulfureux, qui est responsable, même à des quantités très faibles, de l’acidification des lacs et des forêts. En 2003, l’Alberta a été nommée la capitale de la pollution atmosphérique du Canada avec une génération de plus d’un milliard de kilogrammes d’émissions de gaz à effet de serre. En produisant un baril de pétrole extrait des sables bitumineux, on génère trois fois plus d’émissions de gaz à effet de serre que la production d’un baril de pétrole classique. Aujourd’hui, la compagnie d’exploitation des sables bitumineux Suncor rejette 600 tonnes de gaz naturel à l’heure.

Pour encore plus d'informations, veuillez visionner les vidéos ci-dessous :

Vidéo 1

 

Vidéo 2

Vidéo 3

Vidéo 4

 

La croissance prévue de la production du pétrole synthétique albertain menace aussi les engagements internationaux du Canada. En ratifiant le Protocole de Kyoto, le Canada s'est engagé à réduire, d'ici 2012, ses émissions de GES de 6 pourcent par rapport à l'année de référence (1990). Au lieu de la diminution des GES, une augmentation de 145 mégatonnes des émissions de GES sera observée, dont le quart proviendrait de l’exploitation des sables bitumineux. En 2002, ses émissions étaient supérieures de 24 pourcent à l'année de référence.

L’extraction du bitume des sables bitumineux a des conséquences directes sur l’eau et l’air. Une grande quantité d’eau est requise pour le procédé à l’eau chaude, soit de 2 à 5 barils d’eau douce pour produire un seul baril de pétrole. Il faut donc puiser cette eau dans les grands cours d’eau, ce qui va entraîner un assèchement des sols et une baisse de la nappe phréatique. L’eau usée, qui est un mélange très toxique, est rejetée dans les bassins situés près de la rivière Athabaska. La pêche, étant la source de subsistance de la communauté, est donc impossible à pratiquer, puisque l’eau de la rivière est trop polluée. Aussi, cette eau à des conséquences néfastes pour les animaux. Il faut donc empêcher les animaux de s’approcher de la rivière. Aussi, l’eau usée peut être utilisée pour la réhabilitation du territoire, qui a été perturbé. Cependant, cette eau est très polluée, puisqu’elle contient plus de 250 ingrédients différents toxiques, tel que le méthane, le xylène, le benzène, le mercure, l’arsenic et d’autres hydrocarbures. Avec le temps, il y a une bioaccumulation de ces produits chimiques, mais la concentration n’est pas connue. La toxicité s’amplifie donc, puisque la plupart des produits chimiques ne disparaissent pas et ne se dégradent pas biologiquement.

Encore une fois, le chauffage des sables bitumineux, en but d’extraire le bitume, nécessite beaucoup de gaz naturel, ce qui va augmenter les émissions de gaz à effet de serre. Il y a 10 ans, 16 millions de tonnes de gaz à effet de serre étaient rejetés lors du chauffage des sables bitumineux et dans 10 ans, ce sera 65 millions de tonnes de gaz à effet de serre, qui proviendront de la même source. De plus, une odeur désagréable rend les gens malades et cette pollution de l’air est entraînée vers les provinces de l’Est du pays, causant ainsi des pluies acides.

Plusieurs solutions sont à l’étude et en cours pour contrer ces inconvénients environnementaux. Les compagnies d’exploitation des sables bitumineux ont trois objectifs à atteindre, soit l’amélioration de la récupération de l’eau, la réduction de l’utilisation de chaleur et d’eau et enfin, la diminution et l’élimination des bassins à résidus. Plusieurs solutions sont à l’étude, telles que l’extraction du bitume par le chauffage, par l’injection de solvants ou de produits chimiques, par boulettage et tamis oléophiles. Cependant, les avantages et les inconvénients à long terme ne sont pas encore connus. Il est donc impossible d’utiliser ces méthodes. Des cheminées sont actuellement mises au point, pour permettre de réduire les émissions de dioxyde de sulfure d’environ 90%. Par contre, l’augmentation de la production de pétrole va éliminer cette diminution des émissions de dioxyde de soufre. L’extraction in situ est aussi utilisée.

