Marc Ravalomanana contribue-t-il volontairement à appauvrir Madagascar ? Si oui, dans quel but, pour assouvir quels intérêts et avec l’aide de qui ?
Il est un fait que l’on ne peut occulter et des obligations pour lesquelles Madagascar ne peut pour l’instant se soustraire, il s’agit de l’asservissement, en partie volontaire, auquel le pays s’est plié vis-à-vis des Bailleurs de fonds.
Alors que tous les yeux et tous les esprits sont tournés et sont obnubilés par la foire d’empoigne qui caractérise les différentes négociations visant à mettre un terme à la crise consécutive à l’incapacité des autorités de fait, actuellement à la tête de Madagascar, de normaliser une situation politique frappée d’extra-constitutionalité ; celui qui dit être l’ « homme fort de la transition », affute en toute discrétion sa stratégie, dans le dessein de contourner les élections et le choix des urnes, pour s’installer définitivement dans le fauteuil bien trop grand pour lui de « Président non-élu de Madagascar ».
Reportage édifiant sur la situation politique, économique et sociale de Madagascar ainsi que sur la gestion catastrophique de la transition par le pouvoir de fait, réalisé par Al Jazeera.
On ne reviendra pas sur l’art et la manière ni les méthodes ayant conduit à la signature de l’accord « politique » présenté comme la solution ultime en vue de sortir Madagascar des affres et des vicissitudes provoqués par une poignée d’aventuriers égocentriques, d’intrigants imbus de leur personne et d’hommes de loi maitres de l’illusion.
L’opinion publique a tendance à en perdre son latin avec toutes ces entités qui, ces dernières semaines, s’organisent parfois tant bien que mal, pour essayer de trouver une solution de sortie de crise face à l’enlisement de la transition.
Une petite explication sur le rôle des uns et des autres s’impose donc pour tenter d’y voir un peu plus clair.
A l'instar de l'AVI, parti dirigé par Norbert Lala Ratsirahonana dont nous avions mis en évidence l'esprit d'intolérance, mue par des motivations extrémistes et ethnicistes, nous voulons, aujourd'hui, mettre en lumière une autre forme de médiocrité, s'agissant des pratiques politiques d'un groupuscule qui, lui, se distingue par son esprit de « suiveur invétéré ».
Alors que viennent de commencer les travaux ayant pour but de sortir Madagascar de l'une des crises politiques majeurs de son histoire, certes avec quelques imperfections, l'AVI, formation politique dirigée par Norbert Lala Ratsirahonana, veut une fois de plus faire parler d'elle en adoptant d'entrée une position que l'on peut qualifier d'intolérante et d'extrémiste, voire même, emprunte de visées ethnicistes.
Seize mois après le début de ce que, par dépit, l'on a fini par qualifier de "transition politique", la mobilisation autour de la recherche d'une solution de sortie de "crise" - terme plus approprié pour définir les longs mois d'errance, pour une très grande majorité, et d'abondance, pour une toute petite minorité - constitue aujourd'hui la priorité.
S'il est une chose chère à l'homme, c'est la liberté. Les valeurs républicaines, les normes démocratiques et le respect des droits de l'Homme sont le fruit de la lutte menée par les nationalistes.
Enthousiasme et engouement populaire lors de la visite de Pierrot Rajaonarivelo dans la région nord de Madagascar.
A chaque étape de son déplacement ayant pour but de s’enquérir des réalités vécues par la population, l’accueil est chaleureux et les échanges à la hauteur des nombreuses attentes et on peut l’affirmer, des nombreuses inquiétudes suscitées par la situation politique actuelle.
Parallèlement, le MDM (Mouvement pour la Démocratie à Madagascar) développe son implantation dans toutes les régions de Madagascar. Des antennes locales sont crées et auprès desquelles la population peut s’enquérir de l’évolution de cette plate-forme d’échange, de conception et de réalisation.
Pierrot Rajaonarivelo à Nosy Be : Echange et dialogue avec la population.
Face à la déstructuration profonde et avancée de l’ensemble de la société malgache, de ses structures de base jusqu’à ses institutions politiques ; passées à la moulinette des ambitions personnelles de quelques « aventuriers » irresponsables, trop vite mis en orbite et depuis enfermés dans un monde virtuel hermétiquement clos, empêchant toutes connexions avec la réalité ; uniquement mus par une soif insatiable du pouvoir et des privilèges qui vont avec ; Madagascar, abandonné et défiguré par ses dirigeants actuels, ressemble de plus en plus à un navire à la dérive, sans repères et qui menace à tout moment de s’échouer définitivement.
