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mar 14
2008
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Madagascar n'est pas à vendre et n'appartient pas à RavalomananaPosted by Tale in Médias |
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Comme toujours, les médias relatent ce qu’ils considèrent comme une avancée en se basant uniquement sur les profits estimés et à venir, sans jamais se poser la question de connaître et d’informer l’opinion sur les impacts négatifs que ces soi-disant avancées pourraient avoir sur l’écosystème et sur la vie des populations autochtones.
C’est le cas pour l’extraction d’huile lourde de Tsimiroro dans l’ouest du pays, qui n’est rien d’autre que du sable bitumeux, donc du pétrole non conventionnel, donc du pétrole de très mauvaise qualité. Exploité par la firme Madagascar Oil, financée en grande partie par des fonds de pension américain dont on connaît la férocité et l’appât irrationnel pour le gain, quand elles investissent un secteur, qu’elles pensent suffisamment rentable pour leurs actionnaires.
Si les médias n’informent pas correctement, Madagasikara Soa le fait pour le Peuple malgache, que le régime de Marc Ravalomanana et ses serviteurs zélés submergent de leur storytelling indécent et de leur propagande infantilisante.
À propos du sable bitumeux et de son exploitation, voici ce que l’on peut lire au sujet de son impact sur l’environnement et partant sur l’homme et son habitat dans un pays super développé comme le Canada. Nous voulons laissons imaginer ce que cela pourrait advenir pour un pays comme Madagascar, dirigé par un fou furieux qui a décidé de vendre le pays pour assouvir ses intérêts personnels au mépris des règles les plus élémentaires en matière d'environnement, de préservation des richesses nationales et des conditions de vie de la population.
L'extraction minière des sables bitumineux a un impact important sur les écosystèmes. En Alberta, cette forme d'extraction détruit complètement, dès l'ouverture de la mine à ciel ouvert, la forêt boréale, et a des conséquences directes sur l’air. Des centaines de km2 de territoires sont dévastés. La vie de la forêt boréale provient du sol, qui est composé d’ingrédients biologiques essentiels. En rasant la forêt boréale et en détruisant le sol, il y a destruction de ces ingrédients biologiques essentiels à la vie de la forêt boréale. L'industrie minière considère que la forêt boréale reprendra sa place sur les terrains restaurés après la période d'extraction, mais aucun terrain n'est considéré « restauré » quelque trente ans après l'ouverture de la première mine dans la région du Fort McMurray en Alberta.
De plus, l’extraction des sables bitumineux dégage des agents polluants, tel que le méthane. Aussi, la forêt boréale est composée de tourbières, qui sont des réservoirs naturels de dioxyde de carbone. En détruisant la forêt, on détruit ces tourbières, ce qui engendre une augmentation des émissions de gaz à effet de serre.
De plus, l'extraction d'un seul baril de pétrole des sables bitumineux de l'Alberta génère plus de 80 kg de gaz à effet de serre (GES). L’exploitation des sables bitumineux génère des gaz très nocifs, tel que l’anhydride sulfureux, qui est responsable, même à des quantités très faibles, de l’acidification des lacs et des forêts. En 2003, l’Alberta a été nommée la capitale de la pollution atmosphérique du Canada avec une génération de plus d’un milliard de kilogrammes d’émissions de gaz à effet de serre. En produisant un baril de pétrole extrait des sables bitumineux, on génère trois fois plus d’émissions de gaz à effet de serre que la production d’un baril de pétrole classique. Aujourd’hui, la compagnie d’exploitation des sables bitumineux Suncor rejette 600 tonnes de gaz naturel à l’heure.
Pour encore plus d'informations, veuillez visionner les vidéos ci-dessous :
Vidéo 1
Vidéo 2
Vidéo 3
Vidéo 4
La croissance prévue de la production du pétrole synthétique albertain menace aussi les engagements internationaux du Canada. En ratifiant le Protocole de Kyoto, le Canada s'est engagé à réduire, d'ici 2012, ses émissions de GES de 6 pourcent par rapport à l'année de référence (1990). Au lieu de la diminution des GES, une augmentation de 145 mégatonnes des émissions de GES sera observée, dont le quart proviendrait de l’exploitation des sables bitumineux. En 2002, ses émissions étaient supérieures de 24 pourcent à l'année de référence.