Les sols sont affectés après le procédé d’extraction des bitumes des sables par les eaux usées qui sont rejetées après avoir été utilisées. Ces eaux, sont pour la plupart, nettoyées mais celles qui ne peuvent pas l’être sont gardées dans des réservoirs pour être réutilisées dans le procédé d’extraction ou elles sont utilisées pour la réhabilitation du territoire. Ce dernier est le principe par lequel on pousse les sables délestés de leurs bitumes pour remplir les trous d’excavation faits par la machinerie. Le but est de recréer le territoire dévasté après les extractions. Cependant cette eau usée est extrêmement toxique, elle contient toute sorte de produits tels des métaux traces et des solvants du méthane, benzène, xylène et d’autres hydrocarbures, c’est une sorte de bouillie de produits dangereux. On peut comprendre que la qualité de ces nouveaux terrains créés laisse à désirer lorsque l’on sait ce qu’ils contiennent. Avec le temps il y aura accumulation de ces déchets dans ces sols particuliers, on ne connait pas aujourd’hui leur concentration réelle ni le rythme auquel ils s’entassent, parce qu’il n’y a aucune analyse indépendante qui a été faite. De plus, aucun suivi géologique n’est prévu, même si la toxicité va en augmentant. Le risque est que la pollution fasse un jour partie des sédiments et des écosystèmes pour ensuite s’installer dans la nappe phréatique parce que plusieurs agents nocifs ne se dégradent pas facilement dans la nature.

Pour l’aspect analytique du sol, dans le cas où l’on voudrait connaître le degré de toxicité de celui-ci en hydrocarbures, on procède d’abord avec un échantillonnage. Les résultats voulus seront directement influencés par la qualité de l’échantillon pris. Les caractéristiques du sol changent beaucoup d’un endroit à l’autre même si le terrain à analyser est petit. De même, il ne faut pas négliger la profondeur où l’on va chercher, il faut en plus prendre en considération la porosité et le type de sol. On peut remédier à tous ces facteurs en prenant différents échantillons en des endroits variés et en les mélangeant tous ensemble. Le résultat obtenu sera une sorte de moyenne. Dans la prise d’échantillons, on peut utiliser un détecteur de vapeurs organiques (DVO) qui servirait à mieux localiser sur le terrain les zones contaminées. Parce que ces détecteurs ne peuvent donner des mesures quantitatives, les analyses en laboratoire restent quand même nécessaires. Il y a aussi une procédure à suivre en ce qui concerne les matériaux et techniques utilisés pour la prise de sol. Il est conseillé de porter des gants propres et de les changer après chaque prise et pour le matériel, ils devrait être en acier inoxydable ou en téflon. Pour s’assurer que les résultats obtenus sont valables et représentatifs, un programme de contrôle ainsi que d’assurance de qualité doit être mis en forme. La définition d’Environnement Canada dit : « le contrôle de la qualité est l'ensemble des procédures utilisées pour mesurer et, si besoin est, de corriger la qualité des données. L'assurance de la qualité est l'ensemble de procédures utilisées pour fournir une assurance documentaire de l'application correcte du contrôle et de la qualité des données qui en découlent. » Pour pouvoir obtenir ce contrôle, des étapes doivent être suivies. Parmi celles-ci la plus importante est d’élaborer un protocole, une description détaillée de tout ce qui doit être fait. Le protocole doit contenir, entre autre, les méthodes de collecte, les lieux, le nombre d’échantillonnages à recueillir, les instructions de conservation, le plan de transport etc… Un échantillon doit être aussi pris pour connaître le degré normal de produit chimique dans un sol propre afin de permettre une comparaison. Il faudra alors effectuer la prise d’un site de contrôle. Ce dernier doit avoir les mêmes aspects pédologiques que le site contaminé. Il doit aussi être à proximité et au même niveau en hauteur que l’endroit corrompu.

Pour la quantification des polluants tels que le benzène et l’éthylbenzène m-xylène, on utilisera la chromatographie gazeuse suivie du détecteur par photoionisation. Cette technique est parmi les plus simples en analytique, qui a montré son efficacité à travers les années dans le domaine.

Avant d’être mis en analyse dans le chromatographe, l’échantillon devra subir la purge et trappe. « Purge and trap » est une méthode qui sert à récupérer 100% des analytes pris dans un échantillon (ex. le sol) pour ensuite les introduire sous forme volatile dans l’appareil à CG.

C’est, certes, long, mais très instructif sur la dangerosité des projets autorisés et validés par le régime de Marc Ravalomanana dans les différentes provinces de l’île et confiés invariablement à des compagnies étrangères dans le seul objectif est de piller et d’exporter les richesses naturelles de Madagascar au mépris des conditions de vie des autochtones, que le pouvoir ethnocentralisé considère comme des détails sans importances.
 

