L'approche « Mouvance » adoptée par le GIC-M au début de la résolution de la crise à Madagascar s'est soldéeparun échec. La SADC a rectifié en changeant de stratégie, par le recensement des acteurs politiques majeurs et représentatifs.
Dans le cadre de la Feuille de route, le MDM figurant parmi les entités retenues et, est une structure politique indépendante et autonome.
Feuille de route finale et définitive pour la sortie de crise à Madagascar
Nous mettons à la disposition de l’opinion publique et tout particulièrement de nos concitoyens Malgaches, la version finale et définitive de la « Feuille de route » pour la sortie de crise, fruit du processus de négociation malgacho-malgache, élaborée sous l’égide de la Communauté internationale, notamment du Dr Léornardo Simao, membre du Comité de médiation de la SADC.
Le document qui sera paraphé et signé à Antananarivo le 9 mars 2011, 15 heures locales, par l’ensemble des acteurs politiques malgaches engagés dans le processus de sortie de crise, sera par la suite soumis à la validation de la « Troïka de la SADC » qui se réunira le 18 mars 2011 prochain.
Dès le 20 mars 2011 seront mis en place les structures et les institutions prévues par la « Feuille de route », et chargées de concrétiser, dans les délais impartis, l’ensemble du processus de sortie de crise.
Le MDM (Mouvement pour la Démocratie à Madagascar), mouvement politique fondé le 29 janvier 2010 par Pierrot Rajaonarivelo, confirme son ancrage et la place de plus en plus prépondérante qu'il occupe dans le paysage politique malgache.
Mandalo dingana tsy azo iodivirana ny firenentsika ankehitriny. Handray roa taona eo ho eo izao no niaina ny krizy politika isika.
Mbola tsy tafavoaka anatin’izany lavaka izany isika ankehitriny. Krizy nateraky ny tsy fitovian-kevitra. Nandramana sy natao avokoa ny fihaonana tetsy sy teroa, na teto an-toerana na tany ivelany mba hikaroham-baha-olana saingy tsy takona nafenina ny tsy fahombiazana. Ankoatry ny hevitra tsy mitovy, dia be loatra ny kajikajy sy ny tambiny takiana amin’ny fivoahana amin’izany krizy izany. Hany ka ny fiainam-bahoaka no nanefa. Tsy ifanomezan-tsiny amin’iza sy iza akory izany na fikendrena hanome tsiny vondrona na olona manokana, fa fisarihana ny rehetra hisaina lavitra ho an’ny vahoaka sy ny tanindrazana.
En ce début d’année 2011, je veux vous adresser mes vœux de bonheur les plus sincères et les plus chaleureux et j’ai une pensée particulière pour ceux qui sont dans la peine et le désarroi.
Comme vous le savez tous, dans quelques semaines notre pays sera en passe d’entamer une deuxième année consécutive d’une transition qui, certes, nous aura permis de mettre un terme à une gouvernance devenue insupportable, mais qui par contre, ne nous aura pas véritablement aidé à rétablir la sérénité et la stabilité, conditions nécessaires pour un nouveau départ vers la reconnaissance et le développement de notre pays.
Le Mouvement pour la Démocratie à Madagascar ou MDM porte à la connaissance de l’opinion publique son constat.
Devant la situation économique, sociale et politique qui prévaut actuellement dans le pays. -dégradation des ressources de revenus des ménages, insécurité grandissante tant en milieu urbain que rural, perte de repères des citoyens face à la cacophonie politique, incertitude et angoisse quant à l’avenir immédiat de la Nation.
Une des idées maîtresses entérinée par les membres de l’Association Mouvement pour la Démocratie à Madagascar (MDM) lors de la Convention Nationale qui s’était tenu au mois de Janvier dernier est l’organisation préalable d’un référendum avant toutes autres élections.
Dans un proche avenir, le moment est donc venu de prendre une décision selon une vision démocratique, dans l’intérêt supérieur de la Nation. Les peuples malgaches seront appelés aux urnes aux fins d’une élection à partir de laquelle ils espèrent trouver une meilleure solution pour sortir de la crise et entrer dans la quatrième République.
La Conférence nationale présentée par la propagande au service de la HAT comme l’expression ultime de la volonté du peuple, a finalement accouché de résolutions que l’on peut qualifier de dangereusement tendancieuses et de fortement discriminatoires.