L’extraction du bitume des sables bitumineux a des conséquences directes sur l’eau et l’air. Une grande quantité d’eau est requise pour le procédé à l’eau chaude, soit de 2 à 5 barils d’eau douce pour produire un seul baril de pétrole. Il faut donc puiser cette eau dans les grands cours d’eau, ce qui va entraîner un assèchement des sols et une baisse de la nappe phréatique. L’eau usée, qui est un mélange très toxique, est rejetée dans les bassins situés près de la rivière Athabaska. La pêche, étant la source de subsistance de la communauté, est donc impossible à pratiquer, puisque l’eau de la rivière est trop polluée. Aussi, cette eau à des conséquences néfastes pour les animaux. Il faut donc empêcher les animaux de s’approcher de la rivière. Aussi, l’eau usée peut être utilisée pour la réhabilitation du territoire, qui a été perturbé. Cependant, cette eau est très polluée, puisqu’elle contient plus de 250 ingrédients différents toxiques, tel que le méthane, le xylène, le benzène, le mercure, l’arsenic et d’autres hydrocarbures. Avec le temps, il y a une bioaccumulation de ces produits chimiques, mais la concentration n’est pas connue. La toxicité s’amplifie donc, puisque la plupart des produits chimiques ne disparaissent pas et ne se dégradent pas biologiquement.
Encore une fois, le chauffage des sables bitumineux, en but d’extraire le bitume, nécessite beaucoup de gaz naturel, ce qui va augmenter les émissions de gaz à effet de serre. Il y a 10 ans, 16 millions de tonnes de gaz à effet de serre étaient rejetés lors du chauffage des sables bitumineux et dans 10 ans, ce sera 65 millions de tonnes de gaz à effet de serre, qui proviendront de la même source. De plus, une odeur désagréable rend les gens malades et cette pollution de l’air est entraînée vers les provinces de l’Est du pays, causant ainsi des pluies acides.
Plusieurs solutions sont à l’étude et en cours pour contrer ces inconvénients environnementaux. Les compagnies d’exploitation des sables bitumineux ont trois objectifs à atteindre, soit l’amélioration de la récupération de l’eau, la réduction de l’utilisation de chaleur et d’eau et enfin, la diminution et l’élimination des bassins à résidus. Plusieurs solutions sont à l’étude, telles que l’extraction du bitume par le chauffage, par l’injection de solvants ou de produits chimiques, par boulettage et tamis oléophiles. Cependant, les avantages et les inconvénients à long terme ne sont pas encore connus. Il est donc impossible d’utiliser ces méthodes. Des cheminées sont actuellement mises au point, pour permettre de réduire les émissions de dioxyde de sulfure d’environ 90%. Par contre, l’augmentation de la production de pétrole va éliminer cette diminution des émissions de dioxyde de soufre. L’extraction in situ est aussi utilisée.
Les sols sont affectés après le procédé d’extraction des bitumes des sables par les eaux usées qui sont rejetées après avoir été utilisées. Ces eaux, sont pour la plupart, nettoyées mais celles qui ne peuvent pas l’être sont gardées dans des réservoirs pour être réutilisées dans le procédé d’extraction ou elles sont utilisées pour la réhabilitation du territoire. Ce dernier est le principe par lequel on pousse les sables délestés de leurs bitumes pour remplir les trous d’excavation faits par la machinerie. Le but est de recréer le territoire dévasté après les extractions. Cependant cette eau usée est extrêmement toxique, elle contient toute sorte de produits tels des métaux traces et des solvants du méthane, benzène, xylène et d’autres hydrocarbures, c’est une sorte de bouillie de produits dangereux. On peut comprendre que la qualité de ces nouveaux terrains créés laisse à désirer lorsque l’on sait ce qu’ils contiennent. Avec le temps il y aura accumulation de ces déchets dans ces sols particuliers, on ne connait pas aujourd’hui leur concentration réelle ni le rythme auquel ils s’entassent, parce qu’il n’y a aucune analyse indépendante qui a été faite. De plus, aucun suivi géologique n’est prévu, même si la toxicité va en augmentant. Le risque est que la pollution fasse un jour partie des sédiments et des écosystèmes pour ensuite s’installer dans la nappe phréatique parce que plusieurs agents nocifs ne se dégradent pas facilement dans la nature.