Madagascar n'est pas à vendre aux multinationales

À suivre …

 

mar 03
2008

Faites ce que je dis ...

Posted by Tale in Story

« Faites ce que je dis, pas ce que je fais », c’est par cette maxime que l’on pourrait résumer les déclarations de Marc Ravalomanana lors de son désormais traditionnel message dominical.

En effet, celui qui a tout misé sur les bailleurs de fonds et les multinationales, la pérennité de son pouvoir comme la survie économique du pays dont il a la charge, appelle les investisseurs nationaux à « unir leurs forces, à s’entraider pour que les étrangers ne fassent pas la loi dans la grande île ».

Vous comprendrez que l’on soit estomaqué par tant de désinvolture. Marc Ravalomanana se moque-t-il délibérément de l’opinion ou bien se rend-il compte que sa stratégie de brader le pays aux étrangers les plus offrants (QMM/RIO TINTO, Madagascar OIL, UNION FENOSA) est entrain de lui échapper ?

Dans tous les cas, on peut simplement dire que l’on a à faire à une vraie « girouette » qui n’assume pas sa politique, qui change d’avis selon que ses intérêts soient menacés ou pas.

En tout cas, à l’adresse des investisseurs nationaux, qu’ils ne se trompent pas. Les véritables prédateurs à Madagascar, ne sont autre que Marc Ravalomanana et son entreprise TIKO, qui en six (6) années, ont outrageusement phagocyté tous les secteurs lucratifs de l’économie malgache.
Les investisseurs en savent certainement quelque chose, mais répression oblige, personne n'ose le dénoncer ouvertement.

À suivre …
mar 01
2008

FORBES n'est pas ton ami

Posted by Tale in Médias

Cela s’appelle une raclée, une déculotté, un tsunami politique et médiatique.

Une fois n’est pas coutume, l’information n’est pas d’un journaliste « sournois » travaillant au quotidien « Le Monde » ou chez l’un de ses confrères français du même acabit.

Cette fois-ci, le missile vient tout droit d’Amérique, vous savez ce grand pays que nous a tant vanté le « stakhanoviste » de la bonne gouvernance, le « chouchou » de ses maîtres les Bailleurs de fonds, eux-mêmes, installés dans la ville de référence utilisée par le magazine FORBES pour son classement.

Qu’y apprend-on ? C’est simple, quelque chose qui ne va pas plaire, ni à Marc Ravalomanana, ni à ses supporters dont la réputation de « fanatiques fanatisés décérébrés » n’est plus à faire.

Nous n’allons pas vous faire languir plus longtemps et vous annonçons que la vile d’Antananarivo, capitale de Madagascar, est classée 3ème ville la plus « sale » de la planète, rien que ça !

Il faut cependant savoir tempérer ses ardeurs, ce qui s’apparente à un « scoop » n’en n’est en fait pas un, car si la ville qui prétend « faire et défaire les pouvoirs à Madagascar » se retrouve aussi mal classée, c’est que ses habitants n’ont en fait réussi à « faire et défaire qu’eux-mêmes ».

Pour rappel, avant de s’accaparer la présidence de la République dans les conditions que l’on sait, Marc Ravalomanana n’a-t-il pas été Maire d’Antananarivo ? Une fois au pouvoir, n’a-t-il pas fait se succéder à la tête de la capitale ses lieutenants les plus valeureux (toute proportion gardée quand il s’agit de qualifier les guignols qui prétendent diriger ce pays et ses plus grandes villes) ?

Bref, voilà bien huit (8) ans qu’Antananarivo était sous la coupe du TIM. Nous disons était, parce que depuis le mois de décembre 2007, la situation a quelque peu changé, puisque le PDS intérimaire, candidat du TIM, a proprement été balayé par son challenger, un certain Andry TGV, qui nous le prédisons, pour les jours à venir, subira certainement les foudres de nos « fanatiques fanatisés décérébrés ».

Car en plus d’être des « décérébrés », ces gens ont également tendance à avoir la mémoire sélective quand il s’agit de reconnaître les fautes de l’objet de toutes leurs vanités. Leur sport préféré étant de mettre sur le dos des autres leurs propres insuffisances.

Quant à Andry TGV, à défaut d’avoir encore pu prouver ses compétences, il pourra toujours rappeler à ses détracteurs que le locataire précédent est parti avec les caisses de la ville des milles.

Et sans plus attendre, voici le lien vers l’info du jour : FORBES, THE WORLD’S DIRTIEST CITIES .

À suivre …
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