Mahanoro : Pierrot Rajaonarivelo un homme politique au service de ses concitoyens.
Interview de Pierrot Rajaonarivelo publiée dans Madagascar Magazine en septembre 2009
Pierrot Rajaonarivelo Président National du MDM
Madagascar Magazine : Dans une sorte de message à la nation, vous avez récemment lancé un appel au redressement du pays avec la participation des uns et des autres notamment « pour la réalisation des objectifs ambitieux ». Cela sonne comme le début de votre entrée dans la course à la prochaine élection présidentielle ?
Mon message à la Nation avait d’abord pour dessein de réveiller les consciences, d’attirer l’attention des uns et des autres sur la nécessité de réagir vigoureusement face à l’enlisement du Pays dans la situation de crise que nous connaissions depuis le début de cette année 2009.
Par ailleurs, j’estime que nous devons aller de l’avant et que nous n’avons plus de temps à perdre si l’on veut véritablement redresser le Pays. De plus, il n’est un secret pour personne que la population est lasse des atermoiements de nos dirigeants ; qu’elle est en attente urgente de propositions et de solutions viables s’agissant de son avenir, qui dans certaines catégories sociales, n’est plus qu’une épreuve de survie quotidienne.
Vous aurez donc compris que je place dorénavant les « intérêts » et les « besoins » de mes « concitoyens » au centre de mes préoccupations.
Le 19 mars dernier s’est déroulée à Tuléar l’inauguration de la station du premier câble international de Madagascar.
Le projet Cable Eassy (Eastern Africa Submarin System) a pour objectif de relier une vingtaine de pays côtiers - dont Madagascar - et d’États sans littoral de l’Est de l’Afrique au reste du monde, à travers un réseau de câbles à fibre optique sous-marin à large bande et de relais terrestres.
CABLE EASSY et MDM, des innovations au profit des Malgaches
Le mercredi 17 mars 2010, l'Union Africaine a voté des sanctions à l'encontre des autorités de fait qui dirigent actuellement Madagascar.
Sont concernés les membres des institutions et les membres de la mouvance Rajoelina, ainsi que des entités dont l'action fait obstacle aux efforts de l'UA et de la SADC, visant à restaurer l'ordre constitutionnel à Madagascar.
Vous trouverez dans le document suivant la liste complète des personnes concernées, ainsi que leur fonction au sein de la HAT (Haute Autorité de la Transition), ainsi qu'au sein des institutions comme l'Armée et la HCC (Haute Cour Constitutionnelle).
Document complet relatif aux sanctions votées par l'Union Africaine à l'encontre de la HAT
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Un an déjà, un an d’une crise qui a ruinée tout espoir de changement pour une population plongée dans une détresse morale, physique et matérielle, que certains qualifient de « sans précédent ».
A la tête du pays, un « pantin » entouré d’une équipe dirigeante « hétéroclite » rompue à toutes les formes d’indélicatesses, entièrement absorbée à pérenniser sa mainmise sur le pouvoir, sous couvert d’une « démocratie » fictive, qu’à se préoccuper du sort de la population, dont ils ne cessent pourtant pas de se réclamer pour se dédouaner de ses multiples frasques éhontées.
Pierrot Rajaonarivelo, Père Pedro Opeka : Visite au centre d'accueil de l'association AKAMASOA
Invité par le nonce apostolique de Madagascar, Pierrot Rajaonarivelo s'est rendu à Antsirabe à l'occasion de l'intronisation de Mgr Philippe Ranaivomanana, nouvel évêque du diosèse catholique d'Antsirabe.
Intronisation de Mgr Philippe Ranaivomanana, évêque d'Antsirabe. Pierrot Rajaonarivelo invité du nonce apostolique de Madagascar
Jamais, dans l'histoire de notre pays, des menaces de sanctions internationales n'ont été proférées à l'encontre de tout ou partie du peuple Malagasy.
Ce n'est pas la première fois que Madagascar traverse une crise politique, mais celle que nous vivons actuellement, semble être sans précédent en termes de longévité, d'incompréhension, de suspicion et d'effets dévastateurs.
La politique exige parfois de ceux qui la pratiquent qu’ils fassent des sacrifices, qu’ils renoncent parfois à leurs intérêts personnels, au moins pour un temps, pour porter haut et fort ceux du pays qu’ils disent chérir et vouloir défendre contre tous les dangers qui le menace.