Pour l’aspect analytique du sol, dans le cas où l’on voudrait connaître le degré de toxicité de celui-ci en hydrocarbures, on procède d’abord avec un échantillonnage. Les résultats voulus seront directement influencés par la qualité de l’échantillon pris. Les caractéristiques du sol changent beaucoup d’un endroit à l’autre même si le terrain à analyser est petit. De même, il ne faut pas négliger la profondeur où l’on va chercher, il faut en plus prendre en considération la porosité et le type de sol. On peut remédier à tous ces facteurs en prenant différents échantillons en des endroits variés et en les mélangeant tous ensemble. Le résultat obtenu sera une sorte de moyenne. Dans la prise d’échantillons, on peut utiliser un détecteur de vapeurs organiques (DVO) qui servirait à mieux localiser sur le terrain les zones contaminées. Parce que ces détecteurs ne peuvent donner des mesures quantitatives, les analyses en laboratoire restent quand même nécessaires. Il y a aussi une procédure à suivre en ce qui concerne les matériaux et techniques utilisés pour la prise de sol. Il est conseillé de porter des gants propres et de les changer après chaque prise et pour le matériel, ils devrait être en acier inoxydable ou en téflon. Pour s’assurer que les résultats obtenus sont valables et représentatifs, un programme de contrôle ainsi que d’assurance de qualité doit être mis en forme. La définition d’Environnement Canada dit : « le contrôle de la qualité est l'ensemble des procédures utilisées pour mesurer et, si besoin est, de corriger la qualité des données. L'assurance de la qualité est l'ensemble de procédures utilisées pour fournir une assurance documentaire de l'application correcte du contrôle et de la qualité des données qui en découlent. » Pour pouvoir obtenir ce contrôle, des étapes doivent être suivies. Parmi celles-ci la plus importante est d’élaborer un protocole, une description détaillée de tout ce qui doit être fait. Le protocole doit contenir, entre autre, les méthodes de collecte, les lieux, le nombre d’échantillonnages à recueillir, les instructions de conservation, le plan de transport etc… Un échantillon doit être aussi pris pour connaître le degré normal de produit chimique dans un sol propre afin de permettre une comparaison. Il faudra alors effectuer la prise d’un site de contrôle. Ce dernier doit avoir les mêmes aspects pédologiques que le site contaminé. Il doit aussi être à proximité et au même niveau en hauteur que l’endroit corrompu.
Pour la quantification des polluants tels que le benzène et l’éthylbenzène m-xylène, on utilisera la chromatographie gazeuse suivie du détecteur par photoionisation. Cette technique est parmi les plus simples en analytique, qui a montré son efficacité à travers les années dans le domaine.
Avant d’être mis en analyse dans le chromatographe, l’échantillon devra subir la purge et trappe. « Purge and trap » est une méthode qui sert à récupérer 100% des analytes pris dans un échantillon (ex. le sol) pour ensuite les introduire sous forme volatile dans l’appareil à CG.
C’est, certes, long, mais très instructif sur la dangerosité des projets autorisés et validés par le régime de Marc Ravalomanana dans les différentes provinces de l’île et confiés invariablement à des compagnies étrangères dans le seul objectif est de piller et d’exporter les richesses naturelles de Madagascar au mépris des conditions de vie des autochtones, que le pouvoir ethnocentralisé considère comme des détails sans importances.

À suivre …
Ecrit par Gore , 06 juin, 2008
un conseil: Adressez vous à ravalo pour votre leçon à deux balles et tachez de lui apprendre à devenir "démocrate" si vous en êtes capable au lieu de vous rabaisser dans un argument qui frise la cecité intellectuelle.
Que cela vous plaise ou pas! Et allez vous occupez du MAP au lieu de perdre votre temps à "souhaiter"la Transition.
Après les réfus, les défaillances et les déboires aux élections, voilà qu'elle remet sur le tapis comme unique solution la "Transition". Mais de qui se moque-t-on ?
Une opposition qui n'ose pas se présenter aux elections parce qu'elle craint ou sait qu'elle va perdre , ne merite pas de gouverner un pays, une nation, une ville ou un fokontany. Et arrêter de dénigrer ou d'insulter quelqu'un pour espérer rallier des gens à votre cause.
Agissez autrement !
Cette affaire souligne une fois de plus toute l'opacité qui règne dans les plus hautes sphères de l'État : Quid de celui ou ceux qui ont autorisé cette exploitation (appel d'offre ne signifie pas transparence), quid du traitement réservé à la population locale, quid de l'indépendance financière de Madagascar, quid de la gestion des richesses nationales au profit de qui et à l'avantage de qui.
Bref plein d'interrogations qui n'auront pas de réponse.
Un pan du voile a été soulevé avec les agissements du fils du premier ministre et il est fort à parier que nous sommes en présence du même type de configuration : Une grosse multinationale qui passe un contrat avec quelques dirigeants qui se font grassement payer pour toutes les autorisations administratives et un pays tout entier qui se fait piller sans aucune retombée financière pour l'ensemble de la population.