Pierrot Rajaonarivelo invité par le Roi Antakarana ISSA Tsimiora 3 à l'occasion de la célébration du FISEHANA
La pauvreté dans toutes ses composantes est le seul ennemi du MDM et seule la parole redonnée au Peuple Souverain nous permettra de sortir de ces cycles de haine, de destruction et de honte qui chaque jour enfonce notre pays dans la misère économique, sociale, culturelle et intellectuelle. A ce titre, seules les voix de milliers de concitoyens - plus légitimes que celles d’entités politiques aux alliances changeantes et aux intérêts divergents - réunis dans les différentes conférences régionales et notamment les « Dinika Santatra », peuvent nous donner une indication claire des aspirations réelles des citoyens de ce pays.
La violence et l’insécurité, des notions bien différentes selon que l’on appartient au monde des nantis ou à celui des pauvres et des miséreux.
A Madagascar en cette période de transition, les phénomènes de violence liés à l’insécurité sont également instrumentalisés à des fins politiques ; Pour preuve les déclarations du colonel Ravalomanana qui, à coup de données statistiques dont il est le seul à connaitre les sources, conclut, lors d’une conférence de presse organisée pour l’occasion, que « l’insécurité dans la capitale Antananarivo n’est pas alarmante. »
Alors que tous les yeux et tous les esprits sont tournés et sont obnubilés par la foire d’empoigne qui caractérise les différentes négociations visant à mettre un terme à la crise consécutive à l’incapacité des autorités de fait, actuellement à la tête de Madagascar, de normaliser une situation politique frappée d’extra-constitutionalité ; celui qui dit être l’ « homme fort de la transition », affute en toute discrétion sa stratégie, dans le dessein de contourner les élections et le choix des urnes, pour s’installer définitivement dans le fauteuil bien trop grand pour lui de « Président non-élu de Madagascar ».
Reportage édifiant sur la situation politique, économique et sociale de Madagascar ainsi que sur la gestion catastrophique de la transition par le pouvoir de fait, réalisé par Al Jazeera.
On ne reviendra pas sur l’art et la manière ni les méthodes ayant conduit à la signature de l’accord « politique » présenté comme la solution ultime en vue de sortir Madagascar des affres et des vicissitudes provoqués par une poignée d’aventuriers égocentriques, d’intrigants imbus de leur personne et d’hommes de loi maitres de l’illusion.
L’opinion publique a tendance à en perdre son latin avec toutes ces entités qui, ces dernières semaines, s’organisent parfois tant bien que mal, pour essayer de trouver une solution de sortie de crise face à l’enlisement de la transition.
Une petite explication sur le rôle des uns et des autres s’impose donc pour tenter d’y voir un peu plus clair.
A l'instar de l'AVI, parti dirigé par Norbert Lala Ratsirahonana dont nous avions mis en évidence l'esprit d'intolérance, mue par des motivations extrémistes et ethnicistes, nous voulons, aujourd'hui, mettre en lumière une autre forme de médiocrité, s'agissant des pratiques politiques d'un groupuscule qui, lui, se distingue par son esprit de « suiveur invétéré ».
Alors que viennent de commencer les travaux ayant pour but de sortir Madagascar de l'une des crises politiques majeurs de son histoire, certes avec quelques imperfections, l'AVI, formation politique dirigée par Norbert Lala Ratsirahonana, veut une fois de plus faire parler d'elle en adoptant d'entrée une position que l'on peut qualifier d'intolérante et d'extrémiste, voire même, emprunte de visées ethnicistes.
Seize mois après le début de ce que, par dépit, l'on a fini par qualifier de "transition politique", la mobilisation autour de la recherche d'une solution de sortie de "crise" - terme plus approprié pour définir les longs mois d'errance, pour une très grande majorité, et d'abondance, pour une toute petite minorité - constitue aujourd'hui la priorité.
Articles édifiants et instructifs sur la face cachée de la "Haute Autorité de la Transition" : Ses conseillers occultes, l'idéologie qui anime le "clan" au pouvoir, manipulations et intimidations, déni de justice... A voir et à lire sur "LE JOURNAL LE DEMOCRATE".
La politique exige parfois de ceux qui la pratiquent qu’ils fassent des sacrifices, qu’ils renoncent parfois à leurs intérêts personnels, au moins pour un temps, pour porter haut et fort ceux du pays qu’ils disent chérir et vouloir défendre contre tous les dangers qui le menace.
