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mai 13
2008
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Robert Razaka est-il un opposant crédible ?Posted by Tale in Partis |
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Le comportement de Robert Razaka - sénateur Arema sortant - au nom de la plate-forme de l’opposition vis-à-vis du CRN et de son représentant Emmanuel Rakotovahiny ainsi que du Toliara mijoro, est symptomatique de deux situations distinctes qui ont pourtant la même finalité : Affaiblir toute forme d’opposition au pouvoir en place.
Premièrement, les polémiques engendrées par Robert Razaka sont la triste conséquence de la déliquescence du parti politique dont il est issu, c’est-à-dire l’Arema. Il n’est d’ailleurs pas le premier représentant de ce parti à tenter de torpiller les efforts de ceux qui travaillent à la mise en place d’une opposition effective au pouvoir en place.
Dès lors, il est un fait que l’Arema ne doit plus être considéré comme un partenaire fiable. Pour preuve, ce parti détenait la majorité au sein du Sénat depuis 2002, année de l’accession de Marc Ravalomanana au pouvoir. Or, non seulement l’Arema n’a jamais rien tenté pour s’opposer au régime, mais en plus, ce parti a offert de nombreux gages de sa neutralité quant à la conduite des affaires à Madagascar sous la direction de Marc Ravalomanana, notamment en faisant élire à la Présidence du Sénat, Rajemison Rakotomaharo, issu du parti TIM et homme de confiance du chef de l’Etat.
Cette conduite ambiguë préfigurait en quelque sorte ce qui est entrain de se passer aujourd’hui. En effet, tous les élus de l’Arema ont perdu leur siège de sénateur, ils se retrouvent donc sans plus aucune ressource, et forcément, ils se mettent à monnayer leur service au plus offrant.
Robert Razaka ne fait donc finalement que ce pourquoi il est payé et missionné. Il ne faut pas s’attendre à des convictions politiques avec ce genre de personnage, car même si son parti d’origine, l’Arema, proclame qu’il fait partie de l’opposition, les agissements de chacun de ses membres, prouvent au contraire, que ce parti n’a d’opposition que le qualificatif.
Quant à la plate-forme de l’opposition, elle est aussi efficace contre le régime, qu’un manchot qui s’essayerait au golf. C’est comme qui dirait, l’agence de placement préférée du pouvoir en place, à l’intérieur de laquelle, il lui arrive de temps en temps de piocher pour garnir ses propres rangs et pour égailler la galerie de la pseudo-démocratie à la sauce Marc Ravalomanana.
Au vu de ces deux situations, on ne peut donc pas tenir rigueur au CRN de ne pas arriver à rassembler telle ou telle branche ou faction de l’opposition. Car avant même de tenter quoique ce soit, la première des urgences serait finalement de définir ce qu’est véritablement un opposant ou un parti d’opposition dans le monde politique malgache actuel.
À ce stade, on peut clairement écarter l’Arema et tous ceux qui gravitent autour, tout comme on peut écarter cette fameuse et fumeuse plate-forme de l’opposition, dont les objectifs politiques sont aussi troubles que la mare dans laquelle ses membres finissent par s'étourdir à force de tourner en rond.
À suivre …
Premièrement, les polémiques engendrées par Robert Razaka sont la triste conséquence de la déliquescence du parti politique dont il est issu, c’est-à-dire l’Arema. Il n’est d’ailleurs pas le premier représentant de ce parti à tenter de torpiller les efforts de ceux qui travaillent à la mise en place d’une opposition effective au pouvoir en place.
Dès lors, il est un fait que l’Arema ne doit plus être considéré comme un partenaire fiable. Pour preuve, ce parti détenait la majorité au sein du Sénat depuis 2002, année de l’accession de Marc Ravalomanana au pouvoir. Or, non seulement l’Arema n’a jamais rien tenté pour s’opposer au régime, mais en plus, ce parti a offert de nombreux gages de sa neutralité quant à la conduite des affaires à Madagascar sous la direction de Marc Ravalomanana, notamment en faisant élire à la Présidence du Sénat, Rajemison Rakotomaharo, issu du parti TIM et homme de confiance du chef de l’Etat.
Cette conduite ambiguë préfigurait en quelque sorte ce qui est entrain de se passer aujourd’hui. En effet, tous les élus de l’Arema ont perdu leur siège de sénateur, ils se retrouvent donc sans plus aucune ressource, et forcément, ils se mettent à monnayer leur service au plus offrant.
Robert Razaka ne fait donc finalement que ce pourquoi il est payé et missionné. Il ne faut pas s’attendre à des convictions politiques avec ce genre de personnage, car même si son parti d’origine, l’Arema, proclame qu’il fait partie de l’opposition, les agissements de chacun de ses membres, prouvent au contraire, que ce parti n’a d’opposition que le qualificatif.
Quant à la plate-forme de l’opposition, elle est aussi efficace contre le régime, qu’un manchot qui s’essayerait au golf. C’est comme qui dirait, l’agence de placement préférée du pouvoir en place, à l’intérieur de laquelle, il lui arrive de temps en temps de piocher pour garnir ses propres rangs et pour égailler la galerie de la pseudo-démocratie à la sauce Marc Ravalomanana.
Au vu de ces deux situations, on ne peut donc pas tenir rigueur au CRN de ne pas arriver à rassembler telle ou telle branche ou faction de l’opposition. Car avant même de tenter quoique ce soit, la première des urgences serait finalement de définir ce qu’est véritablement un opposant ou un parti d’opposition dans le monde politique malgache actuel.
À ce stade, on peut clairement écarter l’Arema et tous ceux qui gravitent autour, tout comme on peut écarter cette fameuse et fumeuse plate-forme de l’opposition, dont les objectifs politiques sont aussi troubles que la mare dans laquelle ses membres finissent par s'étourdir à force de tourner en rond.
À suivre …
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A SUIVRE 




Laissons le CRN regler leur compte.