- Mise à jour - Vidéo intégrale du discours de Didier Ratsiraka
Nous n’allons par revenir sur les notions comme la démocratie, la liberté d’expression ou la liberté d’informer, car ce serait comme s’adresser à un mur et d’espérer ensuite obtenir des réponses positives et un changement quelconque dans le comportement du régime actuellement en place à Madagascar.
Il n’y a donc aucune raison de s’étonner de la fermeture brutale de la station de télévision privée « VIVA », ordonné par le ministre des Télécommunications des Postes et de la Communication et dont les médias se font l’écho ce jour.
Curiosité locale ou indice grave des dérives sectaires et fanatisées des médias à la solde des pouvoirs qui se succèdent à Madagascar, l’on aimerait que cela ne soit qu’une « bouffonnerie » sans conséquences, mais il faut se rendre à l’évidence, les dirigeants passent, mais les pratiques, elles, persistent et ne sont pas prêtes d’évoluer.
L’heure est venue de proposer une base de réflexion commune à l’attention de l’ensemble des partis de l’opposition malgache. Nous livrons à l’opinion publique un Projet de société permettant enfin d’avancer vers une société plus juste, plus solidaire et plus soucieuse du développement économique et social de Madagascar.
ZAFY Albert, Président d’honneur du CRN (Comité de Réconciliation Nationale) interpelle vigoureusement Marc Ravalomanana dans une déclaration qui lui est personnellement adressé.
« Une transition… c’est le meilleur moment pour mettre la main sur les ressources de l’État et du Pays en toute impunité ».
Cette affirmation au demeurant choquante, reflète toute l’étendue des vices qui peuvent animer l’esprit de son auteur et nous permet également de soulever un coin du voile sur les véritables motivations des membres du groupe formé d’entités hétéroclites et qui président provisoirement à la destinée de Madagascar à travers la transition actuelle.
A l’évidence, Madagascar se trouve actuellement dans une situation dès plus incertaine. Il n’est nul doute que le processus de désintégration de l’État et des Institutions qui en forment l’ossature et les composantes vitales, continuera de s’aggraver jusqu’au point de non retour, ce qui constitue l’objectif et la motivation première de ceux qui aujourd’hui se sont accaparés du pouvoir en perpétuant, thème après thème, les méthodes de gouvernance du pouvoir précédent, à qui il a été mis un terme dans les conditions difficiles que l’on sait.
Madagascar, au-delà de la vision idyllique d’une ile riche d’un environnement unique, d’un peuple accueillant et pacifique, est malheureusement la proie de crises politiques récurrentes qui ne cessent d’hypothéquer son développement et son émancipation.
Madagascar s’enfonce inexorablement dans le chaos. Chaque jour, la pauvreté augmente, les inégalités se creusent, les droits élémentaires du peuple sont bafoués. Les efforts que le peuple malgache a accompli depuis l’indépendance du pays pour recouvrer sa liberté, asseoir sa souveraineté, défendre sa dignité, semblent anéantis. De plus en plus, des individus sans scrupules, sans préoccupation de l’intérêt général, veulent asservir le peuple au seul profit de leurs ambitions personnelles et de leur cupidité. Si rien n’est fait pour les retenir, le pays plongera dans la violence et l’anarchie dont les premières manifestations apparaissent déjà dans notre vie quotidienne.
Le départ de Marc Ravalomanana n’a décidément en rien réglé l’insuffisance de la classe politique malgache qui continue de faire montre de tout l’étalage de son manque de maturité et de clairvoyance quand il s’agit de prendre ses responsabilités face à la déliquescence d’une société à la dérive et gangrénée par une misère matérielle et intellectuelle intolérable.
Didier Ratsiraka s'adresse aux facilitateurs dépêchés par la communauté internationale dans l'objectif de trouver une solution à la crise malgache.
Nous vous livrons ci-aprés le contenu intégral du document adressé par l'ancien Président de la République, Didier Ratsiraka, actuellement en exil en France, aux facilitateurs en charge du dossier Madagascar. Y sont soulevés quelques points de discorde légitimes au vue du contexte dans lequel se déroule les négociations actuellement en cours à Madagascar.
Neuilly, ce 22 Mai 2009
Leurs Excellences Messieurs les Facilitateurs,
Vous savez autant que personne mon engagement dont la constance le dispute au militantisme, en faveur de la paix, de la justice et de la démocratie dans le monde, et singulièrement à MADAGASCAR.
C’est dans un engouement populaire des grands jours que Pierrot Rajaonarivelo a été accueilli par la population de Tamatave en ce dimanche 10 mai 2009.
Pierrot Rajaonarivelo : Accueil triomphal à Tamatave