La colonisation intérieure est bien en marche, mais les populations lésées auront-elles la force de se révolter, là est toute la question !
Depuis, vous a-t-il demandé votre avis sur tout ou partie des options auxquelles il a souscrit ? A-t-il demandé l'avis de l'opposition avant d'engager le pays dans des politiques visant à le dépouiller littéralement de ses richesses naturelles ?
Connaissez-vous le contenu des contrats qui lient Madagascar à ces multinationales ?
Evidemment que vous ne savez rien et surtout vous ne voulez rien savoir, du moment que vous entendez la douce mélodie qui chante les vertus du développement. Cela suffit à flatter l'orgueil dont vous parliez tantôt dans votre message, comme il est dit sur l'illustration : La gloire et le fric c'est pour nous, la merde c'est pour eux !
On ne peut pas plaire à tout le monde, ni Ra8 ni personne d'autre.
Le grand mal dont souffre Madagascar est une ignorance généralisée accompagnée d'un orgueil incomensurable.
Passer des accords avec des compagnies marginales sur le plan mondial, ou des compagnie réputées pour leur comportement quelque peu criticable semble devenir une spécvialité malgache par dela les options politiques affichées.
Il semble acquis que Masadascar ne pourra plus envisager de s'en sortir sans les aides extérieures. Cela fait tellement longtemps que les budgets annuels successifs sont bouclés avec des fonds des bailleurs, que les gestionnaires malgaches ne savent plus faire autrement !
Majorité et opposition, de quelque bord que ce soit sont pris aux ouilles.
Mais cela ne les empêche pas d'insulter et mépriser les instances internationales.
Allons-nous laisser une poignée de personnes décider pour 19 millions d'habitants ou bien allons-nous faire enfin entendre notre voix et demander ce qu'il y a de mieux pour notre pays ?
Allons-nous laisser se développer toutes les menaces mises en chantier par ravalomanana ou allons-nous le stopper et trouver des personnes plus sérieuses et droites pour présider à l'avenir de notre pays ?
Allons-nous laisser ce même petit groupe de personnes faire de tout un peuple les esclaves des multinationales avides de profits ou allons-nous rentrer en résistance et imposer la voie de la raison en ne cautionnant pas cette autodestruction programmée par le pouvoir actuel dont on ne se relèvera pas ?
C'est véritablement une question de vie ou de mort, mais il semble que dans leur misère, les Malgaches ne soient absolument pas conscients de cela.
L'écologie est par ailleurs une notion que les Malgaches ne connaissent pas trop. Les gens n'ont aucune idée de ce qu'est préserver la nature pour les générations futures et on comprend pourquoi, car ceux qui ont la chance d'être en vie aujourd'hui n'ont qu'une idée en tête : comment survivre une journée de plus, en espérant voir le soleil se lever demain.
Ce mode de pensée est le triste résultat de la misère économique et sociale, or cette misère, ravalomanana l'entretien soigneusement et personne n'a l'idée de se lever contre, car en plus d'être miséreux, les Malgaches sont désunis, égoïstes et n'ont pas d'idéal commun.
Tout cela constitue un terreau ultra favorable à tous les voleurs du style de ravalomanana et ces multinationales qui savent qu'un tout petit coup de pub et quelques billets glissés dans les poches, suffisent à calmer les velléités de résistance de ceux qui osent lever le ton.
Quand je pense que certains médias trouvent ça drôle, ça situe tout de suite le niveau de ces soi-disant intellos !!!
Tous ça c'est du pillage organisé avec la complicité aveugle des dirigeants locaux qui ferment les yeux sur les destructions, les catastrophes écologiques et humains en échange d'un chèque plein de zéro.
Combien Ravalomanana est-il payé pour autoriser ces pollueurs à détruire le pays de nos ancêtres et la terre de nos enfants ?
ZAFY a raison de dire que : Ce n'est pas son argent qui portera ravalomanana au mausolée.
Il est urgent de mettre un terme à la folie furieuse de ce traitre à la nation qui sous prétexte de développer le pays, dilapide au seul profit de son compte en banque tout ce qui appartient à la communauté, sans d'ailleurs jamais demander l'avis de personne.
Pourquoi ils ne détruisent par leur capital si chère à leurs cœurs, pourquoi toujours faire subir aux provinces des dégradations au profit d'un pouvoir centralisé qui décide de tout, même de la vie ou de la mort des autochtones.
Ravalomanana dépasse allègrement les bornes et il sera jugé pour ça.


A SUIVRE 