- Mise à jour - Vidéo intégrale du discours de Didier Ratsiraka
Nous n’allons par revenir sur les notions comme la démocratie, la liberté d’expression ou la liberté d’informer, car ce serait comme s’adresser à un mur et d’espérer ensuite obtenir des réponses positives et un changement quelconque dans le comportement du régime actuellement en place à Madagascar.
Il n’y a donc aucune raison de s’étonner de la fermeture brutale de la station de télévision privée « VIVA », ordonné par le ministre des Télécommunications des Postes et de la Communication et dont les médias se font l’écho ce jour.
Curiosité locale ou indice grave des dérives sectaires et fanatisées des médias à la solde des pouvoirs qui se succèdent à Madagascar, l’on aimerait que cela ne soit qu’une « bouffonnerie » sans conséquences, mais il faut se rendre à l’évidence, les dirigeants passent, mais les pratiques, elles, persistent et ne sont pas prêtes d’évoluer.
L’heure est venue de proposer une base de réflexion commune à l’attention de l’ensemble des partis de l’opposition malgache. Nous livrons à l’opinion publique un Projet de société permettant enfin d’avancer vers une société plus juste, plus solidaire et plus soucieuse du développement économique et social de Madagascar.
ZAFY Albert, Président d’honneur du CRN (Comité de Réconciliation Nationale) interpelle vigoureusement Marc Ravalomanana dans une déclaration qui lui est personnellement adressé.
« Une transition… c’est le meilleur moment pour mettre la main sur les ressources de l’État et du Pays en toute impunité ».
Cette affirmation au demeurant choquante, reflète toute l’étendue des vices qui peuvent animer l’esprit de son auteur et nous permet également de soulever un coin du voile sur les véritables motivations des membres du groupe formé d’entités hétéroclites et qui président provisoirement à la destinée de Madagascar à travers la transition actuelle.
Madagascar, au-delà de la vision idyllique d’une ile riche d’un environnement unique, d’un peuple accueillant et pacifique, est malheureusement la proie de crises politiques récurrentes qui ne cessent d’hypothéquer son développement et son émancipation.
A l’évidence, Madagascar se trouve actuellement dans une situation dès plus incertaine. Il n’est nul doute que le processus de désintégration de l’État et des Institutions qui en forment l’ossature et les composantes vitales, continuera de s’aggraver jusqu’au point de non retour, ce qui constitue l’objectif et la motivation première de ceux qui aujourd’hui se sont accaparés du pouvoir en perpétuant, thème après thème, les méthodes de gouvernance du pouvoir précédent, à qui il a été mis un terme dans les conditions difficiles que l’on sait.
Les nationalistes malgaches trahis par leurs héritiers autoproclamés
Françoise Raison Jourde dit du soulèvement de 1947 qu’il est méconnu du fait de l’autocensure difficile à percevoir que ce sont imposé les élites politiques malgaches.
Soixante (60) ans après, ce constat est toujours d’actualité, et malheureusement s’y est greffé une campagne de désinformation et de révisionnisme entretenue par ceux qui se sont réapproprié les valeurs historiques et politiques de ces événements dans leur quête de pouvoir et de domination.
On peut souscrire à toutes les conventions et à tous les traités internationaux, fonder sa propagande et son projet sur des déclarations d’intention et des promesses vertueuses. Mais quand l’appât du gain devient l’unique fil conducteur de la gouvernance des dirigeants d’un pays, la première chose que l’on fait, c’est de s’asseoir sur tous les principes quand l’occasion se présente de s’enrichir toujours un peu plus.
Le départ de Marc Ravalomanana n’a décidément en rien réglé l’insuffisance de la classe politique malgache qui continue de faire montre de tout l’étalage de son manque de maturité et de clairvoyance quand il s’agit de prendre ses responsabilités face à la déliquescence d’une société à la dérive et gangrénée par une misère matérielle et intellectuelle intolérable.
Madagascar s’enfonce inexorablement dans le chaos. Chaque jour, la pauvreté augmente, les inégalités se creusent, les droits élémentaires du peuple sont bafoués. Les efforts que le peuple malgache a accompli depuis l’indépendance du pays pour recouvrer sa liberté, asseoir sa souveraineté, défendre sa dignité, semblent anéantis. De plus en plus, des individus sans scrupules, sans préoccupation de l’intérêt général, veulent asservir le peuple au seul profit de leurs ambitions personnelles et de leur cupidité. Si rien n’est fait pour les retenir, le pays plongera dans la violence et l’anarchie dont les premières manifestations apparaissent déjà dans notre vie quotidienne.